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Randonnée pic de Peyreget (2 487 m) en boucle depuis le parking d’Aneou

La vue vers l’Ossau et vers la chaîne des 3 000, depuis le sommet du Peyreget.

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Le tour du pic du Peyreget en boucle en montant jusqu’à son sommet (2 487 m) à partir du parking d’Anéou (cabane d l’Araille, 1 725 m) n’offre pas de difficulté particulière. C’est une belle sortie avec des vues inhabituelles sur la face sud du pic du Midi d’Ossau. Le panorama sur les autres sommets environnants est magnifique, autant vers les 3 000 emblématiques de la vallée d’Ossau, que vers l’Espagne ou vers la vallée d’Aspe.   

Transhumance retour du cirque d’Anéou (17 septembre 2020) – Photo de mon portable.

Sur la route montant au col du Pourtalet, j’ai croisé quelques troupeaux descendant des estives ; c’est le 17 septembre, la montagne se vide! La journée sera agréable avec une météo propice pour immortaliser les couleurs de cet automne naissant. Les nuages vont diffuser sur la montagne un spectacle « ombres et lumières », jusqu’en début d’après-midi où le temps va se gâter avec quelques gouttes de pluie. Peu de monde, mais des rencontres intéressantes!

Cette publication n’est pas un topo, ce n’est pas mon intention. Il y en a de nombreux et très bien faits sur le Web. Je m’attache surtout à partager ce qui me plaît dans mes sorties Nature. Aujourd’hui, j’ai amené mes deux boîtiers avec un téléobjectif et un grand angle. J’espérais rencontrer l’hermine dans les éboulis, ainsi que quelques marmottes et des isards. Ces habitants de la montagne ont été quasiment absents, bien qu’il n’y avait que peu de monde pour les inquiéter sérieusement. La montagne n’a pas encore retrouvé tout son calme sur ces lieux très parcourus durant l’été!

Cette sortie représente un dénivelé cumulé de 1 000 mètres environ (760 m positifs) pour une distance de 12 km 900. Le temps? Pour moi, il ne compte pas, passé à profiter de ce que la montagne m’offre! La boucle aujourd’hui est faite dans le sens des aiguilles d’une montre et c’est le sens que je préfère : col de l’Iou, col de Peyreget, refuge de Pombie et col Soum de Pombie.

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(1) La sortie débute sur une large piste qui traverse le ruisseau du Pourtalet. On la quitte quelques mètres plus loin vers la droite pour traverser le ruisseau Lalagüe sur une série de deux passerelles ou à guet. On prend ensuite la direction du col Soum de Pombie et du col de l’Iou, en passant à proximité de la cabane de Sénescau (1 812 m) que l’on laisse sur sa gauche.

Le cirque d’Anéou encore en partie dans l’ombre, depuis le parking en épis de l’Araille. En face, le Centre Pastoral (dominé par le Pène de la Glère) et à sa droite, la cabane de Houns de Gabès.

Le départ de la boucle. au loin, le pic de Peyreget et les pointes émergeantes de l’Ossau.

En zoomant sur le pic de Peyreget et ses coulées d’andésite, vestiges du volcanisme de l’Ossau. Les aiguilles verticales sont constituées de dacite.

Puis, les pointes émergeantes de l’Ossau. Nous sommes bientôt en automne, l’herbe a bien séché. 

La cabane de Sénescau (1812 m), que je viens de dépasser.

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(2) Aujourd’hui, il n’y a aucun risque de brouillard et on peut éviter de passer au col de Soum de Pombie (2 133 m) pour se diriger vers le col de l’Iou (2 194 m).

A la côte 1 860 m environ dans un virage qui tourne à 90° à droite, peu avant le col de Soum de Pombie, on quitte le sentier principal dont la pente va devenir plus raide. On bifurque à main gauche sur un sentier moins marqué indiqué par un cairn. On se dirige alors plein ouest vers le col de l’Iou, en remontant le cirque d’Anéou sur des sentes à bétail ; le sentier principal, parallèle, est visible par moments au-dessus. C’est bien plus agréable, avec plus de possibilités d’observer de la faune.

En montant directement vers le col de l’Iou dans le cirque d’Anéou, parsemé de tourbières.

Le pic de la Gradillère (2 272 m).

Au centre, le pic de Peyreget. 

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(3) Bientôt, on devine le pied du col de l’Iou. On remonte alors dans sa direction où on rejoint le sentier principal.

Devant moi, un autre randonneur a suivi une sente parallèle. On bifurque tous les deux en direction du col de l’Iou sur la gauche, où on rejoindra le sentier principal que l’on devine. 

Le sentier principal peu avant le col de l’Iou. L’Ossau commence à se dévoiler.

L’arrivée au col de l’Iou (2 194 m), avec au premier plan le Pène de Peyreget (2 254 m).

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(4) Au col de l’Iou, on descend en direction du lac de Peyreget (altitude 2 074 m), que je vais surplomber à main gauche. On remonte ensuite sur un sentier bien tracé, sauf dans les éboulis où il y a quand même des cairns, jusqu’à atteindre le col de Peyreget (altitude 2 194 m).

Descente en direction du lac de Peyreget (altitude 2 074 m), au pied de l’Ossau. Tout à gauche, le pic Les Tours (surplombant le lac de Bious-Artigues), surmonté du pic d’Auliou, je crois (2 409 m). 

Le lac, modeste, se dévoile. Sur la gauche, l’arrivée du sentier depuis Bious-Artigues, pour le tour du Pic du Midi d’Ossau.

Ce lac est peu profond, environ quatre mètres, et il perd rapidement de la superficie en fin de période estivale. On peut descendre au niveau du lac pour photographier les reflets de l’Ossau, peu intéressant aujourd’hui. Je l’ai laissé à main gauche en continuant sur l’une des nombreuses sentes à troupeaux qui passent sur le promontoire devant nous.

Après avoir dépassé le lac, on suit un sentier qui devient bien tracé, en direction du col de Peyreget.

Vers l’ouest – Le panorama avec les crêtes du Pène de Peyreget, puis le pic Casterau (au centre, altitude 2 227 m) et à sa droite, une partie des lacs d’Ayous.

Il suffit de suivre le sentier, …

…, qui mène à deux petits laquets. Il continue ensuite jusqu’aux éboulis, que l’on traverse pour monter au col de Peyreget (en haut et à gauche). En face, la face nord du Peyreget. 

Le plus grand des 2 laquets, une grosse flaque d’eau que l’on laisse à main gauche. Sur la droite du Petit Pic de l’Ossau, l’arête des Flammes de pierre, un bien joli nom.

La traversée des éboulis, parsemés de gros blocs. Cet itinéraire est parfois rébarbatif pour ceux qui font le tour du pic du Midi d’Ossau et ils préfèrent passer par le col de l’Iou. Cependant, ce n’est rien de bien méchant. Personnellement, je préfère traverser dans le sens de la montée.

La face abrupte du Peyreget et ses éboulis.

Vers la sortie des éboulis.

Regard en arrière, à la sortie des éboulis. Le pic pointu au centre à l’horizon est le pic des Moines (2 349 m). Sur la droite, le pic Casterau puis le refuge et les lacs d’Ayous, que je zoomerai un peu plus haut.

Deux randonneurs sont en train de descendre du col de Peyreget, sur un sentier à nouveau bien tracé.

L’Ossau, que l’on n’apercevait pratiquement plus dans les éboulis, réapparaît dans le paysage.

L’arrivée au col de Peyreget (2 320 m) et la vue sur l’Ossau, magnifique.

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(5) A partir du col de Peyreget, il est dommage de se priver d’un panorama magnifique depuis le pic de Peyreget, facile d’accès.

Depuis le col, la vue vers l’Ouest en direction des lacs d’Ayous puis à l’horizon, quelques sommets emblématiques de la vallée d’Aspe, que je n’ai pas zoomés. 

Depuis le col, la vue vers l’Est en direction du refuge de Pombie.

Un écobuage est en cours.

La montée vers le pic de Peyreget.

La vue zoomée vers les lacs d’Ayous et le refuge, pendant la montée.

L’arrivée au pic de Peyreget (2 487 m) et la vue vers l’Ossau (2 884 m, altitude expertisée en 2016).

En zoomant vers le col de Suzon (2 131 m), avec le sentier du tour de l’Ossau. A droite, le pic Saoubiste (2 261 m).

Le sommet du pic de Peyreget.

Vers l’Est, le panorama vers les « 3 000 m » de la vallée d’Ossau (et autres).

En zoomant vers l’Est : le Lurien (2 826 m) et le pic Arrious (2 748 m).

En zoomant vers l’Est : le Palas (2 974 m).

En zoomant vers l’Est : le Balaïtous (3 144 m) et sa diagonale typique, puis les pics de la Frondella (3 071 m). Entre les deux, le pic d’Arriel (2 824 m). 

En zoomant vers l’Est : en haut et à gauche, les pics de la Frondella.

En contrebas, le parking et la route menant au col du Pourtalet, frontière avec l’Espagne.

En zoomant sur les pics d’Enfer (2 082 m).

Vers le Sud – Panorama en direction du cirque d’Anéou. Au milieu de l’avant-dernière ligne de crête, la silhouette caractéristique du pic d’Anayet (cousin « volcanique » de l’Ossau) avec à sa droite, le Vertice d’Anayet. 

Vers l’Ouest – Ces trois randonneurs qui font la boucle à l’envers vont descendre directement vers le col de l’Iou par la ligne de crête, pour éviter les éboulis. A leur gauche, le Pène de Peyreget.

En zoomant sur le pic Casterau – A ses pieds, le lac Casterau – A sa droite, le lac Bersau. 

La rencontre surprise « au sommet » – Il ne pouvait pas se percher plus haut : l’Accenteur alpin (Prunella collaris).

J’ai fait de nombreuses photos et il m’a fallu choisir! – « La petite graine sur le bout de la langue ».

En zoomant vers le lac et le refuge de Pombie.

Le refuge de Pombie.

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(6) Il faut bien redescendre, bien que je ne sois pas pressé (c’est l’avantage d’être seul pour faire de la photo). Ce sera après ma pause repas devant ces beaux panoramas.

Début de la descente du pic de Peyreget, par le même chemin.

Descente du pic de Peyreget – Au centre en contrebas, le lac et le refuge de Pombie.

Descente du pic de Peyreget – Au premier-plan, les 2 lacs appelés du col de Peyreget, de faible superficie mais très jolis. 

En zoomant sur le plus petit des 2 lacs du col de Peyreget ; l’autre est partiellement occulté par la paroi rocheuse.

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(7) Une fois revenu au col de Peyreget, on commence la descente plein Est, pour rejoindre le refuge de Pombie.

Depuis le col de Peyreget, on voit au premier-plan le sentier qui permet de monter au Petit Pic du Midi d’Ossau (à gauche). Le point culminant, le Grand Pic, est suivi vers la droite de la Pointe d’Aragon, puis de la Pointe Jean-Santé.

A l’arrivée au col, descente à main droite direction plein Est, vers le refuge de Pombie. Je fais un petit détour pour passer au bord du lac supérieur du col de Peyreget (altitude 2 230 m).

Le sentier longe le bord du lac qui reste à main droite, barré par un verrou rocheux.

Depuis le fond du lac, la vue vers les sommets emblématiques de la vallée d’Ossau, le Lurien, l’Arrious, le Palas, le Balaïtous, l’Arriel et les pics de la Frondella.

Après avoir longé la rive du lac, on retrouve à main gauche le sentier qui continue à descendre vers le deuxième lac du col de Peyreget. 

Le sentier longe le deuxième lac (altitude 2 208 m). Il est lui aussi arrêté par un verrou rocheux.

Le lac est contournable des deux côtés.

Une formation géologique qui m’interpelle, au bord du lac : ce sont en fait des vestiges du volcanisme de l’Ossau, des ignimbrites (voir ma publication sur le volcan de l’Ossau).

Un petit regard en arrière, après avoir dépassé le deuxième lac. Le temps devient plus menaçant.

Poursuite de la descente vers le refuge. A gauche, le pic Saoubiste. En face, le vallon d’Arrious remonte vers le Palas.

L’Ossau reste omniprésent.

La Grande Raillère – Le Petit Pic et le Grand Pic sont en arrière-plan. La Pointe d’Aragon domine.

Le chaos rocheux qui s’étale à la base de la Grande Raillère et que l’on longe.

A l’approche du lac de Pombie.

Le lac de Pombie (altitude 2 031 m).

Le lac de Pombie et les installations du refuge de Pombie (altitude 2 032 m).

En se retournant au bout du lac –  Le refuge, hors cadre, est à côté, sur la droite.

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(8) Le refuge de Pombie domine le lac. On peut y passer, puis prendre le sentier qui monte tranquillement au col de Soum de Pombie (2 129 m). Peu avant d’arriver au refuge, on peut aussi prendre un sentier bien marqué qui oblique à droite pour rejoindre un peu plus loin le sentier principal.

Dernier regard en arrière vers le refuge de Pombie et l’Ossau.

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(9) Au col de Soum de Pombie, on laisse à main droite le sentier qui mène col de l’Iou, pour redescendre dans le cirque d’Anéou sur le sentier très utilisé. Après un début de descente un peu raide, on retrouve un peu plus bas la bifurcation prise ce matin pour aller directement au col de l’Iou. On continue alors la descente sur le chemin de l’Aller vers la cabane de Sénescau puis vers le parking de départ.

La descente vers le cirque d’Anéou, où on devine la cabane de Sénescau et le chemin revenant vers le parking. 

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Aujourd’hui, je n’aurai pas vu d’hermine, ni de marmotte, ni d’isards. Mais l’Accenteur alpin a largement compensé ce qui n’aurait pas été de toute façon une frustration. Il m’a tenu compagnie pendant le repas, sans lui laisser la moindre miette! Donner de la nourriture en montagne à la faune ne rend pas service.

Une compagnie au sommet bien agréable et … peu farouche. Au revoir!

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