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L’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis) dans le Vic-Bilh

L’Ophrys de mars à Cadillon, le 18 février 2021.

La végétation redémarre depuis quelques jours et la faune réagit aussi. Les grues ont entamé leur migration prénuptiale mais attention : elles ne savent pas anticiper la météo des prochains jours. Elle réagissent simplement à une horloge interne qui déclenche leur départ, lié au rapport des durées du jour et de la nuit (la photopériode).

Ce rapport conditionne de nombreuses activités physiologiques et écologiques comme la reproduction, la migration, l’entrée en hibernation, la floraison, etc.

Tous les ans, le début de leur migration prénuptiale a lieu entre le 15 et le 20 février environ. Une fois la migration déclenchée, les conditions atmosphériques ne vont faire que l’accélérer ou la retarder. J’ai entendu les premières grues ce mercredi 16 février ; elles étaient très hautes et hors de ma vue. 

Les grues, çà va, elles sont bien bruyantes et si on ne les voit pas de suite, on peut les localiser. Au moment de leur passage, je commence à m’intéresser aux orchidées. La première à fleurir est l’Ophrys de mars (Ophrys occidentalis). Nous avons dans le Vic-Bilh, en tout, 27 espèces d’orchidées (à ma connaissance) dont une a (probablement) accidentellement disparu. 

Sur mon spot habituel visité le 13 février, les feuilles commençaient tout juste à se développer. Ce 18 février, j’en ai trouvé ailleurs une dizaine de pieds déjà fleuris. Je n‘avais jamais trouvé l’Ophrys de mars aussi tôt en saison.

Le biotope.

Elle pousse sur un versant, bien drainé et bien ensoleillé, exposé plein ouest et à l’abri du vent.

Ophrys de mars, encore en boutons.

Les feuilles basales de deux pieds d’Ophrys de mars.

Ophrys de mars presque épanouie.

Ophrys de mars en fleur.

Une fleur bien épanouie, une autre moins avancée.

 

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