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La Peña de Oroel (Jaca) – 7 juin 2019

La Peña de Oroel (Jaca) – 7 juin 2019

L’éperon rocheux de la Peña de Oroel et sa croix, tout à gauche à son sommet.

La Peña de Oroel (Jaca)

La Peña de Oroel (1769m) qui domine Jaca (en Aragon, au pied des Pyrénées sur l’axe Pau – Saragosse par le Tunnel du Somport) est une très belle destination pour les adeptes de la randonnée avec un peu de dénivelé. Je la conseille en particulier quand nous sommes lassés par les mauvaises conditions météo de notre côté des Pyrénées. Il n’y a pas de difficulté particulière.

Pour s’y rendre, à la sortie sud de Jaca, on prend l’A-1205 en direction de Buernes et de San Juan de la Peña. Après quelques kilomètres, on quitte la route principale pour prendre une route étroite à main gauche (virage serré). On arrive rapidement au Parador de Oroel (qui est un simple refuge), appelé aussi refuge Mirador de Oroel.

Le refuge Mirador de Oroel, au téléobjectif depuis la « Cruz de Oroel »

Présentation de l’itinéraire au départ du sentier.

Le départ de la randonnée est indiquée par un panneau (1186m). Il y a deux possibilités : aller directement à la Cruz de Oroel (1769m), au sommet de la Peña (dénivelé 613 m cumulé pour 8,59 km avec mes A/R sur mon GPS), avec la possibilité de faire un détour à l’aller ou au retour vers l’ermitage de « la Virgen de la Cueva ». Pour plus d’informations sur le topo, il y a des sites incontournables comme celui de Topopyrénées de Mariano, site auquel vous pouvez vous abonner. Il y a une mine d’informations sur les Pyrénées, conseils très utiles, randonnées avec traces GPS, faune et flore avec de magnifiques photos.

Quelques photos pendant la montée

Aperçu sur la Cruz de Oroel dressée au sommet de la Peña du même nom, pendant la montée.

Aperçu sur la plaine de Jaca et sa mosaïque de parcelles, pendant la montée.

A la sortie de la forêt, en direction de la Cruz de Oroel (1769m).

A l’approche de la Cruz de Oroel (1769m).

Depuis la ligne de crête, la végétation côté versant sud change. A l’horizon sur la droite dans la continuité du passage de la ligne HT, los Mallos de Riglos (côté gauche) suivies par la Peña Rueba (falaises claires côté droit).

400m environ de vide, versant nord.

A nos pieds, Jaca et les mosaïques de parcelles cultivées qui l’entourent – Le panorama sur la chaîne des Pyrénées avec au centre, la vallée de l’Aragon.

La pointe ouest de la Peña de Oroel avec, tout au fond à l’ouest, l’embalse de Yesa.

Rencontre au sommet!

Sur le chemin du retour, la vue en direction de la pointe est de la Peña de Oroel.

Un panorama grandiose sur la chaîne des Pyrénées

Ce qui m’a plu avant tout, c’est le beau panorama sur la chaîne des Pyrénées côté espagnol, avec des sommets bien connus comme le Bisaurin à l’ouest (2669m). Situé dans la province de Huesca, c’est le plus haut sommet pyrénéen rencontré en venant depuis l’océan Atlantique entre les massifs d’Aspe et d’Anie : je le vois très bien depuis la maison et il a pour moi une importance particulière. A l’est, on aurait dû apercevoir l’Aneto (3404m, le plus haut sommet des Pyrénées) mais je n’ai pas réussi à le localiser : en effet ce jour-là, certains sommets sont restés noyés dans les nuages.

De gauche à droite : los Dientes de Batanes – Le massif du Vignemale  et la Pique-Longue (3298m) – El Pico de la Tendeñera (pratiquement au centre dans le nuage) – Les Gabiétous – Le Taillon – La Fausse Brèche (la Brèche de Roland, à sa droite, est occultée) – Le Casque de Marboré – La Tour de Marboré – Le pic du Marboré – Le Cylindre du Marboré. 

De gauche à droite : Les Gabiétous – Le Taillon – La Fausse Brèche (la Brèche de Roland, à sa droite, est occultée) – Le Casque de Marboré – La Tour du Marboré – Le pic du Marboré – Le Cylindre du Marboré (dans les nuages) – Le Mont Perdu (dans les nuages) – Le Soum de Ramond (dans les nuages) – Le col d’Añisclo – Las Très Marias, puis à nouveau les nuages cachant l’Aneto!

Quelques vues sur des sommets connus

On identifie très bien quelques sommets du versant espagnol comme le Visaurin, le pic d’Aspe (2645m, qui nous domine quand on va au Somport), le Vignemale (sommet culminant des Pyrénées françaises à 3298m), le Taillon (3144m), la Fausse Brèche et d’autres 3.000m mythiques du cirque de Gavarnie; ainsi que d’autres sommets dont la liste suit en photos de l’ouest vers l’est.

Le Visaurin ou Bisaurín en espagnol (2654m).

De gauche à droite : el pico Llena del Bozo (2566m) – La Llena de la Garganta (2599m) – l’Aspe (2645m) – El pico Lecherín (2561m) – El pico Tortiellas (2364m).

La vallée du fleuve Aragon.

La Collarada (2886m) – La Collaradeta (2742m).

Le plus haut sommet à gauche, la Peña Retona (2781m).

Vue rapprochée sur la Peña Retona (2781m).

Au centre, la Peña Telera (2764m) avec, sur la droite en arrière-plan de la Peña Blanca, les pics d’Enfer (3082m).

Vue rapprochée sur la Peña Telera (2764m).

Los Dientes de Batanes (2894m), deuxièmes sommets à partir de la gauche puis le massif du Vignemale avec la Pique-Longue (3298m).

Plus haut sommet vers la gauche, la Tendeñera (2853m).

Les Gabiétous – Le Taillon – La Fausse Brèche (la Brèche de Roland, à sa droite, est occultée) – Le Casque de Marboré – La Tour du Marboré – A l’extrémité droite, le début du pic du Marboré.

Vue rapprochée sur les Gabiétous – Le Taillon – La Fausse Brèche.

Le Casque de Marboré – La Tour du Marboré, à la base du pic du Marboré (dû à l’angle de vue) – Le Cylindre du Marboré – Le Mont Perdu – Le Soum de Ramond. Au milieu du tiers inférieur, le canyon d’Ordesa.

Le ballet aérien des vautours

J’ai bien apprécié aussi le balai aérien des vautours nichant dans les falaises de poudingue de la face nord de la Peña. La présence de certaines fleurs m’a aussi interpellé : du muguet sauvage au début du sentier ainsi que quelques rares pieds de Sceau de Salomon odorant. Sur la crête de la Peña côté du versant sud, on trouve également de nombreuses Tulipes australes, une fleur que je n’avais jamais observé auparavant. Je n’ai pas su prendre le temps de les photographier.

Le Renard d’un soir

Le Renard d’un soir

 

Le renard d’un soir (5 000 iso ; 1/60 s ; focale minimum au téléobjectif).

Cette publication tranche avec mes habitudes : c’est l’histoire d’une seule photo, celle d’un bref instant de vie auprès d’un renard.

C’est le week-end de l’Ascension et nous avons droit à notre première vague de chaleur de l’année. Ce soir, il me vient l’envie d’aller à l’affût au coucher du soleil, au moment où le peuple de la Nuit s’apprête à courir la campagne. Ces moments sont toujours particuliers; la chaleur est retombée et il fait bon d’attendre une éventuelle bonne surprise, tout en écouter les derniers chants d’oiseaux comme celui de la grive musicienne ou ceux des Léiothrix jaunes. L’Elanion blanc, à son habitude, va et vient au-dessus des champs cultivés et des friches environnantes.

Je m’assieds le dos calé contre une balle d’herbe séchée restée là depuis quelques jours et j’attends en tenue de camouflage, en partie caché dans l’herbe. Le temps passe et le soleil commence à se se coucher derrière moi. La lumière s’estompe doucement. Les rayons jaunissent la cime des arbres puis le versant d’en face exposé à l’ouest. Bientôt, ils disparaissent. Un brocard dans la force de l’âge débouche d’un champ cultivé et se met à brouter. Il est loin mais je fais quelques clichés même s’ils seront de mauvaise qualité, je ne sais pas rentrer bredouille. J’ai bien fait : en visionnant le résultat, je me rends compte qu’il faut que je force mes paramètres bien au-delà de mes habitudes pour arriver à accrocher un peu de lumière, si un animal se présente.

Comme il fait bon, je m’attarde encore un peu avec le maigre espoir de faire quand même une bonne rencontre, genre blaireau. Je sais déjà qu’il est trop tard pour faire des photos présentables.

Alors que je suis perdu dans mes pensées, je sens une présence sur le côté, à la limite de mon champ de vision. J’ai pris l’habitude de ne pas faire de geste brusque dans ces circonstances. Je tourne lentement ma tête et je vois … un renard adulte qui vient droit sur moi, déjà proche. Avec la poussée d’adrénaline provoquée par cette vision, j’ai du mal à le localiser dans le champ du téléobjectif. Mon cœur bat vite mais j’arrive enfin à le cadrer : il vient de s’arrêter et regarde dans ma direction. Trois clichés : celui de ce post que j’ai doublé et le troisième tout flou, quand il bondit  à 90° pour s’échapper! Il n’a pas réfléchi longtemps et seule la proximité m’a permis de faire une mise au point à peu près potable. Pour les paramètres, je ne pouvais pas faire mieux.

Au final, je rentre avec une seule photo, une photo qui décrit une émotion, un instant de vie!

Le cirque d’Estaubé

Le cirque d’Estaubé

Le cirque d’Estaubé (31 mai 2019)

Le cirque d’Estaubé est un très beau site pour s’imprégner de la beauté de nos Pyrénées. Situé sur le territoire du Parc National, il se prête parfaitement à une sortie Nature. Plus petit que ses voisins de Gavarnie et de Troumouse, il en est aussi plus sauvage; il est très intéressant par la diversité des paysages, de la faune, de la flore et pour ses nombreuses cascades, tout en restant d’accès facile. On y accède depuis le village de Gèdre où on prend la D922 en direction du barrage des Gloriettes. A l’embranchement du pont de l’Araillé avant le village de Héas, on prend à droite la D176 étroite et sinueuse. On accède alors au bout de quelques kilomètres à un parking situé au pied du barrage. Ce parking est vite rempli en période d’affluence et il vaut mieux arriver tôt. Un deuxième parking plus petit situé plus bas demandera un peu plus d’effort aux personnes intéressées uniquement par l’accès au lac. La route est fermée en hiver à cause de la présence de neige.

Le premier centre d’intérêt est le lac des Gloriettes, situé à 1668m d’altitude. Le barrage qui le domine permet d’avoir un joli panorama sur le site avec une vue sur les crêtes du cirque. Il est accessible en quelques minutes à partir du parking supérieur. Il faut compter une heure environ pour faire le tour complet du lac sur un sentier de découverte, sans les arrêts (longueur 2.9 km avec peu de dénivelé, autour de 80 m). Le site est hors Parc National mais il est classé Natura 2000. Ce tour est très intéressant: flore diverse, marmottes, beaux panoramas. Les panneaux explicatifs incitent à le faire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en passant d’abord sur la digue du barrage. On peut cependant le faire aussi dans l’autre sens, en partant du fond du parking.

On peut aussi poursuivre dans le cirque d’Estaubé, ce que nous avons fait. Les photos de l’article sont prises avec mon portable (panoramas) ou avec un téléobjectif. Elles ont essentiellement un intérêt « Nature », c’était le but de cette sortie. Je recommande vivement d’avoir avec soi une paire de jumelles pour profiter au mieux des nombreuses opportunités offertes.

La sortie d’aujourd’hui est une boucle jusqu’au fond du cirque, au Pla d’Ailhet où se trouve la cascade du même nom. La météo était parfaite; le premier nuage n’est apparu que dans la soirée.

Le panneau de présentation du sentier de découverte du lac des Gloriettes, avant de passer sur la digue du barrage.

L’aller, jusqu’au fond du cirque

Après être passé sur la digue du barrage, on continue sur une piste jusqu’à une bifurcation avec des panneaux de directions. On prend sur la gauche en descendant vers la bordure du lac, dans la direction du Parc National.

Poteau indicateur des diverses directions, après le barrage. Tout droit, on va vers le plateau de Coumély (0h30) et ses granges, vers Gèdre par le sentier de Ramond (2h00) ou vers Gavarnie (2h15).

Le plateau de Coumély (photographié à la fin de la sortie d’un point de vue au-dessus du parking).

A cette bifurcation, on peut augmenter l’intérêt de la sortie en faisant d’abord le détour au plateau de Coumély et ses granges (1h00 environ A/R sans les pauses, avec un magnifique point-de-vue sur le lac et le cirque avant d’arriver aux premières granges. Aucune difficulté), puis reprendre le sentier de découverte.

Le lac des Gloriettes (sens inverse des aiguilles d’une montre). La partie grise et minérale des rochers est sous eau quand le lac est plein. Au fond, on aperçoit quelques sommets du cirque d’Estaubé encore enneigés.

Le sentier dans ce sens passe près de la bordure du lac, alors qu’il la surplombe sur la rive opposée. Au fur et à mesure de la progression, le cirque va se dévoiler. On observe dès le départ la Fritillaire des Pyrénées ou Fritillaire noire (Fritillaria pyrenaica), endémique des Cévennes méridionales, des Corbières et des Pyrénées, relativement rare. Elles ne sont pas totalement en fleur et je n’ai pas pris de photo.

Les premières marmottes; il y en aura bien d’autres dans la journée.

L’accenteur mouchet (Prunella modularis), un passereau sobre ressemblant à un moineau par son plumage. Très discret en période hivernale, le mâle se tient bien en vue en période de reproduction pour chanter. 

Le site est aussi fréquenté par le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) et le Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros). Avec ce beau soleil, tout le monde chante! On arrive ainsi au fond du lac. Puis on continue tout droit sur le chemin bien tracé en remontant la vallée le long de la rive gauche du gave d’Estaubé (gave à main gauche) se jetant derrière nous dans le lac. Après avoir passé un portillon pour le bétail, on longe une zone humide avec des panneaux explicatifs sur ce milieu naturel.

On arrive alors à une bifurcation avec un poteau indicateur de directions (0h30 depuis le départ) :

1-On peut continuer sur le sentier de découverte avec le retour au parking des Gloriettes par l’autre rive du lac (0h35). Il faut alors bifurquer à gauche et cette direction est commune avec celles se dirigeant vers la cabane de Groutte (1h45) ou le cirque de Troumouse (3h30). On traverse le gave sur une passerelle. On passera par là au retour pour finir le tour du lac.

2-Ou on continue tout droit dans le cirque.  

C’est ce que nous avons fait. On continue donc dans la direction indiquée pour la cabane d’Estaubé (1h00), la Hourquette d’Alans (3h15) ou le Port de Pinède (3h30).

Un peu plus loin, le sentier longe la limite du Parc National (à main droite). On continue le chemin jusqu’à un embranchement indiquant à nouveau plusieurs possibilités (oh50 depuis le parking). A ce niveau-là, on entre dans le Parc National! (matérialisé par le panneau de la réglementation au sein du Parc et les fameuses têtes d’isard rouge sur fond blanc).

L’embranchement est matérialisé par les deux panneaux suivants :

3-On peut bifurquer à gauche sur un chemin proche de l’eau, en direction de la cabane d’Escaubé que l’on atteint après avoir traversé le gave sur le pont d’Estaubé (niveau promenade – 1h30 environ depuis le départ; 1h15 pour la descente – dénivelé faible, moins de 100m – 7 km A/R environ).

De la cabane, on peut continuer jusqu’au fond du cirque en remontant le gave jusqu’au Pla d’Ailhet (1834 m) et sa cascade (1899m) (niveau marche – Balisage jaune – 2h30 environ depuis le départ; 2h00 pour la descente – dénivelé positif 230 m – 12 km A/R environ). Au-delà, la progression n’est plus possible.

4-ou continuer par le sentier à main droite, bien tracé, qui s’éloigne du gave en prenant de l’altitude, avec les trois possibilités indiquées sur le panneau : Hourquette d’Alans (2h15), Port Neuf de Pinède (2h30), Les Espuguettes (2h40). Mais aussi, brèche et refuge de Tuquerouye. La Hourquette d’Alans se fait aussi en traversée du barrage des Gloriettes à Gavarnie : après l’avoir franchie (2430m), on bascule dans le cirque de Gavarnie vers le refuge des Espuguettes et on descend à Gavarnie. Pour ces options qui ne sont plus de la sortie Nature mais de la randonnée de haute-montagne, il y a des topos très bien faits sur internet.

5-On peut rester rive gauche du gave (gave à main gauche) en suivant la direction vers la Hourquette d’Alans, pour aller visiter une jolie cascade sur le ruisseau de Pouey Arrabi. On descend ensuite hors sentier vers le Pla d’Ailhet pour retrouver sa cascade au fond du cirque, en traversant le gave à pied. Cette option permet de découvrir les deux rives du gave d’Estaubé.

C’est ce que nous avons fait ce jour-là car le niveau du gave permettait de le traverser dans sa partie supérieure sans trop se mouiller les chaussures.

Le cirque d’Estaubé, avec de gauche à droite :

Le pic Blanc (2828m), Le Port Neuf de Pinède (2466m), la punta del Forcarral (2716m), le Pic de Pinède (2860m), la brèche de Tuquerouye (2666m), le pic de Tuquerouye (2819m), la brèche des deux Bornes. Encore cachés, en continuant vers la droite : le Grand Astazou (3071m), le pic Rouge de Pailla (2780m) et la Hourquette d’Alans (2430m). 

Vue rapprochée sur le pic Blanc (2828m).

Vue rapprochée sur le port Neuf de Pinède (2466m) et la punta del Forcarral (2716m).

Vue encore plus rapprochée sur le port Neuf de Pinède (2466m).

Vue rapprochée sur le pic de Pinède (2860m).

Vue rapprochée de la brèche de Tuquerouye, avec le piton de la Borne de Tuquerouye Oriental (2471m).

Vue rapprochée sur le pic de Tuquerouye (2819m), avec la brèche des deux Bornes, située à droite.

Vue très rapprochée de la brèche située à gauche du sommet du Tuquerouye (voir cliché précédent).

Vue rapprochée de la brèche des deux Bornes.

Vue encore plus rapprochée de la brèche des deux Bornes. 

Le pic Rouge de Pailla (2780m). La Hourquette d’Alans (2430m) est sur la droite, hors cadre.

Un doublé de marmottes.

Et toujours des marmottes.

Choucards à bec jaune, sur fond de brèche de Tuquerouye.

Un moment particulier : une « explication » entre un Traquet motteux (une femelle) et une marmotte.

Primevère farineuse (Primula farinosa).

Gentiane de Koch (Gentiana kochiana).

Gentiane de printemps ou Gentiane printanière (Gentiana verna).

Primevère farineuse (Primula farinosa).

Saxifrage aizoon (saxifraga paniculata).

Parterre de fleurs au bord du gave (Primevère farineuse et Grassette vulgaire).

Jonquilles et Gentiane de Koch.

Primevère farineuse et Grassette vulgaire (Pinguicula vulgaris).

Une des nombreuses cascades alimentant le gave d’Estaubé, côté rive gauche (prise au téléobjectif avec deux focales différentes).

Visite au pied de la cascade un peu à l’écart du sentier menant à la Hourquette d’Alans, avant de quitter celui-ci pour descendre vers le Pla d’Ailhet. Ruisseau de Pouey Arrabi.

La descente hors sentier vers le Pla d’Ailhet pour traverser le gave d’Estaubé. Au fond du cirque, on aperçoit le névé empêchant la progression vers la cascade du Pla d’Ailhet.

Vue rapprochée du névé par-dessus le gave d’Escaubé, empêchant la progression vers la cascade du Pla d’Ailhet.

Traversée du gave au niveau du Pla d’Ailhet. En haut du cliché à droite, les deux pitons sous la brèche des deux bornes s’appellent « Les deux Bornes ».

Sur le Pla d’Ailhet, en direction du fond du cirque.

A la source du gave, le même gros névé qui barre l’accès plus avant pour la cascade du Pla d’Ailhet.

Une « curiosité sur un rocher » à la source du gave.

Sur le sommet d’un énorme rocher, à la source du gave. 

Impossible d’aller voir la cascade du Pla d’Ailhet.

Au bord du névé, avec le gave qui coule par-dessous.

La cascade du Pla d’Ailhet est située vers la gauche et au-dessus de la barre rocheuse surplombant le névé. 

Vue rapprochée sur la cascade du Pla d’Ailhet (à gauche), avec l’accès bloqué par plusieurs névés. 

Vue rapprochée de la cascade située au milieu du cliché panoramique, juste au-dessus du névé.

Le refuge de Tuquerouye en haut de la brèche de Tuquerouye, depuis le fond du cirque.Tout à droite, le piton de la Borne de Tuquerouye Oriental.

Vue rapprochée sur le refuge de Tuquerouye et sa Vierge (surplombant le refuge, à sa gauche). Le refuge inauguré le 5 août 1890 est le plus vieux et le plus haut refuge des Pyrénées (2666 m), agrandi en 1927 et restauré en 1999. Quelques jours après l’inauguration, le 11 août 1890, cette statue de la Vierge pesant 75 kg est montée à dos d’homme par le guide François Bernat-Salles depuis Gavarnie.

Le Grand Astazou (3071m), une vue rapprochée depuis le fond du cirque.

Un éterlou (isard d’un an, né en mai 2018).

Un deuxième éterlou, légèrement plus haut que le précédent.

Moment sympa sur les premiers contreforts au fond du cirque : la rencontre de deux éterlous, chassés par leurs mères qui viennent de mettre bas. On ne verra pas d’autres isards de la sortie. 

Le retour vers le lac des Gloriettes et le parking

Une vue différente du pic Rouge de Pailla (2780m), en quittant le fond du cirque. Il domine la Hourquette d’Alans (2430m) située à droite, hors cadre.

Au pied du massif montagneux, le chemin monte en lacets jusqu’à la Hourquette d’Alans (2430m) encore enneigée, toute à gauche.

Le retour s’effectue rive droite du gave d’Estaubé (gave à main gauche), en le suivant jusqu’à la cabane d’Estaubé, puis en obliquant vers le pont d’Estaubé où on retrouve le chemin aller. On le continue jusqu’à la bifurcation pour terminer le tour du lac par le sentier de découverte.

Le gave d’Estaubé grossit, alimenté par de nombreux ruisseaux descendant des deux versants de la montagne.

Je verrai à deux reprises un cincle plongeur ou Merle d’eau (Cinclus cinclus), mais il était trop pressé et je n’ai pas pu l’immortaliser.

Cascades sur un des nombreux ruisseaux alimentant le gave.

C’est la troisième carcasse trouvée dans le cirque, avant de repasser sur le pont d’Estaubé.

Au loin en se retournant, le premier nuage de la journée se forme côté Espagne, au-dessus de la brèche de Tuquerouye (à droite, le pic de Tuquerouye).

Cliché pris au même moment que le précédent, au format portrait.

Encore des marmottes, en train de faire une roulade. Elles auront été très nombreuses, lors de cette sortie.

Le gave d’Estaubé.

Vues rapprochées de l’effet de la lumière et du vent sur l’eau dévalant les falaises.

On sort du Parc National et on arrive à la première bifurcation de ce matin.

Ce matin, on est arrivé du barrage des Gloriettes (0h30) et on s’est dirigé vers la Hourquette d’Alans. On a quitté plus haut le sentier pour traverser le gave à pied , direction le fond du cirque.

Maintenant, on reprend le parcours de découverte (parking des gloriettes) qui fait le tour du lac des Gloriettes dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.  

Encore une cascade!

Primevère farineuse.

Myosotis …

Le lac des Gloriettes, que l’on domine sur la deuxième partie du sentier de découverte.

Prendre la direction du parking.

Encore une cascade!

Toujours le lac des Gloriettes.

Les granges de Coumély dominant le barrage des Gloriettes. Mon dernier cliché de la sortie, pris au-dessus du parking. 

Cet article n’est pas un topo; je vous recommande de vous munir de la carte IGN au 1:25 000 1748 OT. Les temps de marche ne sont qu’indicatifs. En effet, le but principal de la sortie était, avant tout, d’ouvrir les yeux sur la Nature! Nous avons été bien occupés toute la journée.

Information sur la cabane de Groutte

Dans la deuxième partie du tour du lac des Gloriettes par le sentier de découverte, vous verrez ce panneau situé à 15 mn du retour au parking, à l’opposé de la digue du barrage. Je vous conseille de chercher un topo sur « la randonnée au lac des Gloriettes depuis la cabane de Groutte ». En effet, il est possible de se garer en voiture à cette cabane en pierre, située sur le bord de la route en direction du cirque de Troumouse après le village de Héas (comme pour le parking des Gloriettes, il vaut mieux arriver tôt en période de grande affluence). Le sentier à partir de cette cabane jusqu’au lac des Gloriettes ne présente pas de difficulté et la sortie peut se combiner avec une boucle autour du lac ou dans le cirque d’Estaubé avec un retour au point de départ (ou prévoir l’utilisation de deux voitures).

La Couleuvre helvétique ou Couleuvre à collier (15 mai 2019)

La Couleuvre helvétique ou Couleuvre à collier (15 mai 2019)

La Couleuvre helvétique 

(Nom scientifique : Natrix helvetica)

J’ai eu une surprise cet après-midi, alors que j’allais relever un piège photographique installé sur une souille de sangliers : j’ai rencontré une jeune couleuvre à collier en train de chasser dans une grande flaque d’eau près d’un ruisseau. J’ai passé un peu plus d’une demi-heure à l’observer en train de nager, allant et venant avec la tête dans ou au-dessus de l’eau. Bien que discrète, l’agitation inhabituelle causée par ses ondulations a attiré mon attention. Les rayons du soleil qui passaient au travers des frondaisons des arbres éclairaient idéalement la scène.

La Couleuvre helvétique « Natrix helvetica » que l’on appelle communément une couleuvre à collier est la couleuvre la plus fréquente en France. On la trouve dans presque tous les départements. Quand elle est jeune, elle est liée à la proximité de l’eau où elle peut nager et plonger à la recherche de nourriture comme les têtards, petits poissons et invertébrés … . Les sujets adultes, quant à eux, peuvent vivre à l’écart des points d’eau. On la trouve jusqu’à 2 000 mètres d’altitude. Les mâles sont plus petits, un peu moins d’1m00 généralement et jusqu’à 1m40 pour les femelles. Les données divergent d’une vingtaine de centimètres selon les sources consultées.

Elle est très facile à reconnaître avec son « collier » qui se présente sous la forme de deux bandes en forme de croissant de couleurs blanche ou jaune crème et noire sur la nuque. Toutes les espèces de couleuvres à collier doivent d’ailleurs leur nom vernaculaire à la présence de celui-ci.

La partie visible de son corps est d’après la littérature de couleur très variable, d’un gris ou marron plus ou moins clair (parfois bleuté ou verdâtre), accompagné de quelques taches noires longitudinales.

Jusqu’à un passé récent, il existait deux espèces de couleuvres à collier en Europe, « Natrix astreptophora » et « Natrix natrix ». Cette dernière comportait 15 sous-espèces dont celle que l’on trouve en France, appelée alors « Natrix natrix helvetica ».

Une nouvelle étude publiée en 2017 dans la revue Scientific Reports a proposé une révision de la taxinomie de la couleuvre à collier, grâce à l’avancée des connaissances apportée par les progrès de la génétique. L’une des conclusions de cette étude est que les couleuvres à collier de l’ouest de l’Europe appartiennent en fait à une espèce différenciée, « Natrix helvetica » (auparavant considérée comme une sous-espèce de « Natrix natrix »).

La couleuvre à collier que l’on trouve en France, appelée avant 2017 « Natrix natrix helvetica » (sauf dans l’Aude et les Pyrénées Orientales), est donc une espèce à part entière et doit maintenant être nommée Couleuvre helvétique « Natrix helvetica ». (Certaines publications sur internet ne sont pas à jour). Chez « Natrix helvetica », le « collier » est très marqué, aussi bien chez les jeunes que chez les adultes. L’iris est de couleur jaunâtre.

Dans les départements de l’Aude et des Pyrénées orientales, la couleuvre à collier appelée avant 2017 « Natrix natrix astreptophora » (présente également dans la péninsule ibérique), a été élevée elle aussi au rang d’espèce. Elle s’appelle désormais la Couleuvre astreptophore « Natrix astreptophora », dont les particularités sont les suivantes :  à l’âge adulte, les individus n’ont pas de « collier »; l’œil est rouge vif tandis que la tête est grise, voire bleutée.

Pour rappel, la tête des couleuvres, de forme arrondie avec quelques grosses écailles sur le crâne permet de les différencier au premier coup d’œil des vipères dont la tête est triangulaire avec de nombreuses et fines écailles. Elles sont ovipares tandis que les vipères sont vivipares. Leur pupille est ronde, en fente verticale chez les vipères.

Comme tous les serpents, la couleuvre à collier est pratiquement sourde. En revanche, sa vue est bien développée et l’aide à chasser et à détecter les dangers. De nombreuses couleuvres diurnes, à pupille ronde et cristallin jaune, ont une rétine qui ne comporte que des cônes, cellules assurant la vision colorée et fonctionnant en lumière intense. Le frétillement de la langue, typique des serpents, leur permet de percevoir les odeurs.

La couleuvre à collier est une très bonne nageuse et elle se nourrit de ce qu’elle trouve dans et au bord de l’eau. Les jeunes, comme nous l’avons déjà vu plus haut, se nourrissent de larves, de têtards, de petits poissons et autres ressources trouvées uniquement dans le milieu aquatique. Dès que leur gueule est assez grande, le menu s’enrichit d’amphibiens (grenouilles, rainettes, tritons, …) et parfois des rongeurs (campagnols, mulots, musaraignes, …). Elle est alors moins dépendante de la proximité de l’eau.

Les proies sont avalées vivantes; les mâchoires de la couleuvre peuvent fortement s’écarter et elle est capable d’avaler des proies plus grandes que sa tête. La taille des proies reste proportionnelle à la taille de l’individu.

Elle ne possède pas de venin et ne présente donc aucun danger. Cependant, il vaut mieux l’éviter. Lorsqu’elle se sent en danger, elle peut éjecter un liquide nauséabond par le cloaque. Elle peut aussi simuler la mort en s’enroulant sur le dos, flasque, la bouche ouverte et la langue pendante; elle peut parfois, alors, émettre son odeur nauséabonde (surtout lorsque elle est saisie).

La Couleuvre helvétique juvénile, à comparer avec la Couleuvre verte et jaune juvénile ci-dessous.

Une Couleuvre verte et jaune juvénile (Vic-Bilh). 

La confusion des juvéniles est possible avec ceux de la Couleuvre verte et jaune (« Hierophis viridiflavus« ). Les 3  clichés ci-dessus permettent de voir la différence.

Dès que la flaque est passée dans l’ombre, la couleuvre est remontée dans la végétation. L’observation fut sympa, même si je ne suis pas spécialement fan de moments à passer avec les reptiles. Le choix des photos privilégie l’animal dans son élément, l’eau; il n’y a donc pas de gros plans. Assez régulièrement, ces gros plans sont obtenus en manipulant l’animal ou en le retenant prisonnier.

Victimes depuis toujours de leur mauvaise réputation, les serpents et les couleuvres en particulier sont concernés par l’érosion de la biodiversité. Le nombre d’espèces de couleuvres en France métropolitaine est deux fois plus important que celui de vipères, en gros. Avec les récents changements amenés par l’avancée des connaissances, je ne m’aventure pas à les citer, je me tromperais sûrement. Il m’arrive parfois d’en rencontrer, aussi bien en plaine qu’en montagne mais les occasions ont bien diminué ces dernières années.

Pour mon département des Pyrénées-Atlantiques on peut rencontrer, en plaine et en montagne (altitude maximum variable selon les espèces) :

Couleuvres (5 espèces, inoffensives) : la couleuvre helvétique (objet de cet article), la couleuvre vipérine (inféodée aux milieux aquatiques, altitude maximum 1 000 m), la couleuvre verte et jaune (qui est en fait noire et jaune, la plus grande et qui aime monter dans les arbres), la coronelle lisse et la coronelle girondine (qui peut facilement se confondre avec la précédente).

Vipères (morsure dangereuse) : la vipère aspic (Vipera aspis zinnikeri) et la vipère de Seoane ou des Pyrénées. La vipère de Seoane a une répartition très restreinte. Elle est présente le long de la frontière avec l’Espagne depuis la côte, au sud de Saint-Jean-de-Luz où elle est devenue très rare, jusqu’au massif d’Iraty où elle atteint sa limite Est, en passant par la vallée des Aldudes. Elle atteint côté français l’altitude maximale de 1250 m. C’est une des espèces les plus menacées d’extinction en Europe.

Depuis le 12 mai 1979 (ce n’est pas si vieux), ces reptiles font partie des espèces protégées.

Article présenté avec mes photos personnelles. Pour en savoir plus sur cet animal :

http://www.naturemp.org/Couleuvre-a-collier.html

http://www.serpentsdefrance.fr/Couleuvreacollier.php

http://coronella.free.fr/natnat.php

https://www.nature.com/articles/s41598-017-07847-9#additional-information

Deux couleuvres helvétiques en train de chasser en tandem au bord d’un petit ruisseau.

Sortie CPIE Béarn – Tichodrome échelette, l’oiseau papillon (12 mai 2019)

Sortie CPIE Béarn – Tichodrome échelette, l’oiseau papillon (12 mai 2019)

Sortie avec le CPIE Béarn en vallée d’Aspe,

à la recherche de l’Oiseau papillon (12 mai 2019)

Dans la vallée d’Aspe. Une partie du décor de la sortie.

Le CPIE Béarn (installé à Oloron Sainte-Marie) est un réseau d’associations environnementales et un centre permanent d’initiatives pour l’Environnement Béarn.

Il organise entre autres des sorties accompagnées tous publics à thèmes multiples, comme la découverte de la nature dans la région, l’usage des plantes, le jardinage écologique, etc. Son site internet permet d’en savoir plus sur ses missions et j’encourage à le consulter : https://www.cpiebearn.fr/

Résumé de la sortie de ce jour : à la recherche de l’oiseau papillon

Un soir d’automne devant le cirque de Lescun (novembre 2014).

Le rendez-vous d’aujourd’hui est à Lescun, avec un beau soleil matinal qui ne nous quittera pas de la journée. A mon avis, qui a vu une fois le cirque de Lescun aura envie d’y revenir. C’est un site incontournable pour s’imprégner de la beauté de nos Pyrénées. Le thème principal de la journée est la découverte du Tichodrome échelette ou des murailles « Tichodroma muraria », appelé aussi l’oiseau papillon. On le trouve à flanc des falaises et des parois escarpées en montagne et en particulier dans nos Pyrénées. En hiver, on peut parfois l’observer en plaine sur de vieux édifices comme un grand pont en pierre, une église, une cathédrale, une tour ou autres monuments, des lieux d’hivernage où il ne revient pas systématiquement. S’intéresser au tichodrome l’hiver revient un peu à s’intéresser à notre patrimoine culturel.

Il reste encore beaucoup de névés, terrains de jeux pour les isards qui n’hésitent à se vautrer à la recherche de fraîcheur? (clichés pris avec mon portable).

Posé à flanc de paroi, la couleur gris-cendré du tichodrome échelette lui permet de se fondre dans son environnement où il devient quasiment invisible. Il remonte par sauts à la façon d’un grimpereau, en entrouvrant ses larges ailes d’un rouge vif par saccades. C’est à ce moment-là que l’on peut avoir la chance de le détecter, en quête de nourriture composée essentiellement d’insectes et divers invertébrés. On peut aussi le détecter par son chant. Il est tellement petit que, face à l’immense paroi, j’ai l’impression de « chercher une aiguille dans une botte de foin ». Nous étions à plusieurs pour tenter de le localiser, équipés de jumelles et d’une longue-vue pour notre accompagnateur. Celui-ci délimite plusieurs secteurs que l’on va se partager pour faciliter notre recherche. Personnellement, j’avais amené mon téléobjectif, en espérant l’immortaliser. Cet oiseau se mérite et il faut s’armer de patience. Le chercher dans ce décor grandiose de la vallée d’Aspe nous a fait passer un bon moment. Cet oiseau, bien connu de ceux qui pratiquent l’escalade, reste quand même peu courant et son observation ne peut être garantie; mais quel plaisir le jour où je ferai sa rencontre! Pour voir à quoi il ressemble, il vous faudra aller faire un tour sur internet; en effet, je ne publie que des clichés personnels sur mon site.

La présence encore importante de névés à cette période de l’année ne nous a pas permis de faire la boucle initialement prévue mais la sortie reste très intéressante (dénivelé cumulé de 715m pour un dénivelé positif de 460m et une distance de 9,6km).

Bien que ce n’était pas le thème principal de la sortie, on a pu observer de nombreuses plantes et fleurs, dont la liste est assez longue. Il y en a une que j’aime bien, c’est l’érythrone dent-de-chien (Erythronium dens-canis), appelée plus simplement Dent-de-chien. Elle est en pleine floraison sur les pelouses supérieures. Ainsi que la Saxifrage des Pyrénées (Saxifraga longifolia), que j’ai pensé à photographier car hors de portée!

Nous avons vu aussi de nombreux isards se promenant sur les névés ainsi que quelques marmottes.

Parmi les oiseaux, j’ai bien apprécié l’observation d’un Aigle royal juvénile et celle d’un couple de monticoles de roche, un oiseau que je n’avais jamais aperçu auparavant. En plus des espèces courantes vues et/ou entendues en montant dans la forêt de hêtres, nous avons eu l’occasion de voir et entendre le Rougequeue noir et le Traquet motteux.

Le Rougequeue noir, un migrateur partiel initialement inféodé aux milieux rocheux en montagne, est maintenant présent en plaine dans les villes et les villages de notre région. Le Traquet motteux, habitant typique de la montagne, peut lui aussi de rencontrer à plus basse altitude.

On observera également de loin des couples de vautours en train de nicher sur la paroi ainsi que des faucons crécerelles. Et une bonne partie de la journée se passera en compagnie de Chocards à bec jaune, qui sont en pleine préparation du nid.

Notre accompagnateur nous permettra avec une longue-vue de faire des observations très rapprochées.

L’Ossau, un sommet visible même en vallée d’Aspe.

Le monticole merle de roche

Pour moi, c’est la vedette du jour : le Monticole de roche, ici un mâle. Il était accompagné d’une femelle que j’aurais pu également photographier mais j’ai douté du rendu en qualité du cliché. 

Le Monticole merle de roche (Monticola saxatilis) est communément appelé le Merle de roche. Je ne l’avais encore jamais observé et nous avons eu l’opportunité de voir évoluer un couple. Sa rencontre n’est pas courante. Leur comportement rappelle celui des traquets et des rougequeues, qui se mettent en évidence au sommet des rochers en hochant la queue.

Le mâle, en tenue nuptiale, est superbe. Il a la tête et le cou bleu-gris avec une tache blanche sur le dos; le poitrail et la queue sont de couleur orange. La femelle est de couleur discrète, avec la majeure partie de son corps brun moucheté; sa queue est également orange. Ils ont la taille du merle noir.

C’est un montagnard qui fréquente les éboulis et les pelouses parsemées de rochers. Il s’y nourrit d’insectes et de baies. Migrateur, il repart en août-septembre vers l’Afrique Tropicale où il passe l’hiver.

L’Aigle royal

L’aigle royal juvénile, reconnaissable à la tâche blanche plus claire au bout des ailes.

L’Aigle royal (Aquila chrysaetos) est une espèce remarquable de nos Pyrénées. Son envergure va de 1m90 à 2m20 environ. Il est sédentaire en France où il vit exclusivement dans les massifs montagneux.

Son observation n’est pas courante. En 2016, on comptait 70-80 couples présents dans les Pyrénées côté versant français dont 32 couples dans le Parc national des Pyrénées (source : Parc National).

L’Aigle royal adulte (octobre 2018 – Hautes-Pyrénées).

Ma dernière observation de l’Aigle royal datait d’octobre 2018 dans le cirque de Lis ou Erès Lit (Hautes-Pyrénées), dans le Parc national.

Autres photos de la journée

A la sortie de la forêt, la rencontre avec notre premier isard, un bouc qui est en train de muer vers sa livrée estivale. Il s’éloigne paisiblement sur le névé.

(Partage d’une peau d’isard. Au fond, un lit de Dents-de-chiens en pleine floraison).

Les Chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) récupèrent des matériaux pour la construction du nid. Ici, ils emportent des poils provenant des restes d’une peau d’isard. De loin, ils peuvent être confondus avec le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), qui a le bec … rouge!

Sur ce gros névé, une harde d’isards se promène en « dessinant » des motifs. Ils sont très loin de nous. Ils ont tous des cornes qui dépassent bien des oreilles, sauf un. Les clichés faits sur le versant opposé montrent que les chèvres n’ont pas encore mis bas : les chevreaux sont encore avec leur mère et on n’en voit pas sur les photos ci-dessus. Je pense alors à une harde de boucs avec un éterlou.

L’érythrone dent-de-chien, ou tout simplement Dent-de-chien. J’en avais vu des représentations tellement magnifiées sur certains sites de photographies que lorsque j’ai rencontré mes premières « en vrai », j’ai hésité pour leur mettre un nom dessus.

Sur les parois, de belles saxifrages des Pyrénées (Saxifraga longifolia), plante grasse endémique. Elle pousse sur les falaises calcaires. Elle fleurit de juin à août, sous la forme d’ une grande hampe (jusqu’à 80 cm) pouvant contenir plus d’une centaine de fleurs blanches puis elle meurt.

Un isard adulte. Il s’est éloigné à découvert dans les éboulis où il a hésité un bon moment, ne sachant pas trop quelle attitude adopter devant notre présence à distance conséquente. Quelques pas et puis quelques minutes d’observation et ainsi de suite pendant un long moment. Il va finir par se coucher dans ces éboulis. J’ai pensé à un moment à une femelle qui aurait mis bas et qui cherchait à nous éloigner de son chevreau. Les turbulences de chaleur dans les éboulis perturbent la netteté des clichés pour reconnaître à coup sûr. Plutôt un brocard solitaire? Les autres isards proches de lui, sur les clichés ci-dessous, sont des femelles avec leurs jeunes nés au printemps dernier.

Toutes nos observations sont faites sans perturber ces beaux animaux.

Une chèvre avec deux chevreaux. Le reste de la harde est un peu au-dessus et se dirige vers un névé.

La chèvre se retourne avant de s’éloigner définitivement.

Deux chèvres et trois chevreaux (nés au printemps dernier) sur le névé. Décompte fait avec la longueur des cornes par rapport à la longueur des oreilles.

La troisième mère se rafraîchit sur le névé, près du reste de la harde.

Les deux chevreaux  de la première photo font demi-tour.

Les vautours sont en train de nicher sur la paroi, au moins trois couples.

L’un des vautours fauve quitte le nid et passe près de nous. Il y aura peu de rapaces aujourd’hui; les thermiques n’étaient pas favorables pour leur ballet aérien habituel. 

Cette publication est faite à partir des photos prises lors de la sortie, exceptées celle du cirque de Lescun en automne (novembre 2014) et les deux représentant un Aigle royal adulte dans les Hautes-Pyrénées (octobre 2018).

L’Ossau au printemps

L’Ossau au printemps

Un parterre de jonquilles devant l’Ossau.

Le printemps au pied de l’Ossau 

Une sortie au refuge d’Ayous (10 mai 2019)

Le lac Gentau (1947 m) en grande partie gelé, depuis les environs du refuge d’Ayous. 

Les lacs d’Ayous à partir de Bious Artigues est une sortie que je fais plusieurs fois par an. Mon moment préféré est à l’automne (fin octobre/début novembre) quand la montagne a retrouvé son calme. Les touristes sont alors repartis et les bêtes sont redescendues des estives. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de n’y rencontrer personne. Ou alors en juin, avant la grande cohue qui transforme cette boucle en véritable autoroute de montagne. Mais aussi au printemps quand il reste encore de la neige en altitude, à plusieurs depuis quelque temps. Quand la neige est présente, la boucle des lacs devient pour moi un aller/retour au refuge d’Ayous (1 980m), comme aujourd’hui.

C’est une randonnée facile et s’il y en a une seule à faire dans nos Pyrénées, c’est, à mon goût, celle-là : l’Ossau est grandiose quelle que soit la face que l’on contemple et quelle que soit la saison. Surnommé le « toit du Béarn » (2 884m), il doit être gravi au moins une fois dans sa vie par tout bon Ossalois; c’est une forme de « baptême ». Il porte aussi un prénom, un prénom que j’entend régulièrement prononcer comme si on était dans l’intimité de ce sommet mythique de notre région et que je ne citerai pas. Il semble que les Ossalois d’aujourd’hui n’y prêtent aucune attention et qu’ils font comme moi : c’est tout simplement l’Ossau, un ancien volcan.

Il faut quand même penser que la montagne peut être sournoise, même quand elle est « facile ». Chaque année dans ce secteur, la presse régionale se fait l’écho de certaines interventions des secours de montagne qui interpellent, dues à un équipement inadapté à la situation ou au manque d’appréciation de son niveau physique ou encore à l’ignorance des conditions météo ; celle-ci peut brusquement changer. Une remarque valable aussi bien pour l’ascension du sommet que pour les randonnées.

L’Ossau, son reflet et un parterre de jonquilles, depuis le col long d’Ayous (1700 m). 

L’Ossau dans les nuages, le lac Roumassot (1845 m, partiellement gelé) et la cascade déversoir du lac du Miey, qui donne à plein régime.

Le lac Gentau (1947 m) – Partis sous une pluie fine, la météo s’arrangera un peu et l’Ossau se découvrira partiellement.

Article rédigé avec mes photos personnelles (10 mai 2019).

Sortie Nature au lac de Gaube (29 mars 2019)

Sortie Nature au lac de Gaube (29 mars 2019)

Le lac de Gaube gelé avec en arrière-plan, le massif du Vignemale (culminant à 3298m avec la Pique Longue, plus haut sommet des Pyrénées françaises) et le glacier du Petit Vignemale (29 mars 2019)

Le lac de Gaube est un lac d’altitude (1725m) situé dans les Hautes-Pyrénées, au-dessus du Pont d’Espagne. On y accède par le GR10 en direction du refuge des Oulettes de Gaube ou en montant par la piste de ski alpin hors saison (initialement prévue le 31 mars, la fermeture a eu lieu une semaine plus tôt). On peut aussi faire une boucle. La neige est encore présente en cette période et le lac est gelé. Le passage par la piste de ski (fermée et hors période d’avalanches) permet d’observer l’activité des isards sur les versants bien exposés.

L’Isard vit surtout au-dessus de la limite des arbres, en zone d’éboulis et de pelouses. En hiver, il descend en forêt ou sur les pentes où il y a moins de neige. L’altitude des zones de présence varie selon la période de l’année entre 1 200 et 2 500m environ; ces valeurs ne sont qu’indicatives. Au printemps, on peut avoir l’occasion de les approcher à des distances raisonnables avec un téléobjectif, alors qu’ils reprennent des forces sur les parties déneigées des versants bien exposés. A la belle saison,ils remonteront vers les zones d’éboulis et sur les crêtes.

Le chevreuil préfère la forêt et on le rencontre jusqu’aux environs de 2 000 m, d’après la littérature. L’altitude maximum où j’en ai vu est autour de 1 650m, au-dessus de Payolle (Hautes-Pyrénées).

En hiver et au printemps, les deux mammifères peuvent cohabiter sur les mêmes zones, à proximité des forêts de sapins et … c’était le bon jour pour les immortaliser! La suite en images :

Les chevreuils 

Ce Brocard (nom du chevreuil mâle) magnifique, bien trapu, vient de sortir de la forêt de sapins (autour de 1 550m). On devine sa serviette blanche sur le cou portée en hiver par les sujets qui ont déjà un certain âge. Ses bois sont bien formés. On le dit « assassin », à cause de ses bois dépourvus d’andouillers. En effet, lors d’un combat à la période du rut, l’absence de ceux-ci peut causer des blessures sévères chez l’adversaire.

La Chevrette (nom du chevreuil femelle) suivait derrière. Le couple a encore son pelage d’hiver (en plaine, les chevreuils ont commencé à muer depuis bientôt un mois). 

Le couple s’arrête un instant, intrigué et sur le qui-vive. Ils étaient précédés par deux autres chevreuils qui ne se sont pas arrêtés. Apparemment, ils n’aiment pas être à découvert.

Monsieur détale suivi par Madame, elle aussi au galop. Bien qu’ils soient plus craintifs que les isards, je pense que leur attitude est inhabituelle. Ils ont sans doute été dérangés. Ils se réfugient à nouveau sous le couvert des sapins.

Les isards

Ils sont là, en train de brouter tranquillement sur le bas des pentes encore bien enneigées, entre la sortie de la forêt et le lac de Gaube! Ils ne lèvent même pas la tête par curiosité. Dans cette harde, j’en ai compté 9.

Ces isards ne sont pas du tout craintifs, très occupés à se nourrir. Ils reconstituent leurs réserves en profitant de la fonte de la neige. Au fur et à mesure que la montagne se dégagera de son manteau blanc, ils remonteront vers les sommets et il sera alors un peu plus difficile de les approcher.

Rougequeue noir mâle, en tenue nuptiale.

Deux Pinsons des arbres mâles. Ils étaient autour d’une quinzaine de mâles à picorer dans l’herbe qui commence à apparaître. Aucune femelle à l’horizon.

Autour du lac de Gaube, il y avait aussi pas mal de passereaux en train de se nourrir sur les endroits déneigés.

Une vue zoomée sur le glacier du Petit Vignemale, depuis le lac de Gaube (25 mars 2019).

Sortie Nature au Parc Ecologique de Plaiaundi, Irun (25 mars 2019)

Sortie Nature au Parc Ecologique de Plaiaundi, Irun (25 mars 2019)

Le Parc Ecologique de Plaiaundi se trouve à Irun, entre la rivière Bidassoa et le ruisseau Jaizubia, avec la vue sur la baie de Txingudi. C’est une halte de repos et de nourrissage pendant la migration des oiseaux ainsi qu’une zone d’hivernage. Il est classée « zone protégée ». Le biotope est très varié; le parc est constitué de deux lagunes intérieures mises en rapport au rythme des marées à travers un système de vannes, d’une plage entre marées et d’une lagune d’eau douce, le tout sur 24 hectares.  Son emplacement stratégique entre la mer et le début de la chaîne des Pyrénées en fait un couloir de migration fréquenté. On peut y observer de nombreuses espèces d’oiseaux dont certaines peu courantes. La présence immédiate de l’aéroport d’Irun avec ses nuisances sonores et autres qui interpellent lors de la première visite, se semble pas déranger la faune. Ce parc est un lieu de rendez-vous très apprécié des ornithologues.

Arrivé un peu tard dans l’après-midi car je ne pensais qu’aux lumières du couchant, je n’ai pas eu l’occasion de voir beaucoup d’oiseaux. Cette fréquentation réduite était inhabituelle à cette période, information confirmée par un ornithologue espagnol avec qui j’ai échangé. Ce monsieur m’a permis d’observer mes premiers Œdicnèmes criards.

Espèce semi-nocturne, l’ Œdicnème criard est difficile à repérer de jour; en effet, cet oiseau passe l’essentiel de la journée tapi au sol. Ceux-ci étaient loin et dans un espace inaccessible, derrière une clôture. Le cliché ci-dessous n’a servi qu’à confirmer leur identification.

Image recadrée de qualité amoindrie, ayant servi à identifier les Œdicnèmes criards.

Liste partielle des espèces aquatiques observées le jour de ma visite : Canard Chipeau, mâle et femelle (Mareca strepera), Chevalier gambette (Tringa totanus), Courlis cendré (Numenius arquata), Foulque macroule (Fulica atra), Fuligule milouin (Aythya ferina), Gallinule poule-d’eau (Gallinula chloropus), Grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis), Oedicmène criard (Burhinus oedicnemus), chevalier cul-blanc (Tringa ochropus). Une autre espèce était aussi présente, que m’a signalé l’ornithologue espagnol avec qui j’ai discuté : le Grèbe jougris (Podiceps grisegena), un migrateur pas très courant que je n’ai pu photographier. Et, bien sûr, quelques autres espèces que je n’ai pas su identifier, … D’autre part, la marée montante a réduit rapidement l’espace d’observation pour les limicoles.

Côté « maritime » :

Le Chevalier gambette (en plumage internuptial), reconnaissable à ses longues pattes rouges/orangées.

Un couple de Canards chipeau, entourant le Chevalier gambette. Mâle avec la tête immergée, femelle à droite.

Canard chipeau mâle. En période nuptiale, son plumage est globalement gris.

Canard chipeau femelle. Elle se différencie des autres femelles anatidés par sa petite tâche blanche à la partie inférieure de l’aile.

Courlis cendré et Chevalier gambette.

Courlis cendré.

Courlis cendrés, dans la partie maritime de la réserve.

Côté lagunes :

Courlis cendrés et Chevaliers culblanc, se chauffant aux rayons du soleil couchant sur un îlot d’une lagune.

Le Fuligule milouin mâle, en plumage nuptial (Aythya ferina)

Le Grèbe castagneux, en période nuptiale (Tachybaptus ruficollis)

Mars, le pelage mue – Instants de vie des chevreuils (16 mars 2019)

Mars, le pelage mue – Instants de vie des chevreuils (16 mars 2019)

De fin février au mois d’avril, les chevreuils perdent leurs poils d’hiver. D’abord les plus jeunes, suivis par leurs aînés. Ils tombent par touffes en commençant par la tête et le cou, puis les membres pour terminer par le tronc. Le pelage passe du gris foncé / brun, épais, au roux parfois vif, assez ras. Le changement d’épaisseur du pelage dans ce sens-là rend la mue de printemps très spectaculaire. Ces bêtes si sympathiques prennent alors une drôle d’allure. Habituellement photogéniques, elles ne sont plus à leur avantage pendant quelques jours.

Parti de bon matin photographier en billebaude, alors que je suivais un chemin entre un champ de luzerne et une terre fraîchement labourée, une chevrette immobile dans l’herbe a attirée mon regard. La présence d’un talus et un vent favorable m’ont permis de l’approcher, sans l’inquiéter. La suite en images :

Cette chevrette, immobile dans ce champ de luzerne, est captivée par quelque chose. Je suis son regard!

Un couple de chevreuils est tranquillement en train de se chauffer au soleil matinal, en boule dans une petite cuvette appelée « couchette ».

Au bout de quelques minutes, la chevrette vient rejoindre le couple.

Il est 9h00 et il fait très bon au soleil! Les animaux ne sont assoupis qu’en apparence, les oreilles restent à l’écoute!

Je continue à m’approcher, en contrebas du talus. La chevrette isolée reste sur le qui-vive!

Le couple! Le brocard a déjà un certain âge : on le devine à l’allure de ses bois qui commencent à dégénérer. Aussi, ses bois a lui ont fini de pousser alors que les jeunes sujets ont toujours leurs velours.

La chevrette isolée se relève, après 32 mn de repos. 

Un peu de toilette? Pendant la mue, il arrive que le chevreuil mange ses poils.

Elle se dirige vers le bord du champ.

Au bord du talus, elle hésite pour le descendre.

Le pelage démange. On aperçoit çà et là l’emplacement de touffes de poils arrachés par grattage ou avec les dents.

Elle se décide finalement à descendre tranquillement le talus qui m’a permis de l’approcher.

Plaqué contre le talus, j’ai du mal à la voir; elle aussi, elle hésite, 

Mon camouflage est efficace, elle ne réagit pas.

« Je te souris ».

Elle traverse tranquillement le sentier vers le labour. 

Le brocard s’est relevé.

Il attaque sa toilette. La chute des poils est, chez lui, plus avancée.

… et il attaque aussi la luzerne. Quelle allure!

Pendant ce temps, la première chevrette a traversé le chemin et traverse maintenant le labour, avant de regagner le bois.

Le brocard et la deuxième chevrette descendent à leur tour le talus.

La traversée du chemin.

Traverser un labour, c’est « pénible ».

Petit regard vers moi, avant de rentrer dans le bois pour se reposer jusqu’au soir. Entre le premier et le dernier cliché, 62 minutes se sont écoulées.

Un Brocard en velours (23 février 2019)

Un Brocard en velours (23 février 2019)

Il y a des soirées où la lumière est belle et où la chance vous sourit. Parti observer les signes d’activité de blaireaux autour de leurs terriers, je suis tombé sur ce brocard en train de brouter l’herbe dans une prairie et je l’ai vu avant qu’il ne me voit. Les conditions étaient bonnes pour qu’il m’approche par curiosité.

Le tête-à-tête initial.

Curieux, il approche prudemment.

Premier moment d’hésitation. Il va galoper quelques mètres sur la gauche en s’éloignant, avant de me faire face à nouveau.

On est quand même assez près, cela ne va pas durer. Il finit par comprendre !

Première fuite à la lisière du bois, où se trouve la chevrette. Il ne connaît toujours pas ce qui l’intrigue.

La fuite vers le haut de la prairie! La chevrette que je ne voyais pas n’était pas loin, en bas de la pente.

Le couple va s’arrêter pour observer, et la chevrette va finalement s’éloigner tranquillement dans les ronces du bois. Le brocard hésite encore, il n’a toujours pas « compris ».

Barthes de l’Adour et marais d’Orx, dans les Landes (21 février 2019)

Barthes de l’Adour et marais d’Orx, dans les Landes (21 février 2019)

Le marais d’Orx est un lieu très connu pour observer la faune aquatique. Au regard de son fort intérêt ornithologique, cette vaste propriété du Conservatoire du Littoral de près de 1000 ha (1989), est classée en Réserve Naturelle Nationale sur 774 ha en 1995 et intégrée au réseau européen Natura 2000 au titre des Directives Habitats et Oiseaux. Asséché sous Napoléon III à des fins agricoles, cet ancien polder ceinturé de canaux, constitue aujourd’hui une halte privilégiée pour les oiseaux migrateurs qui y trouvent repos et nourriture. Composé d’une mosaïque de milieux (plans d’eau, saulaies, roselières, prairies, jonçaies…), le Marais d’Orx accueille en particulier une grande diversité d’oiseaux d’eau, et est devenu un site d’importance communautaire pour l’hivernage des anatidés. On observe également un grand nombre d’espèces inféodées aux zones humides (amphibiens, reptiles, insectes, mammifères…).Le marais d’Orx est un ensemble de plans d’eau et de zones humides situé dans les communes de Labenne, Orx et Saint-André-de-Seignanx, au sud du département français des Landes, au nord de Bayonne et en retrait de l’océan Atlantique. Il est la propriété du Conservatoire du littoral depuis 1989 et est classé en réserve naturelle nationale depuis 1995. Sa gestion est assurée par le Syndicat mixte pour la gestion des milieux naturels des Landes depuis 2004.

UNE FIN D’APRES-MIDI AU MARAIS D’ORX,

AVEC UN CROCHET PAR LES BARTHES DE L’ADOUR

Le marais d’Orx est un ensemble de plans d’eau et de zones humides situé au sud du département des Landes, en retrait de l’océan Atlantique. C’est la dernière grande zone humide avant les Pyrénées. Asséché sous Napoléon III avec l’installation d’un système de pompage, il est drainé à des fins agricoles puis plus particulièrement pour la culture du maïs après la Seconde guerre mondiale. Il retrouve son état originel de marais dans les années 1980, suite à l’arrêt du pompage induit par le coût trop élevé de l’électricité.

Par sa position privilégiée sur la plus importante voie de migration d’Europe occidentale, cette zone humide composée d’une mosaïque de milieux naturels accueille une multitude d’oiseaux migrateurs. Elle offre aussi refuge, nourriture et quiétude à une faune sauvage inféodée à ces biotopes (amphibiens, reptiles, insectes, mammifères). Cette vaste étendue de près de 1000 hectares est acquise par le Conservatoire du Littoral en 1989 avec l’aide financière du WWF France. Soustraite à l’agriculture intensive, elle est restaurée en zone humide.

Le marais est classé en réserve naturelle nationale sur 774 hectares depuis 1995. C’est le royaume de la Spatule blanche, choisie comme emblème. Sur le site, 247 espèces d’oiseaux différentes ont été identifiées, dont 137 migratrices. (informations recueillies dans la plaquette du site que l’on trouve sur internet, très bien faite et instructive). 

Barthes de l’Adour à Saubusse

Ambiance hivernale du coucher de soleil sur les barthes à Saubusse (cliché du 15 mars … 2015)

Avant d’arriver au marais situé sur les communes de Labenne, Orx, Saint-André de Seignanx et Saubrigues, je fais un crochet par les Barthes de l’Adour à Saubusse, un lieu que j’affectionne particulièrement en hiver. Aujourd’hui, peu d’espèces seront visibles.

Les pylônes de la ligne TER de Dax à Hendaye et passant près des barthes sont colonisés par les nids de cigognes. Celles-ci font des allers/retours incessants sur les barthes aux alentours.

Une ambiance que j’apprécie dans la zone humide des barthes à la végétation encore endormie. Je ne verrai que des aigrettes garzette et des cigognes. Cette dernière se promène à une distance raisonnable.

Cet après-midi, passage important de vols de grues au-dessus des barthes. Elles ont peut-être fait halte la nuit précédente en Espagne à la lagune de Gallocanta ou à l’embalse de Sotorena avant le passage des Pyrénées, bien dégagées ces derniers jours.

Sur le marais d’Orx

La belle météo d’aujourd’hui, n’était apparemment pas un moment propice pour se promener dans les barthes à Saubusse. Un peu déçu par le peu d’espèces observées, je continue ma route vers le marais d’Orx, en espérant profiter d’une belle lumière du soir. 

La Cistude d’Europe, bien représentée sur le marais, est sortie d’hibernation avec la chaleur inhabituelle à cette période.

La vedette du moment : un Pygargue à queue blanche fait une halte depuis quelques jours sur le marais. J’arrive un peu tard pour une bonne proximité de prise de vue. Il s’envolera de son poste d’observation pour se remiser pour la nuit avant mon arrivée à un observatoire mieux placé situé à quelques centaines de mètres plus loin. 

Le Courlis cendré 

L’avifaune est pour la plupart du temps assez éloignée des postes d’observation. Nombreux anatidés présents, avec la seule Spatule blanche que j’aurai l’occasion de rencontrer. Des jumelles ou un digiscope sont les bienvenus pour reconnaître les espèces : ce sont les outils utilisés par la plupart des personnes que j’ai rencontré.

L’ambiance « courlis cendré » en fin de journée.

Le courlis est bien représenté sur le marais, jusqu’à 80 courlis observés ensemble. Aujourd’hui, le marais se prêtera plus à des photos d’ambiance qu’à des « gros plans ».

Le soleil se couche. Un autre marais va bientôt revivre.

Balade au lac de Corbères (04 février 2019)

Balade au lac de Corbères (04 février 2019)

Le lac de Corbères est une retenue collinaire du Vic-Bilh, utilisée pour l’irrigation du maïs. D’une superficie de 22 hectares, ce lac abrite des espèces autochtones nicheuses (colverts, hérons cendrés, grèbes huppés, martins pêcheurs, gallinules poule-d’eau, foulques macroule, cormorans, etc.), des hivernantes (sarcelles d’hiver, bécassines, vanneaux, etc.) et il est une halte sur la route de la migration avec le Balbuzard pêcheur, parfois quelques grues cendrées pour une nuit, certains anatidés comme le canard Souchet photographié aujourd’hui …

On y rencontre aussi l’Aigrette garzette, la grande Aigrette, le héron bihoreau, des limicoles (bécasseaux, échasses blanches, …). On peut y faire des photos sympas.

Une colonie importante de hérons garde-boeufs fréquente les prairies à bétail aux abords du lac.

La Sitelle torchepot. Ce lac a aussi un sentier de promenade ombragé, interdit à la circulation automobile. La végétation permet d’approcher et d’observer les locataires du lac sans les déranger. On y rencontre pas mal de passereaux divers et variés.

Passage d’un Elanion blanc, qui se plaît bien dans le Vic-Bilh.

Envol d’un canard Souchet mâle (en cours de migration) et d’une sarcelle d’hiver mâle. Le canard Souchet est rare dans le Vic-Bilh.

Envol matinal des sarcelles d’hiver au-dessus du lac.

Colonie de Grèbes huppés au milieu du lac. Le Grèbe ne s’approche du bord que très peu à cette période de l’année.

Grèbe huppé avec son plumage d’hiver

La pluviométrie est en déficit par rapport à une année normale. On voit sur la végétation les stigmates d’un niveau normal (c’est-à-dire, quand l’eau déborde au déversoir).

Toute cette végétation est normalement sous eau. 

La végétation non inondée attire de nombreux locataires.

Chevrette de Janvier (30 janvier 2019)

Chevrette de Janvier (30 janvier 2019)

Petit tour dans la soirée en bordure des champs de maïs ramassé, dans les environs de Gerderest. Une chevrette curieuse fait le spectacle.

Le couple à la lisière du champ en hivernage; les brocards sont toujours les derniers à sortir.

La chevrette est curieuse, elle s’est s’avancée.

Le mâle enfin s’avance. Il restera toujours en retrait par rapport à la femelle.

La chevrette s’est approchée de moi. 

Elle hésite!

Elle balance la tête, renifle l’air!

Elle n’a pas compris qui est là mais elle préfère faire demi-tour! Elle ira rejoindre le brocard resté prudemment en arrière. Puis, finalement, ils vont disparaître tous les deux au travers des ronces qui envahissent la bordure du sous-bois.

Lumières sur la chaîne des Pyrénées depuis le Vic-Bilh (26 janvier 2019)

Lumières sur la chaîne des Pyrénées depuis le Vic-Bilh (26 janvier 2019)

Les lumières du couchant sur la chaîne des Pyrénées depuis les hauteurs du Vic-Bilh sont magnifiques depuis quelques jours ; un aperçu dans la direction du pic d’Anie (cirque de Lescun).

Lumières en direction du sud, vers l’Espagne. Au-dessus de l’horizon, la ligne THT EDF 400 kV venant de Marsillon (près de Lacq-Artix) et se dirigeant vers la gauche dans la direction de Toulouse et … plus loin.

 

Soleil couchant sur la chaîne des Pyrénées depuis le Vic-Bilh

Tout à gauche, le Visaurin (2670m), situé en Espagne dans la province de Huesca. Il est situé entre les massifs d’Aspe et d’Anie; c’est le plus haut sommet pyrénéen rencontré en venant depuis l’océan Atlantique. Pratiquement au milieu, le pic d’Anie (2504m) faisant partie du cirque de Lescun.

Depuis longtemps, ce bouquet de pins situé sur une crête vers l’ouest en direction des Pyrénées du Pays Basque attire mon regard. Le Pin est un arbre peu courant dans le Vic-Bilh, qui est plutôt dédié aux chênes et châtaigniers.