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Les Oulettes de Gaube sous la Voie Lactée

La face nord du massif du Vignemale sous la Voie lactée – Le Bulbe de la Voie Lactée, entre les constellations du Sagittaire et du Scorpion, surmonte la pointe Chausenque (3 204 m), le Piton Carré (3 197 m) et la Pique Longue (3 298 m), point culminant des Pyrénées françaises.

 

Le site des Oulettes de Gaube (Hautes-Pyrénées) en zone cœur du parc national des Pyrénées est très connu des pratiquants de la montagne. Situé à 2 151 m d’altitude, il offre une vue unique sur la face nord du massif du Vignemale

Son refuge posé sur un promontoire à l’entrée du plateau est très fréquenté en période estivale. Il dispose d’une aire de bivouac et d’un refuge d’hiver en période non gardée. 

Les Oulettes sont une destination pour une sortie à la journée à partir du parking des Pountas (1 450 m) au Pont d’Espagne (800 m de dénivelé pour 16 km environ A/R). Elles sont aussi un point de passage pour d’autres randonnées. Le refuge et son aire de bivouac sont une étape sur le Gr 10 et sur la HRP (Haute Route Pyrénéenne).

En continuant sur le GR 10 au-dessus des Oulettes de Gaube depuis Cauterets, on rejoint le refuge de Baysselance (2 651 m) par la Hourquette (synonyme pyrénéen d’un col ou d’une brèche) d’Ossoue (2 734 m). En venant du refuge Wallon par la HRP, on passe par les Oulettes de Gaube pour rejoindre également le refuge de Baysselance, après avoir traversé les cols d’Arratille et des Mulets (magnifique traversée avec trois beaux lacs, Arratille, la Badette un peu à l’écart, Col d’Arratille).

Les grimpeurs ont accès à de belles voies sur la face Nord du Vignemale ou ailleurs.

Réglementation du bivouac en zone cœur du parc

 

Pour information (arrêté du parc national des Pyrénées du 29 août 2013) :

Art. 1 – le camping dans un véhicule ou dans tout autre abri est interdit dans toute la zone cœur du parc national des Pyrénées (y compris sur les aires de stationnement). 

Art. 2 – le bivouac, sous une tente n’autorisant pas la station debout ou dans un abri naturel, est autorisé entre 19h et 9h, dans le coeur du parc national des Pyrénées dès lors qu’il est pratiqué comme suit :

…._soit à plus d’une heure de marche des voies accessibles aux véhicules,

…._soit sur des aires agrées à cet effet et matérialisées sur le terrain.

Des aires de bivouac sur la zone cœur sont matérialisés autour de certains refuges. Vous pouvez consulter les gardiens de refuge afin qu’ils vous précisent les emplacements.

Photos des Oulettes en bivouac

 

L’aire matérialisée de bivouac aux Oulettes de Gaube.

On profite des derniers rayons de soleil sur le massif du Vignemale.

A partir de la gauche et derrière la crête ensoleillée, se situe le passage du GR 10 et de la HRP par la Hourquette d’Ossoue et menant au refuge de Baysselance, puis le Petit Vignemale ensoleillé, le glacier suspendu du Petit Vignemale, la Pointe Chausenque, le Piton Carré et la Pique Longue. A leur pied, le glacier de vallée des Oulettes de Gaube est alimenté tout au long de l’hiver par les avalanches de neige déposée sur cette immense paroi et par le Couloir de Gaube, une cheminée de neige et de glace en permanence gelée haute de 600 mètres.

Les voisins d’une nuit sous les étoiles, avec celui à droite déjà couché dans son duvet.

Les derniers rayons sur les sommets du petit Vignemale (3 032 m) et de la Pique Longue (3 298 m).

Le refuge des Oulettes de Gaube sur son promontoire à l’entrée du plateau, depuis l’aire de bivouac.

Le refuge, avec le Grand pic des Paloumères (2 720 m), le pic d’Estibe Aute (2 816 m) et le pic Araillé (2 759 m).

Les eaux de fonte des glaciers du Petit Vignemale et des Oulettes de Gaube.

Les lueurs sur les sommets ont disparu et les premières étoiles scintillent.

Après avoir pris de la hauteur sur un versant derrière le refuge, un magnifique spectacle commence. Les photos de Voie Lactée sont prises en pose longue (jusqu’à 25 secondes), et à différentes focales.

L’apparition de la Voie Lactée. A gauche, les trois petites lumières trahissent la présence du refuge.

La Voie Lactée dans toute sa splendeur, au-dessus de la Pique Longue.

Un point brillant apparaît sur la crête du Petit Vignemale : c’est le lever de la planète Saturne.

Saturne va bientôt disparaître derrière la masse sombre du Petit Vignemale.

La Pique Longue,  « touchant » la Voie Lactée.

Une « étoile filante ». Les lueurs d’un astre familier commencent à apparaître.

Le lever de Lune – La face nord s’éclaire et la Voie Lactée perd progressivement de son éclat.

 

Saturne revient à droite du Petit Vignemale, au-dessus de son glacier éponyme.

… 

C’est le moment de redescendre au bivouac pour un peu de repos. Pendant la nuit, le craquement des deux glaciers (surtout celui des Oulettes, je pense) qui travaillent et le bruit sourd des coulées de blocs de glace retentissent de temps à autre et troublent mon sommeil léger. L’ambiance est unique.

Le retour vers le bivouac, à la limite du pierrier sur la droite. La Voie Lactée a quasiment disparu. La Lune encore invisible éclaire maintenant le plateau des Oulettes et les sommets environnants. Tout à droite sur la crête, le point bas correspond au col des Mulets (2 591 m) dans la direction du refuge Wallon par la HRP.  

Après un réveil discret avant l’aube, je m’assieds sur un rocher et je profite de l’instant. Sur les 800 mètres de calcaire, d’ophite et de schiste rouge de la paroi de la Pique Longue, deux frontales éloignées l’une de l’autre se manifestent de temps à autre dans la nuit : deux grimpeurs sont en cours d’ascension et j’observe un moment ces petits points lumineux remonter la paroi vertigineuse, admiratif.

La Lune domine le paysage et les toutes premières lueurs de l’aube font ressentir la couleur des schistes rouges. Il fait en réalité encore nuit et le plateau est plongé dans l’obscurité.

Dès que l’aube se précise, je pars me promener vers le fond du plateau, occupé à cette heure que par quelques brebis bien paisibles. 

Au premier-plan, la Linaigrette des Pyrénées ou Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium Honck).

En approche du glacier des Oulettes. La Lune a dépassé la Pique Longue.

Devant le glacier des Oulettes.

En se retournant : la moraine du glacier, le plateau des Oulettes et les méandres des eaux de fonte, le refuge sur sa barre rocheuse et la vallée de Gaube. A droite, les premiers rayons éclairent le pic Araillé.

Depuis la moraine du glacier : le Petit Vignemale, le glacier suspendu du Petit Vignemale, la Pointe Chausenque et le Piton Carré, le Couloir de Gaube alimentant le glacier des Oulettes.

En aval du glacier, une langue de neige gelée recouvre la moraine. Le plus bas en altitude dans les Pyrénées, (2 280m environ), il n’a plus rien de sa blancheur passée et disparaîtra probablement avant 2050, d’après les dernières estimations.

Retour sur le plateau, pour prendre quelques photos des Linaigrettes.

Les méandres des eaux de fonte des glaciers et de la neige.

Le soleil met en valeur les schistes rouges des parois.

Les Linaigrettes à feuilles étroites.

Encore les Linaigrettes, …

Toujours les Linaigrettes, que j’aime bien.

L’apparition du soleil, à droite du pic Araillé. En face, le sentier du GR 10 partant du refuge vers la Hourquette d’Ossoue.

Le plateau se réchauffe sous le soleil. Tout le monde lève le camp, avant 9h00 bien sûr! D’ailleurs, on échangera un peu plus tard avec le garde du Parc National qui monte vers le refuge de Baysselance pour sa tournée habituelle. A droite, les schistes rouges reprennent une couleur plus naturelle.

Quelques liens utiles : 

_https://refugeoulettesdegaube.ffcam.fr/home.html

_http://asso.moraine.free.fr/

_http://www.pyrenees-parcnational.fr/fr/le-parc-national-des-pyrenees/la-reglementation/campement-et-bivouac

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