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L’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys sillonné ( Ophrys sulcata ) – Pour voir la photo en plein écran, cliquez dessus.

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L’Ophrys sillonné est une orchidée peu courante dans le Vic-Bilh, du moins à ma connaissance. Je ne connais que deux stations, dont une est maintenant sur une propriété privée et donc inaccessible.

La station libre d’accès comporte une vingtaine de pieds dispersés sur environ 500 m2. La première fleur est apparue le 5 mars. Cette orchidée n’est supposée fleurir qu’en avril et cela m’a fait douter pour avancer une identification. Ce pied est plus grand que la moyenne, 19 centimètres. Continue Reading..

L’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis) à Cadillon, le 18 février 2021 (ouverture en plein écran en cliquant sur la photo).

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La végétation redémarre depuis quelques jours et la faune réagit aussi. Les grues ont entamé leur migration prénuptiale mais attention : elles ne savent pas anticiper la météo des prochains jours. Elle réagissent simplement à une horloge interne qui déclenche leur départ, lié au rapport des durées du jour et de la nuit (la photopériode).

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Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

La République des Pyrénées (26 octobre 1996) – Chantier de  restauration des pelouses à orchidées, avec les élèves des écoles primaires de Simacourbe et de Lalongue.

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Le Vic-Bilh est une région de vignobles du Madiran et du Pacherenc situé dans le Nord-Est du Béarn. Son économie est essentiellement agricole et la viticulture est bien présente. J’ai découvert l’intérêt patrimonial des orchidées sauvages du Vic-Bilh au début des années 2010. Pour moi, l’orchidée était jusqu’alors une fleur « exotique » et je n’imaginais pas qu’il puisse en pousser dans la région.

Sur les coteaux de Cadillon – Une parcelle de vigne à gauche et une pelouse sèche en face.

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La neige dans le Vic-Bilh

03 février 2015 – Les coteaux de Lembeye (chef-lieu de canton du Vic-Bilh) sous la neige. 

Il a neigé sur le Vic-Bilh ce 9 janvier. Domicilié à 300 mètres d’altitude devant la chaîne des Pyrénées, j’aime ces épisodes neigeux. Ils étaient bien plus rares dans mes Landes natales.

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I- QUELQUES DATES D’ENNEIGEMENT

En fouillant dans mes notes, j’ai retrouvé quelques informations, qui sont principalement celles qui m’ont marqué.

Il neige en principe au moins une fois par an, en quantité modeste certes, mais cela me permet de l’apprécier. Le soleil (ou la pluie) prend vite le relais pour la faire disparaître, parfois même dans la journée. S’il gèle, elle peut rester un peu plus longtemps. Dans la plupart des cas, c’est plutôt un bon saupoudrage.

10 janvier 2021 – La campagne du Vic-Bilh sous la neige.

La dernière période exceptionnelle Continue Reading..

Les lumières du soir vers le pic d’Anie, depuis le Vic-Bilh

02 Septembre – Le pic d’Anie culminant à 2 504 m et tout à droite, la pointe conique du pic d’Arlas (2 044 m), dominant La Pierre Saint-Martin.

11 Novembre – La silhouette familière et caractéristique du pic d’Arlas (2 044 m), depuis « la maison ».

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Le pic d’Anie (2 504 m) et le pic d’Arlas (2 044 m) sont deux sommets béarnais caractéristiques, bien reconnaissables depuis ma maison dans le Vic-Bilh. Le premier, situé en vallée d’Aspe, est le plus haut sommet du cirque de Lescun. Les sommets qui l’entourent nécessitent de zoomer pour les identifier. Le cône du second domine La Pierre Saint-Martin, en vallée du Barétous. J’aime bien les photographier dès septembre et durant l’hiver ; certaines lumières du couchant sont magnifiques. En voici quelques photos :  Continue Reading..

Le Hibou des marais dans le Béarn. Témoignage d’une observation.

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Le Hibou des marais est un rapace que j’affectionne particulièrement. Bien que sa présence durant la mauvaise saison soit parfois signalée dans le Béarn, son observation reste peu courante. Cette soirée du 13 mars 2020, sa rencontre a été un coup de chance!

Alors que je rentrais à la maison après avoir couru les bois, je me suis attardé à la nuit tombée pour observer un brocard qui me narguait vers les dernières lumières du couchant! Et une ombre silencieuse passa devant mon téléobjectif : le Hibou des marais!

Je l’avais déjà aperçu un soir de novembre dernier, Continue Reading..

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur mâle, surveillant son territoire.

La Pie-grièche écorcheur femelle, collectant des brindilles d’herbe sèche pour son nid.

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La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) est un passereau de taille moyenne, que je n’avais jamais rencontré jusqu’à un passé récent. Je ne connaissais son existence qu’au travers de mon intérêt pour la faune lors de mes recherches sur le web. J’avais découvert un article à son sujet et c’est le mot « écorcheur » qui avait attiré mon attention ; il interpelle, tout de même!Continue Reading..

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Coucou gris juvénile – Observation du 4 août 2019.

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Le Coucou gris (Cuculus canorus) est un migrateur strict, largement connu du grand public par son chant mais aussi méconnu par sa discrétion. Il est très commun et difficile à observer : c’est un oiseau solitaire (hors reproduction) et qui se montre très peu. Le chant du mâle permet parfois de le localiser et Continue Reading..

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon

(Nom scientifique : Leiothrix lutea)

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I- Informations générales

Le Léiothrix jaune ou Rossignol du Japon (Leiothrix lutea) est un magnifique oiseau au chant mélodieux (mâle) originaire d’Asie du Sud-Est et non du Japon comme son nom commun le laisse imaginer. Introduit en France pour alimenter les volières d’ornement, on le trouve depuis quelques années à l’état sauvage. La colonie la plus importante se trouve Continue Reading..

Le Renard d’un soir

Le renard d’un soir (5 000 iso ; 1/60 s ; focale minimum au téléobjectif).

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Cette publication tranche avec mes habitudes : c’est l’histoire d’une seule photo, celle d’un bref instant de vie auprès d’un renard.

C’est le week-end de l’Ascension et nous avons droit à notre première vague de chaleur de l’année. Ce soir, il me vient l’envie d’aller à l’affût au coucher du soleil, au moment où le peuple de la Nuit s’apprête à courir la campagne. Ces moments sont toujours particuliers; la chaleur est retombée et il fait bon d’attendre une éventuelle bonne surprise, tout en écoutant Continue Reading..

Les bienfaits d’une pelouse en friche pour les chevreuils

Tous ces pissenlits pour la chevrette!

Les bienfaits d’une pelouse en friche
pour les chevreuils

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Nous avons la chance de cohabiter avec une chevrette, qui a adopté notre pelouse bordée d’un petit bois et laissée en friche depuis plusieurs années déjà. Nous avons été les témoins de beaucoup d’instants de vie pendant un an. J’en fais un reportage photographique, essentiellement du 13 juin 2018 au 20 juin 2019, qui suit.

Les naissances de faons ont lieu pour la plupart entre la mi-mai et la mi-juin et j’ai calqué ce reportage sur cette période. « Notre » chevrette et sa progéniture Continue Reading..

Le mois de mars chez les chevreuils dans le Béarn – Le pelage mue

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De fin février au mois d’avril, les chevreuils perdent leurs poils d’hiver. D’abord les plus jeunes, suivis par leurs aînés. Ils tombent par touffes en commençant par la tête et le cou, puis les membres pour terminer par le tronc. Le pelage passe du gris foncé / brun, épais, au roux parfois vif, assez ras. Le changement d’épaisseur du pelage dans ce sens-là rend la mue de printemps très spectaculaire. Ces bêtes si sympathiques prennent alors une drôle d’allure. Habituellement photogéniques, elles ne sont plus à leur avantage pendant quelques jours.

Parti de bon matin photographier en billebaude, alors que je suivais un chemin entre un champ de luzerne et une terre fraîchement labourée, une chevrette immobile Continue Reading..

Quelques oiseaux du lac de Corbères (04 février 2019)

La solitude du Héron cendré (Ardea cinerea).

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Le lac de Corbères est une retenue collinaire du Vic-Bilh, utilisée pour l’irrigation du maïs. D’une superficie de 22 hectares, ce lac abrite des espèces autochtones nicheuses (Colverts, Hérons cendrés, Grèbes huppés, Martins-pêcheurs, Gallinules poule-d’eau, Foulques macroule, Cormorans, etc.), des hivernantes (Sarcelles d’hiver, Bécassines, Vanneaux huppés, etc.). 

Une colonie importante de Hérons garde-bœufs (Bubulcus ibis) fréquente les prairies à bétail aux abords du lac.

Il est une halte sur la route de la migration Continue Reading..

Le Hibou des marais (Asio flameus)

06 mars 2016 à 20:00 – Le Hibou des marais à Gayon, dans le Vic-Bilh (Béarn).

Le Hibou des marais 
Avec le témoignage de sa présence dans le Béarn

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Le Hibou des marais est un oiseau de taille moyenne. Partiellement diurne, c’est l’un des rapaces nocturnes les plus visibles à observer de jour, car il chasse surtout au crépuscule et tôt le matin. Il a beaucoup de succès auprès des photographes animaliers.

C’est un nomade qui se déplace en fonction de l’abondance de ses proies préférées, les campagnols.

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I- Mes rencontres dans le Béarn

A ce jour, j’ai eu la chance de rencontrer ce beau rapace à deux reprises dans le Béarn, près de chez moi.

La première fois, c’était en bordure du vignoble du château de Gayon (Madiran et Pacherenc), le 6 mars 2016 – 19:50.

On était pratiquement à la nuit et il m’a surpris. Je me demandais ce que c’était. Les conditions pour l’immortaliser étaient mauvaises, le soleil était déjà couché. Heureusement, après quelques allées et venues, il m’est venu droit dessus et il s’est posé sur un piquet de vigne près de moi.Continue Reading..

Le Grand Paon de nuit

Femelle à gauche, mâle à droite (reconnaissables aux antennes).

Le Grand Paon de nuit

(Nom scientifique : Saturnia pyri)

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Le Grand Paon de nuit est le plus grand papillon d’Europe, d’une envergure remarquable. J’ai fait sa découverte récemment dans mon jardin du Vic-Bilh dans les Pyrénées-Atlantiques, par hasard, en nettoyant un massif de plantes envahi par des feuilles mortes poussées par le vent cet hiver, à proximité du verger. En fait, ils étaient deux, un mâle et une femelle, très discrets et que l’on confondait avec les feuilles.

N’ayant jamais eu l’opportunité de rencontrer ce papillon auparavant, je n’avais aucune information Continue Reading..