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Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

La République des Pyrénées (26 octobre 1996) – Chantier de  restauration des pelouses à orchidées, avec les élèves des écoles primaires de Simacourbe et de Lalongue.

Le Vic-Bilh est une région de vignobles du Madiran et du Pacherenc situé dans le Nord-Est du Béarn. Son économie est essentiellement agricole et la viticulture est bien présente. J’ai découvert l’intérêt patrimonial des orchidées sauvages du Vic-Bilh au début des années 2010. Pour moi, l’orchidée était jusqu’alors une fleur « exotique » et je n’imaginais pas qu’il puisse en pousser dans la région.

Sur les coteaux de Cadillon – Une parcelle de vigne à gauche et une pelouse sèche en face.

I- LES PELOUSES SECHES

L’intérêt régional pour ce patrimoine floral est assez récent et date de 1994 où des scientifiques naturalistes ont répertorié l’ensemble des pelouses sèches du Vic-Bilh. Les travaux de restauration et de gestion des différents sites ont ensuite commencé en 1997, afin d’empêcher la disparition des orchidées et autres plantes et faune associées.

Une pelouse fleurie d’Orchis Pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Ces coteaux calcaires sont colonisés par des pelouses sèches et des landes à genévriers sur les versants exposés ouest / sud-ouest, entre 130 et 250 mètres d’altitude environ. Jusqu’à l’apparition du Phylloxera au 19è siècle, ils étaient occupés par des vignes qui furent alors arrachées. Les parcelles furent ensuite réutilisées pour le bétail. Avec la régression de ces activités pastorales dans les années 1950, ces espaces ont été livrés à eux-mêmes et ont eu tendance à se refermer.

Une pelouse fleurie d’Orchis pourpre (Orchis purpurea). En 2021, cette parcelle (qui était exceptionnelle en nombre d’Orchis pourpre) est en train de devenir un roncier, après être restée plusieurs années sans fauchage.

Ces espaces ont été en partie classés en site Natura 2000 sur une superficie d’environ 250 hectares et 17 communes, afin de pouvoir bénéficier d’une restauration et de l’entretien de ces habitats. Cela concerne les coteaux de Castetpugon, de Burosse-Mendousse (représentant une grande partie de ce que l’on appelle les pelouses sèches de Garlin), de Conchez-de-Béarn, de Cadillon, de Castillon, d’Arricau-Bordes, de Lespielle et de Lembeye (représentant une grande partie des pelouses sèches de Lembeye). 

Le nombre d’espèces d’orchidées présentes diverge selon les sources : 30 sur le panneau du Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) d’Aquitaine (CEN) présent sur le site de Lespielle et 29 dans la littérature sur le Web. Je n’ai pas trouvé d’inventaire détaillé récent des espèces présentes. C’est le but que je me suis fixé avec cette publication.

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II- MA LISTE PERSONNELLE DES ORCHIDEES DU VIC-BILH

Un coteau typique à orchidées, exposé ouest – A l’horizon, la chaîne des Pyrénées dans les nuages.

Certaines espèces d’orchidées s’hybrident facilement entre elles et l’identification est parfois compliquée ; il ne faut pas hésiter à consulter un(e) botaniste expérimenté(e).

Depuis 2013, j’ai personnellement répertorié 27 espèces : 24 observées directement (dont une disparue depuis ma dernière observation en 2015) et 3 à découvrir. L’existence de ces trois orchidées dans la région est indiquée sur les publications sérieuses disponibles : ce sont celles en jaune dans ma liste. L’une de ces trois, l’Ophrys jaune, a disparu accidentellement en 2015 de son seul site connu de Cadillon, avant que je ne l’observe. J’ai très peu d’espoir de la retrouver! 

Ma liste

 Les orchidées suivantes sont présentes dans tout le Vic-Bilh, sauf mention particulière entre parenthèses : 

1_Orchis bouffon (Anacamptis morio), floraison en avril (pelouses de Garlin),

2_Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), mai à mi-juin,

3_Orchis parfumé ou Orchis à odeur de vanille (Anacamptis coriophora fragrans), mai (pelouses de Garlin),

4_Orchis tacheté ou Orchis maculé (Dactylorhiza maculata), mai à mi-juin,

5_Orchis de Fuchs ou Orchis tacheté des bois (Dactylorhiza fuchsii), mai,

6_Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), mi-mai à juin.

7_Orchis mâle (Orchis mascula), début avril (rare ; pelouses de Lembeye),

8_Orchis pourpre (Orchis purpurea), d’avril à mi-mai maxi,

9_Orchis brûlé (Neotinea ustulata), mai, très rare, disparue après 2015,

10_Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea). Fleurit début juin,

11_Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora). Fin avril-début mai (très rare ; pelouses de Lembeye),

12_Orchis grenouille, orchis vert, Satyrion vert (Coeloglossum viride). Fleurit en mai (très rare),

13_Orchis homme pendu (Orchis anthropophora) – A trouver (rare ; présence à vérifier sur les pelouses de Lembeye ; en principe absente sur les pelouses de Garlin?),

14_Ophrys de mars (Ophrys occidentalis ; synonyme : Ophrys exaltata subsp. Marzuela), de mi-février à mi-mars environ,

15_Ophrys abeille (Ophrys apifera), mai à mi-juin,

16_Ophrys bécasse (Ophrys scolopax), mai à mi-juin,

17_Ophrys mouche (Ophrys insectifera), d’avril à mi-mai.

18_Ophrys araignée (Ophrys sphegodes ; synonyme : Ophrys aranifera), mars,

19_Ophrys sillonné (Ophrys sulcata), en avril,

20_Ophrys jaune (Ophrys lutea), jamais rencontrée et disparue en 2015 du seul site connu de Cadillon. J’espère la trouver ailleurs, mais c’est très peu probable (voir paragraphe III).

21_Sérapias langue ou Sérapias à languette (Serapias lingua), début avril à fin mai,

22_Sérapias en soc ou Sérapias à labelle long (Serapias vomeracea), mai,

23_Platanthère à fleurs verdâtres ou Orchis verdâtre (Platanthera chloranta), mai,

24_Platanthère à 2 feuilles ou Orchis à deux feuilles (Plantanthera bifolia), mai (plus précoce que la précédente), 

25_Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), mai à mi-juin (très rare),

26_Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis), vue mais non photographiée (car je ne savais pas alors qu’il s’agissait d’une orchidée – Pelouses de Garlin). Fleurit en septembre,

27_Céphalanthère à feuilles étroites, Céphalanthère à longues feuilles ou Céphalanthère à feuilles en épée (Cephalanthera longifolia), mai – A trouver (très rare ; présence à vérifier sur les pelouses de Lembeye ; en principe absente sur les pelouses de Garlin?)

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Par secteur, nous avons aujourd’hui 21 espèces d’orchidées sur les pelouses de Garlin (sans l’Orchis homme pendu et la Céphalanthère à feuilles étroites ; leur absence n’est pas confirmée selon les sources) ; 22 espèces sur les pelouses de Lembeye (avec l’Orchis homme pendu et la Céphalanthère à feuilles étroites dont je dois encore vérifier la présence).

Cet écosystème est fragile pour toutes les espèces rares (peu représentées localement ou station unique), car elles ne bénéficient pas de protection rapprochée!

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III- REMARQUE SUR L’OPHRYS JAUNE :

L’Ophrys jaune (Ophrys lutea) a, en principe, disparu du Vic-Bilh. Le seul site où elle était présente sur une petite parcelle d’1 hectare environ (d’une exceptionnelle richesse avec 15 autres espèces d’orchidées), classé Natura 2000, a été chamboulé en septembre 2015 pour y planter de la vigne. Cela est arrivé dans l’indifférence quasi-générale, à part l’intervention du CEN qui avait signé une convention de gestion pour cette parcelle (bulletin l’Echo des Sites d’Aquitaine n°63 de janvier 2016).

L’ancien panneau de présentation du Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) d’Aquitaine, avec l’Ophrys jaune (Ophrys lutea). Plus d’Ophrys jaune, … plus de panneau!

Je savais où je pouvais la trouver mais régulièrement occupé à sa période de floraison, je remettais ma visite du site à plus tard. Hélas!

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IV- INVENTAIRES CONSULTES

Les coteaux du Vic-Bilh, des plissements perpendiculaires à la chaîne des Pyrénées – A l’arrière-plan, l’Ossau.

……_ La Fiche de l’inventaire « Zones Naturelles D’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique » (ZNIEFF) « Pelouses à orchidées de Burosse-Mendousse, Castetpugon, Cadillon et Castillon (Identifiant national 720030038 – version actualisée du 19 avril 2016) fait référence à 25 espèces d’orchidées observées dans le Vic-Bilh entre 2004 et 2006, dont les 23 espèces : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 26.

Cet inventaire de 2004 – 2006 signale, en plus de ces 23 espèces connues, deux autres orchidées : l’Ophrys funerea et l’Ophrys exaltata subsp. splendida (appelée aujourd’hui l’Ophrys arachnitiformis). La première est observée en 2004 (source Franck Jouandoudet) et la seconde en 2005 (Source CREN Aquitaine).

L’Ophrys funèbre (Ophrys funerea) fait doublon, en fait, avec l’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) ; c’est le (19) dans mon inventaire. Il s’agit de la même espèce : la désignation « Ophrys funèbre » est aujourd’hui uniquement réservée à l’espèce corse.

L’Ophrys en forme d’araignée, appelée aussi Ophrys arachnitiforme et Ophrys brillant (Ophrys exaltata subsp. splendida), n’est plus signalée dans les Pyrénées-Atlantiques, à part une apparition ponctuelle en 2018 à Anglet sur le site de la Société Française d’Orchidophilie.

Cet inventaire ne mentionne pas les quatre orchidées suivantes : l’Orchis parfumé 3 (une seule station, bien représentée), l’Orchis brûlé 9 (1 seul pied), la Listère à feuilles ovales 25 (je ne connais qu’une station avec 3 pieds) et la Céphalanthère à feuilles étroites 27 (présence avérée mais que je n’ai pas encore trouvée).

L’inventaire ZNIEFF est un inventaire scientifique national d’éléments rares ou menacés. Il a été lancé à l’initiative du Ministère chargé de l’Environnement en 1982, avec l’appui du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN). Il a pour objectif de recenser, localiser et décrire les zones importantes présentant un intérêt écologique, faunistique et floristique particulier pour le patrimoine naturel national, régional ou local. Il a permis de donner une première image synthétique des zones naturelles en France.

……_ L’ouvrage « A la découverte des Orchidées d’Aquitaine » (Coordonné par Franck Jouandoudet – 2ème Edition – Juillet 2015) signale 23 espèces pour les coteaux de Lembeye : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 26 ; 24 espèces pour les coteaux de Garlin : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26 et 27. Si on compile les deux coteaux, on inventorie en tout 26 espèces. Il manquerait dans cet ouvrage de référence, par rapport à mon inventaire, que l’Orchis parfumé (Anacamptis coriophora fragrans), le (3).

Le même ouvrage signale aussi L’Orchis singe (Orchis simia), vue en 1994 mais pas depuis! 

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V- MES OBSERVATIONS EN PHOTOS

Mes orchidées observées sont présentées en photo sous leur nom scientifique en suivant l’ordre de mon inventaire ; 23 orchidées montrées sur les 24 que j’ai observées. Dans ce domaine, il est important de partir à la chasse photographique avec un ouvrage spécifique sur ces belles fleurs. La meilleure identification se fait de visu.

(1) Anacamptis morio :

L’Orchis bouffon est bien représentée au moins sur deux sites (pelouses de Garlin).

Anacamptis morio, Floraison début avril.

Anacamptis morio – Les nuances de couleurs peuvent être variées.

Anacamptis morio – Détail d’une fleur.

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(2) Anacamptis pyramidalis :

L’Orchis pyramidal est très commune partout dans le Vic-Bilh.

Anacamptis pyramidal – Très courante. Floraison en mai et début juin.

Anacamptis pyramidal – La hampe peut être très fournie en fleurs.

Anacamptis pyramidal courante avec un pied hypochrome, rare.

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(3) Anacamptis coriophora fragrans :

L’Orchis parfumé ou Orchis à odeur de vanille est bien représentée mais sur un seul site. C’est mon orchidée préférée.

Anacamptis coriophora fragrans, prête à fleurir (mi-mai).

Anacamptis coriophora fragrans, début de la floraison.

Anacamptis coriophora fragrans en compagnie d’un Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), un papillon inféodé aux pelouses sèches.

Anacamptis coriophora fragrans, en pleine floraison.

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(4) Dactylorhiza maculata :

Le labelle de l’Orchis maculé, très commune dans le Vic-Bilh, est faiblement trilobé. Le lobe médian est plus étroit que les lobes latéraux. La première feuille à la base du pied a un sommet pointu.

Une pelouse de Dactylorhizas, mais quelle espèce ? La maculata et la fuschii peuvent se confondre.

Dans le doute, on vérifie le sommet de la première feuille.

Dactylorhiza maculata. Le lobe médian est peu marqué.

Dactylorhiza maculata – Détail d’une fleur.

Dactylorhiza maculata.

Dactylorhiza maculata – Détail de la fleur.

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(5) Dactylorhiza fuchsii :

Cette orchidée est également courante chez nous. Pour différencier l’Orchis de Fuchs de l’Orchis tacheté précédente, on regarde son labelle : il est nettement découpé, trilobé, avec un lobe médian pointu et plus long que les latéraux. 

Si on a toujours un doute, la première feuille à la base du pied de l’Orchis de Fuchs est ronde (extrémité non pointue) ; mais cette feuille est souvent mangée par les limaces.

Dactylorhiza fuchsii – Un groupe en fin de floraison.

Dactylorhiza fuchsii – Lobe central pointu et plus long que les latéraux.

Dactylorhiza fuchsii – Détail d’une fleur.

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(6) Himantoglossum hircinum :

Moins courante mais présente sur plusieurs stations, l’Orchis bouc est facile à observer de part sa grande taille.

Himantoglossum hircinum, en pleine floraison.

Himantoglossum hircinum, avec la partie supérieure de la hampe broutée par le bétail.

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(7) Orchis mascula :

Il n’y a (à ma connaissance) qu’une seule station accessible dans le Vic-Bilh, initialement avec cinq pieds que j’avais signalés en 2014. A ce jour (mai 2021), elle s’est bien agrandie avec un premier groupe de 22 pieds, un deuxième de 10 pieds et un dernier avec 1 seul pied, le tout sur une dizaine de m2. Une autre petite station est sur une propriété privée.

Orchis mascula – Vue d’ensemble avec les feuilles.

Orchis mascula – Une vue plus rapprochée des fleurs.

Orchis mascula – Détail de la fleur.

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(8) Orchis purpurea :

L’Orchis pourpre est très commune dans le Vic-Bilh.

Orchis purpurea, à l’ombre d’un genévrier.

Détail de la fleur.

Orchis purpurea au début de sa floraison, début avril.

Orchis purpurea – Une variante de couleurs (un seul pied trouvé).

Orchis purpurea – Une autre variante de couleurs (un seul pied trouvé).

Orchis purpurea hypochrome, rare – A l’arrière-plan, l’espèce courante.

Orchis purpurea hypochrome, au soleil couchant. Un troisième pied, que je retrouve chaque année.

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(9) Neotinea ustulata :

L’Orchis brûlé est très rare dans le Vic-Bilh. Elle est présente à ma connaissance que sur un seul site avec 1 seul pied, vu en 2014. L’endroit a été par la suite envahi par les ronces. En 2020, il a été nettoyé. Cette belle orchidée est-elle toujours là? Réponse en fin d’article.

Neotinea ustulata. Mon seul pied connu.

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(10) Gymnadenia conopsea :

L’Orchis moucheron est très bien représentée sur deux stations, avec une cinquantaine de pieds environ sur plusieurs centaines de m2. Elle est présente partout ailleurs sur de nombreuses stations, avec quelques pieds.

Gymnadenia conopsea, début juin.

Gymnadenia conopsea, hébergeant une Thomise variable femelle (Misumena vatia).

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(11) Anacamptis laxiflora :

A ce jour, je ne l’ai trouvée que sur un seul site et c’est ce début de mois de mai (mise à jour de ma liste le 02 mai 2021) ; un ensemble de 3 pieds.

L’Orchis à fleurs lâches – Un seul ensemble de 3 pieds trouvé jusqu’à présent, mais elle se voit de loin. 

L’Orchis à fleurs lâches – Une vue plus rapprochée.

Une vue de profil de la fleur.

… et un gros plan sur le petit bonhomme!

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(12) Coeloglossum viride :

L’Orchis grenouille est très rare dans tout le Vic-Bilh. Je ne peux vous montrer pour le moment qu’un pied fané. A photographier en 2022 qui sera, je l’espère, une année meilleure pour la floraison.

Orchis grenouille fanée.

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(13) Orchis anthropophora :

En attente de découverte de l’Orchis homme pendu.

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(14) Ophrys occidentalis :

On peut trouver l’Ophrys de mars sur plusieurs stations. J’en connais au moins trois et il y en a certainement d’autres. Vous trouverez une publication complète à son sujet sur ce blog. 

Ophrys occidentalis, début de la floraison.

Ophrys occidentalis, en pleine floraison.

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(15) Ophrys apifera :

L’appendice du labelle de l’Ophrys abeille est tourné vers l’arrière ; on ne le voit pas lorsqu’on regarde la fleur de face. On la trouve assez facilement sur plusieurs stations.

Ophrys apifera.

Ophrys apifera et ses deux pollinies, devant les « yeux » .

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(16) Ophrys scolopax :

L’appendice du labelle de l’Ophrys bécasse est tourné vers l’avant. Ses pétales sont colorées comme ses sépales. On la trouve assez facilement sur plusieurs stations.

Ophrys scolopax, le pied.

Ophrys scolopax, la fleur « bébé ».

Ophrys scolopax, la fleur épanouie.

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(17) Ophrys insectifera :

L’Ophrys mouche est assez courante.

Ophrys insectifera, une orchidée très facile à identifier.

Ophrys insectifera et son insecte pollinisateur.

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(18) Ophrys sphegodes = Ophrys aranifera :

L’identification de cette orchidée a été compliquée pour moi, cela dépassait mes compétences. Elle a été prise en photo un 09 avril :

……_ Une première possibilité est l’Ophrys arachnitiformis; elle est aussi appelée, entre autres, l’Ophrys exaltata subsp. arachnitiformis, l’Ophrys exaltata subsp. splendida, l’Ophrys sphegodes subsp. arachnitiformis, etc. Pas moins de 14 synonymes, il y a de quoi s’y perdre! Et en français, c’est l’Ophrys Araignée, l’Ophrys en forme d’araignée, l’Ophrys arachnitiforme ou l’Ophrys brillant. Sa présence n’est pas signalée dans le 64, dans mon dernier ouvrage de référence de 2015. Je l’ai donc écartée.

……_ Une deuxième possibilité est l’Ophrys araignée (Ophrys sphegodes, appelée aussi l’Ophrys aranifera). Après avoir croisé toutes les données disponibles, j’ai retenu cette option. Je n’ai trouvé à ce jour qu’une station avec deux pieds.

Ophrys sphegodes, en fin de floraison. Début avril.

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(19) Ophrys sulcata :

Pour information, l’Ophrys sulcata a aussi été appelée l’Ophrys funerea ; cette désignation, aujourd’hui, est réservée uniquement à l’espèce de Corse. A ce jour, je n’ai observé que peu de pieds de l’Ophrys sillonné, sur deux stations. Vous trouverez une publication complète à son sujet sur ce blog. 

Ophrys sulcata, en pleine floraison.

Ophrys sulcata, en fin de floraison.

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(20) Ophrys lutea :

Disparue accidentellement, alors que je renvoyais sa prise en photo à plus tard!

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(21) Serapias lengua :

La Sérapias langue est très commune et facile à observer.

Serapias lengua – Elles pousse fréquemment en groupes serrés.

Serapias lengua – Vue rapprochée.

Serapias lengua – Une nuance un peu différente.

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(22) Serapias vomeracea :

La Sérapias à long labelle (ou en soc) est aussi très commune.

Serapias vomerecea . Floraison en avril-mai.

Serapias vomerecea, pollinisée par une abeille.

Serapias vomerecea hypochrome, très rare.

Même pied, vue différente.

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(23) Platanthera chloranta :

La Platanthère à fleurs verdâtres est facile à repérer, avec sa grande fleur. On l’observe un peu partout. Ses deux anthères en forme de crocs forment un V renversé : ce détail permet de la différencier de l’autre espèce de Platanthère présente chez nous et qui fleurit plus précocement.

Platanthera chloranta, dans un sous-bois récemment nettoyé.

Platanthera chloranta – Les anthères,  formant un V renversé.

Platanthera chloranta – Vue rapprochée.

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(24) Platanthera bifolia :

La Platanthère à deux feuilles est elle aussi facile à localiser. Elle est peut-être moins courante que la précédente et elle fleurit plus tôt. Ses anthères sont parallèles. 

Platanthera bifolia, début mai. Elle fleurit un peu plus tardivement que la chloranta. Les anthères sont parallèles.

Platanthera bifolia- Certains pieds sont bien fournis.

Platanthera bifolia – Vue rapprochée.

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(25) Neottia ovata :

La Listère à feuilles étroites est assez rare ; j’ai trouvé une station de 3 pieds, que j’ai signalée. Aujourd’hui, l’accès n’est plus possible ; le site est clôturé avec des panneaux interdisant l’accès (problèmes avec des ramasseurs de champignons indélicats). Elle est aussi signalée en quantité très limitée sur au moins un autre site.

Neottia ovata. Elle est très difficile à localiser dans son environnement. Une « aiguille dans une botte de foin »!

Neottia ovata. Le même pied, en mode portrait.

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(26) Spiranthes spiralis :

A photographier en septembre.

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(27) Cephalantera longifolia :

En attente de découverte.

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VI- CONCLUSION   

L’aire de répartition de certaines espèces d’orchidées courantes augmente dans le Vic-Bilh. Depuis 3 ans, 1, puis 2 pieds, puis 5 pieds (2021) de Sérapias en soc ou Sérapias à labelle long (Serapias vomeracea) sont apparu à 200 m de ma maison, en bordure d’un chemin entretenu que je pratique régulièrement depuis longtemps. 

La curiosité m’a poussé à connaître combien d’espèces il me reste à découvrir. Depuis 1994, date à laquelle l’intérêt régional pour ce patrimoine floral est apparu, mon propre bilan m’incite à tirer les conclusions suivantes :

……_ en 2021, nous avons dans le Vic-Bilh au moins 25 espèces d’orchidées présentes, que j’ai listées : 23 que j’ai rencontrées et 2 qu’il me reste à découvrir. La présence de ces deux dernières, l’Orchis homme pendu et la Céphalanthère à feuilles étroites est confirmée par des témoignages.

……_ une 26è espèce notée sur ma liste, l’Orchis brûlé (Neotinea ustulanta) va-t-elle réapparaître cette année 2021, après le nettoyage de son site qui était envahi par les ronces depuis 2015? Et bien, non! Après deux visites faites ce mois de mai, l’endroit où elle poussait a manifestement reçu du désherbant et elle a définitivement disparu, 

……_ une 27è espèce de ma liste, l’Ophrys jaune (Ophrys lutea), a accidentellement disparue en 2015 du seul site où sa présence était connue,

……_ une 28è espèce, que je n’ai pas listée, n’a pas été revue depuis 1994 d’après l’ouvrage « A la découverte des Orchidées d’Aquitaine (ed. 2015) : il s’agit de l’Orchis singe (Orchis simia). Sur le site de l’observatoire de la biodiversité végétale de Nouvelle-Aquitaine, elle a été observée à Castetpugon sur la période d’observation 04/04/1996 – 18/05/2013. Pas d’autre mention depuis lors,

……_ une 29è espèce, que je n’ai pas listée, a été observée par le CREN Aquitaine en 2005 ; elle fait partie de leur inventaire 2004 – 2006 dont j’ai parlé dans le chapitre IV. Il s’agit de l’Ophrys en forme d’araignée (Ophrys exaltata subsp. splendida, appelée aujourd’hui l’Ophrys arachnitiformis). Elle n’est plus signalée dans le Vic-Bilh depuis cet inventaire et dans les Pyrénées Atlantiques, son seul signalement à partir de 2012 est à Anglet en 2018 (source : orchisauvage.fr – Société Française d’Orchidophilie).

Si vous avez des informations complémentaires sur la présence d’autres espèces d’orchidées sur les pelouses du Vic-Bilh, cela me ferait très plaisir de les connaître au travers d’un commentaire que vous pouvez me laisser. 

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VII- BIBLIOGRAPHIE – MES OUVRAGES DE REFERENCE :

A la découverte des Orchidées d’Aquitaine (collection Parthénope) – Première Edition (2004). Frank Jouandoudet.

A la découverte des Orchidées d’Aquitaine (collection Parthénope) – Deuxième Edition revue et augmentée (juillet 2015). Ouvrage coordonné par Frank Jouandoudet.

Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg (Parthénope Collection) – Novembre 2005

Site de la Société Française d’Orchidophilie : www.orchisauvage.fr/index.php

Site de l’observatoire de la biodiversité végétale de Nouvelle-Aquitaine : www.obv-na.fr/

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