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Les lacs d’Anayet depuis le Pourtalet, los Ibones de Anayet desde el Portalet

Vautour percnoptère, vallon d’Anayet.

Les lacs d’Anayet
Los ibones de Anayet

Marmoton, vallon d’Anayet.

Aujourd’hui, on m’a demandé de pouvoir observer des fleurs en montagne. Des fleurs, il y en a partout mais on est un peu avancé dans la saison ; c’est déjà début août. Il y a une sortie que j’ai faite à plusieurs reprises et que j’aime bien pour ses paysages, sa faune et … sa variété florale : le plateau et les lacs d’Anayet (2 230 m) ; elle est facile et on peut y amener du monde sans risquer la déception. Et les fleurs seront au rendez-vous!

Mais il y a aussi une raison plus inattendue pour moi d’y aller, c’est l’observation des vestiges du volcanisme pyrénéen il y a de cela, … fort longtemps à la période du Permien (-300 à -250 millions d’années, durant l’ère Primaire). J’y ai déjà consacré une publication (pour les intéressés, voir « le volcan de l’Ossau » dans mes archives).

 Depuis le plateau d’Anayet (2 230 m) et ses lacs : A gauche, le Vertice d’Anayet (niveau randonneur) – A droite, le pic d’Anayet (niveau montagnard). On a le choix.

Pour les amateurs de pure randonnée, cette sortie peut se poursuivre vers le Vertice d’Anayet (2 559 m) et son chapeau de basalte, où le panorama est magnifique avec le pic d’Anayet (2 545 m) et le pic du Midi d’Ossau (2 884 m) en enfilade. Depuis la Punta Espelunciecha (2 396 m) dominant elle aussi le plateau, la vue est superbe. L’idéal est, sans nul doute, de monter jusqu’au pic d’Anayet (2 545 m) pour être comblé, de niveau montagnard (hors de ma portée).

Il y a foule pour le pic. Il fait beau, c’est les vacances. Une belle atmosphère estivale. Et là aussi, il y a le choix pour le sommet : à gauche, la cheminée et à droite, l’escalade.

Depuis la frontière du Pourtalet, il y a deux possibilités de départ pour toutes ces destinations avec un parking au bord de la route A-136 du col du Pourtalet vers Formigal :

                        -le plus connu est le parking du Corral de las Mulas (1 630 m – Km 24 de l’A-136). Ce parking est petit et rapidement plein en période d’affluence. Ce début de mois d’août, il était inutile d’y penser : même de bonne heure, il est déjà plein et la file de voitures stationnant au bord de la route est en train de bien s’allonger! La sortie débute en descendant puis remontant pendant une trentaine de minutes une route goudronnée interminable (surtout au retour) et menant aux installations de la station de ski Anayet (1 740 m). A partir de là, la randonnée commence vraiment sur un sentier qui remonte le long du ruisseau de Culivillas, très champêtre. C’est l’itinéraire de la majorité des topos présents sur internet, reprenant une portion commune avec le GR 11 (étape Sallent de Gallego – Candanchu par la vallée du rio de la Canal Roya). Dénivelé 600 m pour 11 kilomètres A/R environ (pour le plateau d’Anayet).

Je suis de suite mal à l’aise en présence de la foule et je fais demi-tour. Je me souviens d’un autre itinéraire absent des cartes, bien moins fréquenté bien que connu de certains, emprunté il y a quelque temps pour aller au Vertice d’Anayet. C’est l’occasion pour moi de raviver mes souvenirs.

                       -l’autre itinéraire part de l’immense parking de la station de ski du Portalet (1 740 m – Km 26 de l’A-136), de suite après la frontière. Il y a très peu de monde! On remonte de suite par les pistes de ski enherbées. Dénivelé 490 m – 9.8 km A/R environ (pour le plateau d’Anayet). A noter que ces itinéraires sont quasi identiques en dénivelé et longueur, si on enlève la portion de route goudronnée du premier circuit. Tous les deux sont sans difficulté.

Aujourd’hui, j’ai amené un téléobjectif dans l’espoir de photographier le Gypaète barbu, le vautour percnoptère ou le monticole de roche et … je serai presque bredouille. Qu’importe, j’ai pris l’air!

Voici les informations photographiques de cet itinéraire à partir du parking de Portalet, pour les intéressés qui auront eu la patience de me lire jusque là (clichés pris avec mon portable). La montagne est à tout le monde : elle se partage tout en la respectant.

 

Le départ depuis l’immense parking du Portalet (on est en Espagne), juste après le passage de la frontière avec l’Espagne (altitude 1 740 m).

Prendre le passage pour piétons et bifurquer à gauche avant les bâtiments.

Passer entre les deux gares de départ des télésièges, « Batallero » à gauche et « Espelunciecha » à droite. 

Continuer en direction de ce pont, que l’on traverse.

Après le passage du pont, continuer tout droit, en suivant l’alignement des canons à neige qui sont à main droite. 

Traverser la piste empierrée (qui mène à la gare amont après une longue boucle), en suivant toujours les canons à neige. 

Au centre, au niveau du col, la gare amont « Batallero ». On va l’atteindre et entrer dans la vallée du domaine d’Anayet.

Regard en arrière sur le parking de départ, les ventas du Pourtalet et le pic du Midi d’Ossau.

On continue vers la gare amont « Batallero »en remontant les pistes, entre le télésiège et les canons à neige.

Proche de l’arrivée de la gare, on rejoint la piste empierrée que l’on a traversé précédemment et qui a fait une large boucle à main droite.

A l’approche de la gare amont « Batallero » (mise en service en 2004), en ayant toujours suivi les canons à neige.

Au niveau du col (altitude 2 031 m), la gare amont est à cheval entre les deux domaines, Anayet et Portalet. 

On quitte la piste pour un sentier à flanc de montagne, entre ces deux panneaux.  

Le sentier, cairné, traverse en montant quelques éboulis faciles, …

…, puis débouche sur un petit replat avec un joli laquet, toujours rempli en cette période. Le sentier continue vers la droite sur la berge, en face.

En arrière sur la gauche, les éboulis récemment traversés. A l’arrière-plan, quelques sommets connus.

Au centre de la photo, le parking « Corral de las Mulas » (1 635 m) au bord de l’A-136 vers Formigal ; puis les lacets de la route goudronnée menant au parking d’hiver et aux installations du domaine d’Anayet.

La station d’Anayet, accessible en voiture depuis la route que durant la saison de ski.

Depuis le laquet, le sentier bien marqué et cairné continue vers l’ouest, jusqu’à un pierrier.

Tout en laissant à main gauche un bâtiment à toit gris, le sentier va se diviser en deux branches cairnées qui se rejoindront plus loin, aucune des deux ne présente de difficulté.

Ce bâtiment est un petit restaurant ouvert pendant la saison de ski, « la Glera de Anayet ».

A l’aller, j’ai pris tout droit – Au retour, je suis revenu  par le chemin qui est à main droite ; ils sont parallèles à deux hauteurs différentes.

Les cairns, bien visibles dans la pierraille.

Après que les deux branches se soient rejointes, un bon sentier bien marqué monte en devers, sans difficulté aucune.

A partir de maintenant, deux balisages, un ancien jaune/blanc quasi effacé et un bleu/blanc plus récent, jusqu’à la jonction avec le GR 11 venant de la station d’Anayet. 

Un ou deux passages sans difficulté, où il faut faire attention.

Petit regard en arrière : le sentier un peu en devers et le Balaïtous à l’horizon. 

Un laquet presque à sec, au pied de la punta de la Garganta (2 143 m) ; à sa droite, le vallon du ruisseau de Culivillas, remonté par le GR 11 depuis la station d’Anayet jusqu’au plateau d’Anayet. Difficile de se rendre compte sur ce cliché, mais il y a une colonne ininterrompue de randonneurs sur le sentier. 

En contrebas, le GR 11 emprunté par les randonneurs venant du « Corral de las Mulas ».

Les deux itinéraires vont bientôt se rejoindre.

La jonction, juste avant le plateau d’Anayet. Personne venant de mon sentier.

La jonction avec le GR 11, qui continue en contournant la base du pic d’Anayet par la droite et descend dans la vallée du Rio de la Canal Roya jusqu’à Candanchu.

L’arrivée sur le magnifique plateau d’Anayet (2 230 m) – Le plus grands des lacs d’Anayet (Ibon grande) et le pic du Midi d’Ossau à l’arrière-plan. 

Le pic d’Anayet (2 545 m) et son petit nuage. Le lac se comble inexorablement avec les sables et silts provenant de l’érosion par les eaux de pluies et de neige des grès du Permien.

« L’incontournable » Ossau.

Le petit Ibon d’Anayet, un peu à l’écart (nord-est) et hors de la vue quand on arrive sur le plateau. On peut y faire de superbes photos de reflets de l’Ossau (les jours sans vent, il va de soi).

Vers l’Est, la Punta Espelunciecha (2 396 m). On l’atteint en contournant par la droite les escarpements rocheux, puis on remonte vers la gauche par la partie herbeuse jusqu’à la ligne de crête que l’on continue à remonter vers la droite jusqu’au sommet.

Tout en bas et à gauche, le petit Ibon d’Anayet, en grande partie caché ; la montée vers la Punta Espelunciecha passe devant les escarpements rocheux à l’arrière-plan jusqu’à rejoindre la ligne de crête menant au sommet.

Le plateau d’Anayet et ses lacs, d’origine glaciaire : au centre l’ « Ibon grande » en cours de comblement ; complètement à gauche au soleil sous les couches de grès rouges du Permien, un deuxième lac, comblé, alimente le ruisseau de Culivillas vers la station d’Anayet et tout à droite, on aperçoit le « petit Ibon ». « Petit et grand Ibon » se jettent vers la droite dans la vallée du Rio de la Canal Roya, au Salto del Agua.

A l’arrière-plan, le vertice d’Anayet avec son nuage et le pic d’Anayet. 

Le GR 11,  entre la punta de la Garganta (2 143 m) à gauche et le pic Culivillas (2 509 m), à droite.

La vue depuis la crête de la Punta Espelunciecha. A gauche à l’arrière-plan, le Balaïtous avec sa diagonale (3 144 m) à cheval sur la frontière. Les Pics d’Enfer sont au centre (los Picos del Infierno, 3 082 m – reconnaissables à leurs deux parois de marbre faisant penser à des névés). Au centre, la station d’Anayet et la route d’accès goudronnée. Juste à la limite du contrebas, le sentier d’accès depuis le Portalet.

La lumière s’améliore sur les « 3 000 ». En bas et à gauche dans l’ombre d’un nuage, le laquet remarqué à la montée.  

La Punta Espelunciecha (2 396 m) et ses grès rouges du Permien qui s’effritent. L’accès le plus facile est par la ligne de crête à l’opposé.

A l’horizon, les sommets de la vallée d’Aspe, dont le pic d’Anie au centre.

La même vue, décalée vers le Vertice.

Le petit Ibon, au milieu des andésites à gauche (restes des coulées de lave de l’Anayet) et des grès à droite (restes de l’érosion de la chaîne primaire des Pyrénées).

La vallée du Canal Roya en direction de Candanchu, au pied du flanc nord de l’Anayet. On devine le cheminement de la descente du GR 11 (en bas à gauche).

Tout en bas à gauche au pied de l’Anayet, on aperçoit des strates de grès rouges du Permien. Ici, les andésites du volcan Anayet ont fait intrusion au travers des grès déjà déposés et ont coulé par dessus. Le volcan de l’Ossau est plus ancien : en effet, ses coulées d’andésites ont été par endroits recouvertes par ces mêmes grès (arc d’Ayous).

La descente du GR 11 au pied de la face Est de l’Anayet.

Sur l’itinéraire du retour (le même qu’à l’aller, toujours pour éviter la foule). Le pic Culivillas (2 509 m) et ses grès rouges, tout à droite.

Arrivée à un embranchement : les deux directions sont bonnes et se rejoignent plus loin, à condition de ne pas bifurquer vers le restaurant « La Glera de Anayet ». Venu à l’aller par le sentier à main droite (balisage bleu/blanc), je suis passé au retour à main gauche.

Les deux chemins parallèles se rejoignent à peu près à la hauteur du restaurant « La Glera » que l’on aperçoit sur la droite. Plus loin à la limite des éboulis, on aperçoit le replat avec le laquet de l’aller.

Balaïtous et pics d’Enfer, bien mieux visibles que ce matin.

La jonction des deux branches du sentier. On continue sur la gauche.

Le passage facile dans les éboulis cairnés,

Et l’arrivée au laquet.

On descend à main gauche après l’avoir dépassé,

On suit le chemin dans les éboulis vers la gare amont « Batallero ». 

On rejoint la gare amont et les pistes enherbées à main gauche, vers le Nord. 

Descente facile, en suivant les canons à neige à main gauche.

La brume est en train d’envahir le cirque d’Anéou.

Le retour au parking, sans grand monde.

Et pour cette sortie, quelques fleurs diverses et variées étaient encore au rendez-vous.

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