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Les caractéristiques d’une photo numérique qu’il faut connaître

Photo optimisée pour un article de mon blog : définition 640 px x 425 px ; poids 77 ko.

POURQUOI REDIMENTIONNER SES PHOTOS

On recommande d’optimiser ses photos pour au moins deux raisons : limiter la place occupée sur le support de stockage, faciliter le téléversement et la consultation sur le web. Par opposition au téléchargement, le téléversement est l’action de transfert de données d’un ordinateur local vers un ordinateur distant.

Plus le poids des fichiers est important et plus vite on va arriver à la limite de la capacité d’hébergement de l’abonnement choisi pour le site. On augmente aussi le temps d’ouverture des pages ou des photos, en prenant le risque de décourager le visiteur. Une page très longue à afficher (au-delà de 3 secondes environ) peut finir par un abandon du lecteur!!! On l’a tous expérimenté.

Réduire la définition de ses photos permet aussi de les protéger contre le piratage et j’en parle en connaissance de cause, au vu de mes clichés que je découvre sur internet. Une photo de petite définition, même si on ne peut l’empêcher d’être piratée, ne sera pas commercialisable. Tout est une question de compromis à trouver entre les différents paramètres pour garder une bonne qualité de photo.

LES TERMES A CONNAÎTRE

Une photo numérique peut être affichée sur un écran ou bien imprimée. Tout commence avec le pixel, le plus petit élément qui la constitue et qui n’a pas de dimension mesurable ; c’est simplement le plus petit élément d’une surface d’affichage numérique. On le représente par un carré de couleur.

La photo numérique que l’on consulte s’affiche sous la forme d’un tableau constitué de lignes et de colonnes très serrées de pixels de même forme et accolés les uns aux autres ; chacun d’entre eux a une couleur attribuée. Pour une impression papier, le terme « point » remplace celui de « pixel ». 

Il est important de bien comprendre et maîtriser certaines caractéristiques fondamentales d’une photo, comme la définition, la résolution, son poids et sa compression. Le profil couleur sera abordé dans un prochain article.

J’emploierai la plupart du temps le terme « photo » dédié à la capture d’un évènement par un boîtier photo, à la place de celui d’image qui englobe toute représentation graphique de quelconque nature (dessin, etc).

aa_ La  « Définition » d’une photo numérique est le nombre de pixels (abréviation px) qui la constituent. On la caractérise par le produit : nombre de pixels (largeur) x nombre de pixels (hauteur) et on la quantifie par le résultat de ce produit en millions de pixels ou mégapixels. Un pixel n’a pas de taille physique déterminée.

Le mot « Taille » est très souvent utilisé à la place de celui de « Définition » pour caractériser une photo mais il ne s’apparente pas à un dimensionnement physique ; personnellement, je l’évite! 

La définition maximale d’une photo est égale à la définition du capteur du boîtier photo qui a permis sa création. Par exemple, un capteur de 21 mégapixels délivrera une photo de 5 568 px (largeur) x 3 712 px (hauteur) ou 21 millions de pixels. Cette valeur qui quantifie l’image sans la caractériser en dimensions sera par la suite adaptée à l’usage que l’on en fait.

La Définition seule ne permet pas de donner une dimension physique à une photo numérique imprimée ; il faut lui associer une Résolution.

La Définition va conditionner la place prise par la photo numérique sur la dalle d’un écran ; ce sujet est abordé dans l’article suivant.

Pour apprécier une photo numérique sur le Web, une définition de (1 920 px x 1 280 px) au format 3/2 est un bon choix pour toute taille d’écran ; elle est optimisée pour un écran 32″ où elle va occuper pratiquement toute la hauteur de la dalle avec une petite bordure. Pour l’inclure dans un article de blog, une définition de (1 024 px x 683 px) est largement suffisante.

aa_ La « Résolution » d’une photo numérique est le nombre de pixels contenus dans la photo par unité de longueur. Elle s’exprime en pixels par pouce pour le visionnage sur un écran ou en points par pouce pour une impression. Son unité est pour nous le ppp, appelé le dpi (dots per inch) pour les anglophones. Augmenter la résolution revient à augmenter la densité des pixels qui composent la photo pour une surface donnée (elle augmente dans les deux sens, en largeur et en hauteur). 

La Résolution est une valeur modifiable et réversible dans les propriétés d’une photo numérique ; cette valeur n’a aucune incidence sur les dimensions de l’affichage à l’écran ou pour le Web car on ne la cale pas sur une dimension physique. Par contre, une bonne résolution est essentielle pour une impression papier : on la décide en fonction de la qualité que l’on veut obtenir. L’impression sera d’autant plus plus précise dans les détails que la place prise par chaque point est plus petite. Pour fixer les idées, une image doit être imprimée à minimum 150 dpi pour avoir une qualité suffisante ; à 240 dpi, la qualité est excellente et au-delà de 300 dpi, cela n’apporte plus grand chose.

En résumé, la Résolution est LA caractéristique qui va permettre de dimensionner une photo à l’impression, à partir de sa Définition qui n’a pas de représentation physique. 

Attention : de nombreuses articles sur internet et certains sites marchands utilisent à tort le terme de « Résolution » pour décrire la « Définition ».

aa_ La « Dimension » d’une photo est sa seule grandeur physique. Sa largeur et sa hauteur sont le résultat de la Définition de la photo numérique à laquelle on a appliqué une Résolution pour l’imprimer : Dimension = Définition / Résolution ; les 3 termes sont liés. Une photo mieux définie (c’est-à-dire qui a un nombre plus important de pixels) pourra être plus agrandie!

Exemple avec la définition de (5 568 px x 3 712 px) de mes photos animalières : une photo papier de qualité suffisante fera : (5 568 px / 150 dpi) x (3 712 px / 150 dpi)  = (37,12 x 24,75) pouces ou (94 x 62) cm ; cette résolution est adaptée pour le tirage au format standard A0 (84,1 x 59,4) cm d’un poster (avec un peu de rognage de la photo).

La Résolution s’applique sur la largeur ET sur la hauteur : la résolution de 300 dpi pour une qualité d’impression optimale (le double de celle pour une qualité suffisante) va donner une photo quatre fois plus petite qui fera : 47 x 31 cm (adaptée à la dimension standard du papier photo 30 x 45 cm). 

aa_ Le « Poids » d’une photo est aussi un paramètre essentiel. On l’exprime en ko ou en Mo (1 Mo = 1 000 ko). Le « poids » (Mo) est différent de la « définition » (Mpx) !!! Il représente la quantité de mémoire nécessaire pour stocker une photo sur un support. Il est en relation avec la quantité d’informations contenues dans la photo dont le mode de compression choisi (JPEG, GIF, PNG, etc.), la définition, le profil de couleur, etc. Par exemple, à définition et compression identiques, une photo toute blanche aura moins de ko (ou Mo) qu’une photo de paysage aux couleurs très variées.

L’original de cette photo fait un poids de 18,9 Mo ; elle comporte peu d’animation.

L’original de cette photo, prise le même jour dans les mêmes conditions (Boîtier, objectif, paramètres) et traitée à l’identique de la photo précédente, fait un poids de 34,2 Mo, à comparer à 18,9 Mo : les couleurs sont plus variées et la scène comporte bien plus de détails.

Attention : quand on clique sur l’onglet « Propriétés » d’une photo pour consulter ses caractéristiques, son Poids en Mo ou octets est improprement appelé « Taille » ; de même, sa Définition exprimée par le produit (pixels en largeur x pixels en hauteur) est improprement appelée « Dimensions »!

Un poids de photo situé entre 150 et 300 ko est un bon compromis pour optimiser le temps de chargement des pages sur internet. Pour cela, on aura d’abord optimisé sa Définition et on ajustera son poids en la compressant.

aa_ La « Compression » d’un fichier est une opération qui consiste à réduire son poids en octets à une valeur en adéquation avec l’usage que l’on va en faire (pour le stocker ou le téléverser). C’est une opération un peu complexe à décrire et qui consiste, pour la résumer, à regrouper en une seule information les pixels qui se ressemblent, sans modifier la Définition. Une compression trop importante amène une altération irrémédiable de certains pixels comme ceux d’un ciel uni, avec l’apparition d’artefacts. Il est très important, quand on ne travaille que sur du JPEG, d’enregistrer une copie compressée et de garder l’original intact pour une éventuelle impression papier. Il existe plusieurs formats de compression et ceux reconnus par WordPress sont le JPEG, le GIF et le PNG.

Fichier JPEG de définition (1 024 px x 683 px), compressé à 80 % de 515 Ko à 249 Ko – RAS.

Le même fichier JPEG de définition (1 024 px x 683 px), compressé à 62 Ko pour illustrer l’apparition des artefacts dans un ciel uni et la pixellisation d’une photo (couleurs « bizarres » sur le fond neigeux).

Grossissement de la photo précédente – Lors de l’opération de compression, l’image a été découpée en carrés de 8 x 8 pixels (eux-mêmes carrés et de différentes couleurs) qui sont compressés et analysés pour éliminer ceux qui se ressemblent. L’image est ensuite reconstituée en rejoignant les carrés conservés. Quand un nombre trop important de carrés sont éliminés, le résultat de l’opération laisse apparaître des traces au niveaux de leur jonction, les artefacts.

Le JPEG, très léger, est devenu un standard ; il permet plusieurs niveaux de compression sur une échelle qui varie de 0 (compression maxi – qualité très mauvaise) à 100 (compression mini – qualité maxi).

Une compression jusqu’à 85-80 % maintient une qualité optimale pour un usage sur internet ; en-deçà de 70%, les artefacts peuvent être visibles sur une image qui présente de grandes surfaces unies. Si je ne réussit pas à descendre en-dessous de 300 Ko et que je tiens à garder la Définition choisie, j’accepte personnellement le poids résultant plutôt que dégrader la photo en augmentant la compression.

Pour l’impression, on utilisera toujours un fichier sans compression à sa définition maxi!

Il existe de nombreux logiciels gratuits ou non sur internet pour compresser un fichier. J’utilise Lightroom Classic ou Photoshop (payants) et XnView (gratuit à usage privé). 

Je vous conseille la lecture de l’article qui va suivre :

« L’AFFICHAGE D’UNE PHOTO NUMERIQUE SUR LE WEB »

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