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Les Arres d’Anie depuis le refuge de l’Abérouat

Dans les Arres d’Anie – Une croix en bois qui se bat contre le temps qui passe, sur l’itinéraire vers le pic d’Anie.

La croix et les Arres d’Anie

La silhouette familière et caractéristique du pic d’Anie, depuis « la maison ». Les éclairages de La Pierre Saint-Martin vont bientôt s’allumer et trahir la présence de la station au pied du pic.

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Dans les Arres d’Anie, une grande croix en bois avec des restes de peinture blanche attire mon attention. Située à la côte 2 225 m sur un replat, cette croix est à l’écart de l’itinéraire non balisé renseigné  » – – – –  » de la carte IGN. Celui-ci traverse les Arres d’Anie vers le pic d’Anie pour les randonneurs partant du refuge de Labérouat (Edition 2017 de la carte IGN au 1:25 000 1547 OT). Les traces GPS disponibles sur internet reprennent aussi le tracé de cette carte. On peut donc aller au pic d’Anie sans y être passé devant.

Construite en bois, matériau éphémère, elle n’a pas d’existence officielle et les témoignages à son propos ne signalent sa présence que comme un point de passage. A-t’elle une histoire particulière? Je la recherche pour compenser le manque d’intérêt qu’elle semble susciter!

Il y a au moins une personne qui connait son histoire, celui ou celle qui l’a porté et assemblé, et de même remplacé (ou d’en avoir installé deux). En effet, les restes d’une autre croix en bois reposent, très proches de l’actuelle, au fond d’une crevasse avec une inscription « I H » (ou « H I ») encore visible sur une de ses faces.

Les restes d’une autre croix gisent à proximité, brisés en trois morceaux.

Si quelqu’un lit un jour cette publication et possède des informations, je suis intéressé! Il suffit de m’envoyer un message par l’onglet en fin de publication.

Cette croix souffre, elle a même été récemment cassée en deux morceaux. Une âme charitable l’a réparée avec deux sangles. Elle est utile : depuis son promontoire, elle indique de loin la direction approximative de l’itinéraire vers le pic d’Anie et si on passe devant elle, c’est que l’on est toujours sur le bon chemin.

Alors que je profitais de la vue à 360° autour d’elle pendant la pause casse-croûte, trois des quatre groupes qui sont passés par là m’ont demandé le chemin pour s’assurer d’être toujours dans la bonne direction pour le pic. Cela est symptomatique d’un fait : trop de cairns et de plus dans toutes les directions, cela crée un doute. Si on a dévié du chemin des cartes, la croix est là pour rassurer. Il ne faut cependant pas s’aventurer dans les Arres avec une mauvaise visibilité, au risque de se perdre! Une trace GPS quand on ne connaît pas, c’est également utile!

LES ARRES D’ANIE

Les Arres d’Anie est un désert de pierre fissuré et fracturé où l’eau est absente de la surface. C’est un immense lapiaz calcaire datant du Crétacé supérieur (Calcaires des canyons, -100 à -80 Ma, à la fin de l’Ere Secondaire), le plus étendu d’Europe et sur une épaisseur de 200 à 400 m environ. L’eau, sous l’effet des pluies, s’infiltre et dissout le carbonate de calcium, très soluble. Elle s’écoule goutte à goutte dans les entrailles de la terre pour former un des plus grands réseaux de gouffres et de rivières souterraines au monde. Le plus connu est celui de la Pierre-Saint-Martin appelé aussi le gouffre Lépineux, abritant la plus grande cavité naturelle d’Europe appelée La Verna (245 mètres de diamètre pour 194 mètres de hauteur). Il est constitué de près de 430 km de galeries souterraines, de 13 grandes rivières, plus de 2 000 gouffres dont les dix premiers font partie des plus grands au monde. La coupole du pic d’Anie est « posée » sur la surface de ce système karstique.

L’eau de pluie s’infiltre dans les fissures, en dissolvant le calcaire.

Ces fissures et crevasses peuvent constituer des pièges dangereux, à certaines périodes de l’année.

Les géologues appellent lapiaz ou karst cette curieuse formation résultant de l’érosion hydrochimique et hydraulique de roches solubles comme le calcaire alors que localement, on utilise le terme Arres. Absent du Larousse, il proviendrait pour certains du basque « ar etxe » qui signifie « la maison en pierre » et pour d’autres, toujours en basque, de « harria » ou « la pierre ». Aucun arbre n’y pousse, sauf exceptionnellement un pin à crochets de temps en temps et qui ne deviendra jamais bien grand. Ils peuvent constituer un repère.

ITINERAIRES

Extrait de la carte IGN de Geoportail.

Les flèches en bleu clair indiquent l’itinéraire à suivre depuis le refuge Jeandel (la Pierre-St-Martin), par le GR 10 jusqu’au plateau de Pescamou où on le quitte pour un PR, balise en jaune et aussi en rouge.

Les flèches vertes indiquent l’itinéraire depuis le refuge de Labérouat (avec la petite variante par la « croix blanche », flèches vertes sur fond blanc), balisé jusqu’au point côte 2 015 m sur la carte, puis cairné (et parfois trop cairné) jusqu’au PR cité précédemment.

Les flèches rouges sur fond blanc indiquent l’itinéraire du GR 10 (qui contourne l’Arre de Soum Couy) entre La Pierre St-Martin et le refuge de Labérouat.

Les deux principaux itinéraires côté français sont indiqués sur la carte IGN et des variantes existent sous forme de topos sur internet. On peut découvrir les Arres d’Anie en montant en direction du pic d’Anie (2 504 m) :

   _depuis la Pierre-Saint-Martin (altitude 1 650 m) côté vallée de Baretous (dénivelé positif 850 m, 1 100 m cumulé environ), en prenant le GR 10 que l’on quitte ensuite pour un PR (balisage jaune, et aussi en rouge) ; il est donc balisé tout le long,

 _depuis le refuge de Labérouat (altitude 1 420 m au parking) en vallée d’Aspe (dénivelé positif 1 080 m,  1 200 m cumulé environ). Celui-ci demande moins d’efforts, malgré un dénivelé plus important. La traversée du désert minéral des Arres y est aussi plus courte mais non balisée (uniquement des cairns dans la rocaille). Quant à la beauté des paysages, je ne peux pas comparer pour l’instant.

Les flèches rouges sur fond blanc indiquent une variante « chemin de Grande Randonnée GR » (balisage rouge/blanc récemment refait), permettant d’éviter le lapiaz (source de confusion avec de nombreux cairns mal placés) en venant de la cabane du Cap de la Baitch .

Les flèches vertes indiquent l’itinéraire depuis l’Abérouat et les flèches vertes sur fond blanc indiquent la variante pour passer devant la croix en bois peinte en blanc. 

Il existe une petite variante « chemin de Grande Randonnée GR » dont on parle peu sur les topos mais qui peut être intéressante pour certains. Elle évite le lapiaz ; elle varie aussi l’itinéraire entre l’aller et le retour.

Peu après avoir monté un escalier naturel au niveau d’un ressaut souvent occupé par un névé au printemps, on atteint un plateau herbeux au point d’altitude 2 015 m sur la carte IGN. A partir de ce point, le sentier principal indiqué sur la carte ci-dessus est uniquement cairné, jusqu’à la jonction avec le PR venant de la Pierre-St-Martin en aval du col des Anies. Cet itinéraire permet de passer au lac d’Anie, qui est plutôt une « mare », à sec en cette fin de juillet ; je suis passé à côté sans rien voir! On prend ce sentier à main gauche.

Sentier récemment balisé GR pour rejoindre au col des Anies le PR montant de la Pierre-St-Martin au pic d’Anie.

On peut l’ignorer pour continuer à main droite le sentier qui suit le bord d’une tourbière puis continue au pied du pic du Soum Couy. La peinture du balisage GR Rouge/blanc est récente (les traces d’une peinture bien plus ancienne ont quasiment disparu).

Ce balisage est fait depuis la cabane du Cap de la Baitch jusqu’au col des Anies (2 084 m) où il retrouve le PR (balisage jaune et aussi balisage simple rouge) venant de la Pierre-St-Martin. Ce balisage GR est absent de la dernière carte IGN 1547 OT de 2017 ou de plus anciennes (2014 et 2005), et de mon application Iphigénie. Sur la carte 1547 OT de 1991, c’était l’itinéraire de la Haute Route Pyrénéenne (H.R.P.) du col des Anies vers la cabane de Lacure, les Cayolars d’Anaye et le plateau de Sanchèse. Souvent décrit comme non balisé, le parcours de l’HRP l’est de moins en moins mais il est tracé sur les cartes 1:50 000 de la collection Rando Editions.

Dans tous les cas, le danger des Arres d’Anie vient du brouillard. Il peut se former sur place, on ne le voit pas toujours venir. L’orientation devient alors difficile. On s’aperçoit rapidement que dans les Arres, le plus court chemin n’est pas la ligne droite. Les fractures dans tous les sens et les trous visibles qu’au dernier moment peuvent rapidement devenir un handicap sinon un danger. On peut aussi avoir oublié « à quel cairn se vouer ».

PHOTOS DE LA SORTIE

La « croix blanche » des Arres d’Anie (une appellation personnelle), située à 2 225 m d’altitude, peut constituer à elle seule le but d’une sortie ; la vue sur la coupole caractéristique du pic d’Anie (2 504m), le pic du Soum Couy (2 315 m), le Pas d’Azuns (1 873 m) et les Orgues de Camplong,  le pic de Countendé (2 338 m), c’est déjà magnifique, bien que la vue depuis le sommet du pic soit sans doute époustouflante.

Elle représente un dénivelé de 845 m pour 13, 9 km A/R. Il vous restera encore 1h00 d’efforts soutenus (+/-, bien lire les topos disponibles) pour aller au sommet du pic, le premier sommet des Pyrénées dépassant les 2 500 m à partir de l’Océan. Il porte un deuxième nom en basque, le pic Ahunamendi. Certains le traduisent par la montagne aux chèvres, d’autres la montagne aux chevrettes, aux chevreaux, la montagne sacrée, etc. « Google traduction » ne se prononce pas et, faute de pouvoir le demander à un Basque, je préfèrerais à toutes ces versions la montagne aux isards (en fait, je n’ai pas trouvé de réponse sûre).

Dans ce désert érodé des Arres, on est surpris « d’entendre » le silence, à peine troublé par le bruit lointain d’un avion! Même pas un petit oiseau mais il faisait très chaud! La suite en photos :

Depuis le refuge de Labérouat – Le petit Billare (2 238m) devant le Billare (2 309 m). A leur droite, le vallon d’Anaye.

Panneau de direction du GR 10, après le refuge de Labérouat (1 450 m).

Une vue partielle des Orgues de Camplong depuis le GR 10, avant de rentrer dans la forêt (bois du Braca d’Azuns).

Dans le bois du Braca d’Azuns.

Une trouée dans la verdure – Les deux Billares avec à leur pied, le pic de la Brèque (1 530 m), constitués par des calcaires du Dévonien (ère Primaire) – Derrière la Brèque, un verrou et le vallon glaciaire d’Anaye – Puis le pic d’Anie en arrière-plan, le pic de Countendé à sa droite et le pic de Soum Couy, constitués par des calcaires du Crétacé supérieur (fin du Secondaire).

A la sortie du bois du Braca d’Azun – L’ancien glacier de Lescun a modelé une immense cuvette en forme de U délimitée à droite par la muraille des Orgues de Camplong. A gauche, le pic de Countendé se devine. En face, les falaises du pic du Soum Couy. La cabane d’Ardinet est cachée par le sapin le plus haut, à droite.  

En se retournant : les Orgues de Camplong (Crétacé supérieur), le toit de la cabane d’Ardinet dans la direction du chemin vers la forêt récemment traversée. A l’arrière-plan : le pic du Midi d’Ossau.

Cabane du Cap de la Baitch (1 689 m) – Le panneau de directions devant la cabane (photo issue d’une précédente sortie, sans occupants des lieux). La cabane est occupée durant l’été par le berger et sa famille. Ils sont là pour travailler ;  de la discrétion, le respect de leur travail et de leur intimité familiale, sont des comportements appréciés.

On peut leur acheter du fromage.

L’approvisionnement en eau derrière la cabane du berger. Juste après cette photo, le Border collie, un chien adorable, est allé chasser la vache en la tirant par la queue. Une scène cocasse que je me suis dispensé de prendre en photo, les autres vaches derrière moi commençant à s’agiter pour prêter main forte à « l’infortunée » qui s’avançait trop près de la cabane.

La cabane du Cap de la Baitch, photographiée de plus en plus haut après avoir pris la direction du pic d’Anie ; le GR 10 passe devant la cabane et monte au Pas d’Azuns (1 873 m), tout à gauche.

Le pic de Countendé – Le sentier bien tracé monte vers les éboulis et le ressaut au centre de la photo.

Le sentier longe le bord des éboulis du Countendé par la droite, puis vire à droite entre le névé et le bloc de schistes. 

Derrière moi, le paysage s’est (provisoirement) refermé. 

Après avoir remonté un escalier naturel au niveau d’un ressaut (présence d’un névé au printemps), on arrive sur un plateau herbeux où on découvre enfin la coupole caractéristique du pic d’Anie (2 504 m).

Point de la carte côte 2 015 m – A main droite, un sentier dont le balisage GR a été récemment refait, jusqu’au col des Anies (2 084 m). Je ne le prends pas.

Point de la carte côte 2 015 m – A main gauche dans la direction du pic de Countendé, je continue sur le sentier cairné qui se dirige vers les Arres et le pic d’Anie, en passant au lac d’Anie (2 042 m – à sec à cette période de l’année).

Après avoir pris de la hauteur, le panorama se dégage à nouveau. Le Pas d’Azuns, puis les Tourelles (en arrière-plan), les Orgues de Camplong avec le pic Oueillarisse (1 979 m) tout à droite (à l’arrière-plan, le Mail d’Eygarry – 1 960 m). A la bifurcation des sentiers, au niveau du randonneur : vers la gauche, direction le col des Anies en passant au bord de la tourbière ; à droite, mon sentier. Devant les Orgues, un promontoire facile d’accès offre un point de vue sur la vallée glaciaire. 

Le sentier, bien cairné pour l’instant depuis l’embranchement, va passer à gauche des deux pins à crochets qui ont eu le courage de pousser sur cet itinéraire de traversée des Arres. Petite remarque géologique :  on voit bien la discordance hercynienne dans le paysage, avec les calcaires du Crétacé supérieur de la fin de l’ère secondaire (« calcaires des canyons », de  couleur grise, – 100 Millions d’années) reposant directement sur le substrat de couleur marron clair de l’ancienne chaîne Hercynienne (schistes et calcaires du Dévonien et Carbonifère de l’ère Primaire, – 380 millions d’années).

Fichier précédent recadréAu premier-plan à droite, le seul pin à crochets à l’entrée des Arres (un second rabougri à sa droite) ; cerclé en rouge, le seul pin à crochets sur l’itinéraire dans les Arres. La pointe inférieure de l’étoile indique l’emplacement de la croix en bois, visible aux jumelles. A la croisée des flèches, on a un choix à faire avec des cairns dans deux directions. La flèche rouge/noire indique le sentier marqué sur la dernière carte IGN de 2017 et sur Iphigénie : il invite à s’engager tout droit dans un petit défilé étroit dont on ne voit pas de sortie et avec des cairns placés en hauteur. D’autres cairns à 90 degrés à main gauche matérialisés par les flèches rouges non remplies, invitent à contourner ce défilé : on passe alors devant la croix. 

Le pic de Countendé et la base des Arres d’Anie. La discordance hercynienne est nette.

Le panorama en se retournant, avant de rentrer dans les Arres.

Le pic du Soum Couy (« le mont Chauve »), peu fréquenté aujourd’hui, et le pin à crochets à la limite des Arres (celui de gauche est rabougri).

Devant, le sentier entre dans la rocaille des Arres d’Anie, avec le pic d’Anie en arrière-plan. Les cairns vont être nombreux mais parfois dans tous les sens! Le pin à crochets sur le promontoire supérieur au-dessus du cairn est le même que celui qui était cerclé de rouge sur une précédente photo, le seul des Arres. On peut aussi garder en tête l’emplacement de la croix.

Panorama en se retournant – Tout à droite, toujours le même pin à crochets à la limite des Arres.

Au centre, deux petits points caractéristiques, les pins à crochets précédemment cités, bien mieux visibles que les cairns.

Les cairns se fondent dans le paysage.

L’arrivée au replat (altitude 2 225 m). On aperçoit au loin à la base de la coupole du pic d’Anie un sentier qui monte et bifurque à gauche sous le névé : une variante pour chevronnés montant au pic? La voie normale d’accès au pic continue devant moi en direction du point bas de la courbe d’horizon sur la droite. C’est une sente cairnée qui rejoint le PR venant de la Pierre-St-Martin en aval du point de jonction matérialisé sur la carte IGN.

Panorama depuis le replat, dans le sens des aiguilles d’une montre : « la croix des Arres d’Anie ». Certains randonneurs pour le pic passent devant.

La sente bien visible remonte légèrement en contrebas de la ligne de crête vers le point central de la photo pour basculer de l’autre côté. Elle va rejoindre le sentier principal PR (balisé séparément en jaune et en rouge) venant du col des Anies. L’accès au sommet se fait par la face Ouest du pic.

Puis vers le Nord/Nord-Ouest, on reconnaît la forme pyramidale du pic d’Arlas (2 044 m), à cheval avec la Navarre (Espagne). A droite, le Soum Couy.

On continue avec le pic de Soum Couy et le Pas d’Azuns. A l’arrière-plan à gauche des Tourelles, le dôme vert du pic du Layens (1625 m).

Les falaises du Soum Couy, le Pas d’Azun, les Tourelles et le début des Orgues de Camplong.

Vers le pic de Countendé – Deux sacs à dos attendent sagement. 

Et enfin, retour vers la face Est du pic d’Anie.

La direction pour redescendre? Celle de la montée.

Les cairns se confondent dans la rocaille.

On se faufile parfois entre quelques gros blocs en s’aidant des mains.

Et toujours la silhouette familière des deux pins à crochets.

En direction du col des Anies.

A l’approche des pins à crochets, on est bientôt sorti des Arres. 

En vue de la cabane du Cap de la Baitch, un point de ravitaillement en eau bien apprécié (et éventuellement en fromage).

Puis l’entrée dans le bois du Braca d’Azuns, une oasis de fraîcheur pour bien clôturer cette chaude journée.

Pour des informations plus complètes sur la géologie des arres d’Anie : 

_http://www.aquitaineonline.com/tourisme-sud-ouest/partance-tourisme/4861-la-verna-salle-souterraine-du-pays-basque.html

_GEOVAL : http://geolval.fr/images/Geoval/sorties/2016/Sortie_10/2016_VERNA_livret_v3.pdf

_GEOVAL : https://www.geolval.fr/images/Geoval/site/nos_activites/geotourisme/2013/ot_lescun_2013.pdf

_GEOVAL : http://www.geolval.fr/images/Geoval/site/nos_activites/geotourisme/2015/tourelles_2015.pdf

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