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Vers le col des Anies depuis le refuge de l’Abérouat

En vallée d’Aspe – Le pic de Countendé (2 338 m).

Vers le col des Anies depuis l’Abérouat

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Une chèvre (femelle isard) – Je pense que le chevreau n’est pas loin. Je l’ai laissée tranquille (comme toujours, d’ailleurs).

Aujourd’hui, je me déconfine : je retourne enfin en montagne! J’ai même le sentiment rassurant que je suis un peu en retard pour le faire : je vais savourer à sa juste valeur de pouvoir à nouveau sentir mon cœur battre plus fort que d’habitude, seul et à mon rythme.

Ce Lundi 11 mai 2020, une grande partie du territoire national a eu le « feu vert » pour se réapproprier ce qu’il avait malgré lui concédé à la Nature! La randonnée en montagne est de nouveau autorisée. La météo n’a pas été propice dans l’immédiat mais le premier week-end, j’ai imaginé sans peine la prise d’assaut des parkings et la ruée sur les sentiers. Ce n’est pas le souvenir que j’ai voulu garder de ma reprise et j’ai laissé passer la foule! La faune se passe de l’agitation humaine et pour faire de la photo animalière, je m’en passe aussi.

Debout avant la sonnerie du réveil, j’ai mis du temps à préparer mon sac-à-dos, j’avais perdu quelques réflexes. Et me voilà parti. En regardant l’heure affichée à l’auto-radio, finalement, je n’ai pas trop traîné! Jusqu’à ce que je me rende compte en écoutant les infos que je suis toujours à l’heure d’hiver! A l’approche de Pau, çà bouchonne ; un accrochage entre deux véhicules, sans aucun blessé heureusement. Bon, je vois que je retombe dans la vraie vie.

Maintenant, direction la vallée d’Aspe, pour essayer de retrouver les isards qui commencent à me manquer. Les premiers chevreaux sont peut-être nés.

A l’arrivée à Lescun, je suis accueilli par une trentaine de vautours fauves qui se suivent à basse altitude, isolés ou par groupes de 2-3 individus. La journée va être radieuse, le ciel est bleu.

La montagne n’a pas « bougé ». Un peu quand même, elle a bien verdi et fleuri! Mais il reste encore des névés. Quel plaisir de reprendre le sac à dos, malgré le poids des objectifs photo que j’ai amenés (ne sachant pas trop encore ce que je pourrais photographier). Finalement, je n’utiliserai que mon téléobjectif, un peu par flemme. Avant tout, j’ai envie de respirer, de reprendre contact avec ce (ceux) qui m’a (m’ont) manqué.

Je ne rencontrerai que peu de monde, sept personnes en tout, avec qui je prendrai le temps d’échanger quelques mots.

Un nid de vautours fauves dans la falaise. L’adulte est au centre de la photo et le jeune est à gauche, le cou redressé.

Plusieurs couples de vautours ont niché sur la paroi. Ils ne font qu’un œuf et n’ont donc qu’un petit à nourrir. Celui de la photo se redresse déjà. Il a dû naître fin avril/début mai.

Mon premier isard (une femelle). Les retrouvailles! 

Je suppose que le chevreau n’est pas très loin, quelque part à l’ombre.

En échangeant avec un randonneur, j’ai eu la confirmation que certains petits sont déjà nés.

L’ibéris des rochers (Iberis saxatilis). 

Je crois que c’est la première fois que je vois cette fleur. Elle fleurit d’avril à août. Elle est protégée dans la région Midi-Pyrénées. On peut la trouver jusqu’à 2 500 mètres environ.

Un Traquet motteux mâle. Les femelles couvent. C’est un migrateur typiquement montagnard qui passe l’hiver en Afrique.

Rougequeue noir mâle. Les femelles couvent aussi.

 Le Rougequeue noir vit habituellement dans les rochers en altitude ; il a étendu son environnement à la plaine.

L’envol du Rougequeue.

Chocard à bec jaune.

L’Accenteur Mouchet, un mâle. A la période de la reproduction, il est un excellent chanteur pour charmer ses femelles. Très discret, c’est son chant qui a attiré mon attention.

La cabane du Cap de la Baitch (1 689 m).

Panneau à la cabane. A gauche ou à droite?

Vers la droite, on monte au Pas d’Azuns (1 873m), par le GR 10 (puis, direction la Pierre St-Martin).

Pour la montée au Pas d’Azuns depuis le parking de Labérouat (1 426 m) : 510 m dénivelé – 9,0 km – 4h00/4h30 A/R (c’est un ordre d’idée ; consulter les topos sur internet).

Vers la gauche, on monte vers le pic de Countendé (2 338m, sur la photo), le lac d’Anie (2 042m), le col des Anies (2 084m) et le pic d’Anie (2 504m). 

Pour la montée au col des Anies depuis Labérouat (1 426 m) : 700 m dénivelé – 13 km – 4h30 / 5h00 A/R. J’ai choisi cet itinéraire.

Un simple lézard des murailles. Il fait très chaud, ils grouillent de partout dans les pierriers.

A la recherche du Lézard de Bonnal, je photographie parfois les lézards que je rencontre pour m’assurer que je ne passe pas à côté (bien qu’il ne soit pas en principe présent en vallée d’Aspe).

Il fait une très belle journée. Le soleil chauffe la roche. L’isard « surfe » dans les réverbérations de la chaleur.

Arrivé au niveau du dernier ressaut avant le lac d’Anie, un névé pentu barre le passage avec de l’eau qui coule en dessous, en abondance. Je suis seul et je choisis de faire demi-tour.

Sur le chemin de la descente, une belle apparition. 

J’avais le secret espoir de voir des chevreaux mais ce ne sera pas le cas. Les femelles que j’ai observées sont encore seules. Qu’importe! Cette reprise m’a fait un bien fou et je me suis rendu compte que j’étais un peu rouillé. L’activité va reprendre, tranquillement.

Mon meilleur souvenir de la journée . « Monsieur » s’assied, tranquillement, après m’avoir toisé. 

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