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Le Cerf élaphe à la sortie de l’hiver

Ce Dix cors irrégulier pyrénéen a laissé un cor dans un combat à l’automne.

Il est loin, le temps du brame! Cerfs et biches se sont séparés et chacun a repris ses occupations : les mâles d’un côté, les femelles accompagnées de leur progéniture de l’autre. L’hiver est passé par là, où les animaux sont plutôt discrets! Les jours ont maintenant bien rallongé et le printemps approche. J’ai de nouveau l’occasion de les observer.

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La suite de la publication est sous la forme d’un reportage en photos commencé début mars et alimenté  jusqu’au 20 avril, que voici :

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Ma première visite, début mars :

Le biotope fréquenté par « mes » animaux.

Tout commence avec la rencontre d’un daguet, apparemment seul. A cette période de l’année, il pourrait être encore avec sa mère, ou bien en compagnie d’autres cerfs, de son âge ou un peu plus vieux. Il s’éloigne tranquillement.

Je suis maintenant sur mes gardes, tout en continuant à m’enfoncer dans la forêt de sapins sur ses pas.

Effectivement, il est accompagné! Un peu plus haut, une biche profite de quelques rayons de soleil et le daguet l’a rejoint.

Les tempêtes de ces dernières années ont fait pas mal de dégâts dans quelques forêts pyrénéennes. Les animaux sont tranquilles au milieu de cet enchevêtrement de bois mis à terre.

La cellule familiale au complet, attentive. 

Parce que l’animal photographié regarde dans ma direction, on me fait parfois la remarque qu’il m’a vu. Ce n’est pas si simple. Les animaux sauvages restent attentifs au moindre changement inhabituel dans leur environnement. Le bruit émis par le déclencheur de mon boîtier, même s’il est atténué par une housse enveloppante, est suffisant pour les interpeler parfois, mais sans plus si je suis suffisamment éloigné.

En fait, capter le regard est important. Chez l’animal, il en dit long sur son état d’esprit. C’est lui qui nous attire et c’est sur lui que l’on fait la mise au point. Un regard direct retient notre attention et nous fait oublier l’environnement, aujourd’hui assez fouillis. C’est un échange muet qui peut être parfois intense. Quand l’animal regarde ailleurs, il faudrait la plupart du temps suggérer ou inclure son centre d’intérêt dans le cliché pour le rendre intéressant.

Après le regard, on regarde aussi l’attitude générale. Sur ma photo précédente, la mère ne montre aucun signe d’inquiétude et elle va se remettre tranquillement à brouter. Elle se sent en sécurité.

Le daguet va bientôt quitter sa mère, avant la mise bas qui a lieu généralement de la mi-mai à la mi-juin.

Si on reste parfaitement immobile avec une tenue discrète, l’animal réagit en priorité au bruit et à l’odorat. Le faon regarde toujours vers moi tandis que la mère (au bord du cadre à gauche) et le daguet ont réagi à un autre signal si discret que je n’ai rien perçu. 

Le faon est âgé de 9 mois environ. Si c’était un mâle (un hère entre six mois et un an), on devrait observer sur le haut du crâne le développement des pivots qui supporteront les futures dagues : or, ils sont absents. Il s’agit d’une femelle, qui restera un faon jusqu’à un an. Je remarque aussi que le ventre de sa mère s’arrondit.

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Après qu’ils se soient éloignés, je continue mon chemin de mon côté. Je ne suis personnellement pas fan de l’affût. Il m’arrive de le pratiquer en certaines occasions mais ce n’est pas le cas pour cette publication.

Un cerf! Je l’ai repéré au mouvement de ses bois, parmi les branches de cette cime de sapin fracassé. J’ai attendu un bon moment qu’il se décide à relever la tête. A la position de ses oreilles, il ne m’a pas repéré.

C’est un beau Douze cors régulier.

Les oreilles orientées vers l’arrière, il semble me surveiller. Puis il continue à remonter.

Avant de s’enfoncer dans les sapins, il se retourne vers moi. 

Surprise! Il n’était pas seul! C’est ce second mâle qui apparemment, attirait son attention. 

J’ai bougé quand le premier cerf regardait ailleurs. Ma position était très inconfortable et dans l’œilleton de l’appareil photo, je n’ai pas vu remonter ce second cerf qui, lui, m’a alors repéré.

Le second cerf, un Huit cors avec des amorces de surandouillers noyés dans le merrain, se retourne et me regarde fixement.

Le premier cerf s’éloigne, tandis que je manipule la bague du zoom pour garder les deux animaux dans le cadre.

Le deuxième cerf s’éloigne également, sur les traces du premier.

Avant de rentrer dans le couvert, il se retournera encore, partiellement caché par le bois mort. C’est le comportement classique du cerf qui vous a repéré mais qui n’est pas inquiet.

Cette deuxième rencontre est très importante pour moi ; en effet, je vais trouver le 05 avril suivant la mue droite de ce Huit cors, bien reconnaissable au détail d’un impact sur une pointe de l’enfourchure!

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Après cette deuxième rencontre, je continue tranquillement ma sortie.

Une forme bouge en contrebas.

Dans le lit très en pente d’un ruisseau en contrebas, quelque chose attire mon attention dans le silence de la forêt. Un autre cerf!

L’endroit est à l’ombre, humide et avec encore un peu de neige. L’herbe est bien verte et l’animal semble l’apprécier. Il reste encore un peu partout des amas de neige durcis dans les endroits exposés au nord.

Je me décale pour un meilleur cadrage, m’assied par terre et cale mon téléobjectif sur mes jambes repliées. J’attendrai ainsi un long moment.

Je pense que c’est la tache jaunâtre autour de sa queue exposée au soleil qui a d’abord attiré mon regard. Certaines publications l’appellent le « cimier » mais je ne suis pas sûr que ce soit le terme approprié.

J’ai eu du mal à comprendre la forme de ses bois jusqu’à ce que je me rende compte qu’il a en fait un andouiller cassé (et peut-être même deux s’il s’agissait d’une empaumure).

Après avoir un peu remonté le lit du ruisseau en broutant, il relève enfin la tête.

Il tourne son regard vers moi. Intrigué, il me fixe alors longuement. 

Il est assez proche de moi. Je cherche à le zoomer mais cette branche mal placée contrarie le cadrage. Il faut faire avec!

Après m’avoir longuement observé, il continue à remonter le lit du ruisseau où il disparaît derrière de petits sapins.

Alors que je me relève, j’entends un aboiement rauque et bref, répété à trois reprises! Le cerf était resté à proximité, à l’écoute sans doute. Cela surprend la première fois que l’on entend ce cri et la biche a un aboiement similaire. Ils agissent en fait ainsi devant un évènement qu’ils n’identifient pas et qui les inquiète. Cet aboiement est suivi de quelques craquements : l’animal s’est éloigné, probablement au trot.

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La lumière commence à décliner et je prends le chemin du retour.

« Les moustachus »! Une biche et son faon.

A la sortie de la forêt, cette biche est déjà en train de brouter la végétation à découvert. Elle n’est accompagnée que de son faon. Sa progéniture de l’année d’avant devait être probablement un daguet qui a déjà pris son indépendance.

A l’approche de la nuit, le brouillard est arrivé. Du mauvais temps est prévu pour les jours qui suivent. Sur les hauteurs dominant la clairière, quelques formes s’agitent. Dans la quiétude nocturne, la faune va prendre de l’assurance pour sortir.

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Ma deuxième visite, cinq jours plus tard  :

La neige était annoncée sur les hauteurs et les premiers flocons tombaient déjà avant mon arrivée. Après une incursion en forêt sans insister et sans faire de rencontre, je suis revenu à découvert. Le mauvais temps fait généralement sortir les animaux un peu plus tôt.

En bordure des sapins, une famille est déjà là. Ce daguet est une connaissance.

Un rideau de flocons nous sépare.

Un nouveau daguet suit le trio!

« Le grand frère et sa sœur ».

Tout le monde se regroupe autour de la doyenne. Sa position des oreilles est typique chez une biche sur le qui-vive. Les autres animaux attendent une décision de sa part.

Ma position est inconfortable et je suis un peu engourdi ; je finis par bouger légèrement. C’est l’occasion d’entendre ce petit aboiement bref dont j’ai précédemment parlé. La biche a réagi et elle est inquiète.

La biche a donné le signal de retrait, d’abord en direction de la forêt.

Mais ils se sont juste éloignés en hauteur, à une distance suffisante pour leur sécurité. Après un moment d’observation, le quatuor reprendra une activité normale alors que je me suis discrètement éloigné.

En bordure de la forêt, les cerfs se manifestent enfin : un Douze cors régulier avec la tête tournée dans ma direction, deux Six cors à pointes (dont un est caché par les troncs d’arbre) et un autre Douze cors régulier. Une fois de plus, je remarque que les cerfs sortent à découvert plus tard que les biches.

Le Douze cors régulier de gauche est celui que j’ai déjà photographié lors de ma sortie précédente. Les autres cerfs me sont inconnus.

Les deux Six cors à pointes s’éloignent vers les hauteurs en longeant la forêt, à la suite du 2ème Douze cors.

Le Douze cors régulier que je connais déjà est resté. Il me semble le plus ancien du groupe. Le Huit cors qui l’accompagnait lors de ma précédente sortie ne s’est pas montré.

Il finira par rejoindre le couvert végétal, sans se presser mais les oreilles en alerte.

Ce soir, le brouillard va être à nouveau de la partie et je ne vais pas m’attarder ; j’ai pu faire les observations qui m’intéressaient.

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Ma troisième visite, le seize mars ; je commence à m’intéresser aux mues :

Nous sommes à la mi-mars et les cerfs les plus anciens devraient avoir perdu leurs bois. Les Grenouilles rousses ont commencé à pondre dans les ornières des sentiers et les mâles restent à l’affût des femelles retardataires. Je m’attarde un moment pour les observer mais impossible de les photographier sans faire de l’affut ; j’abandonne.

Un petit craquement discret et je lève la tête : derrière un obstacle naturel, j’aperçois en partie la tête de ce que je pensais être sur le moment une biche.

L’un à la suite de l’autre, ils ont traversé devant moi. Le cerf encore coiffé ressemble, à l’examen de ses bois, au 2ème Douze cors de ma 2ème sortie.

La scène va être très brève. L’animal s’est lui aussi arrêté, de profil et j’ai du mal à le voir. Puis, il décide quand même de traverser mais au lieu de continuer tout droit, il fait un crochet en contrebas où je ne le verrai pratiquement pas. Un grand cerf que je n’avais pas repéré, un Douze cors, traverse à son tour à la suite de cette « biche » et tous les deux s’éloignent vers les hauteurs au milieu de petits sapins. Accroupi, je ferai une seule photo à peu près nette, avec une branche qui me gêne.

Une biche et un grand cerf ensemble à cette période de l’année, cela m’interpelle car ils vivent habituellement séparés en dehors de la période du rut! Ce n’est que sur mon écran d’ordinateur et en zoomant la photo que je me rendrai compte que je me suis trompé. Si on regarde attentivement le crâne de l’animal à l’arrière-plan, un détail est important : on peut voir deux petites bosses sombres. Il s’agit d’un mâle dont les bois ont dû tomber il y a peu de temps et les mues gisent quelque part dans la forêt. Les pivots semblent en cours de cicatrisation.

Les bois des autres mâles vont tomber dans les jours et les semaines à venir, en dernier pour les daguets.

C’est la seule observation de grands mâles de la sortie. Je ne verrai par la suite que des biches suitées en soirée.

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Ma quatrième visite, fin mars  – La recherche active de mues :

L’eau dans les ornières accueille maintenant pas mal de de pontes de Grenouilles rousses ; les mâles sont partis.

Je ne ferai pas d’observation de cerf cette fois-ci et quant aux mues, c’est un peu chercher une aiguille dans une botte de foin. Cependant, je vais faire quelques rencontres sympathiques.

Pontes de Grenouilles rousses (Rana temporaria) dans une ornière.

Les Merles à plastron (Turdus torquatus), farouches, sont revenus d’Afrique du Nord pour nicher. Ils ne sont pas faciles à approcher.

Un brocard (Capreolus capreolus), que j’ai pu surprendre. Ses nouveaux bois sont en train de perdre leur velours. Il s’éloigne sans aboyer.

Et … un renard (Vulpes vulpes) que j’ai pu surprendre aussi, pendant sa sieste au soleil.

Cette sortie sera infructueuse pour les mues et il me faudra revenir. Par contre, je me suis régalé avec l’observation de ce renard en plein jour.

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Ma cinquième visite – Nous sommes le 05 avril et un mois a déjà passé. Je vais enfin trouver ma première mue :

Il a à nouveau neigé sur les Pyrénées, mais probablement pour la dernière fois de la saison. La neige est tombée en abondance mais elle fondra bien vite. Cet épisode neigeux printanier va me faciliter la tâche en me permettant de mieux repérer les zones d’activité des cerfs en suivant leurs traces dans la neige, accompagnées de crottes fraîches.

Une vue rapprochée de quelques fumées de cerf  « fraîches », bien visibles sur la neige – Cet endroit est par ailleurs essentiellement fréquenté par des mâles.

Crottes de Cerf élaphe plus anciennes – Cerf ou biche?

Moquettes de chevreuil, prises dans des conditions équivalentes de distance et de cadrage que la précédente photo.

Au premier abord, les crottes du Cerf élaphe ressemblent aux moquettes du chevreuil mais en deux fois plus grand environ : autour de 20 mm de long et 10 à 15 mm de large en moyenne pour le premier, 10 à 15 mm de long et 7 à 10 mm de large pour l’autre. La taille les différencie à coup sûr.

On peut parfois identifier le sexe. Chez la biche, elles sont plutôt ovales avec les deux extrémités arrondies ; elles n’ont pas de nom particulier. Chez le cerf, elles sont plus rondes avec une extrémité incurvée et l’autre arrondie : on l’appelle une fumée. On peut les trouver en amas parfois collés ou bien séparées, selon l’apport d’eau dans la nourriture ingurgitée et l’activité de l’animal sur le moment.

Mes descriptions restent suggestives ; les différences sont plus faciles à cerner en ayant sous les yeux des échantillons des deux sexes.

Le bois de droite du Huit cors de ma première sortie du 05 mars. Il est tombé avant l’épisode neigeux du 1er avril.

Enfin, je trouve ma première mue, dans une clairière pas très loin de la lisière de la forêt. Elle a une belle couleur marron avec les pointes blanchies et elle correspond au bois de droite du Huit cors rencontré et photographié lors de ma première sortie. Les rongeurs ne sont pas encore passés par là pour la grignoter. Après avoir cherché activement dans les environs, je ne retrouverai pas le pendant gauche, mais je n’ai pas de regret. En effet, les cerfs ne perdent pas systématiquement leurs bois en même temps ; cela aurait été un coup de chance pour moi.

Il est intéressant d’observer la cassure de la mue ; elle permet d’apprécier grossièrement l’âge de l’animal. Elle est convexe chez un jeune cerf, pour devenir plate chez un cerf d’âge moyen et concave chez un vieux cerf.  Celle de mon sujet est légèrement concave.

Le propriétaire de la mue, photographié un mois auparavant.

Je continue ma quête ailleurs mais sans résultat ; la forêt recèle certainement d’autres mues mais elles sont difficiles à voir dans la végétation touffue ; de plus, certains endroits sont difficiles d’accès.

Le soir venu, je retrouve une biche, sa bichette et son faon. La mue du pelage a débuté chez la biche. 

A ce groupe, s’est joint un jeune cerf, probablement un petit Six cors sur sa troisième année (deuxième tête). 

La biche, très attentive à son environnement.

Le début de la repousse des bois, chez ce grand mâle.

L’arrivée de la nuit favorise généralement la proximité avec ces grands animaux. J’ai enfin l’occasion de faire une photo rapprochée (avec un téléobjectif) d’un cerf décoiffé. On l’appelle alors parfois un cerf mulet. La plaie sur les pivots (appelés aussi pédicules) correspondant à la chute des anciens bois a été cicatrisée et son emplacement n’est plus visible ; la perte a donc eu lieu il y a quelques jours déjà. Cette cicatrisation s’effectue avant le resserrement vers l’intérieur de ces deux bourrelets noirâtres, qui correspondent à l’amorce de la repousse des nouveaux bois ; ce sont les futures meules.

Le terme de cerf mulet est à utiliser avec précaution car il existe une espèce de Cerf mulet. Mais il n’y a aucun risque de confusion : le Cerf hémione appelé aussi le Cerf mulet (Odocoileus hemionus) vit en Amérique du Nord.

Il est en compagnie d’un cerf plus petit, un Six cors plus jeune et donc à la chute des bois plus tardive.

Leur allure sans les bois est un peu particulière.

Le petit Six cors m’a sans doute repéré et il est intrigué.

Au revoir! C’est ma dernière photo de cette sortie-là, où mes désirs ont été exaucés : j’ai trouvé une mue et photographié un cerf « mulet ».

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Ma sixième et dernière visite, le 20 avril – J’aimerais bien trouver une mue de jeune cerf :

Dans les Hautes-Pyrénées – Une vue panoramique sur plusieurs sommets « 3 000 » espagnols. La neige est encore bien présente.

Nous sommes au printemps depuis un mois déjà ; la flore sort de terre en altitude malgré la neige et les oiseaux pensent à nicher. Des têtards de Grenouilles rousses s’agitent dans les ornières alimentées par des sources temporaires.

Les narcisses fleurissent.

Les Bruants jaunes (Emberiza citrinella) nichent chaque année en ces lieux.

Le Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes) chante à tue-tête pour charmer sa belle.

La journée sera très longue. J’insiste pour trouver d’autres mues en explorant un nouvel endroit mais mes recherches restent vaines. J’ai le sentiment de jouer à cache-cache avec les animaux dans cette grande forêt. Si un chevreuil inquiet se signale par un aboiement rauque qui porte loin, le Cerf élaphe est silencieux.

Heureusement, un craquement de bois mort trahit parfois sa présence et c’est ce qui c’est à nouveau produit ce jour-là, lors de la traversée en sous-bois de deux cerfs. J’ai eu le temps de relever mon téléobjectif et d’attendre qu’ils passent dans une trouée où j’ai fait une mise au point préalable. Le passage est très rapide, sans un regard vers moi : la photo du premier cerf est ratée, celle du second est encore acceptable malgré la présence de la végétation qui masque partiellement sa tête.

Photo du 1er cerf, ratée. Bien que peu visibles, on devine dans le cercle jaune des velours plus grands que ceux du 2ème cerf de la photo suivante. 

Photo du 2ème cerf, passé à la suite du précédent. Je ne disposais que de quelques fractions de seconde pour refaire la mise au point et appuyer sur le déclencheur.

Les nouvelles repousses, recouvertes de velours, sont au-dessus des oreilles pour le premier, à la hauteur de ses oreilles pour le second : cela permet d’estimer le début de leur pousse à 4-5 semaines pour le premier, 3-4 semaines pour le second. Cela peut nous ramener au 16 mars, avec l’observation de mon premier cerf décoiffé, suivi d’un Douze cors encore coiffé. Dans les faits, je ne saurai jamais si c’est bien eux.

La partie avant des bois correspond à la croissance du futur andouiller de massacre et la partie arrière à celle du merrain, sur lequel on devine chez le 2ème cerf ce qui pourrait être l’amorce du surandouiller. Les bois du cerf ont une vitesse de croissance osseuse des plus rapides au Monde. Vers juillet, ils devraient perdre le velours pour exposer des bois tout neufs, la prochaine étape intéressante à observer.

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Lors de cette dernière sortie, je ne ferai pas de rencontres d’autres mâles, sinon de daguets encore coiffés. Je ne saurais donc pas où les jeunes mâles en sont, ce 20 avril, de la chute de leurs bois. Il faut que je me garde des observations à faire l’année prochaine. Bien que je n’ai pas abusé des visites ou causé de dérangement, je sais par contre déjà que je vais les laisser tranquilles pour un bon moment, car la période des naissances approche.

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