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La bâche d’ensilage, « un envers du décor » – Septembre 2019

Triste spectacle que ces bâches et ficelles emportées dans le lit de ce ruisseau où elles ont été « oubliées » !

La bâche plastique d’ensilage

ou la pollution d’un petit ruisseau du Vic-Bilh

Enfin propre, et … naturel après quelques efforts!

L’ensilage a permis l’industrialisation de l’agriculture et l’élevage dense, hors sol. Cette technique de conservation a connu un essor significatif dans notre pays dès la fin des années 60 associé à celui du machinisme agricole et au développement de la culture du maïs. La conservation de l’herbe par ensilage s’est développée avec l’intensification de la production fourragère, afin d’optimiser sa gestion annuelle.

Les films de bâche d’ensilage pour la couverture de tas de fourrage sont devenus un incontournable pour certaines exploitations agricoles tournées vers l’élevage. Ils sont utilisés sur deux types de silos, le silo taupinière et le silo couloir (délimité par deux murs), où ils recouvrent le tas de fourrage sur une largeur de 6 à 20 mètres.

Fabriqués à partir de polyéthylène (PE), la fonction de ces films est d’obtenir une bonne étanchéité à l’air et à l’eau. Leur durée de vie (exposition aux UV) est communément d’une année mais peut aller jusqu’à deux à trois ans dans certains cas. Certains agriculteurs recouvrent la bâche neuve avec la bâche de l’année précédente afin d’assurer une protection physique supplémentaire. Leur épaisseur est généralement comprise entre 100 et 180 microns (0,10 à 0,18 millimètre). Ils sont apparus sur le marché il y a pas mal d’années déjà, sans qu’il y est en parallèle une filière bien structurée de collecte des matériaux usagés. Depuis 2008, la situation a évolué dans le bon sens.

Cependant, des bâches restent encore entassées de nos jours en bordure de chemin ou de champ, recouvertes par la végétation, mais aussi dans des lieux où elles ont un impact plus nocif sur l’environnement. C’est la raison de cet article.

Un petit ruisseau pollué par de la bâche d’ensilage.

En juillet 2018, je suis revenu me promener avec mon fils au bord d’un petit ruisseau où nous allions parfois pêcher. C’était il y a une vingtaine d’années déjà, le temps passe vite. Cette promenade devait être un plaisir, nous avions gardé le souvenir d’un joli coin de nature et nous espérions assister au frai des vairons et en faire des photos. Nous l’avons retrouvé dans un triste état!

La désolation! Il y en a partout comme çà!

De la bâche d’ensilage mais aussi des grands sacs en plastique se délitant en petits morceaux.

Les lambeaux de bâche accrochent un peu partout dans la végétation et se déchirent, accompagnés de bouts de ficelle en polypropylène (sigle PP). 

Désolant!

Dès les premiers mètres dans le lit du ruisseau, c’est un désastre! C’est un cimetière de bâche d’ensilage! Il y en a partout, dans le lit et sur les rives! Ce ruisseau a connu un débordement inhabituel il y a plusieurs années déjà, comme on peut le constater aux stigmates encore visibles malgré le temps passé. Lors de cette inondation, l’eau a entraîné avec elle un dépôt de bâches situé probablement à proximité immédiate, mais aussi des sacs plastiques et autres déchets divers et variés. Des lambeaux pendaient partout, accrochés aux branches des arbres, coincés au milieu des troncs charriés par la montée des eaux, partiellement enfouis dans le lit du ruisseau par le sable et les graviers transportés, accrochés aux racines, etc. Il y en avait de toutes tailles, de quelques centimètres jusqu’à plusieurs mètres.

La partie émergée seulement. Certaines bâches sont enfouies sous plusieurs dizaines de centimètres de sable et de graviers.

Des bâches, mais aussi des ficelles en polypropylène.

Elles se déchirent en petits morceaux. Et toujours de la ficelle!

Heureusement, les racines jouent un rôle de ralentisseur de la dispersion des déchets. 

Le spectacle est de plus en plus désolant au fur et à mesure que l’on remonte le ruisseau. Heureusement, le ruisseau n’a pas cessé de vivre : quel plaisir d’observer dans les trous d’eau la présence d’une quantité impressionnante de vairons, goujons et autres petits poissons comme la lamproie de rivière, qui évoluent sans s’inquiéter de la présence de tous ces déchets!

On se promet tous les deux de faire quelque chose pour ce ruisseau, il ne peut rester en l’état! Cela ne sera pas possible dans l’immédiat mais l’idée va rester ancrée en moi.

Le nettoyage du ruisseau.

Ce dimanche 16 septembre 2018, au moment du déjeuner, il me vient brusquement une idée : il fait très beau, si j’allais nettoyer ce pauvre ruisseau? « La grande journée mondiale de nettoyage de la planète 2018 » est déjà passée d’un jour mais il n’est jamais trop tard pour essayer de bien faire. De plus, c’est le moment où le débit d’eau est au plus bas et le lit du ruisseau est partout accessible. Les feuilles commencent déjà à tomber, il ne faut pas tarder. Avant que mes bonnes intentions ne retombent (cela m’arrive parfois), me voilà parti! En effet, je me demande de plus en plus souvent à quoi tout cela peut bien servir! Le temps qui passe est devenu le temps qu’il me reste et je ferais mieux de l’occuper à autre chose! Mais je sais que je ferai plaisir à quelqu’un, si ce n’est à moi!

Rassemblement en tas des déchets souillés de sable, graviers et végétaux divers, avant de les remonter au point de collecte.

Je passerai en fait deux journées à nettoyer la partie la plus visiblement polluée, en regroupant les bâches et déchets divers par tas puis en rassemblant le tout à un endroit accessible pour la collecte. Je ne compte pas les suées en tirant sur les lambeaux de bâches partiellement enterrés et les A/R pour remonter les tas alourdis par l’eau piégée dans les replis et les détritus divers (sable, graviers, etc.).

L’évacuation des déchets

Opération de collecte et d’évacuation des déchets avec une remorque.

Tout s’est bien passé tant qu’il ne s’agissait que de transpirer. Maintenant, les complications arrivent. Ignorant de la réglementation sur ce type de déchets, je voyais les choses d’une façon très simpliste en pensant ramener mes déchets (qui ne m’appartiennent pas) à la déchetterie publique. « Non, Monsieur, nous ne les prenons pas. Il s’agit de bâche agricole, il y a une filière de collecte spécifique pour cela. Mais je ne suis pas un agriculteur, je suis un particulier. Cela ne change rien, je ne peux rien pour vous. Je vous conseille de vous renseigner dans le milieu agricole ».

Nettoyage des bâches et autres déchets plastiques à l’eau, puis séchage et triage.

De retour à la maison avec mon chargement, je passe quelques appels pour résoudre ce problème imprévu, à aborder avec tact dans ma situation de particulier qui se mêle de ce qui ne le regarde pas. Après quelques contacts, je trouve enfin une solution pour évacuer proprement et dans le respect total de la législation en vigueur ma cargaison encombrante auprès d’un organisme habilité. Et, bien sûr, j’ai eu droit à la remarque : « pourquoi faites-vous çà? Ce n’est pourtant pas à vous de le faire ». Rien n’est aussi évident!

Malheureusement, l’agriculteur a probablement commis une erreur dont il n’est peut-être même pas au courant. Je n’ai personnellement aucune idée de l’origine de ces déchets. Ils ont sans doute été stockés à une époque où il n’existait pas de filière de collecte. Mais où sont donc tous les garde-fous à ce genre de situation? Il n’en manque pas pourtant, qui sont plus concernés que moi!

Je suis revenu voir le ruisseau ces jours-ci, un an après l’avoir nettoyé. Il n’a pas plu depuis longtemps et son niveau est au plus bas, c’est impeccable pour vérifier son état. Quel plaisir de le retrouver sous son aspect naturel! J’ai eu quand même deux demi-journées de nettoyage pour terminer le travail comme je le souhaitais.

Quelques bribes éparses de plastique traînent encore par-ci, par-là, c’est négligeable. A droite, un résidu de sac plastique, matière qui se dégrade rapidement en nombreux morceaux.

Ce bout de bâche se retrouve à nu et est facilement récupérable.

En laissant les choses en l’état, les …aines de m2 de bâches présentes finissent en confettis qui sont entraînés vers l’aval. Durée de vie du Polyéthylène? 

Un morceau de bâche charrié par les eaux depuis l’amont.

Un morceau de pneu, une courroie, de la ficelle en polypropylène, de la bâche brûlée, etc.

La partie que j’avais nettoyé l’an dernier était pratiquement propre; j’ai seulement ramassé quelques petits lambeaux accrochés çà et là à quelques branches.

A partir de là, je commence à retrouver quelques déchets charriés depuis l’amont sur une partie que j’avais déjà nettoyé, rien d’important. 

Jusque là, la quantité de déchets ramassés sur la partie nettoyée l’an dernier remplit au 3/4 un sac poubelle de 100 litres, c’est un succès pour moi!

La limite amont de la zone nettoyée l’an dernier (2018) est évidente, la voici!

Etat n°1 : avant le nettoyage.

La quantité de lambeaux de bâches récupérés uniquement sur la photo ci-dessus!

Un martin-pêcheur est venu se poser en ma présence sur la branche, attiré par les fourmis qui sortaient des bâches où une fourmilière s’était installée. Il m’a agréablement surpris!

Etat n°2 : après le nettoyage. 

La limite amont de mon intervention de cette année (2019) est située au niveau de cette confluence, à laquelle je ne toucherai pas pour laisser un témoignage! On devine à gauche des lambeaux retenus par les ronces. 

Puis, j’ai continué le nettoyage jusqu’à une confluence au-delà duquel le ruisseau se restreint et est partiellement fermé par la végétation envahissante sur les rives; il est donc peu accessible. Les déchets, retenus par les ronces, n’iront pas plus bas et les enlever serait un chantier qui n’est plus compatible avec mes possibilités d’intervention.

Sur la carte des cours d’eau de la Direction départementale des Territoires et de la Mer des Pyrénées-Atlantiques en date 8 février 2019, le cours d’eau au-delà de la confluence est à expertiser (comme bien d’autres, il n’y a aucun rapport avec le sujet de cet article). S’il l’est un jour, cela sera peut-être bénéfique pour lui.

Bâche enfouie à quelques mètres du bord, lorsque le ruisseau est sorti de son lit (avant). 

Bâche enfouie à quelques mètres du bord, lorsque le ruisseau est sorti de son lit (après). 

L’an dernier, cette bâche était enfouie et retenue par un arbre enseveli dans le lit du ruisseau. Je n’avait pu enlever que la partie émergée. Les eaux en période hivernale l’ont dégagée et l’ont rendue accessible. 

La bâche dégagée. J’ai mis un point d’honneur à enlever tout ce qui pouvait rester encore apparent dans le lit du ruisseau.

La deuxième demi-journée a été consacrée à déterrer à la pioche les lambeaux de bâches restés partiellement enfouis depuis l’an dernier et à évacuer le tout.

J’ai ensuite pris le temps de faire un A/R pour m’assurer que ce petit coin que j’ai redécouvert après l’avoir longtemps ignoré était enfin « PROPRE »! La suite en quelques clichés :

Désormais, je pourrai amener du monde dans ce petit cours d’eau qui a retrouvé son aspect naturel sur 440 mètres de son parcours. C’est si insignifiant mais quand même si utile pour toute la biodiversité insoupçonnée qui l’a adopté. J’ai été surpris d’y observer des Grenouilles Agiles de toutes tailles que j’ai fait bondir pendant mon intervention.

Je termine ce petit reportage par un rappel de la réglementation applicable aux bâches d’ensilage, pour ceux qui ont encore le courage de lire. Personnellement, j’en ai retiré des enseignements sur les filières des déchets. L’information ne circule jamais assez! Et ceux qui devraient savoir ne sont pas toujours les mieux informés!

Le cadre réglementaire des déchets 

Article L 541-2 du code de l’Environnement (ordonnance n°2010 -1579 du 17 décembre 2010 – art.2, consultable ICI ) : « Tout producteur ou détenteur de déchets est tenu d’en assurer ou d’en faire assurer la gestion, conformément aux dispositions du code de l’environnement. Tout producteur ou détenteur de déchets est responsable de la gestion de ces déchets jusqu’à leur élimination ou valorisation finale, même lorsque le déchet est transféré à des fins de traitement à un tiers. Tout producteur ou détenteur de déchets s’assure que la personne à qui il les remet est autorisée à les prendre en charge ».

Article L 541-3 du code de l’environnement (modifié par la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019 – art. 9, consultable ICI ) : « Lorsque des déchets sont abandonnés, déposés ou gérés contrairement aux prescriptions du code de l’environnement et des règlements pris pour leur application, l’autorité titulaire du pouvoir de police compétente avise le producteur ou détenteur de déchets des faits qui lui sont reprochés ainsi que des sanctions qu’il encourt et, après l’avoir informé de la possibilité de présenter ses observations, écrites ou orales, dans un délai de dix jours, le cas échéant assisté par un conseil ou représenté par un mandataire de son choix, peut le mettre en demeure d’effectuer les opérations nécessaires au respect de cette réglementation dans un délai déterminé ». … 

Article L 172 du code de l’environnement, définissant l’autorité titulaire du pouvoir de police compétente (modifié par la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 – art.30, consultable ICI ) : « Outre les officiers et agents de police judiciaire et les autres agents publics spécialement habilités par le présent code, sont habilités à rechercher et à constater les infractions aux dispositions du présent code et des textes pris pour son application et aux dispositions du code pénal relatives à l’abandon d’ordures, déchets, matériaux et autres objets les fonctionnaires et agents publics affectés dans les services de l’Etat chargés de la mise en œuvre de ces dispositions, ou à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, dans les parcs nationaux et à l’Agence française pour la biodiversité ».  

Article 16 du code de police pénale, définissant la qualité d’officier de police judiciaire, consultable ICI, la qualité d’agence de police judiciaire (Article 20) consultable ICI et agent de police judiciaire adjoint (Article 21) consultable ICI.

La filière de récupération et de valorisation des F.A.U

Les FAU (Films Agricoles Usagés), issus d’une activité professionnelle, sont considérés comme des déchets professionnels. Les exploitations agricoles détentrices de ces déchets ont la responsabilité directe de la gestion et de l’élimination de ceux-ci. Elles doivent être en mesure de prouver qu’elles ont bien évacué leurs déchets dans les conditions requises. L’enfouissement et le brûlage sont interdits. Jusqu’en 2009, les agriculteurs se trouvaient souvent sans solution. Les bâches d’ensilage sont collectées depuis 2009 dans les Pyrénées Atlantiques.

Les déchetteries ne sont pas tenues d’accepter ces types de déchets (pages 19 et 48 du Plan départemental de gestion des déchets ménagers et assimilés des Pyrénées Atlantiques, novembre 2008, consultable ICI ).

En 2008, le Comité français des Plastiques en Agriculture crée la commission APE (Agriculture Plastiques et Environnement) et met progressivement en place la filière nationale de collecte et de valorisation des films plastiques agricoles usagés confiée à Adivalor. Elle permet :
– la mise en conformité du monde agricole avec  la réglementation,
– l’apport aux agriculteurs d’une solution pour l’élimination de ces films plastiques usagés,
– une contribution à la protection de l’environnement par abandon des pratiques d’élimination devenues interdites (brûlage, enfouissement, mise en décharge),
– une économie de matières premières par fabrication de matière première secondaire,
–  le développement des capacités de recyclage et la création d’emplois.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la chambre d’Agriculture des Pyrénées-Atlantiques en partenariat avec les distributeurs, la Fédération départementale des Cumas (Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole), le GDS (Groupements de Défense Sanitaire, associations gérées par et pour les éleveurs) et Adivalor (Agriculteurs, Distributeurs, Industriels, pour la Valorisation des déchets agricoles), propose depuis quelques années déjà un ensemble de collectes adaptées aux besoins :
– produits phytosanitaires ou vétérinaires,
– bidons usagés,
– big-bag, sac d’engrais de semence,
bâches plastique, filets, ficelles.

Les déchets sont à rapporter au distributeur. Chaque apport de produits, quel qu’il soit, donne lieu à la remise d’un bon de livraison à l’agriculteur certifiant la gestion de ses déchets selon des « bonnes pratiques agricoles ». Ce document doit être conservé dans le cadre de la conditionnalité des aides PAC (Politique Agricole Commune). Aujourd’hui, Adivalor (structure 100 % professionnelle agricole) et les distributeurs contribuent financièrement en totalité aux opérations mises en place.

Dans les Pyrénées-Atlantiques (mais aussi dans tous les départements), une collecte des déchets annuelle est aussi proposée aux agriculteurs auprès de plusieurs sites, à des dates définies à l’avance et selon certaines modalités. Pour en savoir plus, cliquer  ICI

 Le recyclage des films agricoles

Constitués de polymères homogènes et de bonne qualité, les films agricoles permettent un recyclage facile et donnent naissance à une matière première secondaire de bonne qualité. En revanche, ils peuvent avoir un taux de souillure (terre, eau, débris végétaux) assez élevé, le plus souvent très supérieur à beaucoup de films d’origine industrielle. Ils doivent être nettoyés, pliés et séparés!

La bonne pratique est de : dérouler entièrement les bâches, puis d’enlever les corps étrangers (pierres, morceaux de bois, etc.) avant de les balayer pour retirer un maximum d’ensilage, de terre et de sable. Ensuite, les plier puis les ficeler, avant de les stocker à l’abri.

Sources consultées :

https://pa.chambre-agriculture.fr/gestion-de-lentreprise/je-securise-mon-entreprise/gerer-ses-dechets/

https://www.adivalor.fr/collectes/films_plastiques_elevage.html

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plan_64.pdf

https://www.dechets-nouvelle-aquitaine.fr/gestion-dechets/?dpt=64&dcht=57&orgtype=7

Comments ( 4 )

      • Julien says:

        Salut Jacques, superbe initiative. Je m’interroge sur la nécessité du retour à l’envoyeur. Aucune possibilité d’identifier qui est à l’origine de la bâche ?

        Julien

      • Jacques says:

        Bonjour Julien, cela n’est pas possible et une enquête poussée ne serait plus de mon ressort. J’ai voulu montrer dans cet exemple d’actualité que l’on peut tous faire quelque chose à son niveau contre l’invasion grandissante des déchets plastiques dans nos campagnes, en particulier au niveau des cours d’eau.

      • Blacher says:

        Hello !
        Geste très citoyen, félicitations, mais n’y a-t-il donc personne (élus locaux , ONF ou autres responsables) pour surveiller l’état des cours d’eau et faire respecter la législation , ou simplement de se soucier de la propreté des lieux sur les communes ?

      • Jacques says:

        Il y a sans aucun doute des responsables, en effet, mais je pense qu’il faut compter avant tout sur nous-mêmes. Chaque petit geste compte pour préserver notre environnement. Et il y a du travail devant nous!
        Le 15 septembre 2018, s’est déroulée la 1ère édition de « La Journée Mondiale du Nettoyage de notre planète ». Son annonce est passée pratiquement inaperçue à mes yeux.
        La deuxième édition a eu lieu le 21 septembre dernier. Pour les Pyrénées-Atlantiques, j’ai l’impression que l’on en a davantage parlé dans les médias. On progresse dans la bonne direction. Je n’ai personnellement rien vu ou entendu au niveau national.
        Rien de mieux pour frapper les esprits et changer notre façon d’agir que de montrer dans les médias les monticules de déchets plastiques collectés à la fin de cette Journée dans son environnement familier! Là, les responsables peuvent vraiment prendre conscience qu’il faut faire quelque chose, prendre des mesures! Ils s’impliquent déjà beaucoup; il reste cependant encore des choses à faire (sinon cette Journée de Nettoyage n’aurait aucune raison d’être).
        Peut-être, dans les prochaines années, verra-t’on cette Journée mise en avant dans tout l’hexagone avec la même ampleur de couverture médiatique que celle accordée à d’autres événements qui font appel à notre comportement citoyen.

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