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Le temps du brame dans les Pyrénées – Mon premier contact (septembre 2020)

Un jeune « 10 Cors » et sa harde (4 biches dont peut-être 1 bichette, avec 3 faons), à la nuit tombée. Au moins une biche adulte et un daguet sont un peu à l’écart.

Le temps du brame dans les Pyrénées
(10 septembre 2020)

. . . . . 

Que je n’aille pas trop vite, tout de même ! La période du brame n’a pas encore commencée mais elle ne saurait plus tarder. Ce mois de septembre est très chaud et c’est un facteur propice pour qu’elle débute plus tôt, si ces conditions persistent. C’est un très beau spectacle que la nature nous offre chaque année au début de l’automne. Il y en a bien d’autres tous aussi beaux, mais celui-là est particulièrement bruyant ! Le brame désigne à la fois la période de reproduction et le cri du cerf. Pour moi, c’est une bonne motivation pour m’aérer.

Le Cerf élaphe n’est pas (encore) présent dans le Nord-est du Béarn. Si on laissait faire naturellement les choses, il se serait sans doute déjà installé mais ce n’est pas souhaité. Certains cerfs de passage pointent le bout de leur nez et ils n’échappent pas aux plans de chasse. La volonté des divers intervenants dans les Pyrénées-Atlantiques est de limiter sa présence au sud de l’axe de l’autoroute A64 de Tarbes à Bayonne.

Tous les ans, avant que ne retentisse le raire du cerf en rut, je vais donc voir en montagne si les biches sont présentes, avant que les vieux mâles n’arrivent. C’est un peu comme si je faisais un état des lieux, avant que les choses sérieuses commencent. J’y ai passé l’après-midi de ce 10 septembre et je suis resté jusqu’à la nuit tombée. Comme d’habitude, j’ai passé un bon moment à les chercher et à les observer à distance, seul avec mes pensées. J’ai pu comptabiliser (sans doublon) un « 10 cors » (j’étais un peu étonné qu’il soit déjà là), 3 daguets, 8 biches et bichettes, 4 faons : le 10 cors avait déjà sa harde. Je pensais voir plus de biches mais elles ne sont pas toujours faciles à localiser et elles peuvent aussi sortir à découvert qu’après la nuit tombée. Sans les grands mâles qui leur courent après, elles sont très paisibles.

Une biche, son faon et son daguet de l’année précédente, encore avec sa mère.

Une autre biche se lève et regagne tranquillement la fraîcheur du sous-bois.

Cinq biches et faons. J’ai failli ne pas les voir, couchées au soleil dans les herbes ! Elles se reposent et elles seront plus actives à la nuit tombée. 

Un daguet un peu à l’écart, paisible (ce terme désigne un mâle avec 2 dagues, né l’année précédente et vivant encore à proximité immédiate de sa mère).

Il s’est levé brusquement, pour se diriger au trot dans ma direction.

A la lisière du sous-bois, un autre daguet se repose, en partie caché par les arbres.

Manifestement, cela ne lui plaît pas. Le premier se met à le poursuivre et les deux disparaissent de mon champ de vue.

Une biche sur les hauteurs, seule, que je n’ai repérée qu’à son mouvement. J’ai oublié mes jumelles et avec mon téléobjectif, je ne vois rien d’autre autour d’elle. La présence de ces tiges hautes m’avait d’abord fait penser à un daguet.

Le soir arrive! Une biche (couchée à droite et au-dessus de son faon), son faon de l’année et en contrebas, sa fille de l’année précédente, une bichette (si cela avait été un mâle, on l’aurait appelé un daguet). C’est la cellule de base de toute harde. C’est aussi le genre de photo d’ambiance que j’aime bien faire dans ce décor naturel et dégagé, sans proximité immédiate préjudiciable à leur tranquillité.

A la nuit tombée, une harde, déjà dominée par un jeune « 10 cors », reconnaissable à sa silhouette encore élancée ! La biche en bas à gauche m’a aperçue (ou plutôt senti)  et a même fait quelques pas vers moi pour se rendre compte. Tout le monde se met alors à regarder dans ma direction. Je m’éloigne et je ne verrai pas d’autres hardes en redescendant. 

Je n’entendrai aucun raire de cerfs se défiant de la voix, signalant leur arrivée sur les places de brame ; c’est encore trop tôt. Mais attention ! Ne pas les entendre quand la période est propice ne veut pas dire qu’ils sont absents : c’est simplement qu’il n’y a pas de compétition. Rendez-vous à dans quelques jours!

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