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Un peu de flore et faune en vallée d’Aspe

Le pic Pétragème et les Aiguilles d’Ansabère. Au premier-plan à droite, le début du Dec de Lhurs.

Un peu de flore et faune en vallée d’Aspe (juin 2020)

Le Milan noir (Milvus migrans).

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J’ai retrouvé le plaisir des sorties en montagne. Cette publication regroupe pêle-mêle quelques photos prises ces derniers temps en vallée d’Aspe, un peu de flore, de faune et de paysages.

La nouvelle création éphémère est en place depuis peu à l’entrée de la vallée d’Aspe à Accous, sur la fougeraie de la colline du Poey (652 m)  : 2020 est l’année « le Musicien ».

Le Lis martagon affectionne comme ici les formations de hautes herbes et de fougères des bords de cours d’eau.

Le Lis (ou Lys) martagon (Lilium martagon) est bien plus commun que le Lis (ou Lys) des Pyrénées, ce dernier étant endémique et emblématique de la flore de nos montagnes.

Il fleurit en juin-juillet, surtout dans les bois et prairies. On le trouve jusqu’à 2 800 mètres d’altitude dans les principaux massifs montagneux y compris en Corse, sur les pentes boisées fraîches et les pâturages à sols riches, de préférence sur sol calcaire. Il mesure en moyenne de 0,50 à 1,50 m de hauteur.

Le Bruant jaune (Emberiza citrinella).

Le Bruant jaune est un passereau très coloré (surtout le mâle), dont le nombre est en forte régression. Peu farouche, on le rencontre encore en plaine dans les milieux ouverts riches en insectes comportant des buissons, des broussailles, des haies et quelques arbres. Il est présent aussi en montagne jusqu’à 2 000 mètres d’altitude environ ; c’est là où je le rencontre le plus souvent.

En plumage nuptial, le mâle présente une tête jaune vif rayée de vert brunâtre sur le dessus et les côtés. La gorge est jaune, les ailes et le dos sont brun roux jaunâtre rayés de brun noir. Le dessous du corps est également jaune avec les flancs teintés de roux et rayés de brun noir.

La femelle est plus terne que le mâle avec moins de jaune et plus de vert à la tête et à la gorge, la poitrine et les flancs bruns rayés de noir. Pendant la période de reproduction, la femelle choisit le mâle le plus coloré. Elle construit seule le nid, sur ou près du sol, à la base d’une touffe de hautes herbes, d’un buisson ou d’un petit arbre, et quelquefois dans un buisson épineux. Les deux parents participent au nourrissage des oisillons.

Le tout début de la floraison d’une Saxifrage des Pyrénées.

Une Saxifrage des Pyrénées, en pleine floraison.

La Saxifrage des Pyrénées appelée aussi la Saxifrage à longues feuilles est endémique des Pyrénées et ne fleurit qu’une fois. Elle produit alors une grande hampe jusqu’à 80 cm pouvant contenir une centaine de fleurs blanchâtres puis elle meurt. On la trouve de juin à août sur les falaises et rochers calcaires entre 900 et 2 500 mètres d’altitude.

Dans la brume – Un Pipit spioncelle avec une chenille pour sa progéniture. 

Dans la brume – Le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta).

Il existe de par le monde près d’une cinquantaine d’espèces différentes de Pipits ; ils constituent une même famille avec les Bergeronnettes. Le Pipit spioncelle est parmi les plus grands. Le dessus est brun grisâtre. Ses sourcils blanchâtres et (normalement) ses pattes noires permettent de le distinguer des autres Pipits. En plumage nuptial, le ventre passe du blanc au rose clair. Il fréquente les pâturages alpestres près de ruisseaux peu profonds, à une altitude comprise entre 900 et 2 500 mètres. Il niche à même le sol ou dans la crevasse d’un rocher tapissé d’herbes et de fibres. Migrateur partiel, il regagne en hiver le bord des lacs, marais et cours d’eau.

L’Orvet fragile (Anguis fragilis), tirant sa langue bifide. L’humidité ambiante était propice à son observation.

L’Orvet fragile est un lézard apode (sans pattes) lent et discret qui mesure jusqu’à 50 cm maximum. Son corps est couvert d’écailles lisses et luisantes de tailles équivalentes sur tout le corps. Il se déplace comme les serpents. Il peut perdre une partie de la queue (qui fait jusqu’au double du corps), comme la plupart des lézards. Elle ne repousse pas aussi bien que l’original, généralement de deux à trois centimètres seulement. On le surnomme d’ailleurs le « serpent de verre » à cause de la fragilité de cette queue.

La coloration globale est très variable en fonction de l’âge, du sexe et des variétés géographiques. Elle est grisâtre ou dans des nuances de marron. Les mâles adultes sont généralement unis avec parfois des écailles bleues éparses. Les femelles et les juvéniles ont les flancs sombres avec une ligne vertébrale noire.

Il aime les milieux relativement humides avec un couvert végétal dense. C’est un fouisseur qui passe la plupart de son temps sous terre. Il consomme essentiellement des limaces et des vers de terre. On le trouve en plaine mais aussi en altitude, jusqu’à 2 000 mètres environ (à 1 700 m, pour celui de la photo). Il s’observe rarement à découvert ou alors au crépuscule, après une averse. Pendant la mauvaise saison, il hiverne le plus souvent dans le sol.

La femelle met bas vers août-septembre jusqu’à près d’une trentaine (huit en moyenne) de jeunes déjà formés, qui se libèrent immédiatement de la membrane de l’œuf une fois ce dernier expulsé.

Le mimétisme d’une Grenouille rousse (Rana temporaria).

Un jeune isard, né en mai dernier. Une apparition éphémère, la brume envahit à nouveau très rapidement le paysage.

Une sortie en montagne réussie est pour moi une sortie où j’ai rencontré l’isard, ou … le gypaète barbu. Peu de chance cette année avec ce dernier, mais les publications sur ce beau rapace sont nombreuses sur mon site.

Un Milan royal « dans les nuages ».

El Mallo de Acherito (2 362 m), le pic Pétragème (2 255 m), les Aiguilles d’Ansabère et le début du Dec de Lhurs.

La Petite Aiguille (Spigolo – 2 271 m) et la Grande Aiguille (2 377 m) d’Ansabère.

Les aiguilles d’Ansabère et le Dec de Lhurs (2 176 m).

Le Dec de Lhurs, la Table et le pic des Trois Rois.

La Table des Trois Rois (2 428 m) avec à sa droite, le pic des Trois Rois (2 446 m). 

Et pour terminer cette publication, parmi les seigneurs des airs, les deux « cousins », …

Le Milan royal (Milvus milvus).

Le Milan royal est présent chez nous toute l’année. En hiver, les populations de l’Europe du nord traversent le continent du nord-est au sud-ouest pour aller hiverner en France, en Espagne et plus rarement en Afrique du Nord. On le reconnait facilement aux taches blanches sous ses ailes et à sa queue échancrée.

Le Milan noir (Milvus migrans).

Le Milan noir est la version brune du Milan royal. Sa queue est droite et non pas échancrée comme son « cousin », ce qui permet de les distinguer de loin. Migrateur complet, il arrive début mars et il repartira bientôt vers l’Afrique tropicale, à partir de la mi-juillet.

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