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Un brocard de printemps en Béarn

18 mai 2019 – La rencontre rapprochée avec ce brocard, dans la végétation dense. 

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Le printemps est une période de bouleversement pour les chevreuils. Depuis fin février/début mars, leur pelage mue, d’abord chez les plus jeunes. Cette mue est impressionnante et leur apparence est celle d’un animal « malade ». Ils ne sont vraiment pas à leur avantage. J’ai publié des photos d’illustration dans d’autres articles.

Les plus vieux chevreuils (mâles et femelles) vont muer en dernier. Pour les bois des brocards, c’est l’inverse ; c’est-à-dire, les bois sont renouvelés en premier chez les plus âgés, ce qui leur permet d’asseoir leur autorité sur le territoire déjà conquis les années précédentes et auxquels ils sont généralement fidèles.

Le 18 mai dernier, j’ai fait une rencontre involontaire avec un brocard au beau trophée, un Six cors d’âge mûr. Je ne l’ai vu qu’au dernier moment en passant dans une végétation dense et je pense qu’il sommeillait ;  il s’est relevé et on s’est regardé! Il n’a pas détalé et j’ai eu ainsi l’occasion de faire son portrait rapproché.

Un face-à-face en silence – La position de ses oreilles n’exprime aucune inquiétude.

Avec son oreille gauche fendue, il est facile à reconnaître. A la base de ses bois magnifiques, on voit très bien les meules (qui ont la forme d’une excroissance circulaire) et ses pierrures (les petites aspérités qui entourent les meules). Les perlures, au-dessus, ont encore des reliquats de velours (tissu épidermique qui protège les bois pendant leur croissance). Les perlures sont ces aspérités ressemblant à des gouttelettes intégrées le long de ses bois. Celui-là, j’aimerais bien retrouver ses bois à l’automne, quand ils seront tombés!

Ces bois tombés s’appellent des mues, qui sont difficiles à trouver. Souvent cachées sous les feuilles mortes ou plus généralement par la végétation, elles peuvent être également grignotées par divers rongeurs et autres mammifères, intéressés par les sels minéraux qu’elles contiennent.

Ses bois bien développés sont quasiment symétriques.

Il s’est tranquillement retourné, pour s’enfoncer dans la végétation où je l’ai rapidement perdu de vue.

Ma photo préférée, celle où je me noie dans son regard!

Surpris de le voir juste devant moi, j’ai failli rater mes clichés car je n’arrivais pas à le retrouver dans mon viseur. Il a été suffisamment patient pour me laisser ce souvenir de lui!

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