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A la rencontre du bouquetin en Espagne – Première Partie

A la rencontre du bouquetin en Espagne – Première Partie

Un vieux mâle (appelé un Bouc) se repose.

A la rencontre du Bouquetin en Espagne

(séjour naturaliste de décembre 2019)

Au début du mois de mai 2018, j’ai eu l’occasion d’observer lors d’un séjour naturaliste dans la Sierra de Gredos le Bouquetin ibérique appelé aussi Bouquetin d’Espagne (Cabra montés en espagnol). C’était ma première rencontre et je lui ai consacré un article complet que vous pouvez consulter en suivant le lien à la fin de cet article.

Quelques rappels

 

Un jeune adulte devant un névé.

Le Bouquetin ibérique (Capra pyrenaica) est classé en quatre sous-espèces, dont deux ont disparu : le Bouquetin portugais (Capra pyrenaica sous-espèce lusitanica) et le Bouquetin des Pyrénées (Capra pyrenaica sous-espèce pyrenaica). Ce dernier était notre bouquetin, dont les deux derniers spécimens ont été abattus en 1910 près du lac de Gaube, au dessus de Cauterets. Chassés jusqu’à l’extinction!

Sur le versant espagnol des Pyrénées, un nombre restreint de Bouquetins des Pyrénées survivait dans le parc national d’Ordesa y Monte Perdido, dont la création en 1918 devait justement les sauvegarder. Le dernier connu, une femelle nommée Celia, a été retrouvée morte le 6 janvier 2000, le crâne fracassé par la chute d’un arbre lors d’une violente tempête. C’est en partie la création en 1905 de la Réserve royale de chasse de la Sierra de Gredos par le roi Alfonso XIII qui a permis à l’Espagne de garder l’espèce en vie. La population actuelle est constituée par les deux sous-espèces restantes, victoriae et hispanica. Le fait d’être une espèce unique au monde, endémique de la péninsule, en a fait un grand gibier recherché pour le tir et le trophée. Un programme de conservation est né en 1950 en Espagne à l’échelle nationale, avec la création de nombreuses Réserves.

Au début des années 1990, la population était estimée à 7 900 individus. En 2012, quelques 50 000 individus sont distribués dans la péninsule ibérique occupant plus de 27 noyaux, grâce à des opérations de réintroduction et de protection. On les trouve principalement dans la Sierra Nevada, Sierra de Gredos, Las Batuecas, Los Puertos de Morella, Muela de Cortes, Serrania de Cuenca, Alcaraz, Sierra Madrona, Sierra Magina, Sierra de Cazorla, Sierra de Segura, Sierra Sur de Jaen, Los Filabres, Sierra de las Nieves et Montes de Cadiz, Sierra de Guadarrama, etc.  

Une magnifique femelle (appelée étagne).

Je m’intéresse particulièrement à ce bel animal depuis la réintroduction de l’espèce dans notre Parc National des Pyrénées, commencée en 2014 à partir d’individus prélevés dans la Sierra de Guadarrama et dans la Sierra de Gredos.

En décembre dernier, j’ai observé cet animal pendant sa période de rut. Celui-ci a en effet lieu de la mi-novembre à la mi-janvier environ. Les mâles vont chercher les groupes de femelles, afin de former leur harem particulier. Le moment le plus spectaculaire se situe au tout début à la période des violents combats entre mâles. Ils se lèvent sur leurs pattes arrières et tombent, tête contre tête. jusqu’à ce que l’un des prétendants comprenne la supériorité de son antagoniste et se retire. Je suis arrivé un peu tard pour assister à ce spectacle.

Je présente dans cet article quelques endroits où je les ai observés en 2019, des Picos de Europa (juin et octobre 2019) à la Sierra de Castril en Andalousie (décembre 2019). Dans le prochain article, je les présenterai dans la Sierra de Cazorla et celle de Guadarrama. Les photos sont sélectionnées pour mettre en évidence la diversité des biotopes.

Los Picos de Europa

Au centre, le sommet le plus célèbre des Picos de Europa, El Naranjo de Bulnes (2 519 m) – Octobre 2019.

Les pics d’Europe, souvent appelés « Los Picos » est le massif le plus élevé de la cordillère Cantabrique. Ils sont situés entre les provinces des Asturies, de Léon et la Cantabrie. Ils culminent au Torre de Cerrado (2 648 m), suivi d’assez près par el Naranjo de Bulnes (2 519 m).

El Pico Espigüete (2 450 m) en juin 2019, un des sommets de la Montaña Palentina (photo prise dans la région de Valverde de la Sierra).

A gauche, la Peña Cascajal (2 2027 m), puis el Pico Coriscao (2 232 m), depuis le point de vue del Collado de Llesba (puerto de San Glorio).

J’ai au moins photographié un bouquetin! Une femelle, sur une hauteur peu avant l’arrivée de la nuit (Llánaves de la Reina – juin 2019).

Le Bouquetin (Capra pyrenaica sous-espèce victorae) y a été réintroduit au début des années 1990 (après la disparition des derniers spécimens de la sous-espèce lusitanica par la chasse à l’été 1857), à partir de la réserve de chasse nationale voisine de Riaño (province de Léon).

La statue del « Oso Pardo » au lever du soleil, installée au Collado de Llesba (puerto de San Glorio).

Le meilleur moment vécu pour moi dans les Picos de Europa a été juste avant le lever du jour, alors que je me dirigeais en voiture vers le mirador del Collado de Llesba pour photographier le lever du soleil, à proximité de Portilla de la Reina. Dans la lueur des phares, une forme traversa la route et se mit à grimper le long de la paroi quasi verticale, à la sortie de Llánaves de la Reina! Un instant plus tard, ma voiture à l’arrêt avec les warning, une harde de bouquetins déboucha du ravin et traversa prestement devant moi! Il en sortait de partout, au travers des passages aménagés dans le parapet : des cabris, des adultes, tout ce monde grimpa à la suite du premier le long de la paroi verticale. Je n’en revenais pas de les voir remonter ainsi. Les pierres déplacées roulaient directement sur la route, heureusement suffisamment loin de la voiture. Puis ils disparurent. Je redémarrai vers ma destination en évitant les pierres, encore émerveillé par le spectacle de ses animaux grimpant le long de la paroi à pic. A mon retour, des employés étaient en train de nettoyer la route; ils avaient sans doute l’habitude.

Lever du soleil depuis el Collado de Llesba (appelé aussi en espagnol el mirador del Oso).

La vallée en direction du village de Sotres vers la droite (invisible), surmontée d’une partie du Massif Occidental des Picos. En contrebas, le petit village d’Espinama. Au dernier plan à droite, la Sierra del Cuera.

El Torre de Salinas (2 446m), dans le Massif Central des Picos de Europa.

Après avoir assisté au spectacle du lever du jour, je revins à l’albergue de la Portilla de la Reina pour le petit déjeuner : le patron de l’auberge, très sympathique, m’a confirmé la présence depuis quelques années de deux hardes de bouquetins dans la région, ainsi que la présence de l’ours brun et même de loup, informations également confirmées en discutant avec un berger.

Cette ancienne cabane de berger s’ouvre vers la Montaña Palentina en arrière-plan. Dans le voile coloré du lever du soleil et en haut à droite, le sommet le plus haut est le Pico Corcina (1 875 m). Le mur rocheux à sa gauche est la Peña del Castro, surmontée del Pico del Diego. A gauche, je n’ai pas d’information sur ce mamelon.

Deux Bergers de Léon, une femelle et un mâle, protègent un troupeau de vaches (un autre est à part).

Le Mâtin, Mastin espagnol ou Berger de Léon est une des plus vieilles races de chiens d’Espagne. D’un poids de 60 à 90 kg en moyenne, c’est un chien vaillant qui défend jusqu’à la mort ceux mis sous sa protection. Gare aux ours et aux loups!

Sur la gauche, el Torre de Llambrión (2 642 m), deuxième sommet des Picos de Europa. A droite, la Peña Vieja (2 617 m).

Le Massif Central des Picos continue sur la droite.

Une autre vue vers la Montaña Palentina depuis el Collado de Llesba, après dissipation des brumes.

A droite tout en haut, el Pico Corcina (1 875 m).    

Le Collado de Llesba est un point de vue situé au bout d’une piste d’environ 2 km qui démarre sur la gauche au Puerto de San Glorio, sur la N-621 entre Llanaves de la Reina et Potes. C’est aussi un point de départ de randonnée. La vue est imprenable sur le massif central et oriental des pics d’Europe et sur certains sommets de la Montaña Palentina.

La Mer de nuages au matin dans le parc national de los Picos de Europa.

La Sierra de Gredos

Contrairement à ce que peut suggérer cette »ambiance », ce cliché d’une femelle est pris juste avant le lever du jour.

La sierra de Gredos est un massif montagneux appartenant au Système central, située entre les provinces d’Ávila, Cáceres, Madrid et Tolède. Son point culminant est le pic Almanzor, dans la province d’Ávila, à 2 592 mètres d’altitude. J’y suis revenu avec un grand plaisir. J’ai fréquenté des lieux différents de mon premier séjour. En effet, en hiver, la présence de la neige en altitude repousse les bouquetins vers les zones plus basses où la nourriture reste accessible.

Pour information, dans la Sierra de Gredos, il est nécessaire de demander (et d’obtenir) 15 jours à l’avance une autorisation spéciale de la Junta de Castilla y León, pour pouvoir prendre des photographies et leur publication ultérieure dans les différents médias. Les clichés de Bouquetins de mon blog sont en accord avec la réglementation. Sans cette autorisation, on peut quand même observer des bouquetins en hiver à partir du tronçon de route longeant le rio Barbellido (à partir de Navacepada de Tormes en direction de La PLataforma), los Lanchares (à gauche avant d’arriver à la Plataforma), etc.

Les meilleures heures pour les observer se situent le matin et en fin d’après-midi, près du crépuscule, comme partout ailleurs. En hiver, on peut aussi les observer aux moments les plus chauds de la journée.

En approche de la Sierra de Gredos.

Tout à gauche, el Pico Almanzor (2592m, point culminant de la Sierra), puis el Ameal de Pablo (2505m) et au centre, la Galana (2564m). 

A la limite de la neige. C’est l’heure! 

Fusionnels jusqu’à la prochaine mise bas vers le mois de mai – Photos (2) prises à los Lanchares.

Coucher du soleil et lever de Lune – Les bouquetins commencent à apparaître sur les hauteurs pour s’alimenter.

La Galana (2564m), aux premiers rayons du soleil. 

Il a gelé cette nuit! Ce mâle, solitaire, broute seul dans une estive.

L’ambiance commence à se réchauffer. Le même, zoomé. Au vu de sa couleur sombre et de la longueur de ses cornes, c’est un « ancien »! 

Les chevreuils profitent aussi de ces rayons qui annoncent une belle journée.

Sous un beau ciel bleu, ce jeune mâle est « attiré » par cette femelle.

Pendant la période de l’accouplement, les cabris restent en compagnie de leurs mères.

Les femelles qui sont réceptives et attendent un « gagnant » peuvent être montées par de jeunes mâles qui profitent de la négligence des concurrents. Elles peuvent aussi être couvertes par plusieurs mâles.

Même en période de rut, les femelles continuent à allaiter leurs cabris.

Deux jeunes mâles accompagnent deux femelles et leurs cabris. Quatre mâles plus âgés se rapprochent par la gauche, hors champ.

Les vieux mâles n’étaient pas loin.

Le dominant du groupe s’intéresse à la femelle devant lui (sa queue est relevée). Le jeune mâle assis à droite de la photo feint l’indifférence.

Le deuxième jeune mâle, en contrebas à droite, a l’attitude typique de la posture décrite ci-dessous.

Que fait-il donc, hors de la vue du dominant? C’est expliqué ci-dessous! En tous cas, la femelle n’est pas encore d’accord.

Les mâles gagnants, en principe les plus vieux ou les plus forts, s’adressent aux femelles en reniflant leurs organes génitaux et en percevant ainsi leur réceptivité. Pour cela, ils adoptent une posture et des gestes très particuliers, utilisés aussi par les plus jeunes. Ils retroussent leur lèvre supérieure, sortent leur langue et lèvent leur lèvre inférieure au-dessus, penchent leurs cornes en arrière et étirent leur cou, tandis que la queue est relevée et la croupe raidie. J’ai remarqué que les plus jeunes semblaient les plus « intéressés » : pour brûler la politesse aux plus anciens? plus « chauds » ou tout simplement moins expérimentés pour connaître le bon moment? A savoir!

La suprématie du dominant!

La harde se remet en route, 4 mâles adultes et un jeune, deux chevrettes et un cabri caché. Le dominant a gardé la queue relevée.

Avec un focale fixe, j’ai eu du mal à avoir toute la harde bien cadrée et sans végétation gênante. Ici, un jeune mâle (en haut et à gauche) se tient « au courant » sous le regard pas vraiment indifférent du dominant ; la position des oreilles est aussi un signe d’expression. En fait, le moment d’agressivité des mâles est passé et tout le monde attend patiemment l’ovulation des femelles.

Un mâle adulte atteint de kératoconjonctivite infectieuse à son premier stade.

Une des maladies qui affecte le plus les populations de bouquetins est la kératoconjonctivite infectieuse, très contagieuse. L’agent pathogène est la bactérie Mycoplasma conjunctivae. Elle commence par un gonflement des paupières avec un important écoulement lacrymal. Elle peut évoluer vers une inflammation suivie d’une opacité de la cornée, voire sa perforation avec les conséquences que l’on peut deviner (alimentation de plus en plus difficile et accidents). D’après la littérature, une guérison spontanée est l’issue la plus courante de cette maladie.

La Sierra de Andújar

Situé dans une zone de moyenne montagne de l’Andalousie, la Sierra de Andújar est l’un des parcs cynégétiques les plus importants d’Espagne. Elle culmine à El Pico Burcio del Pino (1 290 m). Ce parc est très connu par la présence en particulier du Lynx pardelle que je n’ai pas eu l’opportunité de rencontrer lors de ce séjour. Le moment le plus propice pour le rencontrer est la période de son rut et il était un peu trop tôt, de quelques jours seulement. Il y avait déjà beaucoup de monde pour essayer de l’apercevoir sur les spots connus et j’ai préféré tenter ma chance dans des endroits moins courus (mais les autres n’ont pas été plus chanceux que moi).  Je suis tombé par hasard sur une petite harde de bouquetins, constituée essentiellement de femelles et de leurs petits. On peut les voir sur les falaises autour du barrage de la Lancha.

Paysage typique de dehesa où évolue le Lynx pardelle, avec en point culminant le sanctuaire de la Virgen de la Cabeza (lieu important de pèlerinage).

Dernières lumières sur le sanctuaire de la Virgen de la Cabeza.

Femelles bouquetins (adultes et jeunes de l’année précédente), au-dessus du barrage de La Lancha. 

La Sierra de Castril

La Sierra de Castril est une zone montagneuse située au nord-ouest de la province de Grenade en Andalousie, à la limite du parc naturel des Sierras de Cazorla, de Segura et de las Villas. Deux endroits incontournables pour les amoureux de la Nature montagnarde. C’est une région au relief tourmenté, riche de nombreux ravins, cols et de parois verticales très élevées. La faune est très diverse. On y trouve entre autres le bouquetin, le mouflon, le daim, le sanglier, le lynx, le chat sauvage mais aussi le vautour fauve, l’aigle royal, le faucon pèlerin et le milan noir, pour les espèces les plus typiques.

Un aperçu du village de Castril (890 m) en Andalousie, un subtil mélange de  pierre, de chaux et de tuile. 

L’Embalse del Portillo, à proximité de Castril.

La chaleur de cette belle après-midi ne freine pas les ardeurs de ce Bouquetin mâle, qui se tient au courant de l’état de l’ovulation d’une femelle. 

Le biotope à bouquetins dans la sierra de Castril.

L’embalse de la Bolera avec en arrière-plan, les sommets enneigés de la Sierra Nevada.

Le rayonnement du soleil, écrasant, s’est estompé. Une femelle avec son cabri sur une crête.

La végétation typique des zones les plus élevées du parc avec des genévriers communs, des chênes verts, etc. Les bouquetins ont de quoi brouter.

En pleine chaleur, les bouquetins circulent dans les pierriers, le plus dur est de les repérer : ils sont très loin et ne descendront qu’à la tombée de la nuit. La lumière sera alors insuffisante pour les immortaliser mais le spectacle est là!

Les grands mammifères se reposent à l’ombre dans le ravin en contrebas.

Pins noirs (Pinus negra) et chênes verts occupent les flancs de la montagne dont certains sommets avoisinent les 2 000 m d’altitude.

La Sierra de Castril, c’est aussi pour moi la rencontre de Fransisco! Alors que je revenais à la voiture après une rando sympa en montagne pour observer les bouquetins, un grand colosse en treillis accompagné d’un ami s’arrête à ma hauteur et baisse la vitre de son 4 x 4. « Buenas tardes, qué hace aquí? » Aïe, mon cerveau chauffe, aidé par la température ambiante de ce beau dimanche après-midi écrasé de soleil. Que me veulent-ils? Quelques minutes plus tard, je serai sur la banquette arrière du 4 x 4 de Fransisco, un Garde passionné comme moi par le rut du Bouquetin, pour une virée extraordinaire à la tombée de la nuit en montagne. Nous avons pu observer à la longue-vue les bouquetins et les mouflons dans des endroits où je ne serais jamais allé de moi-même. Cerise sur le gâteau, Francisco m’amène chez lui pour me montrer où il habite et me propose de rester. Hélas, mon hébergement est déjà retenu et il me donne alors sa carte de visite et son numéro de portable personnel pour me montrer, quand je reviendrai, toutes les beautés de la Nature dans sa région! Il me raccompagne enfin à ma voiture, bien après la tombée de la nuit. Un beau moment de partage d’une passion commune qui m’a marqué! Les photos suivantes sont prises avec mon téléobjectif dans des conditions difficiles.

En haut, un Bouquetin mâle poursuit une femelle. En bas : à gauche, une femelle et son cabri; à droite, une harde de Mouflons femelles.

Au pied de la falaise, des Mouflons femelles.

Au centre, un Bouquetin adulte mâle et une femelle sous le chêne. Légèrement en dessous, un Mouflon mâle.

Quelques Mouflons femelles au pied de la falaise, bientôt rejointes par le mâle. En bas à droite, une femelle Bouquetin.

Le Mouflon européen (Muflón en Espagne)  a été introduit en Espagne à des fins cynégétiques. Sa période de rut se situe à l’automne (septembre – novembre). Il aime les terrains montagneux secs et accidentés qui ne sont pas recouverts en hiver par la neige.

Près de chez nous, un noyau de population peu connu issu d’une introduction est présent depuis 1975 dans la réserve du massif du Pibeste dans les Hautes-Pyrénées (autour de 350 spécimens aujourd’hui). Dans les années 1999-2001, le pic du Ger a aussi bénéficié d’opérations d’implantation avec 13 individus issus du Pibeste (ils étaient 28 en 2017, où un deuxième lâcher de 2 femelles venant du Gard a eu lieu le 30 décembre, pour la diversité génétique).  En juin 2015, un noyau de 13 animaux a été introduit dans le Béarn dans la montagne d’Asson à Estibette, suivi de 6 autres en 2016.

Article rédigé à partir de mes photos personnelles, de mes observations sur le terrain et de quelques recherches générales sur internet pour la présentation des endroits visités.

Pour lire mon article complet consacré à la connaissance du Bouquetin, c’est : ICI