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Mon séjour dans le Parc naturel de Somiedo à la recherche de l’Ours brun

Mon séjour dans le Parc naturel de Somiedo à la recherche de l’Ours brun

Pola de Somiedo, peu avant le lever du soleil. Au loin, on distingue quelques sommets de la vallée del Lago.

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Un peu de nostalgie pour commencer cet article! En ce moment, je devrais revenir d’ « ailleurs »! Mais d’où donc? Des Asturies, plus précisément de Pola de Somiedo, où j’aurais peut-être rencontré l’Ours brun. Depuis ce premier séjour en octobre 2019, je m’étais promis d’y revenir. Je n’avais pas eu l’occasion de voir l’ « Oso pardo », mais j’avais été conquis par la beauté de la région et j’avais fait des rencontres très sympathiques et instructives.

Grâce à l’une d’entre elles, j’avais pu « ressentir » la présence de l’ours au travers d’indices de son récent passage et ce fut un réel plaisir! L’ambiance n’est plus du tout la même quand on sait qu’il est là, autour de vous!

Le départ! Ces moments-là me manquent.

Cette publication est un peu tardive car j’espérais pouvoir la compléter avec des photos de rencontre de ce plantigrade qui m’interpelle. Cet espoir a été contrarié. Le virus qui circule depuis début 2020 a bouleversé notre vie et j’ai dû hélas revoir tous mes projets.

En complément des informations utiles à savoir pour l’observation directe de l’ours, il est pour moi important et intéressant de connaître au préalable le Parc Naturel de Somiedo et d’apprécier ses richesses patrimoniales. Continue Reading..

Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus)

Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus)

Mi-juillet en fin de soirée – Le Loriot mâle en train de chanter.

Le Loriot d’Europe est enfin arrivé dans mon Béarn! Nous sommes le 29 avril 2021 et cet après-midi, je l’ai entendu chanter. Cela a duré moins d’une minute et il était posé sur la parcelle forestière habituelle où un couple niche chaque année. Je l’ai écouté en même temps qu’une Tourterelle des bois. Je l’attendais depuis plusieurs jours. J’ai pris plus ou moins l’habitude de noter son arrivée, qui a généralement lieu ici entre le 20 et le 30 avril, un mois environ après celle du Coucou gris.

Il a neigé cette nuit sur les Pyrénées au-dessus de 2 000 mètres. Je pensais devoir attendre encore un peu sa venue. Et bien non! Il a quand même traversé pour prendre ses quartiers d’été.

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L’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys sillonné ( Ophrys sulcata ) – Pour voir la photo en plein écran, cliquez dessus.

L’Ophrys sillonné est une orchidée peu courante dans le Vic-Bilh, du moins à ma connaissance. Je ne connais que deux stations, dont une est maintenant sur une propriété privée et donc inaccessible. 

La station libre d’accès comporte une vingtaine de pieds dispersés sur environ 500 m2. La première fleur est apparue le 5 mars. Cette orchidée n’est supposée fleurir qu’en avril et cela m’a fait douter pour avancer une identification. Ce pied est plus grand que la moyenne, 19 centimètres. Continue Reading..

L’hivernage du Tichodrome échelette dans le Béarn

L’hivernage du Tichodrome échelette dans le Béarn

Le Tichodrome échelette (Tichodroma muraria), en tenue hivernale (cliquer sur la photo pour l’agrandir).

Les beaux jours sont là et la végétation a redémarré. La migration prénuptiale des grues est déjà terminée. Les plus gros vols sont passés il y a un mois déjà, autour du 20 février comme chaque année ; quelques retardataires trompetaient encore la semaine dernière. Cependant, l’hiver n’est pas fini. Au moment où j’écris, il a de nouveau reneigé sur les Pyrénées ; il est tombé une quarantaine de centimètres à 1 800 m, à la veille du printemps. Ces chutes de neige vont prolonger l’hivernage du Tichodrome échelette à basse altitude ; il lui faudra attendre encore un peu pour retourner en haute montagne, pour se reproduire.Continue Reading..

Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

La République des Pyrénées (26 octobre 1996) – Chantier de  restauration des pelouses à orchidées, avec les élèves des écoles primaires de Simacourbe et de Lalongue.

Le Vic-Bilh est une région de vignobles du Madiran et du Pacherenc situé dans le Nord-Est du Béarn. Son économie est essentiellement agricole et la viticulture est bien présente. J’ai découvert l’intérêt patrimonial des orchidées sauvages du Vic-Bilh au début des années 2010. Pour moi, l’orchidée était jusqu’alors une fleur « exotique » et je n’imaginais pas qu’il puisse en pousser dans la région.

Sur les coteaux de Cadillon – Une parcelle de vigne à gauche et une pelouse sèche en face.

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La neige dans le Vic-Bilh

La neige dans le Vic-Bilh

03 février 2015 – Les coteaux de Lembeye (chef-lieu de canton du Vic-Bilh) sous la neige. 

Il a neigé sur le Vic-Bilh ce 9 janvier. Domicilié à 300 mètres d’altitude devant la chaîne des Pyrénées, j’aime ces épisodes neigeux. Ils étaient bien plus rares dans mes Landes natales.

QUELQUES DATES D’ENNEIGEMENT

10 janvier 2021 – La campagne du Vic-Bilh sous la neige.

Il neige en principe au moins une fois par an, en quantité modeste certes, mais cela me permet de l’apprécier. Le soleil (ou la pluie) prend vite le relais pour la faire disparaître, parfois même dans la journée. S’il gèle, elle peut rester un peu plus longtemps. Dans la plupart des cas, c’est plutôt un bon saupoudrage.

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La mortalité inhabituelle du Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

La mortalité inhabituelle du Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Un Léiothrix jaune dans un roncier, à la lumière d’un soleil couchant.

Je m’intéresse au Léiothrix jaune appelé communément le Rossignol du Japon depuis un petit moment déjà et je lui ai consacré un article complet, disponible dans mes archives de juin 2019 (suivre le lien en fin d’article).

Un Léiothrix jaune dans un figuier sauvage.

Dans les colonnes du journal Sud-Ouest du 20 octobre 2020, un article très intéressant est paru à son sujet et intitulé : « Le mystère de la mort des rossignols du Japon ». De nombreux habitants de Pau et de son agglomération s’y émouvaient à juste raison de trouver à terre de nombreux Rossignols du Japon morts sans dommage apparent, un phénomène anormal. Je ne vais pas reprendre ici ce qui est écrit dans l’article, mais apporter mon ressenti sur ce sujet.

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La cueillette des champignons dans le Béarn

La cueillette des champignons dans le Béarn

Une cueillette raisonnable de cèpes bronzés (Boletus aereus), après nettoyage. 

La cueillette des champignons
dans le Béarn

 Le cèpe bronzé (Boletus aereus) et un cèpe de Bordeaux qui a pris de l’âge (boletus edulis).

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La folie des cèpes

Des palombes ou pigeon ramier (Columba palumbus), dans un champ de maïs récemment ramassé.

Le sujet revient tous les ans dans l’actualité régionale : le retour des cèpes de l’automne. Cette poussée est toujours attendue avec impatience, au moment de la migration des palombes. Seront-ils au rendez-vous? Alors que je n’y pensais plus, ils sont bien arrivés. Cette année, on est monté d’un cran avec « la folie des cèpes ». Cette expression, je l’ai remarquée en titre d’un article sur un site d’information en ligne. Elle m’interpelle : en est-on vraiment arrivé là? Continue Reading..

Le Temps du Brame dans les Pyrénées – Le retour du silence (Octobre 2020)

Le Temps du Brame dans les Pyrénées – Le retour du silence (Octobre 2020)

Un impressionnant « Douze cors » à fourches, mal semé (les deux bois n’ont pas le même nombre de cors) – Son bois de droite a une trochure, absente sur celui de gauche. La trochure est le quatrième andouiller après l’andouiller de massacre, le surandouiller, la chevillure et avant la fourche ou empaumure.

Le Temps du brame dans les Pyrénées
Le retour du silence (13 octobre 2020)

 

Un « Huit cors » sur sa cinquième année, je pense.

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En effet, tout a une fin. Cet article est le huitième et dernier d’une série consacrée au Temps du Brame 2020. J’ai passé de bons moments à observer ces grosses bêtes sympathiques, au regard parfois niais comme je l’ai écrit récemment. J’espère avoir su partager ce plaisir avec vous au travers de mes photos, prises dans deux biotopes pyrénéens distincts à différentes altitudes jusqu’à 2 000 mètres environ. Les plus belles images restent cependant celles que l’on gardera en tête car il n’est pas toujours facile d’immortaliser « artistiquement » ces moments à de si grandes distances ; la qualité peut en souffrir. La météo n’a pas toujours été propice non plus, avec deux épisodes neigeux et parfois de la pluie et/ou du brouillard. Continue Reading..

Le temps du brame dans les Pyrénées – L’histoire d’un cerf (septembre 2020)

Le temps du brame dans les Pyrénées – L’histoire d’un cerf (septembre 2020)

Le Cerf, roi de la forêt – Une seconde chance, face à moi!

Le temps du brame dans les Pyrénées
ou l’histoire d’un cerf  (20 septembre 2020)

Une ambiance de brame dans les Pyrénées.

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Dix jours ont passé depuis ma dernière sortie en montagne pour le brame. Il a dû y avoir un peu de changement. J’ai pensé aux cerfs presque chaque jour. Je les ai imaginés, comme tous les ans à la même période, en train de cheminer en ordre dispersé vers les lieux qui les ont vu naître, poussés par l’appel du renouvellement de la vie. Les biches, quant à elles, restent sur le même territoire toute l’année.Continue Reading..

la Genette d’Europe – Son observation dans le Béarn

la Genette d’Europe – Son observation dans le Béarn

Entre ombre et lumière, la Genette (que j’attendais plutôt sur le tronc d’arbre).

La Genette d’Europe
(Genetta genetta)

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J’ai le privilège de vivre dans l’environnement de la Genette d’Europe, appelée aussi la Genette commune. Je ne connaissais ce bel animal qu’au travers de mes lectures et il m’a toujours fasciné. Pour moi, il était simplement … inaccessible, jusqu’à ce que je le découvre un jour sur mon piège photographique. Quelle surprise et quel bonheur! Il est présent chez nous!Continue Reading..

Le sanglier dans le Béarn – A la sortie de la souille.

Le sanglier dans le Béarn – A la sortie de la souille.

Une rencontre de sangliers auprès de « mon » arbre !

Le Sanglier dans le Béarn
La sortie de la souille
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Des visiteurs inattendus ! J’ai pu passer un petit moment à observer ces sangliers en train de se frotter contre ce pin, un pin qui est effectivement « mon arbre ». Originaire des Landes, j’ai planté quelques pins sylvestres chez moi pour garder un lien et les sangliers de passage en ont choisi un, toujours le même, pour se frotter ; il est sacrifié pour eux et je n’ai pas besoin ainsi de protéger les autres.

En plein jour, par une belle après-midi de l’été, ils m’ont rendu visite, le poil encore humide ! Ils étaient deux, un jeune mâle et une jeune laie, et ils venaient de se vautrer dans une ornière d’un chemin à tracteurs où l’eau stagne souvent et la boue pétrie et renouvelée. D’autres étaient passé par là un peu plus tôt.Continue Reading..

Le sanglier dans le Nord-Est du Béarn

Le sanglier dans le Nord-Est du Béarn

A la sortie d’une souille argileuse, sous la belle lumière d’un soleil couchant du mois d’avril.

L’ambiance « Sanglier » 
dans le Nord-est du Béarn

Quelques grognements dans la nuit, crinières hérissées. 

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Le Sanglier d’Europe (Sus scofa) est un mammifère très commun. Il fait et continuera à « faire couler beaucoup d’encre ». Les publications à son propos sont très nombreuses et on a encore beaucoup à apprendre. Je vais donc essayer d’aller à l’essentiel et de le partager.

I – Informations générales

Le sanglier est un animal robuste, intelligent et avec une bonne mémoire. Il est capable de stratégies. Grégaire, son activité est essentiellement nocturne. Les femelles vivent en harde, une cellule de base appelée  compagnie  et menée fermement par une vieille laie expérimentée, Continue Reading..

La Salamandre tachetée

La Salamandre tachetée

Une Salamandre tachetée terrestre (Béarn – Altitude 325 m). La disposition des taches est propre à chaque individu.

La Salamandre tachetée
(Salamandra salamandra)

Salamandre tachetée terrestre (Béarn – Altitude 325 m). « Signature » de la sous-espèce, les deux bandes jaunes parallèles discontinues.

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La Salamandre tachetée est un Urodèle très connu et répandu dans tout l’Hexagone. Elle est absente de Corse, où évolue une salamandre endémique et passée depuis peu au rang d’espèce à part entière, la Salamandre de Corse (Salamandra corsica).

Certains d’entre nous ont eu l’occasion de rencontrer au moins une fois une salamandre sous la pluie, Continue Reading..

Le Triton marbré dans le Béarn

Le Triton marbré dans le Béarn

Triton marbré mâle, dans le sous-bois humide (bourrelet dorsal noir).

Le Triton marbré
(Triturus marmoratus)

Le regard du Triton marbré.

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Le Triton marbré est une espèce emblématique de l’ordre des Urodèles, de la classe des Amphibiens. Il est tout simplement … magnifique. J’ai la chance de pouvoir observer quelques sujets, plus particulièrement lors de sa période de rapprochement des points d’eau pour la reproduction. Avec sa comparse la belle Salamandre tachetée, ils nous font voyager dans un autre monde, Continue Reading..

L’Alyte accoucheur dans le Béarn

L’Alyte accoucheur dans le Béarn

L’Alyte accoucheur, le petit crapaud « souriant ».

L’Alyte accoucheur
(Alytes obstetricans)

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« On en apprend tous les jours »! Quand je peux l’appliquer à moi-même, je n’ai pas perdu ma journée ; le reste sera du bonus! J’ai photographié le 26 avril dernier (chez moi, pendant la période de confinement – altitude 325 m) un Anoure dont la couleur inhabituelle a attiré mon attention. A l’apparence verruqueuse de sa peau, ce ne pouvait pas être une grenouille et Continue Reading..

Le papillon Apollon, emblématique de nos Pyrénées

Le papillon Apollon, emblématique de nos Pyrénées

Un Apollon sur une Scabieuse des champs (01 août 2020).

Le papillon Apollon
(Parnassius apollo)

Les ailes antérieures partiellement repliées occultent les ocelles orange des ailes postérieures.

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L’ Apollon est un grand papillon inféodé à la montagne, pour moi le papillon le plus majestueux de nos Pyrénées. Il est présent également dans les Alpes et il est en régression ou a disparu dans les autres massifs français. On le rencontre généralement au-dessus de la forêt dans le milieu ouvert des prairies et des pelouses rocailleuses fleuries et ensoleillées, à partir de Continue Reading..

Les grenouilles vertes – Critères de détermination

Les grenouilles vertes – Critères de détermination

02 février 2020 – A la sortie de leur hibernation, les grenouilles « vertes » se regroupent au soleil.

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L’idée m’est venue d’aborder ce sujet en m’intéressant à certaines de mes « pensionnaires » qui ont naturellement élu domicile dans mon plan d’eau.

Les premières sont rapidement arrivées, dès la mise en eau. Qui sont-elles? Des grenouilles vertes (qui ne sont d’ailleurs pas toutes vertes) mais quelle(s) espèce(s) ? La réponse est complexe Continue Reading..

La comète Neowise depuis le Piémont des Pyrénées

La comète Neowise depuis le Piémont des Pyrénées

La comète Neowise au-dessus du piémont des Pyrénées (18 juillet 2020 à 23h14 – Magnitude 2,7).

(en haut à gauche, une « étoile filante »).

La comète Neowise depuis le Piémont des Pyrénées

La comète Neowise au-dessus du piémont des Pyrénées (18 juillet 2020 à 23h19 – Magnitude 2,7).

(Queue bleutée de gaz ionisés à gauche et queue blanche de poussières à droite).

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Depuis quelques jours, on en parle beaucoup : tous les médias ont publié au moins un article à son propos et les réseaux sociaux ne sont pas en reste. De qui parlons-nous? De la comète Neowise, dénommée C/2020 F3. Venue des confins de notre système solaire, c’est une comète périodique découverte le 27 mars 2020 par le télescope spatial infrarouge WISE (Wide-field Infrared Survey Explorer), mis en orbite en décembre 2009. Elle enchante en ce moment nos belles nuits de juillet. Continue Reading..

Un joli brocard dans les blés mûrs

Un joli brocard dans les blés mûrs

Le regard! 

Dans le Nord-Est du Béarn – Un joli brocard dans les blés mûrs

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En ce début juillet, les blés sont mûrs. Les chevreuils aiment bien s’y promener, à l’abri des dérangements. Le temps maussade, une petite bruine, le moment est propice aux rencontres. Une tête se redresse Continue Reading..

Dans le Béarn – Une soirée dans la Nature

Dans le Béarn – Une soirée dans la Nature

Mon moment préféré pour photographier la Nature.

Dans le Béarn – Une soirée dans la Nature

Quand le soleil se couche, les chevreuils sortent du couvert végétal.

On a enfin retrouver le droit de parcourir la campagne sans contraintes. Depuis plusieurs jours, je revis, d’autant mieux qu’une météo estivale succède à celle, maussade, du début de notre déconfinement. J’ai retrouvé le plaisir des sorties en billebaude à l’approche de la nuit Continue Reading..

L’Homme se confine, la Nature se libère

L’Homme se confine, la Nature se libère

Le maître d’orchestre – « Coco », Faisan de Colchide.

L’Homme se confine, la Nature se libère

La parade amoureuse du Troglodyte mignon! Tous les jours, il nous a enchanté avec ses vocalises!

Le mardi 17 mars 2020 est une date particulière que l’on va garder à l’esprit pour longtemps à moins, bien sûr, que nous ayons « la mémoire courte ». Nous voilà retenus à domicile avec des déplacements restreints à l’essentiel. Ces mesures seront moins contraignantes à la campagne qu’en ville, dans la mesure où on vit mieux ces conditions-là dans un jardin que sur un balcon.

A partir de midi, les bruits engendrés par l’activité humaine ont considérablement diminué, pour ne pas dire disparu! Une atmosphère très particulière s’est rapidement installée, les rues sont devenues désertes : un moment inoubliable, Continue Reading..

La Rainette méridionale

La Rainette méridionale

Le mimétisme de la Rainette au milieu de la végétation ( 8 avril 2020).

La Rainette méridionale

(Hyla meridionalis)

La Rainette méridionale fait partie des 38 espèces françaises d’Amphibiens, plus particulièrement du Groupe des Anoures Continue Reading..

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur mâle, surveillant son territoire.

La Pie-grièche écorcheur

(Lanius collurio)

La Pie-grièche écorcheur femelle, collectant des brindilles d’herbe sèche pour son nid.

La Pie-grièche écorcheur est un passereau de taille moyenne, que je ne n’avais jamais rencontré jusqu’à un passé récent. Je ne connaissais son existence qu’au travers de mon intérêt pour la faune lors de mes recherches sur le web. J’étais tombé sur un article à son propos et c’est le mot « écorcheur » qui avait attiré mon attention ; il interpelle, tout de même!

06 mai 2016, région de Lalonquère – Ma toute première photo de la Pie-grièche écorcheur dans le Vic-Bilh.

Début mai 2016, je l’ai observée pour la première fois de ma vie et c’était dans le Vic-Bilh. Elle était posée sur un panneau indicateur d’une petite route de campagne près de chez moi ; c’était un mâle. Une découverte pour moi! L’année suivante, en 2017, j’ai suivi un couple au même endroit ; il est revenu en 2018 mais pas en 2019. En 2020, j’ai pu observer la présence de juvéniles avec leur mère.

24 avril 2020 – Une pie-grièche écorcheur mâle, dans le cirque de Lescun.

Cet oiseau est plutôt un oiseau de plaine. La montagne, en tant que biotope moins exposé à la régression de la polyculture et de l’élevage, constitue une excellente zone refuge de l’espèce. J’en vois régulièrement en vallée d’Aspe sur le plateau de Lhers (altitude moyenne 1 200 m) et autour du village de Lescun. Elle y est présente sans doute depuis longtemps mais je ne la recherchais pas. Depuis ma première rencontre, j’ai appris à la reconnaître à son profil caractéristique au bec crochu et à sa technique de chasse.

02 juillet 2020 – Dans le Val d’Azun, une femelle sur son poste de guet (altitude moyenne 1 300 m).

02 juillet 2020, toujours dans le Val d’Azun – Le mâle est à proximité.

Depuis qu’elle est arrivée dans le Vic-Bilh, je m’y intéresse de près, au point de lui consacrer ce petit article avec quelques-unes de mes photos.

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I- Présentation

Un mâle, sur une haie de ronces entre un champ de maïs et un champ de tournesols. 

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau bien atypique. Son nom, déjà, interpelle. Elle n’a rien d’une pie et le terme « écorcheur » lui donne une réputation barbare! En fait, cela lui vient de la technique de stockage pour ses proies, qu’elle empale sur les épines de certains arbustes comme l’aubépine ou sur des barbelés. Cette technique est essentiellement réservée au mâle. Elle ne s’applique qu’à ses proies les plus grosses, comme les gros insectes, les petits lézards et les micromammifères. Elle s’en sert alors comme d’un garde-manger pour les jours où la météo est moins propice à la présence d’insectes, ou pour les décortiquer plus facilement. Je n’ai pas personnellement encore observé cette particularité.

C’est une espèce migratrice transsaharienne. Elle arrive début mai et elle commence à repartir dès la mi-juillet vers son aire d’hivernage, dans les savanes et les steppes boisées situées du sud du Kenya à pratiquement tout le sud de l’Afrique. C’est selon le succès de la première ponte. En effet, une ponte de remplacement a généralement lieu si la première a échoué, par destruction ou abandon. Leur présence se raréfie progressivement et fin septembre, tout le monde est reparti. La migration a lieu de nuit et en solitaire! L’itinéraire est différent au printemps et à l’automne, avec une migration « en boucle ». Elle prend son temps pour le retour, car elle ne fait pas de réserves avant de quitter son lieu de reproduction. Elle trouve tout ce qu’il faut sur le trajet pour se ravitailler.

La Pie-grièche écorcheur est une espèce indicatrice d’un milieu campagnard riche et diversifié, avec des haies, des herbages et une population d’insectes abondante. Sa disparition d’un site est souvent un signe d’appauvrissement de l’ensemble de l’écosystème. L’espèce constitue ainsi une sentinelle de la qualité de nos milieux ruraux traditionnels.

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II- Description

28 mai 2017 – Découverte d’un deuxième site de reproduction potentielle à Lalonquère, à 1 100 mètres à vol d’oiseau du premier site. Le mâle, bien en vue, surveille les alentours. La femelle est à proximité.

La pie-grièche écorcheur possède un bec légèrement crochu. Sa livrée est très jolie et elle ne passe pas inaperçue. La mue complète du plumage a lieu avant la migration aller vers nos latitudes ; les oiseaux arrivent en plumage pré-nuptial. Le mâle a la tête et le croupion gris, un large bandeau oculaire noir, un dos marron tendant vers le roux, des ailes marron tendant vers le brun, un menton blanc et une poitrine rose saumoné.

30 mai 2017, 2ème site de Lalonquère – La femelle est plutôt discrète.

La femelle, légèrement plus petite, a un plumage différent, plus terne et moins contrasté. Le bandeau de la tête est plus discret et de la même couleur que le dos, de couleur brun-roux ; contrairement à celui du mâle, il ne rejoint pas le bec. La partie ventrale est d’un blanc jaunâtre sale à l’aspect écaillé de motifs noirs.

Le juvénile ressemble à la femelle, mais il est globalement plus terne avec un plumage écailleux sur le dos et la tête.

Un adulte mesure en moyenne 17-18 cm de longueur (une quinzaine de cm pour un moineau, par comparaison). Sa longévité est en moyenne de 4 à 6 ans.

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III- Son habitat

Les haies de ronces sont utiles!

La Pie-grièche écorcheur habite dans les milieux semi-ouverts de campagne cultivée (prairies de fauche, pâtures, talus enherbés), parsemés de haies et/ou de zones ponctuelles de buissons épais et épineux où elle peut nicher en sécurité. Elle occupe notamment le prunellier, l’aubépine et la ronce.

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IV- Son régime alimentaire

Ce mâle vient de capturer au sol un papillon de nuit, qu’il va achever à coups de bec en le maintenant fermement sur la branche avec sa patte gauche, avant de le consommer.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau de proie! Elle chasse à l’affût, en scrutant le sol à partir d’un perchoir situé le plus souvent entre 1 et 3 mètres de hauteur (poteaux, fils électriques, branches dénudées, piquets de clôture, …). Elle effectue parfois un vol stationnaire pour repérer et capturer ses proies, puis elle revient sur son perchoir. Son alimentation est constituée principalement de gros insectes mais elle capture aussi des micro-mammifères (campagnols, musaraignes), des grenouilles, des lézards et de jeunes passereaux.

Par beau temps, elle peut poursuivre des insectes en vol mais dans leur très grande majorité, les proies sont capturées au sol dans un environnement d’accès facile et consommées sur le poste de guet. Le territoire de chasse est restreint, essentiellement dans un rayon de 20/30 mètres environ autour du nid.

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V- La nidification

25 mai 2017 – Le « bandit masqué » au bec crochu d’oiseau de proie surveille son territoire !

Le mâle adulte arrive en premier et il se cantonne rapidement. Il montre de suite un comportement territorial très agressif envers les congénères, qui se relâchera après la fécondation de la femelle. Dans les jours qui suivent son retour, il se fait remarquer par ses cris caractéristiques pas vraiment mélodieux, perché bien en évidence à la cime des plus hauts arbustes qui parsèment son futur territoire. Sa surface n’est pas très grande, de 1 à 2 hectares en moyenne. Les femelles et les jeunes de l’année précédente arrivent un peu plus tard.

28 mai 2017, sur le 2ème site de Lalonquère – C’est la période des offrandes du mâle pour conquérir le cœur de sa belle. Il vient de plonger au sol pour ramener une sauterelle. La femelle attend sagement qu’il prépare la proie qui va lui être offerte et elle décidera alors de la suite à donner. C’était une belle soirée, avec beaucoup de moucherons dans l’air!

30 mai 2017 – La femelle est occupée à faire des allers/retours pour récupérer des brindilles d’herbe sèche pour son nid, situé à moins de trois mètres de là.

04 juin 2017 – La femelle du 2ème site de nidification sur une aubépine, un jour de pluie. « Cà n’arrange pas mes affaires pour pondre, ce temps ».

La femelle choisit son mâle qui va parader et faire des offrandes avant l’accouplement puis le mâle choisit le site du nid, qu’il va construire avec sa partenaire. Il apporte la plupart des matériaux et la femelle construit. Le nid se situe généralement à faible hauteur, 1,00 m à 1,50 m, dans un arbuste épineux qui va décourager les prédateurs éventuels. Les matériaux sont variés, tiges et brindilles, herbes, mousse. On peut aussi y trouver des bouts de ficelle, petits morceaux de papier,.. . La coupe est garnie d’éléments plus fins et doux comme de la laine de mouton, du crin. La femelle y pond de 4 à 6 œufs, dans les derniers jours de mai. Elle assure l’incubation qui dure entre 14 et 16 jours, puis les parents nourrissent les petits au nid jusqu’à l’âge de 15 jours environ. A l’envol, les jeunes pies-grièches sont nourris par leurs parents pour trois semaines encore.

Assez rapidement après l’émancipation des jeunes, à partir de la mi-juillet, la migration post-nuptiale débutera en direction de l’Afrique. La Pie-grièche écorcheur n’a le temps d’élever qu’une seule nichée par an. Les jeunes, après s’être dispersés au bout de 4 à 5 semaines, partiront en dernier, après les adultes. D’après des données de baguage, peu de jeunes seraient fidèles à leur site de naissance mais resteraient fidèles à leur région natale.

Les mâles adultes (les premiers à revenir au printemps) sont en principe très fidèles à leur territoire alors que les femelles seraient nettement moins liées à leur territoire précédent.

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VI- La population

Un mâle sur une aubépine.

C’est la pie-grièche la plus commune en France (et en Europe). En France, 120 000 à 360 000 couples se reproduisaient en 2000, dont 60 000 à 65 000 couples pour l’Auvergne. En 2015, elles ne seraient plus qu’entre 100 000 et 200 000 couples. Je n’ai pas trouvé d’information plus précise ou plus récente. L’espèce évite la zone strictement méditerranéenne, préférant des climats tempérés.

Les printemps et les étés froids et humides ont un effet négatif majeur sur les fluctuations d’effectifs, en liaison directe avec la diminution de la nourriture à base d’insectes. Le développement de la population constaté ces dernières années a sans doute été aidé par le réchauffement climatique global, favorable à un meilleur succès des nichées (à condition que l’habitat soit conservé, en qualité et en superficie).

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VII- Mise à jour 2021 et bilan de mes observations 

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7.1 Sur le premier site de Lalonquère :

Depuis ma toute première découverte de la Pie-grièche écorcheur à Lalonquère en mai 2016, je reviens chaque année au même endroit à la même période pour « prendre de ses nouvelles ».

Alors qu’elle était présente en 2017 et 2018, je ne l’ai pas vue en 2019 et j’ai été déçu. D’après une étude retrouvée dans la littérature, la femelle de la Pie-grièche ne reviendrait pas dans un secteur où la nidification a échoué. Serait-ce une explication?

En 2020, j’ai fait la connaissance et j’ai sympathisé avec le propriétaire des terres sur lesquelles un couple est revenu à nouveau nicher. Depuis qu’il est à la retraite, cet agriculteur a loué sa propriété où il continue à habiter. Les terres sont bien travaillées mais il me racontait que lorsqu’il s’en occupait lui-même, les haies étaient mieux tenues. Je lui ai alors raconté la raison de ma visite, tout en montrant mes photos : grâce à ses haies, cet oiseau rare (pour moi) revenait chaque année chez lui. Depuis, je regarde s’il est là quand je passe et j’aime bien m’arrêter pour échanger quelques mots.

La nidification 2020 a réussie et j’ai eu l’agréable surprise d’observer mes premiers juvéniles.

15 juillet 2020, sur le premier site de Lalonquère – Une femelle pie-grièche écorcheur et ses 2 jeunes, ou alors 3 juvéniles ensemble. A cause de la distance d’observation, je ne peux pas affirmer que la femelle fait partie du groupe.

15 juillet 2020, une autre scène photographiée au même moment : ces deux jeunes pies-grièches attendent sagement. Une troisième chasse à l’écart, ce qui me permet de penser qu’elle est peut-être la femelle. A cette distance, femelle et juvéniles se ressemblent.

Cette année 2021, un mâle est présent fin juin. Je l’ai observé à plusieurs reprises en train de chasser et il consomme ses proies. A cette période déjà avancée, la femelle peut être au nid. A suivre!

25 juin 2021, sur le premier site de Lalonquère – Un mâle est présent.

28 juin 2021, changement de décor sur le même site! Posé sur du jeune tournesol, le mâle précédent va intercepter une proie en plein vol!

Interception!

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7.2 Sur le deuxième site de Lalonquère :

Alors que j’avais observé en 2017 un couple prêt à nicher, je n’ai vu qu’un mâle en 2018, 2019 et 2020. Il est absent cette année 2021 ; le site semble avoir été déserté!

01 juin 2020 – Ma dernière observation sur le deuxième site à Lalonquère, un mâle.

Cependant, toujours cette année 2021, j’ai observé un mâle, seul et en train de chasser, à environ 300 mètres de ce 2ème site. Au vu de la date (28 juin), la femelle peut être au nid. Serait-ce le même couple qui a simplement changé de lieu de nidification? A suivre!

28 juin 2021 – Après plusieurs passages infructueux sur le 2ème site de Lalonquère, observation de ce mâle dans une haie à environ 300 mètres de là.  

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7.3 Nouveau site à la limite du Vic-Bilh, près du village de Lucarré :

Début juillet 2020, j’ai observé un couple à 4 700 mètres à vol d’oiseau du premier site de Lalonquère, près du village de Lucarré (à la retenue du Petit Lées).  Les deux oiseaux sont en action de chasse à proximité l’un de l’autre, par temps pluvieux. Il est possible qu’ils soient en train de nourrir des petits.

02 juillet 2020 – Observation d’un couple près du village de Lucarré (retenue du Petit Lées). Le mâle,…

02 juillet 2020 à Lucarré – … et la femelle, quelques dizaines de mètres plus loin que le mâle, dans une haie de ronces ceinturant un champ de blé mûr.

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7.4 L’année 2021 est très prometteuse :

En complément des observations faites sur les sites précédents, j’ai eu la surprise d’observer une femelle près de ma maison. Elle était posée à un endroit où je passe régulièrement depuis longtemps. Le fait qu’elle soit seule sur un site où je n’ai jamais observé de mâle, me fait penser qu’elle était probablement en cours de migration.

27 mai 2021 à 9h45 – Cette femelle pie-grièche écorcheur est près de ma maison. Elle surveille depuis cette ligne téléphonique une haie de ronces et de buissons épineux, où nichent régulièrement des bruants jaunes. 

Le 28 juin, à l’écart du village de Gerderest, j’ai aussi observé à plusieurs reprises un mâle, en train de chasser. Il se pose sur un arbre que je connais très bien car il sert de perchoir régulier à des faucons crécerelle. Une nouvelle découverte, à suivre!

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Au vu de mes récentes observations, je suis assez optimiste pour l’installation de cet oiseau atypique dans le Vic-Bilh. Cela ne tient qu’à la présence et la conservation d’un biotope favorable à sa présence, les haies de ronces et d’aubépine, dont l’importance peut être contenue en dehors de sa période de sa nidification. L’époque où on mettait le feu aux haies séparant les parcelles cultivées pour se débarrasser des ronces semble être révolue, malgré qu’il y ait encore quelques irréductibles.

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VIII- Les autres espèces de pies-grièches

Il existe quatre autres espèces de pie-grièche en France :

_ La Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis). Elle est migratrice partielle. On la trouve en particulier dans le Languedoc-Roussillon. Elle ressemble en plus petit à la Pie-grièche grise. On peut la confondre également avec la Pie-grièche à poitrine rose, mais elle n’a pas le bandeau noir sur le front.

La Pie-grièche méridionale. Je l’ai vu à plusieurs reprises mais jamais de suffisamment près. Je me contente donc de ce cliché, dont la netteté est altérée par la turbulence de l’air provoquée par la chaleur et le cadre pas très champêtre.

_ La Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Migratrice et de taille légèrement supérieure à « l’écorcheur » ; c’est la plus méridionale.

La Pie-grièche à tête rousse.

_ La Pie-grièche grise (Lanius excubitor). Migratrice partielle, elle est la plus grande de toutes, de la taille d’un merle (aucune photo personnelle disponible).

_ La Pie-grièche à poitrine rose. Grande migratrice et emblématique de l’Occitanie, le dernier couple en France, qui vivait dans l’Hérault, n’a pas réussi à se reproduire et a disparu en 2019! Hormis sa taille plus petite, elle ressemble à la Pie-grièche grise. Elle se caractérise par un large bandeau noir très net sur le front, surtout chez le mâle (aucune photo personnelle disponible).

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Article rédigé le 7 avril 2020 et mis à jour le 01 juillet 2021 à partir de mes photos, de constatations faites sur le terrain et de publications internet dont je cite les liens :

_ https://www.oiseaux.net/oiseaux/pie-grieche.ecorcheur.html

_ https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Pie-griecheecorcheur.pdf

_ http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNA_Lanius_2014-2018.pdf

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A bientôt, j’espère!

L’observation du Cerf élaphe en Espagne

L’observation du Cerf élaphe en Espagne

L’Observation du Cerf élaphe en Espagne

Généralités

Le Cerf élaphe (Cervus elaphus), appelé aussi Cerf rouge, est largement répandu dans toutes les forêts tempérées d’Europe, Continue Reading..

La Couleuvre à échelons (Rhinechis scalaris)

La Couleuvre à échelons (Rhinechis scalaris)

La Couleuvre à échelons (Rhinechis scalaris)

Son observation en Espagne (décembre 2019)

Sur un sentier dans la dehesa, elle se repose sous un rayon de lumière.

La Couleuvre à échelons est un grand serpent inoffensif et protégé. Cependant, Continue Reading..

A la rencontre du Bouquetin ibérique en Espagne – Sierras de Cazorla et Guadarrama

A la rencontre du Bouquetin ibérique en Espagne – Sierras de Cazorla et Guadarrama

Un beau Bouquetin mâle, Sierra de Las Villas (à proximité de Villanueva del Arzobispo).

A la rencontre du Bouquetin dans les Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas

puis dans celle de Guadarrama

Bouquetins mâles, dans les blocs granitiques de La Pedriza, Sierra de Guadarrama.

J’ai déjà consacré deux articles sur mon observation du Bouquetin en Espagne. Le premier était dédié à sa présentation générale illustrée par des clichés pris en mai 2018 au milieu des névés dans la Sierra de Gredos. Le second le montrait dans d’autres biotopes principalement en décembre 2019, pendant la période du rut. Aujourd’hui, Continue Reading..

A la rencontre du bouquetin en Espagne – Picos de Europa, sierras de Gredos, Andujar et Castril

A la rencontre du bouquetin en Espagne – Picos de Europa, sierras de Gredos, Andujar et Castril

Un vieux mâle (appelé un Bouc) se repose.

A la rencontre du Bouquetin (Capra pyrenaica) en Espagne

(séjour naturaliste de décembre 2019)

Au début du mois de mai 2018, j’ai eu l’occasion d’observer lors d’un séjour naturaliste dans la Sierra de Gredos le Bouquetin ibérique appelé aussi Bouquetin d’Espagne (Cabra montés en espagnol). C’était ma première rencontre (archives d’Avril 2019). Depuis, je suis revenu le voir. Voici quelques endroits où je les ai à nouveau observés, des Picos de Europa Continue Reading..

El Meloncillo, la Mangouste ichneumon (Espagne)

El Meloncillo, la Mangouste ichneumon (Espagne)

La Mangouste ichneumon

(Herpestes ichneumon widdringtonii)

El Meloncillo (11 déc. 2019 – 11h30) – Parque Natural Sierra de Andujar (l’un des espaces protégés de la Sierra Morena).

La Mangouste ichneumon est la seule mangouste européenne. Elle est présente uniquement dans le sud-ouest Continue Reading..

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal, reconnaissable à sa queue roux vif et échancrée qui lui sert de gouvernail.

Le Milan royal dans les Pyrénées

(Milvus milvus)

Le Milan royal est un rapace que j’affectionne particulièrement. Il est facile à reconnaître. Son plumage est châtain-roux, sa tête est gris pâle rayée de petits filets noirs. Sa queue, bien échancrée, est de de couleur roux vif. La base de son bec et ses yeux sont jaunes, ainsi Continue Reading..