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Mon inventaire des Orchidées sauvages du Vic-Bilh

La République des Pyrénées (26 octobre 1996) – Chantier de  restauration des pelouses à orchidées, avec les élèves des écoles primaires de Simacourbe et Lalongue.

Le Vic-Bilh est une région de vignobles du Madiran et du Pacherenc situé dans le Nord-Est du Béarn. Son économie est essentiellement agricole et la viticulture est bien présente. J’ai découvert l’intérêt patrimonial des orchidées sauvages du Vic-Bilh au début des années 2010. Pour moi, l’orchidée était une fleur « exotique » et je ne pouvais imaginer qu’il puisse en pousser dans la région.

Sur les coteaux de Cadillon – Une parcelle de vigne à gauche et une pelouse sèche en face.

I- LES PELOUSES SECHES

L’intérêt régional pour ce patrimoine floral est assez récent et date de 1994 où des scientifiques naturalistes ont répertorié l’ensemble des pelouses sèches du Vic-Bilh. Les travaux de restauration et de gestion des différents sites ont ensuite commencé en 1997, afin d’empêcher la disparition des orchidées et autres plantes et faune associées.

Une pelouse fleurie d’Orchis Pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Ces coteaux calcaires sont colonisés par des pelouses sèches et des landes à genévriers sur les versants exposés ouest / sud-ouest, entre 130 et 250 mètres d’altitude environ. Jusqu’à l’apparition du Phylloxera au 19è siècle, ils étaient occupés par des vignes qui furent alors arrachées. Les parcelles furent ensuite réutilisées par le pastoralisme. Avec la régression de ces activités pastorales dans les années 1950, ces espaces ont été livrés à eux-mêmes et ont eu tendance à se refermer.

Une pelouse fleurie d’Orchis pourpre (Orchis purpurea).

Ils ont été en partie classés en site Natura 2000 sur une superficie d’environ 250 hectares et 17 communes, afin de pouvoir bénéficier d’une restauration et de l’entretien de ces habitats. Cela concerne les coteaux de Castetpugon, de Burosse-Mendousse, de Cadillon et de Lembeye. 

Le nombre d’espèces d’orchidées présentes diverge selon les sources : 30 sur le panneau du Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) d’Aquitaine (CEN) présent sur le site de Lespielle et 29 dans la littérature sur le Web. Je n’ai pas trouvé d’inventaire détaillé récent des espèces présentes. C’est le but que je me suis fixé avec cette publication.

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II- MA LISTE PERSONNELLE DES ORCHIDEES DU VIC-BILH

Un coteau typique à orchidées, exposé ouest – A l’horizon, la chaîne des Pyrénées dans les nuages.

Certaines espèces d’orchidées s’hybrident facilement entre elles et l’identification est parfois compliquée ; il ne faut pas hésiter à consulter un botaniste expérimenté.

J’ai personnellement répertorié 27 espèces : 22 observées directement et 5 qu’il me reste encore découvrir. L’existence de ces cinq orchidées dans la région est avérée au travers des publications sérieuses disponibles : ce sont celles en jaune dans ma liste. L’une de ces cinq a une histoire particulière : elle a disparu accidentellement en 2015 du seul site connu. Je ne désespère pas de trouver une « survivante » par ailleurs.

Il me manquerait alors 2 ou 3 espèces à connaître? Je n’en suis pas convaincu.

Ma liste : 

1_Orchis bouffon (Anacamptis morio), floraison en avril,

2_Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), mai à mi-juin,

3_Orchis parfumé ou Orchis à odeur de vanille (Anacamptis coriophora fragrans), mai,

4_Orchis tacheté ou Orchis maculé (Dactylorhiza maculata), mai à mi-juin,

5_Orchis de Fuchs ou Orchis tacheté des bois (Dactylorhiza fuchsii), mai,

6_Orchis bouc (Himantoglossum hircinum), mi-mai à juin.

7_Orchis mâle (Orchis mascula), début avril,

8_Orchis pourpre (Orchis purpurea), d’avril à mi-mai maxi,

9_Orchis brûlé (Neotinea ustulata), mai,

10_Orchis moucheron (Gymnadenia conopsea). Fleurit début juin.

11_Orchis à fleurs lâches (Anacamptis Laxiflora) – A trouver,

12_Orchis grenouille, orchis vert, Satyrion vert (Coeloglossum viride) – A trouver,

13_Orchis homme pendu (Orchis anthropophora) – A trouver,

14_Ophrys de mars (Ophrys occidentalis ; synonyme : Ophrys exaltata subsp. Marzuela), de mi-février à mi-mars environ,

15_Ophrys abeille (Ophrys apifera), mai à mi-juin,

16_Ophrys bécasse (Ophrys scolopax), mai à mi-juin,

17_Ophrys mouche (Ophrys insectifera), d’avril à mi-mai.

18_Ophrys araignée (Ophrys sphegodes ; synonyme : Ophrys aranifera), mars,

19_Ophrys sillonné (Ophrys sulcata), en mai,

20_Ophrys jaune (Ophrys lutea) – A trouver mais peu probable (paragraphe III).

21_Sérapias langue ou Sérapias à languette (Serapias lingua), début avril à fin mai,

22_Sérapias en soc ou Sérapias à labelle long (Serapias vomeracea), mai,

23_Platanthère à fleurs verdâtres ou Orchis verdâtre (Platanthera chloranta), mai,

24_Platanthère à 2 feuilles ou Orchis à deux feuilles (Plantanthera bifolia), mai, 

25_Listère à feuilles ovales (Neottia ovata), mai à mi-juin,

26_Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis), vue mais non photographiée (car je ne savais pas alors qu’il s’agissait d’une orchidée). Fleurit en septembre,

27_Céphalanthère à feuilles étroites, Céphalanthère à longues feuilles ou Céphalanthère à feuilles en épée (Cephalanthera longifolia), mai – A trouver.

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III- REMARQUE SUR L’OPHRYS JAUNE :

L’Ophrys jaune (Ophrys lutea) a, en principe, disparu du Vic-Bilh. Le seul site où elle était présente sur une petite parcelle d’1 hectare environ (d’une exceptionnelle richesse avec 15 autres espèces d’orchidées), classé Natura 2000, a été chamboulé en septembre 2015 pour y planter de la vigne. Cela est arrivé dans l’indifférence quasi-générale, à part l’intervention du CEN qui avait signé une convention de gestion pour cette parcelle (bulletin l’Echo des Sites d’Aquitaine n°63 de janvier 2016).

L’ancien panneau de présentation du Conservatoire des Espaces Naturels (CEN) d’Aquitaine, avec l’Ophrys jaune (Ophrys lutea). Plus d’Ophrys jaune, … plus de panneau!

Je savais où je pouvais la trouver mais régulièrement occupé à sa période de floraison, je remettais ma visite du site à plus tard.

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IV- INVENTAIRES CONSULTES

Les coteaux du Vic-Bilh, des plissements perpendiculaires à la chaîne des Pyrénées – A l’arrière-plan, l’Ossau.

aaaaa_ La Fiche de l’inventaire « Zones Naturelles D’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique » (ZNIEFF) « Pelouses à orchidées de Burosse-Mendousse, Castetpugon, Cadillon et Castillon (Identifiant national 720030038 – version actualisée du 19 avril 2016) fait référence à 25 espèces d’orchidées observées dans le Vic-Bilh entre 2004 et 2006, dont les 23 espèces : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 26.

Cet inventaire de 2004 – 2006 signale, en plus de ces 23 espèces connues, deux autres orchidées : l’Ophrys funerea et l’Ophrys exaltata subsp. splendida (appelée aujourd’hui l’Ophrys arachnitiformis). La première est observée en 2004 (source Franck Jouandoudet) et la seconde en 2005 (Source CREN Aquitaine).

L’Ophrys funèbre (Ophrys funerea) fait doublon, en fait, avec l’Ophrys sillonné (Ophrys sulcata) ; c’est le (19) dans mon inventaire. Il s’agit de la même espèce : la désignation « Ophrys funèbre » est aujourd’hui uniquement réservée à l’espèce corse.

L’Ophrys en forme d’araignée, appelée aussi Ophrys arachnitiforme et Ophrys brillant (Ophrys exaltata subsp. splendida), n’est plus signalée dans les Pyrénées-Atlantiques ; je n’ai trouvé aucune information sur la cause de cette absence.

Cet inventaire ne mentionne pas les quatre orchidées suivantes : l’Orchis parfumé 3 (une seule station, bien représenté), l’Orchis brûlé 9 (1 seul pied), la Listère à feuilles ovales 25 (je ne connais qu’une station avec 3 pieds) et la Céphalanthère à feuilles étroites 27 (présence avérée mais que je n’ai pas encore trouvée).

L’inventaire ZNIEFF est un inventaire scientifique national d’éléments rares ou menacés. Il a été lancé à l’initiative du Ministère chargé de l’Environnement en 1982, avec l’appui du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris (MNHN). Il a pour objectif de recenser, localiser et décrire les zones importantes présentant un intérêt écologique, faunistique et floristique particulier pour le patrimoine naturel national, régional ou local. Il a permis de donner une première image synthétique des zones naturelles en France.

aaaaa_ L’ouvrage « A la découverte des Orchidées d’Aquitaine » (Coordonné par Franck Jouandoudet – 2ème Edition – Juillet 2015) signale 23 espèces pour les coteaux de Lembeye : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 et 26 ; 24 espèces pour les coteaux de Garlin : 1, 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26 et 27. Si on compile les deux coteaux, on inventorie en tout 26 espèces. Il manquerait dans cet ouvrage de référence, par rapport à mon inventaire, que l’Orchis parfumé (Anacamptis coriophora fragrans), le (3).

Le même ouvrage signale aussi L’Orchis singe (Orchis simia), vue en 1994 mais pas depuis! Cet écosystème reste fragile!

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V- MES OBSERVATIONS EN PHOTOS

Mes orchidées observées sont présentées en photo sous leur nom scientifique en suivant l’ordre de mon inventaire ; 21 orchidées montrées sur les 22 que j’ai observé. Dans ce domaine, il est important de partir à la chasse photographique avec un ouvrage spécifique sur ces belles fleurs. La meilleure identification se fait de visu.

(1) Anacamptis morio :

L’Orchis bouffon est bien représentée au moins sur deux sites.

Anacamptis morio, Floraison début avril.

Anacamptis morio  – Les nuances de couleurs peuvent être variées.

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(2) Anacamptis pyramidalis :

L’Orchis pyramidal est très commune partout dans le Vic-Bilh.

Anacamptis pyramidal – Très courante. Floraison en mai.

Anacamptis pyramidal – La hampe peut être très fournie en fleurs.

Anacamptis pyramidal courante avec un pied hypochrome, rare.

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(3) Anacamptis coriophora fragrans :

L’Orchis parfumé ou Orchis à odeur de vanille est bien représentée mais sur un seul site. C’est mon orchidée préférée.

Anacamptis coriophora fragrans, prête à fleurir (mi-mai).

Anacamptis coriophora fragrans, début de la floraison.

Anacamptis coriophora fragrans en compagnie d’un Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), un papillon inféodé aux pelouses sèches.

Anacamptis coriophora fragrans, en pleine floraison.

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(4) Dactylorhiza maculata :

Le labelle de l’Orchis maculé, très commune dans le Vic-Bilh, est faiblement trilobé. Le lobe médian est plus étroit que les lobes latéraux. La première feuille à la base du pied a un sommet pointu.

Une pelouse de Dactylorhizas, mais quelle espèce ? La maculata et la fuschii peuvent se confondre. Dans le doute, on vérifie le sommet de la première feuille.

Dactylorhiza maculata. Le lobe médian est peu marqué.

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(5) Dactylorhiza fuchsii :

Pour différencier l’Orchis de Fuchs de l’Orchis tacheté précédente, on regarde son labelle : il est nettement découpé, trilobé, avec un lobe médian pointu et plus long que les latéraux. Cette orchidée est également courante chez nous. La première feuille à la base du pied est au sommet arrondi et non pointu.

Dactylorhiza fuchsii – Labelle très découpé.

Dactylorhiza fuchsii – Lobe central pointu et plus long que les latéraux.

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(6) Himantoglossum hircinum :

Moins courante mais présente sur plusieurs stations, l’Orchis bouc est facile à observer au château d’Arricau-Bordes, par exemple.

Himantoglossum hircinum, en pleine floraison.

Himantoglossum hircinum, avec la partie supérieure de la hampe broutée par le bétail.

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(7) Orchis mascula :

Il n’y a à ma connaissance qu’une seule station dans le Vic-Bilh, avec cinq pieds que j’ai signalés. 

Orchis mascula – Vue d’ensemble avec les feuilles.

Orchis mascula – Une vue rapprochée des fleurs.

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(8) Orchis purpurea :

L’Orchis pourpre est très commune dans le Vic-Bilh.

Orchis purpurea au début de sa floraison, début avril.

Orchis purpurea, à l’ombre d’un genévrier.

Orchis purpurea – Une variante de couleurs (un seul pied trouvé).

Orchis purpurea – Une autre variante de couleurs (un seul pied trouvé).

Orchis purpurea hypochrome, rare – A l’arrière-plan, l’espèce courante.

Orchis purpurea hypochrome, au soleil couchant. Un troisième pied, que je retrouve chaque année.

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(9) Neotinea ustulata :

L’Orchis brûlé est très rare dans le Vic-Bilh. Elle est présente à ma connaissance que sur un seul site avec 1 seul pied vu en 2014. L’endroit a été par la suite envahi par les ronces. En 2020, il a été nettoyé. Cette belle orchidée est-elle toujours là? Rendez-vous au mois de mai pour sa floraison, que j’espère positive!

Neotinea ustulata. Mon seul pied connu.

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(10) Gymnadenia conopsea :

J’ai trouvé l’Orchis moucheron sur deux stations, avec très peu de pieds.

Gymnadenia conopsea, début juin – Un pied non fleuri en arrière-plan.

Gymnadenia conopsea, en fleur. Une Thomise variable femelle (Misumena vatia) chasse en affût.

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(14) Ophrys occidentalis :

Je n’ai personnellement trouvé l’Ophrys de mars que sur une seule station, à ce jour. Il y en a certainement d’autres.

Ophrys occidentalis, début de la floraison.

Ophrys occidentalis, en pleine floraison.

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(15) Ophrys apifera :

L’appendice du labelle de l’Ophrys abeille est tourné vers l’arrière ; on ne le voit pas lorsqu’on regarde la fleur de face. On la trouve assez facilement sur plusieurs stations.

Ophrys apifera.

Ophrys apifera et ses deux pollinies, devant les « yeux » .

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(16) Ophrys scolopax :

L’appendice du labelle de l’Ophrys bécasse est tourné vers l’avant. Ses pétales sont colorées comme ses sépales. On la trouve assez facilement sur plusieurs stations.

Ophrys scolopax, le pied.

Ophrys scolopax, la fleur.

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(17) Ophrys insectifera :

L’Ophrys mouche est assez courante.

Ophrys insectifera, une orchidée très facile à identifier.

Ophrys insectifera et son insecte pollinisateur.

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(18) Ophrys sphegodes = Ophrys aranifera :

L’identification de cette orchidée a été compliquée pour moi, cela dépassait mes compétences. Elle a été prise en photo un 09 avril :

aaa_ Une première possibilité est l’Ophrys arachnitiformis; elle est aussi appelée, entre autres, l’Ophrys exaltata subsp. arachnitiformis, l’Ophrys exaltata subsp. splendida, l’Ophrys sphegodes subsp. arachnitiformis, etc. Pas moins de 14 synonymes, il y a de quoi s’y perdre! Et en français, c’est l’Ophrys Araignée, l’Ophrys en forme d’araignée, l’Ophrys arachnitiforme ou l’Ophrys brillant. Sa présence n’est pas signalée dans le 64, dans mon dernier ouvrage de référence de 2015. Je l’ai donc écartée.

aaa_ Une deuxième possibilité  est l’Ophrys araignée (Ophrys sphegodes, appelée aussi l’Ophrys aranifera). Après avoir croisé toutes les données disponibles, j’ai retenu cette option. Je n’ai trouvé à ce jour qu’une station avec deux pieds.

Ophrys sphegodes, en fin de floraison. Début avril.

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(19) Ophrys sulcata :

Pour information, l’Ophrys sulcata a aussi été appelée l’Ophrys funerea ; cette désignation, aujourd’hui, est réservée uniquement à l’espèce de Corse. A ce jour, je n’ai observé que peu de pieds de l’Ophrys sillonné, sur deux stations.

Ophrys sulcata, en pleine floraison.

Ophrys sulcata, en fin de floraison.

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(21) Serapias lengua :

La Sérapias langue est très commune et facile à observer.

Serapias lengua – Elles pousse fréquemment en groupes serrés.

Serapias lengua – Vue rapprochée.

Serapias lengua – Une nuance un peu différente.

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(22) Serapias vomeracea :

La Sérapias à long labelle (ou en soc) est aussi très commune.

Serapias vomerecea . Floraison en avril-mai.

Serapias vomerecea, pollinisée par une abeille.

Serapias vomerecea hypochrome.

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(23) Platanthera chloranta :

La Platanthère à fleurs verdâtres est facile à repérer, avec sa grande fleur. On l’observe un peu partout. Ses deux anthères en forme de crocs forment un V renversé : ce détail permet de la différencier de l’autre espèce de Platanthère présente chez nous.

Platanthera chloranta, dans un sous-bois récemment nettoyé.

Platanthera chloranta – Les anthères,  formant un V renversé.

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(24) Platanthera bifolia :

La Platanthère à deux feuilles est elle aussi facile à localiser. Elle est peut-être moins courante que la précédente. Ses anthères sont parallèles. 

Platanthera bifolia, début mai. Elle fleurit un peu plus tardivement que la chloranta. Les anthères sont parallèles.

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(25) Neottia ovata :

La Listère à feuilles étroites est assez rare ; j’ai trouvé une station de 3 pieds, que j’ai signalée. Aujourd’hui, l’accès n’est plus possible ; le site est clôturé avec des panneaux interdisant l’accès (problèmes avec des ramasseurs de champignons indélicats).

Neottia ovata. Elle est très difficile à localiser dans son environnement. Une « aiguille dans une botte de foin »!

Neottia ovata. Le même pied, en mode portrait.

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VI- CONCLUSION

L’aire de répartition de certaines espèces d’orchidées courantes augmente dans le Vic-Bilh. Depuis 3 ans, 1 puis 2 pieds de Sérapias en soc ou Sérapias à labelle long (Serapias vomeracea) sont apparu à 200 m de ma maison, en bordure d’un chemin entretenu que je pratique régulièrement depuis longtemps. 

La curiosité m’a poussé à connaître combien d’espèces il me reste à découvrir. Depuis 1994, date à laquelle l’intérêt régional pour ce patrimoine floral est apparu, mon propre bilan m’incite à tirer les conclusions suivantes :

aaaaa_ en 2021, nous avons 26 espèces d’orchidées à la présence toujours avérée, que j’ai listées,

aaaaa_l’Orchis singe (Orchis simia) n’aurait pas été revue depuis 1994,

aaaaa_l’Ophris jaune (Ophris lutea) a accidentellement disparue en 2015 du seul site où sa présence était connue ; j’espère la retrouver un jour ailleurs dans la région,

aaaaa_l’Orchis brûlé (Neotinea ustulanta) va-t-elle réapparaître cette année 2021, après le nettoyage de son site envahi par les ronces? Réponse ce mois de mai.

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VII- BIBLIOGRAPHIE – MES OUVRAGES DE REFERENCE :

A la découverte des Orchidées d’Aquitaine (collection Parthénope) – Première Edition (2004). Frank Jouandoudet.

A la découverte des Orchidées d’Aquitaine (collection Parthénope) – Deuxième Edition revue et augmentée (juillet 2015). Ouvrage coordonné par Frank Jouandoudet.

Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg (Parthénope Collection) – Novembre 2005

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