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la Genette d’Europe – Son observation dans le Béarn

la Genette d’Europe – Son observation dans le Béarn

Entre ombre et lumière, la Genette (que j’attendais plutôt sur le tronc d’arbre).

La Genette d’Europe
(Genetta genetta)

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J’ai le privilège de vivre dans l’environnement de la Genette d’Europe, appelée aussi la Genette commune. Je ne connaissais ce bel animal qu’au travers de mes lectures et il m’a toujours fasciné. Pour moi, il était simplement … inaccessible, jusqu’à ce que je le découvre un jour sur mon piège photographique. Quelle surprise et quel bonheur! Il est présent chez nous!Continue Reading..

Un peu de flore et faune en vallée d’Aspe

Un peu de flore et faune en vallée d’Aspe

Le pic Pétragème et les Aiguilles d’Ansabère. Au premier-plan à droite, le début du Dec de Lhurs.

Un peu de flore et faune en vallée d’Aspe (juin 2020)

Le Milan noir (Milvus migrans).

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J’ai retrouvé le plaisir des sorties en montagne. Cette publication regroupe pêle-mêle quelques photos prises ces derniers temps en vallée d’Aspe, un peu de flore, de faune et de paysages. Continue Reading..

Les dernières lueurs d’un soir d’été dans le Béarn

Les dernières lueurs d’un soir d’été dans le Béarn

Un brocard ayant évacué son excès de testostérone dans l’herbe de la jachère.

Lueurs du soir dans la luzerne
ou « Les bons moments de l’été en Béarn »

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L’apparition prudente d’un brocard que je connais bien. Le genre de photo que je préfère! 

Les belles soirées d’été ont commencé! C’est l’occasion d’aller prendre l’air dans la Nature au coucher du soleil. Le monde de la nuit s’est déjà réveillé et commence à se dégourdir les pattes et les ailes. Continue Reading..

Le Hibou des marais dans le Béarn. Témoignage d’une observation.

Le Hibou des marais dans le Béarn. Témoignage d’une observation.

Le Hibou des marais dans le Béarn
Une observation au Printemps 2020

Le Hibou des marais est un rapace que j’affectionne particulièrement. Bien que sa présence durant la mauvaise saison soit parfois signalée dans le Béarn, son observation reste peu courante. Cette soirée du 13 mars 2020, sa rencontre a été un coup de chance!

Celui par qui l’observation du Hibou des marais fut possible!

Alors que je rentrais à la maison après avoir couru les bois, je me suis attardé à la nuit tombée pour observer un brocard qui me narguait vers les dernières lumières du couchant! Et une ombre silencieuse passa devant mon téléobjectif : le Hibou des marais!

Je l’avais déjà aperçu un soir de novembre dernier, Continue Reading..

L’Homme se confine, la Nature se libère

L’Homme se confine, la Nature se libère

Le maître d’orchestre – « Coco », Faisan de Colchide.

L’Homme se confine, la Nature se libère

La parade amoureuse du Troglodyte mignon! Tous les jours, il nous a enchanté avec ses vocalises!

Le mardi 17 mars 2020 est une date particulière que l’on va garder à l’esprit pour longtemps à moins, bien sûr, que nous ayons « la mémoire courte ». Nous voilà retenus à domicile avec des déplacements restreints à l’essentiel. Ces mesures seront moins contraignantes à la campagne qu’en ville, dans la mesure où on vit mieux ces conditions-là dans un jardin que sur un balcon.

A partir de midi, les bruits engendrés par l’activité humaine ont considérablement diminué, pour ne pas dire disparu! Une atmosphère très particulière s’est rapidement installée, les rues sont devenues désertes : un moment inoubliable, Continue Reading..

La super Lune Rose du 7 Avril 2020

La super Lune Rose du 7 Avril 2020

La Super Lune Rose du 7 Avril 2020 (23h30)

Que cachait donc notre Super Lune, sous son intense lumière?

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2020, nous avons eu notre plus grosse pleine Lune de l’année. Elle était à sa distance la plus proche de la Terre, à 356.900 kilomètres. Elle devait être plus grosse de 7% environ mais elle était surtout 30% plus brillante que d’habitude. En fait, l’augmentation de sa taille Continue Reading..

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur mâle, surveillant son territoire.

La Pie-grièche écorcheur

(Lanius collurio)

La Pie-grièche écorcheur femelle, collectant des brindilles d’herbe sèche pour son nid.

La Pie-grièche écorcheur est un passereau de taille moyenne, que je ne n’avais jamais rencontré jusqu’à un passé récent. Je ne connaissais son existence qu’au travers de mon intérêt pour la faune lors de mes recherches sur le web. J’étais tombé sur un article à son propos et c’est le mot « écorcheur » qui avait attiré mon attention ; il interpelle, tout de même!

06 mai 2016, région de Lalonquère – Ma toute première photo de la Pie-grièche écorcheur dans le Vic-Bilh.

Début mai 2016, je l’ai observée pour la première fois de ma vie et c’était dans le Vic-Bilh. Elle était posée sur un panneau indicateur d’une petite route de campagne près de chez moi ; c’était un mâle. Une découverte pour moi! L’année suivante, en 2017, j’ai suivi un couple au même endroit ; il est revenu en 2018 mais pas en 2019. En 2020, j’ai pu observer la présence de juvéniles avec leur mère.

24 avril 2020 – Une pie-grièche écorcheur mâle, dans le cirque de Lescun.

Cet oiseau est plutôt un oiseau de plaine. La montagne, en tant que biotope moins exposé à la régression de la polyculture et de l’élevage, constitue une excellente zone refuge de l’espèce. J’en vois régulièrement en vallée d’Aspe sur le plateau de Lhers (altitude moyenne 1 200 m) et autour du village de Lescun. Elle y est présente sans doute depuis longtemps mais je ne la recherchais pas. Depuis ma première rencontre, j’ai appris à la reconnaître à son profil caractéristique au bec crochu et à sa technique de chasse.

02 juillet 2020 – Dans le Val d’Azun, une femelle sur son poste de guet (altitude moyenne 1 300 m).

02 juillet 2020, toujours dans le Val d’Azun – Le mâle est à proximité.

Depuis qu’elle est arrivée dans le Vic-Bilh, je m’y intéresse de près, au point de lui consacrer ce petit article avec quelques-unes de mes photos.

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I- Présentation

Un mâle, sur une haie de ronces entre un champ de maïs et un champ de tournesols. 

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau bien atypique. Son nom, déjà, interpelle. Elle n’a rien d’une pie et le terme « écorcheur » lui donne une réputation barbare! En fait, cela lui vient de la technique de stockage pour ses proies, qu’elle empale sur les épines de certains arbustes comme l’aubépine ou sur des barbelés. Cette technique est essentiellement réservée au mâle. Elle ne s’applique qu’à ses proies les plus grosses, comme les gros insectes, les petits lézards et les micromammifères. Elle s’en sert alors comme d’un garde-manger pour les jours où la météo est moins propice à la présence d’insectes, ou pour les décortiquer plus facilement. Je n’ai pas personnellement encore observé cette particularité.

C’est une espèce migratrice transsaharienne. Elle arrive début mai et elle commence à repartir dès la mi-juillet vers son aire d’hivernage, dans les savanes et les steppes boisées situées du sud du Kenya à pratiquement tout le sud de l’Afrique. C’est selon le succès de la première ponte. En effet, une ponte de remplacement a généralement lieu si la première a échoué, par destruction ou abandon. Leur présence se raréfie progressivement et fin septembre, tout le monde est reparti. La migration a lieu de nuit et en solitaire! L’itinéraire est différent au printemps et à l’automne, avec une migration « en boucle ». Elle prend son temps pour le retour, car elle ne fait pas de réserves avant de quitter son lieu de reproduction. Elle trouve tout ce qu’il faut sur le trajet pour se ravitailler.

La Pie-grièche écorcheur est une espèce indicatrice d’un milieu campagnard riche et diversifié, avec des haies, des herbages et une population d’insectes abondante. Sa disparition d’un site est souvent un signe d’appauvrissement de l’ensemble de l’écosystème. L’espèce constitue ainsi une sentinelle de la qualité de nos milieux ruraux traditionnels.

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II- Description

28 mai 2017 – Découverte d’un deuxième site de reproduction potentielle à Lalonquère, à 1 100 mètres à vol d’oiseau du premier site. Le mâle, bien en vue, surveille les alentours. La femelle est à proximité.

La pie-grièche écorcheur possède un bec légèrement crochu. Sa livrée est très jolie et elle ne passe pas inaperçue. La mue complète du plumage a lieu avant la migration aller vers nos latitudes ; les oiseaux arrivent en plumage pré-nuptial. Le mâle a la tête et le croupion gris, un large bandeau oculaire noir, un dos marron tendant vers le roux, des ailes marron tendant vers le brun, un menton blanc et une poitrine rose saumoné.

30 mai 2017, 2ème site de Lalonquère – La femelle est plutôt discrète.

La femelle, légèrement plus petite, a un plumage différent, plus terne et moins contrasté. Le bandeau de la tête est plus discret et de la même couleur que le dos, de couleur brun-roux ; contrairement à celui du mâle, il ne rejoint pas le bec. La partie ventrale est d’un blanc jaunâtre sale à l’aspect écaillé de motifs noirs.

Le juvénile ressemble à la femelle, mais il est globalement plus terne avec un plumage écailleux sur le dos et la tête.

Un adulte mesure en moyenne 17-18 cm de longueur (une quinzaine de cm pour un moineau, par comparaison). Sa longévité est en moyenne de 4 à 6 ans.

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III- Son habitat

Les haies de ronces sont utiles!

La Pie-grièche écorcheur habite dans les milieux semi-ouverts de campagne cultivée (prairies de fauche, pâtures, talus enherbés), parsemés de haies et/ou de zones ponctuelles de buissons épais et épineux où elle peut nicher en sécurité. Elle occupe notamment le prunellier, l’aubépine et la ronce.

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IV- Son régime alimentaire

Ce mâle vient de capturer au sol un papillon de nuit, qu’il va achever à coups de bec en le maintenant fermement sur la branche avec sa patte gauche, avant de le consommer.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau de proie! Elle chasse à l’affût, en scrutant le sol à partir d’un perchoir situé le plus souvent entre 1 et 3 mètres de hauteur (poteaux, fils électriques, branches dénudées, piquets de clôture, …). Elle effectue parfois un vol stationnaire pour repérer et capturer ses proies, puis elle revient sur son perchoir. Son alimentation est constituée principalement de gros insectes mais elle capture aussi des micro-mammifères (campagnols, musaraignes), des grenouilles, des lézards et de jeunes passereaux.

Par beau temps, elle peut poursuivre des insectes en vol mais dans leur très grande majorité, les proies sont capturées au sol dans un environnement d’accès facile et consommées sur le poste de guet. Le territoire de chasse est restreint, essentiellement dans un rayon de 20/30 mètres environ autour du nid.

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V- La nidification

25 mai 2017 – Le « bandit masqué » au bec crochu d’oiseau de proie surveille son territoire !

Le mâle adulte arrive en premier et il se cantonne rapidement. Il montre de suite un comportement territorial très agressif envers les congénères, qui se relâchera après la fécondation de la femelle. Dans les jours qui suivent son retour, il se fait remarquer par ses cris caractéristiques pas vraiment mélodieux, perché bien en évidence à la cime des plus hauts arbustes qui parsèment son futur territoire. Sa surface n’est pas très grande, de 1 à 2 hectares en moyenne. Les femelles et les jeunes de l’année précédente arrivent un peu plus tard.

28 mai 2017, sur le 2ème site de Lalonquère – C’est la période des offrandes du mâle pour conquérir le cœur de sa belle. Il vient de plonger au sol pour ramener une sauterelle. La femelle attend sagement qu’il prépare la proie qui va lui être offerte et elle décidera alors de la suite à donner. C’était une belle soirée, avec beaucoup de moucherons dans l’air!

30 mai 2017 – La femelle est occupée à faire des allers/retours pour récupérer des brindilles d’herbe sèche pour son nid, situé à moins de trois mètres de là.

04 juin 2017 – La femelle du 2ème site de nidification sur une aubépine, un jour de pluie. « Cà n’arrange pas mes affaires pour pondre, ce temps ».

La femelle choisit son mâle qui va parader et faire des offrandes avant l’accouplement puis le mâle choisit le site du nid, qu’il va construire avec sa partenaire. Il apporte la plupart des matériaux et la femelle construit. Le nid se situe généralement à faible hauteur, 1,00 m à 1,50 m, dans un arbuste épineux qui va décourager les prédateurs éventuels. Les matériaux sont variés, tiges et brindilles, herbes, mousse. On peut aussi y trouver des bouts de ficelle, petits morceaux de papier,.. . La coupe est garnie d’éléments plus fins et doux comme de la laine de mouton, du crin. La femelle y pond de 4 à 6 œufs, dans les derniers jours de mai. Elle assure l’incubation qui dure entre 14 et 16 jours, puis les parents nourrissent les petits au nid jusqu’à l’âge de 15 jours environ. A l’envol, les jeunes pies-grièches sont nourris par leurs parents pour trois semaines encore.

Assez rapidement après l’émancipation des jeunes, à partir de la mi-juillet, la migration post-nuptiale débutera en direction de l’Afrique. La Pie-grièche écorcheur n’a le temps d’élever qu’une seule nichée par an. Les jeunes, après s’être dispersés au bout de 4 à 5 semaines, partiront en dernier, après les adultes. D’après des données de baguage, peu de jeunes seraient fidèles à leur site de naissance mais resteraient fidèles à leur région natale.

Les mâles adultes (les premiers à revenir au printemps) sont en principe très fidèles à leur territoire alors que les femelles seraient nettement moins liées à leur territoire précédent.

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VI- La population

Un mâle sur une aubépine.

C’est la pie-grièche la plus commune en France (et en Europe). En France, 120 000 à 360 000 couples se reproduisaient en 2000, dont 60 000 à 65 000 couples pour l’Auvergne. En 2015, elles ne seraient plus qu’entre 100 000 et 200 000 couples. Je n’ai pas trouvé d’information plus précise ou plus récente. L’espèce évite la zone strictement méditerranéenne, préférant des climats tempérés.

Les printemps et les étés froids et humides ont un effet négatif majeur sur les fluctuations d’effectifs, en liaison directe avec la diminution de la nourriture à base d’insectes. Le développement de la population constaté ces dernières années a sans doute été aidé par le réchauffement climatique global, favorable à un meilleur succès des nichées (à condition que l’habitat soit conservé, en qualité et en superficie).

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VII- Mise à jour 2021 et bilan de mes observations 

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7.1 Sur le premier site de Lalonquère :

Depuis ma toute première découverte de la Pie-grièche écorcheur à Lalonquère en mai 2016, je reviens chaque année au même endroit à la même période pour « prendre de ses nouvelles ».

Alors qu’elle était présente en 2017 et 2018, je ne l’ai pas vue en 2019 et j’ai été déçu. D’après une étude retrouvée dans la littérature, la femelle de la Pie-grièche ne reviendrait pas dans un secteur où la nidification a échoué. Serait-ce une explication?

En 2020, j’ai fait la connaissance et j’ai sympathisé avec le propriétaire des terres sur lesquelles un couple est revenu à nouveau nicher. Depuis qu’il est à la retraite, cet agriculteur a loué sa propriété où il continue à habiter. Les terres sont bien travaillées mais il me racontait que lorsqu’il s’en occupait lui-même, les haies étaient mieux tenues. Je lui ai alors raconté la raison de ma visite, tout en montrant mes photos : grâce à ses haies, cet oiseau rare (pour moi) revenait chaque année chez lui. Depuis, je regarde s’il est là quand je passe et j’aime bien m’arrêter pour échanger quelques mots.

La nidification 2020 a réussie et j’ai eu l’agréable surprise d’observer mes premiers juvéniles.

15 juillet 2020, sur le premier site de Lalonquère – Une femelle pie-grièche écorcheur et ses 2 jeunes, ou alors 3 juvéniles ensemble. A cause de la distance d’observation, je ne peux pas affirmer que la femelle fait partie du groupe.

15 juillet 2020, une autre scène photographiée au même moment : ces deux jeunes pies-grièches attendent sagement. Une troisième chasse à l’écart, ce qui me permet de penser qu’elle est peut-être la femelle. A cette distance, femelle et juvéniles se ressemblent.

Cette année 2021, un mâle est présent fin juin. Je l’ai observé à plusieurs reprises en train de chasser et il consomme ses proies. A cette période déjà avancée, la femelle peut être au nid. A suivre!

25 juin 2021, sur le premier site de Lalonquère – Un mâle est présent.

28 juin 2021, changement de décor sur le même site! Posé sur du jeune tournesol, le mâle précédent va intercepter une proie en plein vol!

Interception!

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7.2 Sur le deuxième site de Lalonquère :

Alors que j’avais observé en 2017 un couple prêt à nicher, je n’ai vu qu’un mâle en 2018, 2019 et 2020. Il est absent cette année 2021 ; le site semble avoir été déserté!

01 juin 2020 – Ma dernière observation sur le deuxième site à Lalonquère, un mâle.

Cependant, toujours cette année 2021, j’ai observé un mâle, seul et en train de chasser, à environ 300 mètres de ce 2ème site. Au vu de la date (28 juin), la femelle peut être au nid. Serait-ce le même couple qui a simplement changé de lieu de nidification? A suivre!

28 juin 2021 – Après plusieurs passages infructueux sur le 2ème site de Lalonquère, observation de ce mâle dans une haie à environ 300 mètres de là.  

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7.3 Nouveau site à la limite du Vic-Bilh, près du village de Lucarré :

Début juillet 2020, j’ai observé un couple à 4 700 mètres à vol d’oiseau du premier site de Lalonquère, près du village de Lucarré (à la retenue du Petit Lées).  Les deux oiseaux sont en action de chasse à proximité l’un de l’autre, par temps pluvieux. Il est possible qu’ils soient en train de nourrir des petits.

02 juillet 2020 – Observation d’un couple près du village de Lucarré (retenue du Petit Lées). Le mâle,…

02 juillet 2020 à Lucarré – … et la femelle, quelques dizaines de mètres plus loin que le mâle, dans une haie de ronces ceinturant un champ de blé mûr.

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7.4 L’année 2021 est très prometteuse :

En complément des observations faites sur les sites précédents, j’ai eu la surprise d’observer une femelle près de ma maison. Elle était posée à un endroit où je passe régulièrement depuis longtemps. Le fait qu’elle soit seule sur un site où je n’ai jamais observé de mâle, me fait penser qu’elle était probablement en cours de migration.

27 mai 2021 à 9h45 – Cette femelle pie-grièche écorcheur est près de ma maison. Elle surveille depuis cette ligne téléphonique une haie de ronces et de buissons épineux, où nichent régulièrement des bruants jaunes. 

Le 28 juin, à l’écart du village de Gerderest, j’ai aussi observé à plusieurs reprises un mâle, en train de chasser. Il se pose sur un arbre que je connais très bien car il sert de perchoir régulier à des faucons crécerelle. Une nouvelle découverte, à suivre!

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Au vu de mes récentes observations, je suis assez optimiste pour l’installation de cet oiseau atypique dans le Vic-Bilh. Cela ne tient qu’à la présence et la conservation d’un biotope favorable à sa présence, les haies de ronces et d’aubépine, dont l’importance peut être contenue en dehors de sa période de sa nidification. L’époque où on mettait le feu aux haies séparant les parcelles cultivées pour se débarrasser des ronces semble être révolue, malgré qu’il y ait encore quelques irréductibles.

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VIII- Les autres espèces de pies-grièches

Il existe quatre autres espèces de pie-grièche en France :

_ La Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis). Elle est migratrice partielle. On la trouve en particulier dans le Languedoc-Roussillon. Elle ressemble en plus petit à la Pie-grièche grise. On peut la confondre également avec la Pie-grièche à poitrine rose, mais elle n’a pas le bandeau noir sur le front.

La Pie-grièche méridionale. Je l’ai vu à plusieurs reprises mais jamais de suffisamment près. Je me contente donc de ce cliché, dont la netteté est altérée par la turbulence de l’air provoquée par la chaleur et le cadre pas très champêtre.

_ La Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Migratrice et de taille légèrement supérieure à « l’écorcheur » ; c’est la plus méridionale.

La Pie-grièche à tête rousse.

_ La Pie-grièche grise (Lanius excubitor). Migratrice partielle, elle est la plus grande de toutes, de la taille d’un merle (aucune photo personnelle disponible).

_ La Pie-grièche à poitrine rose. Grande migratrice et emblématique de l’Occitanie, le dernier couple en France, qui vivait dans l’Hérault, n’a pas réussi à se reproduire et a disparu en 2019! Hormis sa taille plus petite, elle ressemble à la Pie-grièche grise. Elle se caractérise par un large bandeau noir très net sur le front, surtout chez le mâle (aucune photo personnelle disponible).

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Article rédigé le 7 avril 2020 et mis à jour le 01 juillet 2021 à partir de mes photos, de constatations faites sur le terrain et de publications internet dont je cite les liens :

_ https://www.oiseaux.net/oiseaux/pie-grieche.ecorcheur.html

_ https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Pie-griecheecorcheur.pdf

_ http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNA_Lanius_2014-2018.pdf

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A bientôt, j’espère!

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal, reconnaissable à sa queue roux vif et échancrée qui lui sert de gouvernail.

Le Milan royal dans les Pyrénées

(Milvus milvus)

Le Milan royal est un rapace que j’affectionne particulièrement. Il est facile à reconnaître. Son plumage est châtain-roux, sa tête est gris pâle rayée de petits filets noirs. Sa queue, bien échancrée, est de de couleur roux vif. La base de son bec et ses yeux sont jaunes, ainsi Continue Reading..

Le Tichodrome échelette, l’oiseau papillon

Le Tichodrome échelette, l’oiseau papillon

« L’oiseau papillon, vu de dessous ».

Le tichodrome échelette (Tichodroma muraria)

Son observation dans le Haut-Béarn

Le « Papillon » remonte la paroi en écartant ses ailes.

Le Tichodrome échelette est un petit bijou de la Nature. Son observation dans le Haut-Béarn sur son lieu d’hivernage a été pour moi un véritable privilège. J’en rêvais depuis longtemps. Et le rêve s’est enfin réalisé! J’avais déjà essayé d’aller à sa rencontre en haute montagne, sans succès jusqu’à présent. C’est avant tout un oiseau qui se mérite. Minuscule et très discret,Continue Reading..

A la rencontre des isards en vallée d’Ossau (février 2020)

A la rencontre des isards en vallée d’Ossau (février 2020)

Trois femelles et un chevreau (debout) né en mai dernier, se reposent sur les hauteurs.

A la rencontre des isards

Vallée d’Ossau (11 février 2020)

Cet hiver 2019-2020 est exceptionnel. Entre décembre et janvier, la barre des 15°C a été régulièrement dépassée sur une bonne partie de la France, notamment dans le Sud-Ouest. Le dimanche 2 et lundi 3 février 2020, on a eu une température de 25.2°C à Pau et 27.8°C à Cambo-les-Bains. Un autre record absolu depuis 1900 a eu lieu le dimanche 16 février où une valeur de 28.3°C a été enregistrée à Oloron! L’atmosphère est également particulièrement douce en montagne. L’isotherme 0°C remonte à des altitudes impensables il y a encore quelques années pour une saison hivernale. Les températures relevées à 1500 mètres d’altitude en cette première quinzaine de février n’ont jamais été aussi élevées depuis 30 ans. A ce jour, il n’y a plus de neige naturelle en-dessous de 1 800 mètres.

Les isards profitent de cette douceur Continue Reading..

Le Cygne tuberculé – Son observation en cours de migration dans le Béarn

Le Cygne tuberculé – Son observation en cours de migration dans le Béarn

Lac de Bassillon – Cygnes tuberculés de passage. Apparemment, 2 couples au plumage blanc et cinq immatures avec quelques plumes encore grises (20 octobre 2019).

Le Cygne tuberculé à l’état sauvage

Une observation dans le nord-est du Béarn

Lac de Bassillon (04 novembre 2019). Deux cygnes tuberculés adultes avec au centre, un immature.

Le Cygne tuberculé (Cygnus olor) est un oiseau pour lequel je n’avais pas d’empathie particulière. Très commun et largement répandu, il a été longtemps pour moi un simple oiseau d’ornement des plans d’eau aménagés et des jardins publics. Un bel oiseau certes, mais qui mène une petite vie tranquille sans efforts! J’ai été surpris de le rencontrer sur un lac collinaire du Vic-Bilh, le lac de Bassillon, et cela m’a incité Continue Reading..

Le Torcol fourmilier – Une observation dans le Vic-Bilh

Le Torcol fourmilier – Une observation dans le Vic-Bilh

09 novembre 2019 à 15h00 – Un Torcol familier dans le Vic-Bilh, probablement en cours de migration. Il m’a fallu un bon moment pour le localiser et réussir une mise au point. Ce cliché sert uniquement à témoigner de sa présence chez nous. Pour une meilleure connaissance de cette espèce, de nombreuses photos sont disponibles sur internet.

Le Torcol fourmilier

(Jynx torquilla)

Je viens de rencontrer mon premier Torcol fourmilier, dans la région de Gerderest, un petit village du Vic-Bilh. Il se tenait dans une haie en bordure d’une prairie occupée par des vaches, entourée d’une forêt de chênes et de pins. Après un été et un début d’automne très secs, il a bien plu ces derniers jours avec un épisode neigeux important en montagne (jusqu’à 1m00 de neige à l’ouest des Pyrénées). Cette nuit, j’ai entendu passer des grues Continue Reading..

Le Cerf élaphe dans les Pyrénées – Son origine et la population

Le Cerf élaphe dans les Pyrénées – Son origine et la population

Le Cerf élaphe dans les Pyrénées

Origine de l’espèce, aperçu sur sa population

Un mâle dans la force de l’âge. 

Le Cerf élaphe (Cervus elaphus) est le plus grand mammifère sauvage que l’on puisse trouver en France, à l’exception de l’ours. Il était à l’origine une espèce de milieux ouverts devenue forestière avec l’augmentation de l’activité humaine. On le retrouve aujourd’hui dans les massifs boisés très étendus, d’autant plus s’ils sont peu fréquentés par l’homme. Le mâle ou cerf est un animal majestueux Continue Reading..

La bâche d’ensilage, « un envers du décor » – Septembre 2019

La bâche d’ensilage, « un envers du décor » – Septembre 2019

Triste spectacle que ces bâches et ficelles emportées dans le lit de ce ruisseau où elles ont été « oubliées » !

La bâche plastique d’ensilage

ou la pollution d’un petit ruisseau du Vic-Bilh

Enfin propre, et … naturel après quelques efforts!

L’ensilage a permis l’industrialisation de l’agriculture et l’élevage dense, hors sol. Cette technique de conservation a connu un essor significatif dans notre pays dès la fin des années 60 associé à celui du machinisme agricole et au développement de la culture du maïs. La conservation de l’herbe par ensilage s’est développée avec l’intensification de la production fourragère, afin d’optimiser sa gestion annuelle.

Les films de bâche d’ensilage pour la couverture de tas de fourrage sont devenus Continue Reading..

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Coucou gris juvénile – Observation du 4 août 2019.

Le Coucou gris

(Nom scientifique : Cuculus canorus)

Le Coucou gris est un migrateur strict, largement connu du grand public par son chant mais aussi méconnu par sa discrétion. Il est très commun et difficile à observer : c’est un oiseau solitaire (hors reproduction) et qui se montre très peu. Le chant du mâle permet parfois de le localiser et Continue Reading..

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

(Nom scientifique : Leiothrix lutea)

Informations générales

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon est un magnifique oiseau au chant mélodieux (mâle) originaire d’Asie du Sud-Est et non du Japon comme son nom commun le laisse imaginer. Introduit en France pour alimenter les volières d’ornement, on le trouve depuis quelques années à l’état sauvage. La colonie la plus importante se trouve Continue Reading..

Le printemps des chevreuils en Béarn

Le printemps des chevreuils en Béarn

Un vieux brocard en cours de mue (18 mai 2019) – Seule sa tête a le pelage d’été. Les mâles les plus âgés ont leurs bois en premier et leur pelage mue en dernier.

Quelques nouvelles des chevreuils
au printemps

« Je vole ».

Que s’est-il passé chez les chevreuils depuis le mois de mars?

Le mois d’avril est une période de bouleversement pour eux. La mue de printemps de leur pelage est en cours ; elle est impressionnante et leur apparence est celle d’un animal « malade ». J’ai déjà publié des photos d’illustration dans des articles précédents.

La plupart des mâles ont passé la mauvaise saison au sein d’une harde, qu’ils ont quitté au mois de mars pour mener une vie de solitaire jusqu’à Continue Reading..

Le mois de mars chez les chevreuils dans le Béarn – Le pelage mue

Le mois de mars chez les chevreuils dans le Béarn – Le pelage mue

De fin février au mois d’avril, les chevreuils perdent leurs poils d’hiver. D’abord les plus jeunes, suivis par leurs aînés. Ils tombent par touffes en commençant par la tête et le cou, puis les membres pour terminer par le tronc. Le pelage passe du gris foncé / brun, épais, au roux parfois vif, assez ras. Le changement d’épaisseur du pelage dans ce sens-là rend la mue de printemps très spectaculaire. Ces bêtes si sympathiques prennent alors une drôle d’allure. Habituellement photogéniques, elles ne sont plus à leur avantage pendant quelques jours.

Parti de bon matin photographier en billebaude, alors que je suivais un chemin entre un champ de luzerne et une terre fraîchement labourée, une chevrette immobile Continue Reading..

Le Courlis cendré (Numenius arquata)

Le Courlis cendré (Numenius arquata)

Le Courlis cendré 

Son observation au lac de L’Ayguelongue (Béarn)

Son habitat, régime alimentaire, reproduction et population

04 Février 2019-17:30 – L’amont du lac de l’Ayguelongue orienté nord-sud avec une vue sur l’Ossau enneigé

(cliché pris depuis la partie est de la digue).

Le lac de l’Ayguelongue ou d’Ayguelongue est une retenue collinaire d’une soixantaine d’hectares crée en 1999 et situé dans le Béarn (Pyrénées Atlantiques), sur les communes de Momas et de Mazerolles. Il fait partie des retenues gérées par l’Institution Adour.

Le niveau du lac varie suivant les périodes de l’année. En ce moment, début février, son déversoir donne à plein régime. Les espèces participant à la migration de printemps ont très peu d’opportunités pour se poser, à part les abords ou sur les deux petits îlots qui sont colonisés par des espèces sédentaires comme les hérons garde-boeufs, les hérons cendrés, des cormorans etc. On n’observe essentiellement à cette période que des migrateurs se posant sur l’eau, colverts, sarcelles d’hiver … et un petit groupes d’oies qui sont là depuis au moins octobre dernier. Une liste assez complète des espèces remarquables de ce lac est en fin de publication.

Avec l’arrosage du maïs à partir de juin/juillet, le niveau va baisser, ce qui dégage de grandes vasières très favorables aux limicoles de passage qui entament leur migration vers le sud. Durant la période de juillet à octobre, de nombreuses espèces peuvent y être observées. Continue Reading..

L’Elanion blanc (Elanus caeruleus)

L’Elanion blanc (Elanus caeruleus)

L’élanion blanc adulte.

L’Elanion blanc
(Nom scientifique : Elanus caeruleus)
Sa présence dans le Vic-Bilh

Un élanion blanc juvénile.

Description

L’Elanion blanc est un petit rapace que je rencontre de plus en plus souvent dans le Vic-Bilh. On le reconnaît aisément. Il est gris et blanc avec le haut des ailes noir et les yeux rouge foncé. La tête est blanche, avec un petit masque noir autour de l’œil. Je lui trouve un air sévère. Les deux sexes sont semblables. Continue Reading..

Le Hibou des marais (Asio flameus)

Le Hibou des marais (Asio flameus)

06 mars 2016 à 20:00 – Le Hibou des marais à Gayon, dans le Vic-Bilh (Béarn).

Le Hibou des marais 
Avec le témoignage de sa présence dans le Béarn

Le Hibou des marais est un oiseau de taille moyenne. Partiellement diurne, c’est l’un des rapaces nocturnes les plus visibles à observer de jour, car il chasse surtout au crépuscule et tôt le matin. Il a beaucoup de succès auprès des photographes animaliers.

C’est un nomade qui se déplace en fonction de l’abondance de ses proies préférées, les campagnols. 

Mes rencontres dans le Béarn

A ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer ce beau rapace à deux reprises dans le Béarn, près de chez moi. 

La première fois, c’était en bordure du vignoble du château de Gayon (Madiran et Pacherenc), le 6 mars 2016 – 19:50.

On était pratiquement à la nuit et il m’a surpris. Je me demandais ce que c’était. Les conditions pour l’immortaliser étaient mauvaises, le soleil était déjà couché. Heureusement, après quelques allées et venues, il m’est venu droit dessus et il s’est posé sur un piquet de vigne près de moi.Continue Reading..

Le Grand Paon de nuit

Le Grand Paon de nuit

Femelle à gauche, mâle à droite (reconnaissables aux antennes).

Le Grand Paon de nuit

(Nom scientifique : Saturnia pyri)

Le Grand Paon de nuit est le plus grand papillon d’Europe, d’une envergure remarquable. J’ai fait sa découverte récemment dans mon jardin du Vic-Bilh dans les Pyrénées-Atlantiques, par hasard, en nettoyant un massif de plantes envahi par des feuilles mortes poussées par le vent cet hiver, à proximité du verger. En fait, ils étaient deux, un mâle et une femelle, très discrets et que l’on confondait avec les feuilles.

N’ayant jamais eu l’opportunité de rencontrer ce papillon auparavant, je n’avais aucune information sur lui ; je me doutais seulement qu’il s’agissait de papillons de nuit. Leur envergure exceptionnelle m’a interpelé et je l’ai donc mesurée, en évitant de les perturber ou de les toucher : 151 millimètres chez la femelle ! Le mâle, bien réveillé, faisait vibrer ses ailes et je l’ai laissé tranquille.

Ce papillon doit son nom aux cercles de couleurs présents sur ses quatre ailes, les ocelles, rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons. Ces « yeux », comme chez d’autres papillons, ont un effet dissuasif pour se préserver des prédateurs. Je leur trouve personnellement un effet hypnotique. Il a un « cousin », le Petit Paon de nuit (Eudia pavonia), mais avec lequel on ne peut le confondre, celui-ci ne mesurant qu’entre 55 et 80 millimètres (le mâle est plus petit que la femelle). Continue Reading..