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Le lac du Chabarrou au départ du Pont d’Espagne

Le lac du Chabarrou (2 302 m), dominé par l’Alphonse Meillon (2 930 m) et le Chabarrou Nord (2 925 m).

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Les lacs sont très nombreux dans les Pyrénées : on en dénombre plus de 2 500 pour l’ensemble des Pyrénées françaises et espagnoles, à plus de 700 mètres d’altitude qui représente la limite de l’étage collinéen.

Il existe de nombreux guides « Les plus beaux lacs des Pyrénées » et le lac du Chabarrou mériterait d’en faire partie ; il en est absent, du moins de ceux que j’ai, ce n’est peut-être que mieux. Il est peu fréquenté, même au plus fort de la saison estivale.

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La cabane du Cap de la Baitch à l’automne (vallée d’Aspe)

La cabane du Cap de la Baitch, devant le pic du Soum Couy et les orgues d’Azuns.

C’est une si belle journée! Aujourd’hui, nous sommes le jeudi 29 octobre 2020 et je profite de mes toutes dernières heures de liberté pour aller dire « au revoir » à la montagne. L’actualité une nouvelle fois nous rattrape avec un deuxième confinement, ce soir à minuit. Cela devait finir par arriver, comme le feu que l’on croyait éteint et qui ne demande qu’à renaître de ses cendres. Je me suis décidé un peu tard et ce n’est vraiment pas le moment d’aller tenter le diable pour une rando.

Depuis la cabane du Cap de la Baitch, lors d’une sortie précédente – La promenade des isards dans la neige de printemps, au pied du Countendé.

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J’ai choisi une ballade facile sur l’itinéraire du GR10 au départ du refuge de L’Abérouat, au-dessus de Lescun : la cabane du Cap de la Baitch. J’espère secrètement y observer quelques isards, bien qu’il soit encore un peu tôt pour le rut. Les animaux devraient normalement commencer à se rassembler. J’aime ces bestioles, symbole du Parc National. Une sortie réussie est pour moi une sortie où il me regarde depuis un promontoire, dominant majestueusement son domaine. Continue Reading..

La cueillette des champignons dans le Béarn

Une cueillette raisonnable de cèpes bronzés (Boletus aereus), après nettoyage. 

 Le cèpe bronzé (Boletus aereus) et un cèpe de Bordeaux qui a pris de l’âge (boletus edulis).

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I- La folie des cèpes

Le sujet revient tous les ans dans l’actualité régionale : le retour des cèpes de l’automne. Continue Reading..

Le Temps du Brame dans les Pyrénées – Le retour du silence (Octobre 2020)

Un impressionnant « Douze cors » à fourches, mal semé (les deux bois n’ont pas le même nombre de cors) – Son bois de droite a une trochure, absente sur celui de gauche. La trochure est le quatrième andouiller après l’andouiller de massacre, le surandouiller, la chevillure et avant la fourche ou empaumure.

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En effet, tout a une fin. Nous sommes déjà le 13 octobre 2020 et le calme revient chez le Cerf élaphe. Cet article est le huitième et dernier d’une série consacrée au Temps du Brame 2020.

Un « Huit cors » sur sa quatrième année, je pense.

J’ai passé de bons moments à observer ces grosses bêtes sympathiques, au regard parfois niais comme je l’ai écrit récemment. J’espère avoir su partager ce plaisir avec vous au travers de mes photos, prises dans deux biotopes pyrénéens distincts à différentes altitudes jusqu’à 2 000 mètres environ. Les plus belles images restent cependant celles que l’on gardera en tête car il n’est pas toujours facile d’immortaliser « artistiquement » ces moments à de si grandes distances ; la qualité peut en souffrir. La météo n’a pas toujours été propice non plus, avec deux épisodes neigeux et parfois de la pluie et/ou du brouillard. Continue Reading..

Le Temps du brame dans les Pyrénées – Une place de brame fréquentée (Octobre 2020)

Le genre d’ambiance qui reste gravée dans mes pensées.

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Nous sommes le 8 octobre et ce soir, je le sais déjà : c’est la dernière fois que je viens observer le brame sur cette place. De nouvelles chutes de neige sont annoncées et après, il sera trop tard ; les mâles auront terminé leur mission annuelle et le calme régnera de nouveau en montagne, jusqu’au rut de l’isard et … des bouquetins ibériques. C’est dommage, j’aurais bien aimé assister à l’ambiance « fin de brame ».Continue Reading..

Le Temps du brame dans les Pyrénées – Une soirée dans la brume (octobre 2020)

Le cerf à la ramure atypique me toise.

Il est le maître de cette place de brame.

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Le Temps du brame est déjà bien avancé. Nous sommes le 4 octobre ; ce soir et au vu de la brume qui envahit le paysage, ce ne sera pas une soirée « photos de concours », mais j’en ai pris l’habitude.

Arrivé à mon stationnement et alors que je me prépare, une voiture s’arrête à mon niveau. On devine très facilement ce que je fais là et le chauffeur engage la conversation. Il doit avoir mon âge et je pense aussi qu’il doit être un chasseur. Ils sont nombreux à suivre le brame. A mon humble avis, ils sont plus respectueux des règles de bon sens à appliquer que bien d’autres catégories de la population. Ils se passent généralement de proximité, celle qui crève l’écran sur les réseaux sociaux ; une bonne paire de jumelles leur suffit, comme pour ce monsieur. Continue Reading..

Le Temps du brame dans les Pyrénées – Quelques retrouvailles (septembre 2020)

Le maître des lieux depuis plusieurs années – Un vieux « 11 cors » avec une fourche et une empaumure à trois épois.

La concurrence est là aussi – Un jeune « 11 cors » avec deux empaumures à trois épois.

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L’épisode de mauvais temps est provisoirement terminé et nous sommes le 30 septembre, en milieu de semaine ; c’est un moment en principe plus propice à l’observation. Aujourd’hui, il y a enfin un peu de soleil ; il me tarde d’aller voir ce qui se passe en montagne. Continue Reading..

Le Temps du brame dans les Pyrénées – Une soirée tranquille (septembre 2020)

Il a neigé sur les Pyrénées.

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Aujourd’hui, c’est Dimanche, le 27 septembre 2020! Ce n’est pas en principe un jour où je vais en montagne mais je ne me suis pas baladé ces derniers temps. En effet, la météo s’est détériorée et il a neigé au-dessus de 1 500 mètres, avec de la pluie en plaine. Le mauvais temps s’est calmé et je vais prendre l’air. Après trois jours sans nouvelles de mes cervidés, où en sont-ils de leurs ardeurs?

A la période du brame, certaines activités en montagne et sur le piémont durant le week-end peuvent causer des dérangements. Ce soir, j’ai le sentiment que cela se vérifie. Continue Reading..

Rencontre estivale avec le Tichodrome échelette dans les Pyrénées

Le royaume du gypaète barbu, mais aussi celui d’un autre hôte estival, plus petit et discret.

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Une publication avec deux photos, cela me change! En fait, je n’en ai qu’une à montrer de ma vedette du jour, car la rencontre fut rapide. Ce jour-là, le vent n’était pas propice à l’observation. Mais quel souvenir de cette petite boule de plumes très discrète pendue à la paroi, dans l’immense décor des falaises abruptes. Pour avoir la chance de le voir, il demande un petit effort.Continue Reading..

Les lumières du soir vers le pic d’Anie, depuis le Vic-Bilh

02 Septembre – Le pic d’Anie culminant à 2 504 m et tout à droite, la pointe conique du pic d’Arlas (2 044 m), dominant La Pierre Saint-Martin.

11 Novembre – La silhouette familière et caractéristique du pic d’Arlas (2 044 m), depuis « la maison ».

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Le pic d’Anie (2 504 m) et le pic d’Arlas (2 044 m) sont deux sommets béarnais caractéristiques, bien reconnaissables depuis ma maison dans le Vic-Bilh. Le premier, situé en vallée d’Aspe, est le plus haut sommet du cirque de Lescun. Les sommets qui l’entourent nécessitent de zoomer pour les identifier. Le cône du second domine La Pierre Saint-Martin, en vallée du Barétous. J’aime bien les photographier dès septembre et durant l’hiver ; certaines lumières du couchant sont magnifiques. En voici quelques photos :  Continue Reading..

Le sanglier dans le Béarn – Instants de vie nocturne (vidéos)

Le solitaire, se frottant après son bain de boue dans la souille (capture d’écran de la vidéo – durée 1mn55).

L’approche prudente des marcassins (capture d’écran de la vidéo – durée 2mn10).

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Aujourd’hui, je me lance dans une publication facile : montrer en vidéos le sanglier dans le Béarn, à partir de séquences personnelles prises de nuit avec un piège photographique! Continue Reading..

Le temps du brame dans les Pyrénées – Cerfs à la souille (septembre 2020)

Respectueux avant tout de la tranquillité de ce magnifique animal, vous ne verrez sur mon site que des photos d’ambiance de brame, aucun portrait rapproché sauf cas exceptionnel et non provoqué.

Les prévisions météo d’il y a quelques jours se confirment. Le temps est bien à la pluie.

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Les affaires sérieuses ont commencé chez le Cerf élaphe des Pyrénées. Nous sommes le 23 septembre et les mâles sont à proximité immédiate des biches et quelques-uns se manifestent déjà bruyamment auprès de leurs adversaires.

Le cerf pyrénéen est plus petit que ses congénères de plaine et son trophée est moins impressionnant. C’est un animal sauvage, vif et très méfiant ; bref, un montagnard, pas une bête à concours! Il porte généralement 8, 10 ou 12 cors, parfois 14. Le trophée du premier cerf de cette publication est asymétrique, atypique.Continue Reading..

Le temps du brame dans les Pyrénées – L’histoire d’un cerf (septembre 2020)

Le Cerf, roi de la forêt – Une seconde chance, face à moi!

Une ambiance de brame dans les Pyrénées.

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Dix jours ont passé depuis ma dernière sortie en montagne pour le brame. Nous sommes le 20 septembre et il a dû y avoir un peu de changement. J’ai pensé aux cerfs presque chaque jour. Je les ai imaginés, comme tous les ans à la même période, en train de cheminer en ordre dispersé vers les lieux qui les ont vu naître, poussés par l’appel du renouvellement de la vie. Les biches, quant à elles, restent sur le même territoire toute l’année.Continue Reading..

la Genette d’Europe – Son observation dans le Béarn

Entre ombre et lumière, la Genette (que j’attendais plutôt sur le tronc d’arbre).

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J’ai le privilège de vivre dans l’environnement de la Genette d’Europe, appelée aussi la Genette commune. Je ne connaissais ce bel animal qu’au travers de mes lectures et il m’a toujours fasciné. Pour moi, il était simplement … inaccessible, jusqu’à ce que je le découvre un jour sur mon piège photographique. Quelle surprise et quel bonheur! Il est présent chez nous!Continue Reading..

Le sanglier dans le Béarn – A la sortie de la souille.

Une rencontre de sangliers auprès de « mon » arbre !

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Des visiteurs inattendus ! J’ai pu passer un petit moment à observer ces sangliers en train de se frotter contre ce pin, un pin qui est effectivement « mon arbre ». Originaire des Landes, j’ai planté quelques pins sylvestres chez moi pour garder un lien et les sangliers de passage en ont choisi un, toujours le même, pour se frotter ; il est sacrifié pour eux et je n’ai pas besoin ainsi de protéger les autres.

En plein jour, par une belle après-midi de l’été, ils m’ont rendu visite, le poil encore humide ! Ils étaient deux, un jeune mâle et une jeune laie, et ils venaient de se vautrer dans une ornière d’un chemin à tracteurs où l’eau stagne souvent et la boue pétrie et renouvelée. D’autres étaient passé par là un peu plus tôt.Continue Reading..

Dans les Pyrénées – Premiers contacts avec les biches avant le brame du cerf (septembre 2020)

Un jeune « 10 Cors » et sa harde (4 biches dont peut-être 1 bichette, avec 3 faons), à la nuit tombée. Au moins une biche adulte et un daguet sont un peu à l’écart.

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Nous sommes le 10 septembre ; la période du brame n’a pas encore commencée mais elle ne saurait plus tarder. Ce mois de septembre est très chaud et c’est un facteur propice pour qu’elle débute plus tôt, si ces conditions persistent. C’est un très beau spectacle que la nature nous offre chaque année au début de l’automne. Il y en a bien d’autres tous aussi beaux, mais celui-là est particulièrement bruyant ! Le brame désigne à la fois la période de reproduction et le cri du cerf. Pour moi, c’est une bonne motivation pour m’aérer.Continue Reading..

Le sanglier dans le Nord-Est du Béarn

A la sortie d’une souille argileuse, sous la belle lumière d’un soleil couchant du mois d’avril.

Quelques grognements dans la nuit, crinières hérissées. 

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Le Sanglier d’Europe (Sus scofa) est un mammifère très commun. Il fait et continuera à « faire couler beaucoup d’encre ». Les publications à son propos sont très nombreuses et on a encore beaucoup à apprendre. Je vais donc essayer d’aller à l’essentiel et de le partager.

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I – Informations générales

Le sanglier est un animal robuste, intelligent et avec une bonne mémoire. Il est capable de stratégies. Grégaire, son activité est essentiellement nocturne. Les femelles vivent en harde, une cellule de base appelée  compagnie  et menée fermement par une vieille laie expérimentée, Continue Reading..

Le vallon de Pouey Trenous – Un vallon sauvage et bucolique des Pyrénées

Un vallon sauvage et bucolique.

La rencontre avec des cabris, un moment « magique ».

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Cette publication présente en photos une sortie dans un vallon bucolique des Pyrénées où on se sent bien, tout particulièrement en saison estivale loin de la foule. On peut s’y surprendre à parler à voix basse, pour ne pas troubler la quiétude de cet endroit préservé. Peu fréquenté, je ne tiens pas particulièrement à attirer l’attention sur lui mais la montagne est là Continue Reading..

Lac d’Aule, randonnée en vallée d’Ossau

Le lac d’Aule (2 042 m) et l’Ossau (2 884 m)

Le lac d’Aule et ses chevaux. 

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Le lac d’Aule est le lac de la vallée d’Ossau que je préfère. Il y en a bien sûr d’autres plus « photogéniques » mais j’ai des liens affectifs avec celui-là. J’y suis allé pour la première fois il y a déjà pas mal d’années avec un ami qui m’a fait découvrir et aimer les Pyrénées. L’aérien, le dénivelé, la durée, rien n’a effrayé Claude. Chaque sortieétait assurée sans mauvaise surprise. Et, … il savait se mettre à ma portée, avec modestie. Il avait beaucoup d’anecdotes à raconter sur « sa » montagne et je l’écoutais avec passion. J’ai pensé à lui lors de cette sortie.Continue Reading..

Les lacs d’Anayet depuis le Pourtalet

Vautour percnoptère, vallon d’Anayet.

Marmoton, vallon d’Anayet.

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Aujourd’hui, on m’a demandé de pouvoir observer des fleurs en montagne. Des fleurs, il y en a partout mais on est un peu avancé dans la saison ; c’est déjà début août. Il y a une sortie que j’ai faite à plusieurs reprises et que j’aime bien pour ses paysages, sa faune et … sa variété florale : le plateau et les lacs d’Anayet (2 230 m) ; elle est facile et on peut y amener du monde sans risquer la déception. Et les fleurs seront au rendez-vous!

Mais il y a aussi une raison plus inattendue pour moi d’y aller, c’est l’observation des vestiges du volcanisme pyrénéen il y a de cela, … fort longtemps à la période du Permien (-300 à -250 millions d’années, durant l’ère Primaire). J’y ai déjà consacré une publication (pour les intéressés, voir « le volcan de l’Ossau » dans mes archives).Continue Reading..