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L’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys sillonné ( Ophrys sulcata ) – Pour voir la photo en plein écran, cliquez dessus.

L’Ophrys sillonné est une orchidée peu courante dans le Vic-Bilh, du moins à ma connaissance. Je ne connais que deux stations, dont une est maintenant sur une propriété privée et donc inaccessible.

La station libre d’accès comporte une vingtaine de pieds dispersés sur environ 500 m2. La première fleur est apparue le 5 mars. Cette orchidée n’est supposée fleurir qu’en avril et cela m’a fait douter pour avancer une identification. Ce pied est plus grand que la moyenne, 19 centimètres. Continue Reading..

L’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys de mars à Cadillon, le 18 février 2021 (ouverture en plein écran en cliquant sur la photo).

La végétation redémarre depuis quelques jours et la faune réagit aussi. Les grues ont entamé leur migration prénuptiale mais attention : elles ne savent pas anticiper la météo des prochains jours. Elle réagissent simplement à une horloge interne qui déclenche leur départ, lié au rapport des durées du jour et de la nuit (la photopériode).

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Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

La République des Pyrénées (26 octobre 1996) – Chantier de  restauration des pelouses à orchidées, avec les élèves des écoles primaires de Simacourbe et de Lalongue.

Le Vic-Bilh est une région de vignobles du Madiran et du Pacherenc situé dans le Nord-Est du Béarn. Son économie est essentiellement agricole et la viticulture est bien présente. J’ai découvert l’intérêt patrimonial des orchidées sauvages du Vic-Bilh au début des années 2010. Pour moi, l’orchidée était jusqu’alors une fleur « exotique » et je n’imaginais pas qu’il puisse en pousser dans la région.

Sur les coteaux de Cadillon – Une parcelle de vigne à gauche et une pelouse sèche en face.

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La neige dans le Vic-Bilh

La neige dans le Vic-Bilh

03 février 2015 – Les coteaux de Lembeye (chef-lieu de canton du Vic-Bilh) sous la neige. 

Il a neigé sur le Vic-Bilh ce 9 janvier. Domicilié à 300 mètres d’altitude devant la chaîne des Pyrénées, j’aime ces épisodes neigeux. Ils étaient bien plus rares dans mes Landes natales.

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QUELQUES DATES D’ENNEIGEMENT

10 janvier 2021 – La campagne du Vic-Bilh sous la neige.

Il neige en principe au moins une fois par an, en quantité modeste certes, mais cela me permet de l’apprécier. Le soleil (ou la pluie) prend vite le relais pour la faire disparaître, parfois même dans la journée. S’il gèle, elle peut rester un peu plus longtemps. Dans la plupart des cas, c’est plutôt un bon saupoudrage.

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Les lumières du soir vers le pic d’Anie, depuis le Vic-Bilh

Les lumières du soir vers le pic d’Anie, depuis le Vic-Bilh

02 Septembre – Le pic d’Anie culminant à 2 504 m et tout à droite, la pointe conique du pic d’Arlas (2 044 m), dominant La Pierre Saint-Martin.

11 Novembre – La silhouette familière et caractéristique du pic d’Arlas (2 044 m), depuis « la maison ».

Le pic d’Anie (2 504 m) et le pic d’Arlas (2 044 m) sont deux sommets béarnais caractéristiques, bien reconnaissables depuis ma maison dans le Vic-Bilh. Le premier, situé en vallée d’Aspe, est le plus haut sommet du cirque de Lescun. Les sommets qui l’entourent nécessitent de zoomer pour les identifier. Le cône du second domine La Pierre Saint-Martin, en vallée du Barétous. J’aime bien les photographier dès septembre et durant l’hiver ; certaines lumières du couchant sont magnifiques. En voici quelques photos :  Continue Reading..

Le Hibou des marais dans le Béarn. Témoignage d’une observation.

Le Hibou des marais dans le Béarn. Témoignage d’une observation.

Le Hibou des marais dans le Béarn
Une observation au Printemps 2020

Le Hibou des marais est un rapace que j’affectionne particulièrement. Bien que sa présence durant la mauvaise saison soit parfois signalée dans le Béarn, son observation reste peu courante. Cette soirée du 13 mars 2020, sa rencontre a été un coup de chance!

Celui par qui l’observation du Hibou des marais fut possible!

Alors que je rentrais à la maison après avoir couru les bois, je me suis attardé à la nuit tombée pour observer un brocard qui me narguait vers les dernières lumières du couchant! Et une ombre silencieuse passa devant mon téléobjectif : le Hibou des marais!

Je l’avais déjà aperçu un soir de novembre dernier, Continue Reading..

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur mâle, surveillant son territoire.

La Pie-grièche écorcheur

(Lanius collurio)

La Pie-grièche écorcheur femelle, collectant des brindilles d’herbe sèche pour son nid.

La Pie-grièche écorcheur est un passereau de taille moyenne, que je ne n’avais jamais rencontré jusqu’à un passé récent. Je ne connaissais son existence qu’au travers de mon intérêt pour la faune lors de mes recherches sur le web. J’étais tombé sur un article à son propos et c’est le mot « écorcheur » qui avait attiré mon attention ; il interpelle, tout de même!

06 mai 2016, région de Lalonquère – Ma toute première photo de la Pie-grièche écorcheur dans le Vic-Bilh.

Début mai 2016, je l’ai observée pour la première fois de ma vie et c’était dans le Vic-Bilh. Elle était posée sur un panneau indicateur d’une petite route de campagne près de chez moi ; c’était un mâle. Une découverte pour moi! L’année suivante, en 2017, j’ai suivi un couple au même endroit ; il est revenu en 2018 mais pas en 2019. En 2020, j’ai pu observer la présence de juvéniles avec leur mère.

24 avril 2020 – Une pie-grièche écorcheur mâle, dans le cirque de Lescun.

Cet oiseau est plutôt un oiseau de plaine. La montagne, en tant que biotope moins exposé à la régression de la polyculture et de l’élevage, constitue une excellente zone refuge de l’espèce. J’en vois régulièrement en vallée d’Aspe sur le plateau de Lhers (altitude moyenne 1 200 m) et autour du village de Lescun. Elle y est présente sans doute depuis longtemps mais je ne la recherchais pas. Depuis ma première rencontre, j’ai appris à la reconnaître à son profil caractéristique au bec crochu et à sa technique de chasse.

02 juillet 2020 – Dans le Val d’Azun, une femelle sur son poste de guet (altitude moyenne 1 300 m).

02 juillet 2020, toujours dans le Val d’Azun – Le mâle est à proximité.

Depuis qu’elle est arrivée dans le Vic-Bilh, je m’y intéresse de près, au point de lui consacrer ce petit article avec quelques-unes de mes photos.

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I- Présentation

Un mâle, sur une haie de ronces entre un champ de maïs et un champ de tournesols. 

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau bien atypique. Son nom, déjà, interpelle. Elle n’a rien d’une pie et le terme « écorcheur » lui donne une réputation barbare! En fait, cela lui vient de la technique de stockage pour ses proies, qu’elle empale sur les épines de certains arbustes comme l’aubépine ou sur des barbelés. Cette technique est essentiellement réservée au mâle. Elle ne s’applique qu’à ses proies les plus grosses, comme les gros insectes, les petits lézards et les micromammifères. Elle s’en sert alors comme d’un garde-manger pour les jours où la météo est moins propice à la présence d’insectes, ou pour les décortiquer plus facilement. Je n’ai pas personnellement encore observé cette particularité.

C’est une espèce migratrice transsaharienne. Elle arrive début mai et elle commence à repartir dès la mi-juillet vers son aire d’hivernage, dans les savanes et les steppes boisées situées du sud du Kenya à pratiquement tout le sud de l’Afrique. C’est selon le succès de la première ponte. En effet, une ponte de remplacement a généralement lieu si la première a échoué, par destruction ou abandon. Leur présence se raréfie progressivement et fin septembre, tout le monde est reparti. La migration a lieu de nuit et en solitaire! L’itinéraire est différent au printemps et à l’automne, avec une migration « en boucle ». Elle prend son temps pour le retour, car elle ne fait pas de réserves avant de quitter son lieu de reproduction. Elle trouve tout ce qu’il faut sur le trajet pour se ravitailler.

La Pie-grièche écorcheur est une espèce indicatrice d’un milieu campagnard riche et diversifié, avec des haies, des herbages et une population d’insectes abondante. Sa disparition d’un site est souvent un signe d’appauvrissement de l’ensemble de l’écosystème. L’espèce constitue ainsi une sentinelle de la qualité de nos milieux ruraux traditionnels.

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II- Description

28 mai 2017 – Découverte d’un deuxième site de reproduction potentielle à Lalonquère, à 1 100 mètres à vol d’oiseau du premier site. Le mâle, bien en vue, surveille les alentours. La femelle est à proximité.

La pie-grièche écorcheur possède un bec légèrement crochu. Sa livrée est très jolie et elle ne passe pas inaperçue. La mue complète du plumage a lieu avant la migration aller vers nos latitudes ; les oiseaux arrivent en plumage pré-nuptial. Le mâle a la tête et le croupion gris, un large bandeau oculaire noir, un dos marron tendant vers le roux, des ailes marron tendant vers le brun, un menton blanc et une poitrine rose saumoné.

30 mai 2017, 2ème site de Lalonquère – La femelle est plutôt discrète.

La femelle, légèrement plus petite, a un plumage différent, plus terne et moins contrasté. Le bandeau de la tête est plus discret et de la même couleur que le dos, de couleur brun-roux ; contrairement à celui du mâle, il ne rejoint pas le bec. La partie ventrale est d’un blanc jaunâtre sale à l’aspect écaillé de motifs noirs.

Le juvénile ressemble à la femelle, mais il est globalement plus terne avec un plumage écailleux sur le dos et la tête.

Un adulte mesure en moyenne 17-18 cm de longueur (une quinzaine de cm pour un moineau, par comparaison). Sa longévité est en moyenne de 4 à 6 ans.

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III- Son habitat

Les haies de ronces sont utiles!

La Pie-grièche écorcheur habite dans les milieux semi-ouverts de campagne cultivée (prairies de fauche, pâtures, talus enherbés), parsemés de haies et/ou de zones ponctuelles de buissons épais et épineux où elle peut nicher en sécurité. Elle occupe notamment le prunellier, l’aubépine et la ronce.

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IV- Son régime alimentaire

Ce mâle vient de capturer au sol un papillon de nuit, qu’il va achever à coups de bec en le maintenant fermement sur la branche avec sa patte gauche, avant de le consommer.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau de proie! Elle chasse à l’affût, en scrutant le sol à partir d’un perchoir situé le plus souvent entre 1 et 3 mètres de hauteur (poteaux, fils électriques, branches dénudées, piquets de clôture, …). Elle effectue parfois un vol stationnaire pour repérer et capturer ses proies, puis elle revient sur son perchoir. Son alimentation est constituée principalement de gros insectes mais elle capture aussi des micro-mammifères (campagnols, musaraignes), des grenouilles, des lézards et de jeunes passereaux.

Par beau temps, elle peut poursuivre des insectes en vol mais dans leur très grande majorité, les proies sont capturées au sol dans un environnement d’accès facile et consommées sur le poste de guet. Le territoire de chasse est restreint, essentiellement dans un rayon de 20/30 mètres environ autour du nid.

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V- La nidification

25 mai 2017 – Le « bandit masqué » au bec crochu d’oiseau de proie surveille son territoire !

Le mâle adulte arrive en premier et il se cantonne rapidement. Il montre de suite un comportement territorial très agressif envers les congénères, qui se relâchera après la fécondation de la femelle. Dans les jours qui suivent son retour, il se fait remarquer par ses cris caractéristiques pas vraiment mélodieux, perché bien en évidence à la cime des plus hauts arbustes qui parsèment son futur territoire. Sa surface n’est pas très grande, de 1 à 2 hectares en moyenne. Les femelles et les jeunes de l’année précédente arrivent un peu plus tard.

28 mai 2017, sur le 2ème site de Lalonquère – C’est la période des offrandes du mâle pour conquérir le cœur de sa belle. Il vient de plonger au sol pour ramener une sauterelle. La femelle attend sagement qu’il prépare la proie qui va lui être offerte et elle décidera alors de la suite à donner. C’était une belle soirée, avec beaucoup de moucherons dans l’air!

30 mai 2017 – La femelle est occupée à faire des allers/retours pour récupérer des brindilles d’herbe sèche pour son nid, situé à moins de trois mètres de là.

04 juin 2017 – La femelle du 2ème site de nidification sur une aubépine, un jour de pluie. « Cà n’arrange pas mes affaires pour pondre, ce temps ».

La femelle choisit son mâle qui va parader et faire des offrandes avant l’accouplement puis le mâle choisit le site du nid, qu’il va construire avec sa partenaire. Il apporte la plupart des matériaux et la femelle construit. Le nid se situe généralement à faible hauteur, 1,00 m à 1,50 m, dans un arbuste épineux qui va décourager les prédateurs éventuels. Les matériaux sont variés, tiges et brindilles, herbes, mousse. On peut aussi y trouver des bouts de ficelle, petits morceaux de papier,.. . La coupe est garnie d’éléments plus fins et doux comme de la laine de mouton, du crin. La femelle y pond de 4 à 6 œufs, dans les derniers jours de mai. Elle assure l’incubation qui dure entre 14 et 16 jours, puis les parents nourrissent les petits au nid jusqu’à l’âge de 15 jours environ. A l’envol, les jeunes pies-grièches sont nourris par leurs parents pour trois semaines encore.

Assez rapidement après l’émancipation des jeunes, à partir de la mi-juillet, la migration post-nuptiale débutera en direction de l’Afrique. La Pie-grièche écorcheur n’a le temps d’élever qu’une seule nichée par an. Les jeunes, après s’être dispersés au bout de 4 à 5 semaines, partiront en dernier, après les adultes. D’après des données de baguage, peu de jeunes seraient fidèles à leur site de naissance mais resteraient fidèles à leur région natale.

Les mâles adultes (les premiers à revenir au printemps) sont en principe très fidèles à leur territoire alors que les femelles seraient nettement moins liées à leur territoire précédent.

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VI- La population

Un mâle sur une aubépine.

C’est la pie-grièche la plus commune en France (et en Europe). En France, 120 000 à 360 000 couples se reproduisaient en 2000, dont 60 000 à 65 000 couples pour l’Auvergne. En 2015, elles ne seraient plus qu’entre 100 000 et 200 000 couples. Je n’ai pas trouvé d’information plus précise ou plus récente. L’espèce évite la zone strictement méditerranéenne, préférant des climats tempérés.

Les printemps et les étés froids et humides ont un effet négatif majeur sur les fluctuations d’effectifs, en liaison directe avec la diminution de la nourriture à base d’insectes. Le développement de la population constaté ces dernières années a sans doute été aidé par le réchauffement climatique global, favorable à un meilleur succès des nichées (à condition que l’habitat soit conservé, en qualité et en superficie).

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VII- Mise à jour 2021 et bilan de mes observations 

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7.1 Sur le premier site de Lalonquère :

Depuis ma toute première découverte de la Pie-grièche écorcheur à Lalonquère en mai 2016, je reviens chaque année au même endroit à la même période pour « prendre de ses nouvelles ».

Alors qu’elle était présente en 2017 et 2018, je ne l’ai pas vue en 2019 et j’ai été déçu. D’après une étude retrouvée dans la littérature, la femelle de la Pie-grièche ne reviendrait pas dans un secteur où la nidification a échoué. Serait-ce une explication?

En 2020, j’ai fait la connaissance et j’ai sympathisé avec le propriétaire des terres sur lesquelles un couple est revenu à nouveau nicher. Depuis qu’il est à la retraite, cet agriculteur a loué sa propriété où il continue à habiter. Les terres sont bien travaillées mais il me racontait que lorsqu’il s’en occupait lui-même, les haies étaient mieux tenues. Je lui ai alors raconté la raison de ma visite, tout en montrant mes photos : grâce à ses haies, cet oiseau rare (pour moi) revenait chaque année chez lui. Depuis, je regarde s’il est là quand je passe et j’aime bien m’arrêter pour échanger quelques mots.

La nidification 2020 a réussie et j’ai eu l’agréable surprise d’observer mes premiers juvéniles.

15 juillet 2020, sur le premier site de Lalonquère – Une femelle pie-grièche écorcheur et ses 2 jeunes, ou alors 3 juvéniles ensemble. A cause de la distance d’observation, je ne peux pas affirmer que la femelle fait partie du groupe.

15 juillet 2020, une autre scène photographiée au même moment : ces deux jeunes pies-grièches attendent sagement. Une troisième chasse à l’écart, ce qui me permet de penser qu’elle est peut-être la femelle. A cette distance, femelle et juvéniles se ressemblent.

Cette année 2021, un mâle est présent fin juin. Je l’ai observé à plusieurs reprises en train de chasser et il consomme ses proies. A cette période déjà avancée, la femelle peut être au nid. A suivre!

25 juin 2021, sur le premier site de Lalonquère – Un mâle est présent.

28 juin 2021, changement de décor sur le même site! Posé sur du jeune tournesol, le mâle précédent va intercepter une proie en plein vol!

Interception!

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7.2 Sur le deuxième site de Lalonquère :

Alors que j’avais observé en 2017 un couple prêt à nicher, je n’ai vu qu’un mâle en 2018, 2019 et 2020. Il est absent cette année 2021 ; le site semble avoir été déserté!

01 juin 2020 – Ma dernière observation sur le deuxième site à Lalonquère, un mâle.

Cependant, toujours cette année 2021, j’ai observé un mâle, seul et en train de chasser, à environ 300 mètres de ce 2ème site. Au vu de la date (28 juin), la femelle peut être au nid. Serait-ce le même couple qui a simplement changé de lieu de nidification? A suivre!

28 juin 2021 – Après plusieurs passages infructueux sur le 2ème site de Lalonquère, observation de ce mâle dans une haie à environ 300 mètres de là.  

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7.3 Nouveau site à la limite du Vic-Bilh, près du village de Lucarré :

Début juillet 2020, j’ai observé un couple à 4 700 mètres à vol d’oiseau du premier site de Lalonquère, près du village de Lucarré (à la retenue du Petit Lées).  Les deux oiseaux sont en action de chasse à proximité l’un de l’autre, par temps pluvieux. Il est possible qu’ils soient en train de nourrir des petits.

02 juillet 2020 – Observation d’un couple près du village de Lucarré (retenue du Petit Lées). Le mâle,…

02 juillet 2020 à Lucarré – … et la femelle, quelques dizaines de mètres plus loin que le mâle, dans une haie de ronces ceinturant un champ de blé mûr.

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7.4 L’année 2021 est très prometteuse :

En complément des observations faites sur les sites précédents, j’ai eu la surprise d’observer une femelle près de ma maison. Elle était posée à un endroit où je passe régulièrement depuis longtemps. Le fait qu’elle soit seule sur un site où je n’ai jamais observé de mâle, me fait penser qu’elle était probablement en cours de migration.

27 mai 2021 à 9h45 – Cette femelle pie-grièche écorcheur est près de ma maison. Elle surveille depuis cette ligne téléphonique une haie de ronces et de buissons épineux, où nichent régulièrement des bruants jaunes. 

Le 28 juin, à l’écart du village de Gerderest, j’ai aussi observé à plusieurs reprises un mâle, en train de chasser. Il se pose sur un arbre que je connais très bien car il sert de perchoir régulier à des faucons crécerelle. Une nouvelle découverte, à suivre!

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Au vu de mes récentes observations, je suis assez optimiste pour l’installation de cet oiseau atypique dans le Vic-Bilh. Cela ne tient qu’à la présence et la conservation d’un biotope favorable à sa présence, les haies de ronces et d’aubépine, dont l’importance peut être contenue en dehors de sa période de sa nidification. L’époque où on mettait le feu aux haies séparant les parcelles cultivées pour se débarrasser des ronces semble être révolue, malgré qu’il y ait encore quelques irréductibles.

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VIII- Les autres espèces de pies-grièches

Il existe quatre autres espèces de pie-grièche en France :

_ La Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis). Elle est migratrice partielle. On la trouve en particulier dans le Languedoc-Roussillon. Elle ressemble en plus petit à la Pie-grièche grise. On peut la confondre également avec la Pie-grièche à poitrine rose, mais elle n’a pas le bandeau noir sur le front.

La Pie-grièche méridionale. Je l’ai vu à plusieurs reprises mais jamais de suffisamment près. Je me contente donc de ce cliché, dont la netteté est altérée par la turbulence de l’air provoquée par la chaleur et le cadre pas très champêtre.

_ La Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Migratrice et de taille légèrement supérieure à « l’écorcheur » ; c’est la plus méridionale.

La Pie-grièche à tête rousse.

_ La Pie-grièche grise (Lanius excubitor). Migratrice partielle, elle est la plus grande de toutes, de la taille d’un merle (aucune photo personnelle disponible).

_ La Pie-grièche à poitrine rose. Grande migratrice et emblématique de l’Occitanie, le dernier couple en France, qui vivait dans l’Hérault, n’a pas réussi à se reproduire et a disparu en 2019! Hormis sa taille plus petite, elle ressemble à la Pie-grièche grise. Elle se caractérise par un large bandeau noir très net sur le front, surtout chez le mâle (aucune photo personnelle disponible).

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Article rédigé le 7 avril 2020 et mis à jour le 01 juillet 2021 à partir de mes photos, de constatations faites sur le terrain et de publications internet dont je cite les liens :

_ https://www.oiseaux.net/oiseaux/pie-grieche.ecorcheur.html

_ https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Pie-griecheecorcheur.pdf

_ http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNA_Lanius_2014-2018.pdf

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A bientôt, j’espère!

L’été chez les Chevreuils dans le Béarn

L’été chez les Chevreuils dans le Béarn

27 juillet 2019 – Combat sur la pelouse pendant le rut. Attention au bois dépourvu d’andouiller, c’est une arme « fatale » qui favorise la suprématie de son propriétaire! 

Que se passe-t’il en été chez les chevreuils

30 juillet 2019 – La première apparition des jumeaux!

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur le chevreuil. Il est l’un de mes animaux préférés pour sa finesse et son élégance. J’ai l’opportunité de côtoyer régulièrement toute une famille, grâce à la présence d’une pelouse que je laisse en friche. Les bêtes l’ont adoptée et viennent la visiter pour brouter de jeunes pousses d’acacias et autres, pour y faire la sieste et Continue Reading..

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Coucou gris juvénile – Observation du 4 août 2019.

Le Coucou gris

(Nom scientifique : Cuculus canorus)

Le Coucou gris est un migrateur strict, largement connu du grand public par son chant mais aussi méconnu par sa discrétion. Il est très commun et difficile à observer : c’est un oiseau solitaire (hors reproduction) et qui se montre très peu. Le chant du mâle permet parfois de le localiser et Continue Reading..

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

(Nom scientifique : Leiothrix lutea)

Informations générales

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon est un magnifique oiseau au chant mélodieux (mâle) originaire d’Asie du Sud-Est et non du Japon comme son nom commun le laisse imaginer. Introduit en France pour alimenter les volières d’ornement, on le trouve depuis quelques années à l’état sauvage. La colonie la plus importante se trouve Continue Reading..

Le Renard d’un soir

Le Renard d’un soir

 

Le renard d’un soir (5 000 iso ; 1/60 s ; focale minimum au téléobjectif).

Cette publication tranche avec mes habitudes : c’est l’histoire d’une seule photo, celle d’un bref instant de vie auprès d’un renard.

C’est le week-end de l’Ascension et nous avons droit à notre première vague de chaleur de l’année. Ce soir, il me vient l’envie d’aller à l’affût au coucher du soleil, au moment où le peuple de la Nuit s’apprête à courir la campagne. Ces moments sont toujours particuliers; la chaleur est retombée et il fait bon d’attendre une éventuelle bonne surprise, tout en écoutant Continue Reading..

Le printemps des chevreuils en Béarn

Le printemps des chevreuils en Béarn

Un vieux brocard en cours de mue (18 mai 2019) – Seule sa tête a le pelage d’été. Les mâles les plus âgés ont leurs bois en premier et leur pelage mue en dernier.

Quelques nouvelles des chevreuils
au printemps

« Je vole ».

Que s’est-il passé chez les chevreuils depuis le mois de mars?

Le mois d’avril est une période de bouleversement pour eux. La mue de printemps de leur pelage est en cours ; elle est impressionnante et leur apparence est celle d’un animal « malade ». J’ai déjà publié des photos d’illustration dans des articles précédents.

La plupart des mâles ont passé la mauvaise saison au sein d’une harde, qu’ils ont quitté au mois de mars pour mener une vie de solitaire jusqu’à Continue Reading..

Les bienfaits d’une pelouse en friche pour les chevreuils

Les bienfaits d’une pelouse en friche pour les chevreuils

Tous ces pissenlits pour elle!

Les bienfaits d’une pelouse en friche
pour les chevreuils

J’ai la chance d’habiter sur le territoire d’une chevrette qui a donné naissance à un faon, l’été dernier. J’ai été le témoin de beaucoup d’instants de vie, pendant un an.

Les naissances de faons ont lieu pour la plupart entre la mi-mai et la mi-juin. C’est alors que va naître une relation fusionnelle entre la mère et son (ses) petit(s). Dans les premiers jours et en cas de danger, la mère frappe le sol avec son sabot qui déclenche chez le faon le réflexe de se tapir sans bouger. Elle s’éloigne du nouveau-né afin de ne pas attirer l’attention Continue Reading..

Le mois de mars chez les chevreuils dans le Béarn – Le pelage mue

Le mois de mars chez les chevreuils dans le Béarn – Le pelage mue

De fin février au mois d’avril, les chevreuils perdent leurs poils d’hiver. D’abord les plus jeunes, suivis par leurs aînés. Ils tombent par touffes en commençant par la tête et le cou, puis les membres pour terminer par le tronc. Le pelage passe du gris foncé / brun, épais, au roux parfois vif, assez ras. Le changement d’épaisseur du pelage dans ce sens-là rend la mue de printemps très spectaculaire. Ces bêtes si sympathiques prennent alors une drôle d’allure. Habituellement photogéniques, elles ne sont plus à leur avantage pendant quelques jours.

Parti de bon matin photographier en billebaude, alors que je suivais un chemin entre un champ de luzerne et une terre fraîchement labourée, une chevrette immobile Continue Reading..

Balade au lac de Corbères (04 février 2019)

Balade au lac de Corbères (04 février 2019)

La solitude du Héron cendré.

Le lac de Corbères est une retenue collinaire du Vic-Bilh, utilisée pour l’irrigation du maïs. D’une superficie de 22 hectares, ce lac abrite des espèces autochtones nicheuses (colverts, hérons cendrés, grèbes huppés, martins pêcheurs, gallinules poule-d’eau, foulques macroule, cormorans, etc.), des hivernantes (sarcelles d’hiver, bécassines, vanneaux, etc.). 

Une colonie importante de hérons garde-boeufs fréquente les prairies à bétail aux abords du lac.

Il est une halte sur la route de la migration Continue Reading..

Le Hibou des marais (Asio flameus)

Le Hibou des marais (Asio flameus)

06 mars 2016 à 20:00 – Le Hibou des marais à Gayon, dans le Vic-Bilh (Béarn).

Le Hibou des marais 
Avec le témoignage de sa présence dans le Béarn

Le Hibou des marais est un oiseau de taille moyenne. Partiellement diurne, c’est l’un des rapaces nocturnes les plus visibles à observer de jour, car il chasse surtout au crépuscule et tôt le matin. Il a beaucoup de succès auprès des photographes animaliers.

C’est un nomade qui se déplace en fonction de l’abondance de ses proies préférées, les campagnols. 

Mes rencontres dans le Béarn

A ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer ce beau rapace à deux reprises dans le Béarn, près de chez moi. 

La première fois, c’était en bordure du vignoble du château de Gayon (Madiran et Pacherenc), le 6 mars 2016 – 19:50.

On était pratiquement à la nuit et il m’a surpris. Je me demandais ce que c’était. Les conditions pour l’immortaliser étaient mauvaises, le soleil était déjà couché. Heureusement, après quelques allées et venues, il m’est venu droit dessus et il s’est posé sur un piquet de vigne près de moi.Continue Reading..

Le Grand Paon de nuit

Le Grand Paon de nuit

Femelle à gauche, mâle à droite (reconnaissables aux antennes).

Le Grand Paon de nuit

(Nom scientifique : Saturnia pyri)

Le Grand Paon de nuit est le plus grand papillon d’Europe, d’une envergure remarquable. J’ai fait sa découverte récemment dans mon jardin du Vic-Bilh dans les Pyrénées-Atlantiques, par hasard, en nettoyant un massif de plantes envahi par des feuilles mortes poussées par le vent cet hiver, à proximité du verger. En fait, ils étaient deux, un mâle et une femelle, très discrets et que l’on confondait avec les feuilles.

N’ayant jamais eu l’opportunité de rencontrer ce papillon auparavant, je n’avais aucune information sur lui ; je me doutais seulement qu’il s’agissait de papillons de nuit. Leur envergure exceptionnelle m’a interpelé et je l’ai donc mesurée, en évitant de les perturber ou de les toucher : 151 millimètres chez la femelle ! Le mâle, bien réveillé, faisait vibrer ses ailes et je l’ai laissé tranquille.

Ce papillon doit son nom aux cercles de couleurs présents sur ses quatre ailes, les ocelles, rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons. Ces « yeux », comme chez d’autres papillons, ont un effet dissuasif pour se préserver des prédateurs. Je leur trouve personnellement un effet hypnotique. Il a un « cousin », le Petit Paon de nuit (Eudia pavonia), mais avec lequel on ne peut le confondre, celui-ci ne mesurant qu’entre 55 et 80 millimètres (le mâle est plus petit que la femelle). Continue Reading..