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Le Triton marbré dans le Béarn

Le Triton marbré dans le Béarn

Triton marbré mâle, dans le sous-bois humide (bourrelet dorsal noir).

Le Triton marbré
(Triturus marmoratus)

Le regard du Triton marbré.

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Le Triton marbré est une espèce emblématique de l’ordre des Urodèles, de la classe des Amphibiens. Il est tout simplement … magnifique. J’ai la chance de pouvoir observer quelques sujets, plus particulièrement lors de sa période de rapprochement des points d’eau pour la reproduction. Avec sa comparse la belle Salamandre tachetée, ils nous font voyager dans un autre monde, Continue Reading..

Les grenouilles vertes – Critères de détermination

Les grenouilles vertes – Critères de détermination

02 février 2020 – A la sortie de leur hibernation, les grenouilles « vertes » se regroupent au soleil.

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L’idée m’est venue d’aborder ce sujet en m’intéressant à certaines de mes « pensionnaires » qui ont naturellement élu domicile dans mon plan d’eau.

Les premières sont rapidement arrivées, dès la mise en eau. Qui sont-elles? Des grenouilles vertes (qui ne sont d’ailleurs pas toutes vertes) mais quelle(s) espèce(s) ? La réponse est complexe Continue Reading..

La Rainette méridionale

La Rainette méridionale

Le mimétisme de la Rainette au milieu de la végétation ( 8 avril 2020).

La Rainette méridionale

(Hyla meridionalis)

La Rainette méridionale fait partie des 38 espèces françaises d’Amphibiens, plus particulièrement du Groupe des Anoures Continue Reading..

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur

La Pie-grièche écorcheur mâle, surveillant son territoire.

La Pie-grièche écorcheur

(Lanius collurio)

La Pie-grièche écorcheur femelle, collectant des brindilles d’herbe sèche pour son nid.

La Pie-grièche écorcheur est un passereau de taille moyenne, que je ne n’avais jamais rencontré jusqu’à un passé récent. Je ne connaissais son existence qu’au travers de mon intérêt pour la faune lors de mes recherches sur le web. J’étais tombé sur un article à son propos et c’est le mot « écorcheur » qui avait attiré mon attention ; il interpelle, tout de même!

06 mai 2016, région de Lalonquère – Ma toute première photo de la Pie-grièche écorcheur dans le Vic-Bilh.

Début mai 2016, je l’ai observée pour la première fois de ma vie et c’était dans le Vic-Bilh. Elle était posée sur un panneau indicateur d’une petite route de campagne près de chez moi ; c’était un mâle. Une découverte pour moi! L’année suivante, en 2017, j’ai suivi un couple au même endroit ; il est revenu en 2018 mais pas en 2019. En 2020, j’ai pu observer la présence de juvéniles avec leur mère.

24 avril 2020 – Une pie-grièche écorcheur mâle, dans le cirque de Lescun.

Cet oiseau est plutôt un oiseau de plaine. La montagne, en tant que biotope moins exposé à la régression de la polyculture et de l’élevage, constitue une excellente zone refuge de l’espèce. J’en vois régulièrement en vallée d’Aspe sur le plateau de Lhers (altitude moyenne 1 200 m) et autour du village de Lescun. Elle y est présente sans doute depuis longtemps mais je ne la recherchais pas. Depuis ma première rencontre, j’ai appris à la reconnaître à son profil caractéristique au bec crochu et à sa technique de chasse.

02 juillet 2020 – Dans le Val d’Azun, une femelle sur son poste de guet (altitude moyenne 1 300 m).

02 juillet 2020, toujours dans le Val d’Azun – Le mâle est à proximité.

Depuis qu’elle est arrivée dans le Vic-Bilh, je m’y intéresse de près, au point de lui consacrer ce petit article avec quelques-unes de mes photos.

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I- Présentation

Un mâle, sur une haie de ronces entre un champ de maïs et un champ de tournesols. 

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau bien atypique. Son nom, déjà, interpelle. Elle n’a rien d’une pie et le terme « écorcheur » lui donne une réputation barbare! En fait, cela lui vient de la technique de stockage pour ses proies, qu’elle empale sur les épines de certains arbustes comme l’aubépine ou sur des barbelés. Cette technique est essentiellement réservée au mâle. Elle ne s’applique qu’à ses proies les plus grosses, comme les gros insectes, les petits lézards et les micromammifères. Elle s’en sert alors comme d’un garde-manger pour les jours où la météo est moins propice à la présence d’insectes, ou pour les décortiquer plus facilement. Je n’ai pas personnellement encore observé cette particularité.

C’est une espèce migratrice transsaharienne. Elle arrive début mai et elle commence à repartir dès la mi-juillet vers son aire d’hivernage, dans les savanes et les steppes boisées situées du sud du Kenya à pratiquement tout le sud de l’Afrique. C’est selon le succès de la première ponte. En effet, une ponte de remplacement a généralement lieu si la première a échoué, par destruction ou abandon. Leur présence se raréfie progressivement et fin septembre, tout le monde est reparti. La migration a lieu de nuit et en solitaire! L’itinéraire est différent au printemps et à l’automne, avec une migration « en boucle ». Elle prend son temps pour le retour, car elle ne fait pas de réserves avant de quitter son lieu de reproduction. Elle trouve tout ce qu’il faut sur le trajet pour se ravitailler.

La Pie-grièche écorcheur est une espèce indicatrice d’un milieu campagnard riche et diversifié, avec des haies, des herbages et une population d’insectes abondante. Sa disparition d’un site est souvent un signe d’appauvrissement de l’ensemble de l’écosystème. L’espèce constitue ainsi une sentinelle de la qualité de nos milieux ruraux traditionnels.

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II- Description

28 mai 2017 – Découverte d’un deuxième site de reproduction potentielle à Lalonquère, à 1 100 mètres à vol d’oiseau du premier site. Le mâle, bien en vue, surveille les alentours. La femelle est à proximité.

La pie-grièche écorcheur possède un bec légèrement crochu. Sa livrée est très jolie et elle ne passe pas inaperçue. La mue complète du plumage a lieu avant la migration aller vers nos latitudes ; les oiseaux arrivent en plumage pré-nuptial. Le mâle a la tête et le croupion gris, un large bandeau oculaire noir, un dos marron tendant vers le roux, des ailes marron tendant vers le brun, un menton blanc et une poitrine rose saumoné.

30 mai 2017, 2ème site de Lalonquère – La femelle est plutôt discrète.

La femelle, légèrement plus petite, a un plumage différent, plus terne et moins contrasté. Le bandeau de la tête est plus discret et de la même couleur que le dos, de couleur brun-roux ; contrairement à celui du mâle, il ne rejoint pas le bec. La partie ventrale est d’un blanc jaunâtre sale à l’aspect écaillé de motifs noirs.

Le juvénile ressemble à la femelle, mais il est globalement plus terne avec un plumage écailleux sur le dos et la tête.

Un adulte mesure en moyenne 17-18 cm de longueur (une quinzaine de cm pour un moineau, par comparaison). Sa longévité est en moyenne de 4 à 6 ans.

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III- Son habitat

Les haies de ronces sont utiles!

La Pie-grièche écorcheur habite dans les milieux semi-ouverts de campagne cultivée (prairies de fauche, pâtures, talus enherbés), parsemés de haies et/ou de zones ponctuelles de buissons épais et épineux où elle peut nicher en sécurité. Elle occupe notamment le prunellier, l’aubépine et la ronce.

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IV- Son régime alimentaire

Ce mâle vient de capturer au sol un papillon de nuit, qu’il va achever à coups de bec en le maintenant fermement sur la branche avec sa patte gauche, avant de le consommer.

La Pie-grièche écorcheur est un oiseau de proie! Elle chasse à l’affût, en scrutant le sol à partir d’un perchoir situé le plus souvent entre 1 et 3 mètres de hauteur (poteaux, fils électriques, branches dénudées, piquets de clôture, …). Elle effectue parfois un vol stationnaire pour repérer et capturer ses proies, puis elle revient sur son perchoir. Son alimentation est constituée principalement de gros insectes mais elle capture aussi des micro-mammifères (campagnols, musaraignes), des grenouilles, des lézards et de jeunes passereaux.

Par beau temps, elle peut poursuivre des insectes en vol mais dans leur très grande majorité, les proies sont capturées au sol dans un environnement d’accès facile et consommées sur le poste de guet. Le territoire de chasse est restreint, essentiellement dans un rayon de 20/30 mètres environ autour du nid.

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V- La nidification

25 mai 2017 – Le « bandit masqué » au bec crochu d’oiseau de proie surveille son territoire !

Le mâle adulte arrive en premier et il se cantonne rapidement. Il montre de suite un comportement territorial très agressif envers les congénères, qui se relâchera après la fécondation de la femelle. Dans les jours qui suivent son retour, il se fait remarquer par ses cris caractéristiques pas vraiment mélodieux, perché bien en évidence à la cime des plus hauts arbustes qui parsèment son futur territoire. Sa surface n’est pas très grande, de 1 à 2 hectares en moyenne. Les femelles et les jeunes de l’année précédente arrivent un peu plus tard.

28 mai 2017, sur le 2ème site de Lalonquère – C’est la période des offrandes du mâle pour conquérir le cœur de sa belle. Il vient de plonger au sol pour ramener une sauterelle. La femelle attend sagement qu’il prépare la proie qui va lui être offerte et elle décidera alors de la suite à donner. C’était une belle soirée, avec beaucoup de moucherons dans l’air!

30 mai 2017 – La femelle est occupée à faire des allers/retours pour récupérer des brindilles d’herbe sèche pour son nid, situé à moins de trois mètres de là.

04 juin 2017 – La femelle du 2ème site de nidification sur une aubépine, un jour de pluie. « Cà n’arrange pas mes affaires pour pondre, ce temps ».

La femelle choisit son mâle qui va parader et faire des offrandes avant l’accouplement puis le mâle choisit le site du nid, qu’il va construire avec sa partenaire. Il apporte la plupart des matériaux et la femelle construit. Le nid se situe généralement à faible hauteur, 1,00 m à 1,50 m, dans un arbuste épineux qui va décourager les prédateurs éventuels. Les matériaux sont variés, tiges et brindilles, herbes, mousse. On peut aussi y trouver des bouts de ficelle, petits morceaux de papier,.. . La coupe est garnie d’éléments plus fins et doux comme de la laine de mouton, du crin. La femelle y pond de 4 à 6 œufs, dans les derniers jours de mai. Elle assure l’incubation qui dure entre 14 et 16 jours, puis les parents nourrissent les petits au nid jusqu’à l’âge de 15 jours environ. A l’envol, les jeunes pies-grièches sont nourris par leurs parents pour trois semaines encore.

Assez rapidement après l’émancipation des jeunes, à partir de la mi-juillet, la migration post-nuptiale débutera en direction de l’Afrique. La Pie-grièche écorcheur n’a le temps d’élever qu’une seule nichée par an. Les jeunes, après s’être dispersés au bout de 4 à 5 semaines, partiront en dernier, après les adultes. D’après des données de baguage, peu de jeunes seraient fidèles à leur site de naissance mais resteraient fidèles à leur région natale.

Les mâles adultes (les premiers à revenir au printemps) sont en principe très fidèles à leur territoire alors que les femelles seraient nettement moins liées à leur territoire précédent.

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VI- La population

Un mâle sur une aubépine.

C’est la pie-grièche la plus commune en France (et en Europe). En France, 120 000 à 360 000 couples se reproduisaient en 2000, dont 60 000 à 65 000 couples pour l’Auvergne. En 2015, elles ne seraient plus qu’entre 100 000 et 200 000 couples. Je n’ai pas trouvé d’information plus précise ou plus récente. L’espèce évite la zone strictement méditerranéenne, préférant des climats tempérés.

Les printemps et les étés froids et humides ont un effet négatif majeur sur les fluctuations d’effectifs, en liaison directe avec la diminution de la nourriture à base d’insectes. Le développement de la population constaté ces dernières années a sans doute été aidé par le réchauffement climatique global, favorable à un meilleur succès des nichées (à condition que l’habitat soit conservé, en qualité et en superficie).

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VII- Mise à jour 2021 et bilan de mes observations 

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7.1 Sur le premier site de Lalonquère :

Depuis ma toute première découverte de la Pie-grièche écorcheur à Lalonquère en mai 2016, je reviens chaque année au même endroit à la même période pour « prendre de ses nouvelles ».

Alors qu’elle était présente en 2017 et 2018, je ne l’ai pas vue en 2019 et j’ai été déçu. D’après une étude retrouvée dans la littérature, la femelle de la Pie-grièche ne reviendrait pas dans un secteur où la nidification a échoué. Serait-ce une explication?

En 2020, j’ai fait la connaissance et j’ai sympathisé avec le propriétaire des terres sur lesquelles un couple est revenu à nouveau nicher. Depuis qu’il est à la retraite, cet agriculteur a loué sa propriété où il continue à habiter. Les terres sont bien travaillées mais il me racontait que lorsqu’il s’en occupait lui-même, les haies étaient mieux tenues. Je lui ai alors raconté la raison de ma visite, tout en montrant mes photos : grâce à ses haies, cet oiseau rare (pour moi) revenait chaque année chez lui. Depuis, je regarde s’il est là quand je passe et j’aime bien m’arrêter pour échanger quelques mots.

La nidification 2020 a réussie et j’ai eu l’agréable surprise d’observer mes premiers juvéniles.

15 juillet 2020, sur le premier site de Lalonquère – Une femelle pie-grièche écorcheur et ses 2 jeunes, ou alors 3 juvéniles ensemble. A cause de la distance d’observation, je ne peux pas affirmer que la femelle fait partie du groupe.

15 juillet 2020, une autre scène photographiée au même moment : ces deux jeunes pies-grièches attendent sagement. Une troisième chasse à l’écart, ce qui me permet de penser qu’elle est peut-être la femelle. A cette distance, femelle et juvéniles se ressemblent.

Cette année 2021, un mâle est présent fin juin. Je l’ai observé à plusieurs reprises en train de chasser et il consomme ses proies. A cette période déjà avancée, la femelle peut être au nid. A suivre!

25 juin 2021, sur le premier site de Lalonquère – Un mâle est présent.

28 juin 2021, changement de décor sur le même site! Posé sur du jeune tournesol, le mâle précédent va intercepter une proie en plein vol!

Interception!

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7.2 Sur le deuxième site de Lalonquère :

Alors que j’avais observé en 2017 un couple prêt à nicher, je n’ai vu qu’un mâle en 2018, 2019 et 2020. Il est absent cette année 2021 ; le site semble avoir été déserté!

01 juin 2020 – Ma dernière observation sur le deuxième site à Lalonquère, un mâle.

Cependant, toujours cette année 2021, j’ai observé un mâle, seul et en train de chasser, à environ 300 mètres de ce 2ème site. Au vu de la date (28 juin), la femelle peut être au nid. Serait-ce le même couple qui a simplement changé de lieu de nidification? A suivre!

28 juin 2021 – Après plusieurs passages infructueux sur le 2ème site de Lalonquère, observation de ce mâle dans une haie à environ 300 mètres de là.  

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7.3 Nouveau site à la limite du Vic-Bilh, près du village de Lucarré :

Début juillet 2020, j’ai observé un couple à 4 700 mètres à vol d’oiseau du premier site de Lalonquère, près du village de Lucarré (à la retenue du Petit Lées).  Les deux oiseaux sont en action de chasse à proximité l’un de l’autre, par temps pluvieux. Il est possible qu’ils soient en train de nourrir des petits.

02 juillet 2020 – Observation d’un couple près du village de Lucarré (retenue du Petit Lées). Le mâle,…

02 juillet 2020 à Lucarré – … et la femelle, quelques dizaines de mètres plus loin que le mâle, dans une haie de ronces ceinturant un champ de blé mûr.

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7.4 L’année 2021 est très prometteuse :

En complément des observations faites sur les sites précédents, j’ai eu la surprise d’observer une femelle près de ma maison. Elle était posée à un endroit où je passe régulièrement depuis longtemps. Le fait qu’elle soit seule sur un site où je n’ai jamais observé de mâle, me fait penser qu’elle était probablement en cours de migration.

27 mai 2021 à 9h45 – Cette femelle pie-grièche écorcheur est près de ma maison. Elle surveille depuis cette ligne téléphonique une haie de ronces et de buissons épineux, où nichent régulièrement des bruants jaunes. 

Le 28 juin, à l’écart du village de Gerderest, j’ai aussi observé à plusieurs reprises un mâle, en train de chasser. Il se pose sur un arbre que je connais très bien car il sert de perchoir régulier à des faucons crécerelle. Une nouvelle découverte, à suivre!

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Au vu de mes récentes observations, je suis assez optimiste pour l’installation de cet oiseau atypique dans le Vic-Bilh. Cela ne tient qu’à la présence et la conservation d’un biotope favorable à sa présence, les haies de ronces et d’aubépine, dont l’importance peut être contenue en dehors de sa période de sa nidification. L’époque où on mettait le feu aux haies séparant les parcelles cultivées pour se débarrasser des ronces semble être révolue, malgré qu’il y ait encore quelques irréductibles.

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VIII- Les autres espèces de pies-grièches

Il existe quatre autres espèces de pie-grièche en France :

_ La Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis). Elle est migratrice partielle. On la trouve en particulier dans le Languedoc-Roussillon. Elle ressemble en plus petit à la Pie-grièche grise. On peut la confondre également avec la Pie-grièche à poitrine rose, mais elle n’a pas le bandeau noir sur le front.

La Pie-grièche méridionale. Je l’ai vu à plusieurs reprises mais jamais de suffisamment près. Je me contente donc de ce cliché, dont la netteté est altérée par la turbulence de l’air provoquée par la chaleur et le cadre pas très champêtre.

_ La Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator). Migratrice et de taille légèrement supérieure à « l’écorcheur » ; c’est la plus méridionale.

La Pie-grièche à tête rousse.

_ La Pie-grièche grise (Lanius excubitor). Migratrice partielle, elle est la plus grande de toutes, de la taille d’un merle (aucune photo personnelle disponible).

_ La Pie-grièche à poitrine rose. Grande migratrice et emblématique de l’Occitanie, le dernier couple en France, qui vivait dans l’Hérault, n’a pas réussi à se reproduire et a disparu en 2019! Hormis sa taille plus petite, elle ressemble à la Pie-grièche grise. Elle se caractérise par un large bandeau noir très net sur le front, surtout chez le mâle (aucune photo personnelle disponible).

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Article rédigé le 7 avril 2020 et mis à jour le 01 juillet 2021 à partir de mes photos, de constatations faites sur le terrain et de publications internet dont je cite les liens :

_ https://www.oiseaux.net/oiseaux/pie-grieche.ecorcheur.html

_ https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Pie-griecheecorcheur.pdf

_ http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/PNA_Lanius_2014-2018.pdf

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A bientôt, j’espère!

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal dans les Pyrénées

Le Milan royal, reconnaissable à sa queue roux vif et échancrée qui lui sert de gouvernail.

Le Milan royal dans les Pyrénées

(Milvus milvus)

Le Milan royal est un rapace que j’affectionne particulièrement. Il est facile à reconnaître. Son plumage est châtain-roux, sa tête est gris pâle rayée de petits filets noirs. Sa queue, bien échancrée, est de de couleur roux vif. La base de son bec et ses yeux sont jaunes, ainsi Continue Reading..

Le Renard roux (Vulpes vulpes)

Le Renard roux (Vulpes vulpes)

Jeune renard un matin, à la fin du mois d’août. 

Le Renard roux

(Vulpes vulpes)

 

Renard adulte, fin novembre.

Le Renard roux est un bel animal ; la littérature l’a rendu très populaire auprès des enfants. Et puis, les enfants grandissent : il peut rester un animal fascinant et utile ou bien devenir un simple nuisible. On l’a longtemps chassé pour sa fourrure à la période hivernale. Une étiquette lui colle encore à la peau, celle d’un voleur de poules Continue Reading..

La Grenouille rousse, dans les Pyrénées

La Grenouille rousse, dans les Pyrénées

Début juin au lac Det Mail (2 335 m) environné de neige, dans les Hautes-Pyrénées. Cette Grenouille rousse évoluait dans une vasque creusée dans un rocher, en bordure d’un ruisseau déversoir du lac. C’est un mâle reproducteur reconnaissable aux callosités nuptiales marron foncé ou noires sur les pouces en arrière-plan et à sa gorge blanchâtre. Cette observation est faite presque à la limite de son altitude connue de répartition dans les Pyrénées (2 600 m). 

La Grenouille rousse,

son observation dans nos Pyrénées

Description

Début juin au lac Det Mail (2 335 m). Continue Reading..

Le Gypaète barbu

Le Gypaète barbu

Le Gypaète barbu

(Nom scientifique : Gypaetus barbatus)

2018, une année riche en rencontres 

Le Gypaète barbu est le plus grand rapace d’Europe et aussi, le plus rare. Le rencontrer est, pour moi, un véritable cadeau venu du ciel.

Le fond du plateau de Lhers, sous la neige.

8 mars 2016 17:00 – Mon premier gypaète barbu sur le plateau du Benou, encore enneigé (Vallée d’Aspe)

J’ai photographié mon tout premier gypaète barbu début mars 2016, lors d’un « bol d’air » pris en vallée d’Aspe, sur le plateau du Benou. La neige était encore présente. A la fin de la journée qui avait été plutôt maussade et alors que je surplombais le village de Lescun, j’ai aperçu cette forme inhabituelle qui descendait la vallée pour disparaître derrière la montagne. Pensif, je continuais à admirer ce beau cirque de Lescun avec ses sommets mythiques Continue Reading..

Le Courlis cendré (Numenius arquata)

Le Courlis cendré (Numenius arquata)

Le Courlis cendré 

Son observation au lac de L’Ayguelongue (Béarn)

Son habitat, régime alimentaire, reproduction et population

04 Février 2019-17:30 – L’amont du lac de l’Ayguelongue orienté nord-sud avec une vue sur l’Ossau enneigé

(cliché pris depuis la partie est de la digue).

Le lac de l’Ayguelongue ou d’Ayguelongue est une retenue collinaire d’une soixantaine d’hectares crée en 1999 et situé dans le Béarn (Pyrénées Atlantiques), sur les communes de Momas et de Mazerolles. Il fait partie des retenues gérées par l’Institution Adour.

Le niveau du lac varie suivant les périodes de l’année. En ce moment, début février, son déversoir donne à plein régime. Les espèces participant à la migration de printemps ont très peu d’opportunités pour se poser, à part les abords ou sur les deux petits îlots qui sont colonisés par des espèces sédentaires comme les hérons garde-boeufs, les hérons cendrés, des cormorans etc. On n’observe essentiellement à cette période que des migrateurs se posant sur l’eau, colverts, sarcelles d’hiver … et un petit groupes d’oies qui sont là depuis au moins octobre dernier. Une liste assez complète des espèces remarquables de ce lac est en fin de publication.

Avec l’arrosage du maïs à partir de juin/juillet, le niveau va baisser, ce qui dégage de grandes vasières très favorables aux limicoles de passage qui entament leur migration vers le sud. Durant la période de juillet à octobre, de nombreuses espèces peuvent y être observées. Continue Reading..

L’Elanion blanc (Elanus caeruleus)

L’Elanion blanc (Elanus caeruleus)

L’élanion blanc adulte.

L’Elanion blanc
(Nom scientifique : Elanus caeruleus)
Sa présence dans le Vic-Bilh

Un élanion blanc juvénile.

Description

L’Elanion blanc est un petit rapace que je rencontre de plus en plus souvent dans le Vic-Bilh. On le reconnaît aisément. Il est gris et blanc avec le haut des ailes noir et les yeux rouge foncé. La tête est blanche, avec un petit masque noir autour de l’œil. Je lui trouve un air sévère. Les deux sexes sont semblables. Continue Reading..

Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Le Cincle plongeur

Le compagnon des pêcheurs

Lors d’une randonnée automnale dans la vallée d’Ossau et occupé à photographier un oiseau dans le lit d’un gave sur le plateau de Bious, une amie m’observait de loin. Plus tard, elle m’a demandé ce que j’avais vu et je lui ai alors parlé du Cincle plongeur. Finalement, elle m’a donné l’idée d’écrire un article sur cet oiseau fascinant et je l’en remercie.Continue Reading..

La Grande Outarde ou Outarde barbue (Villafafila – Castilla Y Léon)

La Grande Outarde ou Outarde barbue (Villafafila – Castilla Y Léon)

La Grande Outarde ou Outarde barbue
( Avutarda Común – Great Bustard )
(Nom scientifique : Otis tarda)

L’Outarde barbue est un oiseau tout simplement magnifique, que l’on peut observer facilement en Espagne dans les plaines de Villafáfila en Castille-et-Léon, au-dessus de Zamora. J’en ai entendu parler pour la première fois en avril 2017 pendant un séjour naturaliste en Estrémadure, lors d’une conversation entre deux ornithologues. L’un était italien et l’autre français ; c’était au cours d’un repas pris ensemble dans un restaurant accueillant à cette époque de l’année pas mal d’étrangers passionnés d’oiseaux de toutes sortes. Quand j’ai vu l’oiseau apparaître sur l’écran du reflex, j’ai été définitivement conquis ! Quelques jours plus tard, j’allais leur rendre visite sur le chemin de retour en France. J’y suis de nouveau revenu en mai 2018 et j’espère bien encore y revenir. Cet oiseau vaut le voyage. La meilleure époque pour leur rendre visite est celle correspondant à leur parade nuptiale, qui a lieu normalement la deuxième quinzaine du mois d’avril pour Villafáfila (elle varie suivant les régions d’Espagne). Elle peut aussi glisser de quelques jours en fonction des conditions météorologiques. En 2017 année de grande sécheresse, elle était terminée lors de mon passage le 30 avril mais j’ai pu encore observer de jolis groupes sans aucune parade, une soixantaine d’individus au total dont une volée d’une vingtaine d’oiseaux. Les lagunes étaient à sec. En 2018, la parade a été retardée à cause d’un printemps pluvieux. Elle était à ses débuts le 01 mai et j’ai pu faire de belles observations. Par contre, le Hibou des marais (Asio flammeus) qui était présent en 2017, n’était pas revenu en 2018 : le printemps pluvieux avait empêché la prolifération des campagnols, leur principale nourriture. Continue Reading..