
Le Papillon du palmier (Paysandisia archon), une femelle en alerte prête à décoller.
Il vient d’arriver à la maison après les 4 épisodes de canicule de ce mois de juillet 2026 et j’aurais préféré m’en passer! Pour me sensibiliser à ses ravages annoncés, il m’est devenu important de mieux le connaître.
Le Papillon du palmier ou Papillon palmivore (Paysandisia archon) est une espèce invasive, introduite accidentellement en France métropolitaine en 2001 lors d’importation de palmiers infestés de larves. Moins médiatiquement connu ici qu’une autre espèce invasive représentée par le Frelon asiatique ou Frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), il est cependant au travers de ses larves un ravageur redoutable dont il faut se méfier, originaire d’Amérique du Sud.
1. Présentation du Papillon du palmier
Son aire de distribution d’origine est l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Brésil. C’est un grand papillon de jour au vol puissant et rapide, qui ne passe pas inaperçu de par son envergure ; elle varie globalement entre 6 et 11 cm maximum. Les ailes antérieures sont beige à grisâtre, finement striées de brun ; les ailes postérieures sont vivement colorées de taches blanches et noires sur fond rouge orangé brillant qui attire le regard, bien visibles en vol. Très discret, il peut être difficile à localiser les ailes repliées, selon le support sur lequel il se pose.
La femelle, généralement plus grande (7 à 11 cm) que le mâle (6 à 8,5 cm), a un battement d’ailes très bruyant. Elle se reconnaît aisément à son ovipositeur. Télescopique, il mesure de 1.5 à 2 cm en pleine extension. L’ovipositeur est l’appendice abdominal à l’aide duquel de nombreuses femelles d’insectes déposent leurs œufs dans les endroits les plus favorables à leur incubation.

Les six segments abdominaux de la femelle.
La partie dorsale de son abdomen présente six segments anatomiques distincts, contre sept chez le mâle.

Ovipositeur télescopique partiellement déployé d’une femelle (garni d’une touffe de soies en partie terminale) et ses six segments abdominaux vus de dessous. Son abdomen est gonflé par les œufs.

Les sept segments abdominaux du mâle, vu de dessous. Son abdomen a une forme ogivale.

Le même Papillon du palmier mâle, photographié de profil.
Il a été initialement détecté en 2001 le long de la côte méditerranéenne en Espagne à Gérone (Catalogne) et en France dans la région de Hyères (Var), sur des palmiers d’ornement en provenance d’Argentine. De là, il a commencé à coloniser l’Hexagone, l’Espagne, puis le Portugal, l’Italie et même ailleurs en Europe. Il continue sa progression là où la nourriture pour ses chenilles est disponible et aidé par le réchauffement climatique, notamment grâce à des hivers plus doux.
La femelle du papillon peut être amenée à voler sur de longues distances de plusieurs kilomètres pour la dispersion de ses œufs (sans plus de précisions argumentées), d’où une dissémination de l’espèce potentiellement rapide quand les conditions environnementales lui sont favorables.
2. Le régime alimentaire du Papillon du palmier
La chenille se nourrit des tiges et du stipe (faux-tronc formé par l’emboîtement des palmes) des palmiers. Le papillon ne se nourrit pas ; il ne vit que pour se reproduire!
3. Le cycle de vie du Papillon du palmier
Ce papillon n’a qu’une seule génération annuelle et le cycle de vie complet dure un an, deux ans pour les pontes tardives. Sa période de vol va de juin à septembre.
Le stade larvaire

Un oeuf du papillon, qui vient d’être pondu (mais perdu pour la postérité).
Après l’accouplement, la femelle pond dans les fibres du palmier au plus près de la couronne de palmes, au cœur des fibres. Plusieurs dizaines d’œufs sont ainsi déposés (à l’unité par petits groupes de 3 ou 4, non adhérents au support) sur divers palmiers à divers endroits, à l’aide de son long ovipositeur. Fusiformes, ils mesurent en moyenne 4,7 mm de long pour 1,6 mm de largeur au point le plus large. Leur couleur, à la ponte, est rose crème ou brun clair, devenant brun rosé au fil des jours.
A l’éclosion (après 12 à 21 jours environ), la larve présente une belle coloration rosée. Elle pénètre rapidement dans les tissus du palmier, à la recherche d’un abri et de nourriture. Elle est lucifuge (fuit la lumière) et endophage ; elle se nourrit directement à l’intérieur de sa plante hôte. Elle creuse des galeries, majoritairement longitudinales, de 20 à 30 cm de long en moyenne. Dès le premier stade larvaire, la teinte rosée vire au blanchâtre. La larve devient rapidement une grosse chenille blanche qui peut atteindre, avant d’entrer au stade de prénymphe, une longueur de 9 cm et une largeur de 1,5 cm à mi-corps. Sa tête, plus foncée, est dotée de fortes mandibules adaptées au creusement du bois ; la chenille est cannibale à tous les stades de son évolution. Elle possède trois paires de pattes thoraciques, de taille réduite.
Ce stade larvaire, qui a permis à l’espèce de venir nous « rencontrer » à l’abri des regards, est le plus long et varie selon les conditions environnementales du lieu de ponte (température ambiante) et la période de l’année : 10,5 mois pour la plupart des larves et jusqu’à 18,5 mois environ pour les pontes tardives, avec 9 stades de développement larvaire capables de passer l’hiver en léthargie dans le palmier.
A la fin de la mauvaise saison, la chenille se dirige à la périphérie du stipe et arrête de s’alimenter. Elle se transforme en chrysalide, dans un cocon difficile à repérer qu’elle construit et qui est constitué extérieurement de fibres de palmier, d’une longueur approchant les 6 cm en moyenne.
L’entrée en nymphose dure environ 17 jours au début du printemps et peut être ultérieurement raccourcie. La métamorphose en papillon a une durée également variable de 66 jours au début du printemps pour 43 jours en été. La durée de ces deux périodes sont sensibles à la température ambiante. Toutes ces données sont issues de l’étude effectuée sur ce papillon par le Dr. Víctor Sarto i Monteys (Université Autonome de Barcelone), dont les résultats ont été présentés en janvier 2013 au Colloque méditerranéen sur les ravageurs de palmiers à Nice. (1).
Le stade aérien
La durée de vie du papillon est courte ; le pic des observations a lieu en juin et juillet. Les chenilles, de taille conséquente, ont emmagasiné d’importantes réserves qui permettent d’assurer la vie des adultes qui dure en moyenne 14 jours pour les femelles et 21 jours pour les mâles.
On observe son vol puissant et rapide autour des palmiers en plein soleil aux heures les plus chaudes de la journée, donc en début d’après-midi. Il ralentit en vol pratiquement stationnaire, avant de se poser sur une palme ou sur le stipe : c’est le moment idéal pour le coup de raquette. Il ne semble pas particulièrement méfiant à notre égard et se laisse facilement approcher, tout en restant sur le qui-vive.
Le comportement du mâle est caractéristique. Territorial, il surveille les alentours, posé en hauteur sur une palme exposée au soleil. Les ailes partiellement refermées, il est prêt à décoller. Lors d’une intrusion visuelle, il s’envole pour identifier l’intrus de plus près. Si c’est un congénère mâle, les deux papillons se poursuivent à distance raisonnable sans qu’il y ait d’agressivité ou un quelconque contact. Puis le « locataire » des lieux revient rapidement se poser sur son perchoir initial et reprend sa surveillance. En fait, comme il n’a pas besoin de se nourrir, il passe beaucoup de temps ainsi perché et ne sera actif que lorsque un autre mâle ou une femelle pénètre dans son espace aérien visuel.
S’il s’éloigne et disparaît de la vue lors d’une tentative de capture ratée, il ne faut pas s’en inquiéter : il reviendra se percher au même endroit après quelques minutes d’attente, pour recevoir un coup de raquette mieux ajusté. Ce papillon, très résistant, est un « dur à estourbir ».
Quand l’ensoleillement n’est pas propice, il reste à l’abri des regards sous les palmes ou sur le stipe. Le dortoir est différent du poste d’observation ; il peut revenir exactement au même endroit, le jour suivant. A la maison, il s’intéresse aussi aux feuilles de bananiers pour se reposer ; je l’ai même vu posé sur un laurier rose (Nerium oleander).
La reproduction
Le mâle cherche un territoire pour attirer les femelles, la femelle ne s’interesse qu’à un lieu de ponte ; elle est donc amenée à parcourir plus de distance que ce dernier. Une grande partie des papillons seraient déjà sexuellement matures trois heures environ après l’émergeance mais cela me reste encore à confirmer. Les accouplements ont lieu pendant la phase chaude et ensoleillée et la plupart des femelles commencent à pondre assez rapidement après l’accouplement.
D’après l’étude déjà citée, la localisation des partenaires repose exclusivement sur des signaux visuels, et non sur les phéromones à longue portée émises par les femelles. Malgré des tests approfondis, aucune phéromone femelle susceptible d’attirer les mâles n’a pu être détectée. En revanche, les mâles pourraient émettre une phéromone à courte distance.
Le mâle territorial va à la rencontre de la femelle lorsqu’il l’a visuellement détectée ; la poursuite est alors plus lente que lors de l’intrusion d’un mâle de la même espèce. Le couple vole ensemble le long des palmiers, à proximité l’un de l’autre (environ 10-15 cm), à une hauteur très proche des cimes. Durant cette phase, outre les stimuli visuels, il est probable que la femelle reçoive la phéromone sexuelle présumée du mâle à courte distance. Le couple se pose ensuite, guidé par la femelle qui peut marcher brièvement jusqu’à trouver un endroit où elle peut se reposer confortablement, repliant ses ailes dans leur position nocturne habituelle. Le mâle a également les ailes repliées et se rapproche d’elle. Pendant la copulation, les deux protagonistes restent immobiles. L’accouplement lui-même dure généralement autour d’une demi-heure.
Une fois fécondée, la femelle s’éloigne et virevolte près de la zone de ponte qu’elle a choisie, se pose sur la couronne du palmier, puis se déplace autour du stipe afin de trouver des zones favorables à la ponte. Elle associe des mouvements réguliers des antennes qui entrent en contact avec le substrat, avec une évaluation de ce dernier par l’ovipositeur. L’ovipositeur est ensuite introduit profondément dans la partie fibreuse de la couronne et la ponte commence. Les œufs ne seront pas tous déposés au même endroit et la femelle continuera sa prospection de palmier en palmier.
4. Mes toutes premières observations
Ma toute première observation dans ce nord-est du Béarn a été faite le 29 juillet 2026 vers 14h00, un seul individu qui insistait pour toujours revenir se poser au même endroit après mes tentatives ratées de capture avec une épuisette pour l’étudier ; probablement un mâle.
Le 30, j’ai commencé à faire du ménage avec une raquette sur un individu à 15h30 (32°C), une femelle, puis j’ai commencé à me documenter sérieusement. Elle avait sorti son ovipositeur, mais sans relâcher d’oeuf.
Le 01 août à 13h30, deux individus se poursuivaient au-dessus des couronnes des palmiers et l’un des deux, que j’ai photographié, est revenu se poser : c’était une femelle.
Le 02 août à 16h00, j’ai continué à faire du ménage avec la raquette sur un individu posé : un mâle.
Le 04 août à 15h30 (26 °C), le ciel s’est enfin dégagé et le soleil paraît. Alors que je travaillais à l’extérieur, j’aperçois de loin, peu après, une scène étonnante : un petit papillon est en train de poursuivre un bien plus gros que lui et « ne le lâche pas d’une semelle ». Après quelques allers et venues, le plus gros plonge au sol dans les hautes herbes de la pelouse en jachère. Par curiosité, je vais voir sur place et je découvre … encore un Papillon du palmier ; fait étonnant, son agresseur est posé sur son dos et il bat des ailes, comme s’il était en train de le chevaucher. L’agressé reste imperturbable. C’est en fait une femelle.

04 août, 15h50 – L’agressée, sur la défensive avec les ailes mi-ouvertes.

La même, vu de l’arrière.

Aperçu de ses antennes : leur bout s’épaissit pour former une petite massue, de couleur rouge vif à son extrémité et terminé par un petit crochet.
Je vais chercher mon APN pour immortaliser la scène mais quand je reviens, l’agresseur est parti. Il s’agissait d’un Amaryllis (Pyronia tithonus), commun sur cette jachère et dont l’envergure varie de 35 à 45 mm, le mâle étant plus petit que la femelle.

L’Amaryllis, posé sur un Houx panaché (Ilex ..).
Pour reconnaître l’Amaryllis, il possède un gros ocelle à double pupille blanche sur les ailes antérieures (dessus et dessous). La bande androconiale brune coupant l’aile antérieure en diagonale est absente : c’est une femelle. Cette bande est la zone sombre située sur le dessus des ailes antérieures du mâle ; elle est formée d’écailles modifiées (les androconies) qui servent à diffuser des phéromones sexuelles pour attirer les femelles.
Le 06 août, 15h00 : le temps est chaud (26°C) mais couvert ; le soleil vient d’apparaître. J’arrête mes activités pour aller vérifier si j’ai de la visite autour des palmiers. A peine arrivé, une forme me frôle en vrombissant et se pose directement devant moi, à 1m00 de hauteur sur le palmier nain habituel : j’ai effectivement du monde à la maison. C’est un mâle qui va rejoindre la femelle capturée il y a deux jours ; elle a entre-temps pondu six œufs dans sa boîte de captivité. C’est un témoignage qu’une femelle fécondée peut pondre, même en l’absence de palmiers.

Femelle et mâle papillon, avec l’un des 6 œufs pondus hier par la captive (photo prise au flash, papillons toujours vivants et retournés sur le dos sur une feuille de papier pour les empêcher de s’échapper). A position identique, on voit effectivement que le mâle est plus petit!
Le même jour à 17h00, avec un ciel voilé et 29°C, une femelle vient se poser sur le bananier à côté du Palmier nain, toujours à un mètre environ de hauteur. Elle va rejoindre la boîte de capture, en laissant elle aussi échapper 4 œufs. Il n’y aura pas à ma connaissance de visite plus tardive, malgré le retour du soleil.

La dernière visite du jour, sur une feuille morte de bananier. Lors de la capture, elle a sorti son ovipositeur.
Une chose est certaine, ce n’est plus une présence isolée : j’ai déjà attrapé cinq papillons dont trois femelles, sans les surveiller spécialement. Si on a été épargnés jusqu’à présent, il semble bien que l’espèce s’est aussi installé dans le nord-est du Béarn.
Au 13 août, dix papillons ont été sortis de la circulation, 7 femelles pour 3 mâles. La plage horaire des observations (toutes en période ensoleillée) varie de 11h25 à 18h30. Si les mâles sont revenus se poser après avoir été dérangés (ce qui donne plus d’opportunités de les sortir de la circulation), les femelles ne sont que de passage et ne semblent pas revenir, du moins pas de suite ; il faut bien assurer chaque prise car elles sont plus réactives que les mâles.
5. Habitat d’origine et plantes hôtes du papillon du palmier
Son habitat d’origine comprend des régions tempérées chaudes à subtropicales, incluant des zones où les hivers connaissent des gelées régulières. Dans son milieu naturel sud-américain, il vit en association avec des palmiers sauvages et n’y constitue pas un ravageur majeur.
Dans son aire d’introduction en France (et ailleurs), les plantes hôtes restent diverses espèces de palmiers. Plus d’une vingtaine d’entre elles sont concernées. On peut citer parmi les plus menacées, le Palmier nain (Chamaerops humilis), le Palmier chanvre (Trachycarpus fortunei), le Palmier dattier (Phoenix dactylifera), le Palmier dattier des Canaries (Phoenix canariensis), les palmiers washingtonia dont le Washingtonia filifera. Cette liste n’est pas exhaustive et aucune espèce de palmier ne semble vraiment à l’abri d’une attaque.
Selon son état sanitaire, la plante s’affaiblit progressivement et dépérit inéluctablement sous l’effet de l’attaque des chenilles, dans un temps très variable pouvant aller de 2 à 4 ans.
A la maison, il s’interesse aux Chamaerops humilis et semble pour l’instant dédaigner les Trachycarpus fortunei.
6. Méthodes de lutte contre le Papillon du palmier
Dès la connaissance de la présence de ce papillon dans le voisinage, on peut installer des filets de protection sur les plantes, comme ceux utilisés généralement pour protéger les cultures et les arbres fruitiers contre les insectes et les oiseaux.
Les traitements des larves étant compliqués, la prévention est fortement recommandée. Pour l’instant, j’utilise une raquette pour m’en débarrasser.
Symptômes d’attaque du palmier
C’est la larve du papillon qui est à l’origine des dégâts dont les premiers symptômes apparaissent seulement plusieurs mois après sa pénétration. Il faut intervenir dès les premiers symptômes de présence :
_ Au printemps, développement anormal des nouvelles pousses, déformées et rognées, parfois desséchées anormalement,
_ Présence de sciure humide sur la couronne et/ou sur le stipe (faux-tronc).
_ Perforation des palmes (symptôme qui n’est pas obligatoirement lié à la présence de ces larves spécifiques),
_ Galeries observables à la base de la section de palmes coupées au moment de la taille des végétaux.
_ Exuvies observables sur le stipe.
A ma connaissance, le papillon a peu de prédateurs naturels connus dans sa zone d’introduction : on peut signaler la Pie bavarde (Pica pica) et probablement d’autres corvidés, le chat domestique, etc.
Moyens de lutte
Il existe des méthodes de traitement naturel des larves devenant des chenilles, mais je ne maîtrise pas ce sujet. Il vaut mieux prendre conseil auprès de spécialistes. Vous pouvez obtenir des renseignements auprès de FREDON (2), un organisme sans but lucratif chargé dans la surveillance sanitaire des végétaux. Il est agrée par le Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire. Chaque département a une fédération qui agit de manière locale.
7. Classement sanitaire
Paysandisia archon a été initialement classé au titre de danger sanitaire de 2ème catégorie (cf. Arrêté du 15 décembre 2014 relatif à la liste des dangers sanitaires de 1ère et 2ème catégorie pour les espèces végétales). Cet arrêté a été entièrement abrogé par un nouvel arrêté ministériel du 16 avril 2020, portant établissement des listes d’organismes nuisibles au titre du 6° de l’article L. 2513 du code rural et de la pêche maritime.
En 2026, Paysandisia archon n’est plus réglementé, sauf dans le cas des palmiers destinés à la zone protégée vis à vis de ce ravageur. Cette zone comprend l’Irlande, Malte et le Royaume Uni.
8. Webographie
_ (1) AFPP – Palm Pest Mediterranean Conférence Nice (France) – 16, 17 and 18 January 2013 – PAYSANDISIA ARCHON (CASTNIIDAE) : Description, biological cycle, behaviour, host plants, symptoms and damages – Autors Victor Sarto i Monteys – Autonomous University of Barcelona : https://www.researchgate.net/profile/Victor-Sarto-I-Monteys/publication/264786067_Paysandisia_archon_Castniidae …
_ (2) FREDON Nouvelle-Aquitaine : https://www.fredon.fr/nouvelle-aquitaine/qui-sommes-nous
_ European and Mediterranean Plant Protection Organization (EPPO/OEPP) 2011 – Bulletin OEPP/EPPO Bulletin 41, 363–368 (document Pdf)

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