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Le lac d’Arlet depuis Urdos (maison Lamourane) – 06 août 2019

Le lac d’Arlet depuis Urdos (maison Lamourane) – 06 août 2019

A droite, le refuge d’Arlet dominé par le pic d’Aillary (2215m).

En vallée d’Aspe – Le lac et Refuge d’Arlet 

depuis la maison Lamourane (Urdos)

Une simple visite, à l’écart du troupeau dont il a la charge.

Le refuge d’Arlet du Parc National (1986m) est situé en vallée d’Aspe; il est à la croisée de plusieurs randonnées et sur la Haute Route Pyrénéenne (H.R.P.), entre les étapes d’Ansabère et le col du Somport. Il y a plusieurs départs possibles pour y accéder pour une randonnée à la journée :

1- depuis les forges d’Abel au parking d’Espelunguère (altitude 1349m).

2- depuis le parking d’Aumet sur le plateau de Lhers au-dessus de Lescun (altitude 1138m) – Déjà effectuée, c’est une belle randonnée.

3- depuis Borce par la piste pastorale de Belonce (parking altitude 1190m). L’itinéraire remonte le vallon de Belonce et rejoint l’itinéraire précédent entre le col de Saoubathou et le refuge, à la cabane de Lapassa.

4- Peu avant Urdos, direction quartier d’Aubise (de suite à droite après le fort du Pourtalet) – Maison Lamourane (altitude 1158m). Possibilité de faire une boucle en redescendant du refuge par l’itinéraire précédent (3), que l’on quitte dans la partie basse par une bifurcation vers la droite (altitude 1250m) en direction du col de Lagréou et retour à la maison Lamourane.

Les photos de cet article illustrent un A/R au lac et Refuge d’Arlet depuis la maison Lamourane. La route d’accès au petit parking est étroite et sinueuse. Les places sont limitées et elles sont rapidement occupées, particulièrement en été. Cette route étroite dessert plusieurs maisons riveraines juste en aval du parking, que l’on peut déranger par des stationnements sauvages. A mon arrivée, le parking était plein : deux camping-cars dont un en travers et qui ont sans doute pris toute la largeur de la route pour monter; aussi des voitures garées avec une largeur entre elles juste insuffisante pour garer la mienne. Il a été compliqué de trouver une place pour se garer sans gêner personne.

Ce  qui suit ne peut être un topo, il y en a de très bien faits sur internet, en particulier sur le site « Topopyrénées ». Les photos ont pour seul but de faire apprécier cette vallée d’Aspe que j’aime bien : en particulier pour son pastoralisme, bien présent lors de cette sortie. Alors que je pratique la montagne pour le plaisir qu’elle m’apporte par la connaissance de la faune et de la flore, rien de tout cela aujourd’hui. Le téléobjectif est resté à la maison et j’ai profité des paysages avec un objectif Grand-angle (20mm).

Environ 30mn après le départ, l’entrée dans le Parc National, dans la forêt.

Regard en arrière sur le vallon du Baralet, après la sortie de la forêt.

La cabane Pacheu (1417m) – Vente de Fromage à la cabane.

Après la traversée sur un pont en ciment peu après la cabane Pacheu, on passe sur la rive droite du gave du Baralet. La montée en lacets dégage un très beau panorama sur le vallon du même nom.

A main gauche, le sentier monte sous les falaises de grès rouges de Souperet.

Puis, il bifurque vers la droite, en descendant légèrement devant une cascade.

Il débouche ensuite sur le plateau de Banasse, dominé par la montagne de Banasse et occupé par des troupeaux de brebis et par des chevaux, des vaches aussi. Le sentier continue au loin en remontant à flanc de montagne vers un large col à droite (derrière le col, le lac et refuge d’Arlet). Au loin, presque au centre, la cabane de Lurbe. 

En se retournant : la Mèze (1923m) et sa falaise de grès rouges, à gauche,  fait face au pic du Baralet (2052m) et au Souperet (2033m).

En arrière-plan, sur la droite : le Capéran de Sesques (2410m) et sa forme caractéristique. Puis, à sa gauche, le Soum de Moundaut (2526m) et le pic de Sesques (2606m). 

Arrivée à une bifurcation : à gauche, le sentier (itinéraire H.R.P.) venant du parking d’Espelunguère. Derrière moi, le sentier venant du parking d’Aubise (maison Lamourane). A main droite, le refuge d’Arlet, gîte d’étape sur l’HRP. 

Le sentier (itinéraire H.R.P.) venant du parking d’Espelunguère par le col de Lapachouaou (1891m) situé à gauche, dégageant la vue sur l’Ossau. A droite de l’Ossau, le pic en forme de pyramide est le pic des Moines (2349m), au pied duquel passe par le col des Moines une variante (GR 108) du chemin de Compostelle « La Voie d’Arles » ou GR653.

Vue sur l’Ossau au centre (2884m), le pic des Moines (2349m) à sa droite, les pics d’Enfer (bien visibles à l’oeil nu mais difficile sur ce cliché pris au Grand Angle), le pic d’Anayet (2545 m) et le Vertice d’Anayet (2555 m) à droite.

Après la montée d’une butte herbeuse, le refuge d’Arlet se dévoile. « Méconnaissable » au centre, un patou monte la garde.

Le lac et le refuge d’Arlet (1986 m), dominé à droite par le pic d’Aillary (2215 m). 

Tout à gauche, le pic d’Arlet (2207 m).

Le refuge d’Arlet, le col d’Arlet (2095 m, frontière avec l’Espagne), le pic d’Ailhary (2215 m), le pic Rouge vers la droite (2177m). Puis, les sommets du cirque de Lescun, du pic et table des Trois Rois au Pic d’Anie. Le sentier en contrebas descend du refuge vers Borce ou vers le parking d’Aumet (plateau de Lhers).

Le pic d’Ailhary (2215 m), le pic Rouge (2177m), le cirque de Lescun (table des Trois Rois au Pic d’Anie), la Table de Souperret (2116m) et le pic de Labigouer (2175 m) tout à droite.

Sur le chemin du retour, on profite bien mieux des paysages.

Retour par le même sentier, l’H.R.P. sur la droite, que l’on quitte un peu plus loin pour se diriger vers la cabane de Gourgue Sec, que l’on aperçoit vers la droite au bord de sa mare. Devant, le plateau de Banasse que l’on va traverser à nouveau pour redescendre le vallon du Baralet jusqu’au parking.

La cabane des Caillaous (1877m), une cabane en pierre entièrement rénovée sur l’H.R.P, avant de bifurquer vers la cabane de Gourgue Sec.

Dans le creux, un peu plus loin : la cabane de Lurbe (1845m), à l’écart de la HRP et occupée par le berger en été.

Le sentier laisse sur la droite la cabane de Gourgue Sec (1830m), cabane habitée en été. Très bon accueil de la famille de bergers, avec vente de fromage.

Puis, on redescend à nouveau du plateau de Banasse (sur la gauche) vers le vallon du Baralet.

La falaise de grès rouges de la la Mèze (1923m), à gauche. Aucune indication pour les autres sommets.

La cabane Pacheu (1451m), avant le retour au parking. Le panneau « vente de fromage » invite au détour au retour (cliché pris à l’aller).

L’entrée dans le bois (cliché pris à l’aller).

En résumé, une très belle sortie que je recommande. Dénivelé cumulé de 915 mètres pour une distance de 15km800. Le temps? Comptons 3H30 Aller – 2H45 Retour en moyenne, sans se presser.

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Le Coucou gris – L’observation d’un juvénile (04 août 2019)

Coucou gris juvénile – Observation du 4 août 2019.

Le Coucou gris

(Nom scientifique : Cuculus canorus)

Le Coucou gris est un migrateur strict, largement connu du grand public par son chant mais aussi méconnu par sa discrétion. Il est très commun et difficile à observer : c’est un oiseau solitaire (hors reproduction) et qui se montre très peu. Le chant du mâle permet parfois de le localiser et la femelle est quasiment invisible.

En France, la façade atlantique est colonisée la première, lors de son retour aux beaux jours. Dans le Vic-Bilh, j’attends le premier chant avec impatience, il confirme l’arrivée du printemps. C’est celui du mâle, qui arrive avant les femelles : 28 mars 2009, 24 mars 2010, 26 mars 2011, 24 mars 2012, 22 mars 2013, 30 mars 2014, 28 mars 2016, 27 mars 2017, 28 mars 2018, 25 mars 2019! Et avant? Je ne pouvais pas vivre aussi bien au rythme de la Nature et mes observations étaient moins fiables.

Une fois arrivé, le « cou-cou » sonore, clair et répétitif du mâle résonne à toute-heure, parfois très tôt; c’est celui de la parade pour attirer les femelles et pour éloigner les rivaux. On l’entend essentiellement pendant la période de reproduction. La femelle ne chante pas. Elle pousse un cri qui ressemble à une sorte de gloussement, une série assez longue de sons descendants. Le mâle répond aussi bien au chant d’un autre mâle qu’au cri de la femelle, et peut être attiré facilement par une imitation surtout en début de cycle reproducteur, où il est assez excité.

J’ai régulièrement l’occasion de l’observer en vol, quand il traverse entre deux bosquets d’arbres. On peut le confondre facilement avec un épervier : c’est ce que j’ai failli faire aujourd’hui, pensant qu’ils étaient tous partis! Jusqu’à présent, je n’étais pas sensibilisé à la migration retardée des jeunes!

Coucou gris juvénile se nourrissant sur une pelouse.

L’oiseau se nourrit majoritairement de chenilles qu’il trouve sur le sol, les plantes ou les buissons, avec une prédilection pour les grandes poilues, et souvent urticantes, que délaissent beaucoup d’autres espèces. Son arrivée par la façade atlantique est à mon avis en partie liée à la présence en très grand nombre de la chenille processionnaire dans les forêts de pins, au début du printemps. Cette chenille a très peu de prédateurs : les différentes espèces de mésanges consomment les œufs l’été et les jeunes chenilles en automne et en hiver, puis les coucous prennent le relais au début du printemps pendant la procession, puis la huppe faciès s’attaque aux chrysalides, et enfin l’engoulevent mange les papillons adulte.

Si son arrivée est claironnée, son départ est beaucoup plus discret.

Après s’être reproduits en pratiquant la méthode du parasitisme de couvée, les parents coucous peuvent déjà repartir vers l’Afrique au début de l’été. En effet, ils n’ont pas besoin de couver les œufs ni de nourrir les jeunes et ils nous quittent avant que les jeunes coucous soient prêts pour migrer.

Cette reproduction est largement documentée sur internet, si on veut plus de détails. Après le début de la ponte de l’espèce-hôte choisie, la femelle remplace un seul œuf par nid (en le gobant parfois) par un des siens : elle dépose ainsi en moyenne une dizaine d’œufs dans une dizaine de nids différents d’oiseaux-hôtes, au cours du printemps. Elle pond un œuf tous les deux jours et le nombre total d’œufs peut être bien plus élevé, jusqu’à une trentaine à la fin juin, d’après la littérature. Chaque femelle semble se spécialiser dans le parasitisme d’une espèce-hôte particulière, peut-être celle qui l’a élevée. L’œuf se rapproche par sa couleur de ceux de l’espèce-hôte. Il n’existe pas d’œuf de coucou type : les teintes sont très variables.

Le taux de réussite de la reproduction est assez faible, de l’ordre de 20 à 30 %.

Dans le Vic-Bilh, le coucou adulte se met en route de fin juin à mi-juillet environ. Je ne m’en rends pas compte de suite à cause de sa discrétion habituelle: le chant si caractéristique du mâle s’est espacé dans la deuxième quinzaine de juin et je ne remarque leur absence définitive qu’au bout de quelques jours, quand la forêt est redevenue « silencieuse » et que je n’observe plus ce vol rapide et direct à basse altitude entre deux bosquets.

C’est un migrateur solitaire, qui vole essentiellement de nuit. Après avoir accumulé des réserves énergétiques suffisantes sous forme de graisse, il migre directement en parcourant de très grandes distances!

Le jeune coucou, quant à lui, s’envole un à deux mois plus tard, sans avoir jamais connu ses vrais parents : il est instinctivement capable de migrer seul, sans qu’un adulte lui montre le chemin. Le comportement du coucou est en effet inné et le jeune trouve instinctivement les quartiers d’hiver de l’espèce lors de son premier long voyage en solitaire, un voyage vers l’inconnu! Il fait partie de ces migrateurs au long cours (ou longue-distance) qui hivernent au sud du Sahara, essentiellement des espèces insectivores comme lui et dont la source d’alimentation est trop rare au nord du Sahara en hiver pour subvenir à leurs besoins. Ce sont les premières espèces migratrices à repartir.

La destination finale des coucous ne se recoupe pas suffisamment selon les sources consultées et je préfère rester vague à ce sujet.

Ce dimanche 4 août, j’observais les allées et venues d’un oiseau pris d’abord pour un épervier et j’ai découvert ce juvénile sur mes clichés : j’ai alors appris quelque chose de nouveau pour moi, la migration retardée des jeunes coucous!

Les jeunes ont des plumages variables mais souvent roux avec une tache blanche à la nuque, que l’on voit bien sur les clichés.

Chassé par un Geai des chênes! La ressemblance avec un rapace (épervier, entre autres) peut entraîner une méprise chez d’autres oiseaux et déclencher leur attaque à coups de bec.

06 août 2019 – Notre deuxième rencontre, sous une belle lumière matinale. Je ne le reverrai plus. L’approcher ainsi m’a bien appris sur le mode de vie de cet oiseau. Bon vent vers l’Afrique!

« Le folklore, dans mes Landes natales entre autres,  raconte que si un promeneur a de l’argent en poche lorsqu’il entend le premier coucou de l’année, il sera riche l’année entière ».

Article rédigé à partir de mes photos personnelles. Sources bibliographiques consultées :

https://www.migraction.net/index.php?m_id=1517&bs=169

https://cdnfiles1.biolovision.net/www.nature79.org/userfiles/COINnaturaliste/Ornitho/FicheCoucou.pdf

https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Coucou-gris.pdf