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Le Hibou des marais (Asio flameus)

Le Hibou des marais (Asio flameus)

06 mars 2016 à 20:00 – Le Hibou des marais à Gayon, dans le Vic-Bilh (Béarn).

Le Hibou des marais 
Avec le témoignage de sa présence dans le Béarn

Le Hibou des marais est un oiseau de taille moyenne. Partiellement diurne, c’est l’un des rapaces nocturnes les plus visibles à observer de jour, car il chasse surtout au crépuscule et tôt le matin. Il a beaucoup de succès auprès des photographes animaliers.

C’est un nomade qui se déplace en fonction de l’abondance de ses proies préférées, les campagnols. 

Mes rencontres dans le Béarn

A ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer ce beau rapace à deux reprises dans le Béarn, près de chez moi. 

La première fois, c’était en bordure du vignoble du château de Gayon (Madiran et Pacherenc), le 6 mars 2016 – 19:50.

On était pratiquement à la nuit et il m’a surpris. Je me demandais ce que c’était. Les conditions pour l’immortaliser étaient mauvaises, le soleil était déjà couché. Heureusement, après quelques allées et venues, il m’est venu droit dessus et il s’est posé sur un piquet de vigne près de moi.Continue Reading..

Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Le Cincle plongeur

Le compagnon des pêcheurs

Lors d’une randonnée automnale dans la vallée d’Ossau et occupé à photographier un oiseau dans le lit d’un gave sur le plateau de Bious, une amie m’observait de loin. Plus tard, elle m’a demandé ce que j’avais vu et je lui ai alors parlé du Cincle plongeur. Finalement, elle m’a donné l’idée d’écrire un article sur cet oiseau fascinant et je l’en remercie.Continue Reading..

La Grande Outarde ou Outarde barbue (Villafafila – Castilla Y Léon)

La Grande Outarde ou Outarde barbue (Villafafila – Castilla Y Léon)

La Grande Outarde ou Outarde barbue
( Avutarda Común – Great Bustard )
(Nom scientifique : Otis tarda)

L’Outarde barbue est un oiseau tout simplement magnifique, que l’on peut observer facilement en Espagne dans les plaines de Villafáfila en Castille-et-Léon, au-dessus de Zamora. J’en ai entendu parler pour la première fois en avril 2017 pendant un séjour naturaliste en Estrémadure, lors d’une conversation entre deux ornithologues. L’un était italien et l’autre français ; c’était au cours d’un repas pris ensemble dans un restaurant accueillant à cette époque de l’année pas mal d’étrangers passionnés d’oiseaux de toutes sortes. Quand j’ai vu l’oiseau apparaître sur l’écran du reflex, j’ai été définitivement conquis ! Quelques jours plus tard, j’allais leur rendre visite sur le chemin de retour en France. J’y suis de nouveau revenu en mai 2018 et j’espère bien encore y revenir. Cet oiseau vaut le voyage. La meilleure époque pour leur rendre visite est celle correspondant à leur parade nuptiale, qui a lieu normalement la deuxième quinzaine du mois d’avril pour Villafáfila (elle varie suivant les régions d’Espagne). Elle peut aussi glisser de quelques jours en fonction des conditions météorologiques. En 2017 année de grande sécheresse, elle était terminée lors de mon passage le 30 avril mais j’ai pu encore observer de jolis groupes sans aucune parade, une soixantaine d’individus au total dont une volée d’une vingtaine d’oiseaux. Les lagunes étaient à sec. En 2018, la parade a été retardée à cause d’un printemps pluvieux. Elle était à ses débuts le 01 mai et j’ai pu faire de belles observations. Par contre, le Hibou des marais (Asio flammeus) qui était présent en 2017, n’était pas revenu en 2018 : le printemps pluvieux avait empêché la prolifération des campagnols, leur principale nourriture. Continue Reading..

L’Echasse noire (Black Stilt)

L’Echasse noire (Black Stilt)

15 décembre 2017-14:30 – Echasse noire ou Black Stilt – Région de Twizel.

L’Echasse noire (Black Stilt)

(Nom scientifique : Himantopus novaezelandiae)

L’Echasse noire est un oiseau endémique de la Nouvelle-Zélande. En langue Maori, on la connaît sous le joli nom de Kakï. J’en ai entendu parler pour la première fois lors d’une conversation avec le propriétaire du camping au Glentanner Park Center (district de Mackenzie), alors que je revenais d’une sortie à l’aube avec mon appareil photo. « Avez-vous vu les kakï » ?

C’est ainsi que j’ai appris l’existence de ce limicole le plus rare au monde et dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Je suis revenu le lendemain-matin à l’endroit où je n’avais pas su voir la perle noire, dans les méandres de l’embouchure de la Tasman River qui alimente le lac Pukaki. Ma première rencontre fut une juvénile qui resta longuement autour de moi, un plaisir photographique avec un bel oiseau d’une élégance remarquable!

L’échasse noire était autrefois largement répandue, se reproduisant et hivernant dans les îles du Nord et du Sud de la Nouvelle-Zélande. Après un déclin à long terme, sa présence est maintenant limitée essentiellement au bassin du Mackenzie, haut plateau près du centre de l’île du Sud peu peuplé et connu pour ses élevages de moutons, ses vastes lacs glaciaires, ses cieux limpides pour l’astronomie, son tournage de scènes du Seigneur des Anneaux, etc.

L’Echasse noire est un oiseau classé « En danger critique d’extinction » !!!

1 4 décembre 2017 – Lever du soleil sur le bassin de la Tasman river, dominé par le Mount Cook / Aoraki,

le point culminant de la Nouvelle-Zélande (3564m). Continue Reading..

Le manchot Antipode (Yellow-eyed penguin)

Le manchot Antipode (Yellow-eyed penguin)

(16 décembre 2017-19:35 – Retour de la pêche, Bushy Beach Scenic Reserve – Otago)

Un survivant, le Manchot Antipode (Yellow-eyed penguin)

(Nom scientifique : Mégadyptes antipodes)

Le manchot Antipode vit exclusivement en Nouvelle-Zélande du Sud. Très timide et peu sociable, il préfère vivre en solitaire ou en couple. Espèce endémique et menacée, il est l’un des manchots les plus rares au monde. Il est en danger d’extinction.

La terre lui fournit un habitat de nidification ainsi que des espaces de repos et de mue. La mer lui fournit la nourriture et elle est également essentielle à la dispersion et à son déplacement entre les habitats terrestres. Il se nourrit principalement de poissons.

L’espèce se reproduit le long des côtes est et sud-est, ainsi que sur l’île Stewart, les îles Auckland et les îles Campbell. ll existe quatre grandes régions de reproduction sur le continent : la péninsule de Banks, l’Otago du Nord, la péninsule d’Otago et les Catlins. Une réserve protégeant plus de 10% de la population continentale a été créée à Long Point dans les Catlins en novembre 2007 par le Département Of Conservation (DOC) et le Yellow-Eyed Penguin Trust. Continue Reading..

Le Grand Paon de nuit

Le Grand Paon de nuit

Femelle à gauche, mâle à droite (reconnaissables aux antennes).

Le Grand Paon de nuit

(Nom scientifique : Saturnia pyri)

Le Grand Paon de nuit est le plus grand papillon d’Europe, d’une envergure remarquable. J’ai fait sa découverte récemment dans mon jardin du Vic-Bilh dans les Pyrénées-Atlantiques, par hasard, en nettoyant un massif de plantes envahi par des feuilles mortes poussées par le vent cet hiver, à proximité du verger. En fait, ils étaient deux, un mâle et une femelle, très discrets et que l’on confondait avec les feuilles.

N’ayant jamais eu l’opportunité de rencontrer ce papillon auparavant, je n’avais aucune information sur lui ; je me doutais seulement qu’il s’agissait de papillons de nuit. Leur envergure exceptionnelle m’a interpelé et je l’ai donc mesurée, en évitant de les perturber ou de les toucher : 151 millimètres chez la femelle ! Le mâle, bien réveillé, faisait vibrer ses ailes et je l’ai laissé tranquille.

Ce papillon doit son nom aux cercles de couleurs présents sur ses quatre ailes, les ocelles, rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons. Ces « yeux », comme chez d’autres papillons, ont un effet dissuasif pour se préserver des prédateurs. Je leur trouve personnellement un effet hypnotique. Il a un « cousin », le Petit Paon de nuit (Eudia pavonia), mais avec lequel on ne peut le confondre, celui-ci ne mesurant qu’entre 55 et 80 millimètres (le mâle est plus petit que la femelle). Continue Reading..

Le Caméléon commun (Portugal)

Le Caméléon commun (Portugal)

Le Caméléon commun

(Nom scientifique : Chamaeleo chamaeleon)

Le Caméléon commun est un reptile bien sympathique, très utile et totalement inoffensif mesurant au maximum une trentaine de centimètres de long. Quand il se sent agressé, il prend des positions d’attaque et d’intimidation, ouvrant sa bouche et soufflant pour reprendre ensuite son indolence naturelle. Il ne mordra que rarement ; lorsqu’il le fait, il relâche de suite la pression de ses mâchoires ce qui fait que les rares cas de morsures humaines sont inoffensifs et quasiment indolores.

Il est la seule espèce de caméléon vivant en Europe. On ne le trouve que dans le sud du Portugal (l’Algarve), le sud de l’Espagne (l’Andalousie), en Sicile, à Malte, en Crête et à Chypre. Continue Reading..